Auguste Burdeau

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Auguste Burdeau
Image illustrative de l'article Auguste Burdeau
Fonctions
Président de la Chambre des députés
5 juillet 189412 décembre 1894
Prédécesseur Jean Casimir-Perier
Successeur Henri Brisson
Biographie
Date de naissance 10 septembre 1851
Lieu de naissance Lyon, France
Date de décès 12 décembre 1894 (à 43 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité Française
Profession Professeur de philosophie

Auguste Burdeau, né le 10 septembre 1851 à Lyon et mort à Paris 12 décembre 1894, est un écrivain, professeur de philosophie et homme politique de la Troisième République.

Tombe de Auguste Burdeau (cimetière du Père Lachaise)

Biographie[modifier | modifier le code]

Orphelin dès l'âge de dix ans, Burdeau entre en apprentissage comme tisseur sur soie, tout en poursuivant son instruction pour être admis au concours d'interne au lycée de Lyon, puis au collège Sainte-Barbe de Paris.

En 1870, élève de l'École normale supérieure, il s'engage comme volontaire contre les Prussiens en 1870. Blessé et fait prisonnier en 1871, il est décoré de la Légion d'honneur à vingt ans.

Professeur agrégé de philosophie à Nancy, disciple de Kant, il a pour élève Maurice Barrès et Paul Claudel qui l'admira malgré des idées divergentes. Professeur au lycée Louis-le-Grand à Paris, il est nommé chef de cabinet de Paul Bert lorsque celui-ci est nommé ministre de l'Instruction publique en novembre 1881. Il est élu député du Rhône de 1885 à 1894. Le 13 juillet 1892, à la suite de la démission de Godefroy Cavaignac[1], il est nommé ministre de la Marine et des Colonies dans le gouvernement Émile Loubet[2], fonction qu'il conserve jusqu'au 11 janvier 1893. L'administration des colonies étant transférée du ministère du commerce à celui de la marine, Burdeau est secondé par Émile Jamais, sous-secrétaire d'État au ministère de la Marine et des Colonies, chargé des colonies. Burdeau est ensuite ministre des Finances dans le cabinet de Casimir-Perier de 1893 à 1894. Il est élu président de la Chambre des députés le 5 juillet 1894, mais il meurt cinq mois plus tard.

Maurice Barrès le décrit sous le personnage d'un professeur de philosophie Paul Bouteiller dans son Roman de l'énergie nationale[3].

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Fontaine Burdeau, de la montée des Carmélites, à Lyon.

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Défenseur de la laïcité, il est l'auteur de L'instruction morale à l'École (1884) et du Manuel d'Éducation morale (1893) démontrant que la morale n'est pas obligatoirement liée à la religion. D'après lui, le citoyen peut, sans aucune référence a une divinité ou à une croyance, être un homme d'une totale probité. Auguste Burdeau rédige une étude sur la famille Carnot. La mort interrompt son œuvre alors qu'il préside la Chambre des députés.

Il est à l'origine de l'expression d'« ordre social désirable » qui caractérise la volonté d'un État d'assurer une mission générale d'organisation de la vie sociale en fonction de l'intérêt général.

Il a traduit en français en 1885 l'œuvre majeure d'Arthur Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et comme Représentation. Cette traduction, saluée par Friedrich Nietzsche, fit référence aux XIXe et XXe siècles.

Il a un monument et une rue à Lyon, en bas des pentes de la Croix-Rousse, au pied de l'amphithéâtre des Trois-Gaules, mais la statue en pied a disparu, sans doute fondue en même temps que celle du Sergent Blandan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le royaume du Dahomé face à la pénétration coloniale par Luc Garcia P. 120-121 Ouvrage consultable sur le site du Google Livres
  2. Emile Jamais - Notice Biographique
  3. Arnaud Teyssier, La IIIe République de Félix Faure à Clemenceau, Pygmalion 2001

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]