Chéméré

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec la commune de Chémeré-le-Roi en Mayenne.
Chéméré
Le château du Bois-Rouaud
Le château du Bois-Rouaud
Blason de Chéméré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Bourgneuf-en-Retz
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Pays de Retz
Maire
Mandat
Georges Leclève
2014-2020
Code postal 44680
Code commune 44040
Démographie
Gentilé Cheméréens
Population
municipale
2 348 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 22″ N 1° 54′ 49″ O / 47.1227777778, -1.91361111111 ()47° 07′ 22″ Nord 1° 54′ 49″ Ouest / 47.1227777778, -1.91361111111 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 60 m
Superficie 37,31 km2
Localisation

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Chéméré
Liens
Site web http://www.chemere.fr/

Chéméré est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Ses habitants s'appellent les Chéméréens et les Chéméréennes. Chéméré comptait 2 348 habitants au recensement de 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Chéméré dans le département de la Loire-Atlantique.

Localisation[modifier | modifier le code]

Chéméré est située dans le pays de Retz, à 35 km à l'ouest de Nantes, 45 km au sud de Saint-Nazaire et 15 km à l'est de Pornic. La route Nantes-Pornic passe juste au nord du bourg.

Les communes limitrophes de Chéméré sont Arthon-en-Retz (à l'ouest de Chéméré), Vue, Rouans, Saint-Hilaire-de-Chaléons et Pornic (section du Clion-sur-Mer). Les bourgs de Chéméré et d'Arthon-en-Retz sont contigus.

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par un petit cours d'eau, La Blanche, qui se jette ensuite dans l'Acheneau, rivière qui relie le lac de Grand-Lieu à la Loire.

Climat[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie d'une zone de sismicité modérée[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Chéméré viendrait du latin camariacus qui signifie « cour ».

Chéméré possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Cheméràè (écriture ELG)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire] Dans l'Antiquité, le pays de Chéméré faisait partie du territoire des Ambilâtres, peuple gaulois faisant partie de la confédération pictonne, la civitatis Pictavorum. La très riche et prospère Rezé suscitait les convoitises des Normands qui déferlèrent sur le pays jusqu'au IXe siècle. La région de Rezé était une vicaria qui dépendait du pays d'Herbauges dans le comté du Poitou. Jusqu'au milieu du IXe siècle le pays de Rais reste directement lié au comté de Poitiers, dont la partie nord est divisée en plusieurs pagus, Herbauges, Tiffauges et Mauges. Le Pays de Rais, le Ratiatensis est une vicaria, subdivision administrative du bas-Poitou.

En 851, avec le traité d'Angers, le pays de Retz fait partie des marches de Bretagne. C'est-à-dire que le territoire relève de la Bretagne, mais la population locale peut continuer à vivre dans ses us et coutumes et commercer avec ses voisins comme autrefois.

L'histoire de Chéméré est intimement liée à un ancien site féodal, le château de Princé. Malheureusement, il n'en reste aujourd'hui que des ruines, peu représentatives, et qui ne se visitent pas.

La paroisse de Chéméré est créée en 1020 par Harscouët 1er, baron de Retz. Lors de l'arrivée massive des Vikings dans l'estuaire de la Loire, Bégon, qui possédait une motte féodale près de Bouguenais, partit s'installer sur le site de Princé. Le château n'était alors qu'une construction en bois, typique des fortifications de l'époque. La forêt de Princé fut plantée à partir du XIe siècle.

Au XIVe siècle, une discorde politique éclata entre le duc de Bretagne (Jean IV) et la baronne de Rais : à la suite d'un mariage, le pays de Retz menaçait de redevenir poitevin. Le duc de Bretagne s'y opposa et fit arrêter la baronne. Sans enfant, celle-ci prit son parent Guy de Laval comme héritier, celui-ci n'étant autre que le père de Gilles de Rais. À cette époque, le château de Princé était un véritable château fortifié comme les autres propriétés de Gilles de Rais, Machecoul et Pornic, entre autres.

Au fil des ans, le château perdit sa vocation militaire pour devenir un lieu de résidence et un pavillon de chasse pour les seigneurs de Rais.

Au XVIe siècle, le château connut une période de style italien, après le mariage de la baronne de Rais et d'Albert de Gondi, issu d'une riche famille italienne. C'est à cette époque que furent créées les Îles Enchantées, ancien parc du château, comprenant plusieurs îles, entourées de larges fossés. C'est alors l'apogée du château de Princé, le site s'étendant jusqu'aux limites du bourg de Chéméré (il subsiste d'ailleurs un pan de mur de cet ancien domaine dans le parc de loisirs récemment construit aux abords du bourg de Chéméré).

À la Révolution, Chéméré connut des heures difficiles. Située dans la Vendée militaire, elle fut victime de représailles républicaines. Ainsi, l'ensemble du bourg, dont l'église, fut brûlé en 1794. En mémoire de ces événements, un monument, le Souvenir Vendéen, fut érigé dans la forêt de Princé pour rendre hommage aux quelque 2 000 Vendéens qui, pendant la guerre de Vendée, furent abattus et enterrés sommairement dans les allées de la forêt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la croix alésée de gueules cantonnée de quatre rencontres de bœuf de sable.
Commentaires : D'un usage très ancien, ce blason, restauré par M. Durivault, fut présenté en bannière à La Sicaudais (1946). Les quatre rencontres de bœuf rappellent que Chéméré fut un marché de bovins très important.

Administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean-Paul Leray Divers droite  
mars 2014 en cours Georges Leclève Divers gauche retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Chéméré fait partie de l'aire urbaine de Nantes[3] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[4].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 348 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
870 594 834 956 862 933 1 008 1 208 1 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 295 1 277 1 240 1 211 1 254 1 353 1 366 1 351 1 312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 257 1 293 1 272 1 160 1 139 1 186 1 142 1 130 1 199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 250 1 240 1 238 1 377 1 447 1 585 2 021 2 083 2 348
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6], pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,5 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Chéméré en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
5,0 
75 à 89 ans
6,8 
10,8 
60 à 74 ans
12,0 
18,8 
45 à 59 ans
16,7 
25,1 
30 à 44 ans
23,9 
16,6 
15 à 29 ans
17,8 
23,7 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Princé, ancienne propriété de Gilles de Rais a longtemps été le site principal de Chéméré. Il ne subsiste aujourd'hui que quelques ruines autour d'un étang privé, et que l'on ne peut pas visiter.
  • Les îles enchantées, ancien jardin du château de Princé, inspiré de l'art italien. Créé au XVIe siècle par Henri de Gondi, il se compose de cinq îlots séparés par des canaux et reliés entre eux par des passerelles en bois. Le jardin était autrefois garni de statues et de petits pavillons, mais il est aujourd'hui envahi par la végétation. Les passerelles restaurées permettent toutefois d'y faire une balade agréable.
  • La croix des Vendéens (1962), élevée au cœur de la forêt de Princé par l'association du souvenir vendéen, en mémoire des quelque 2 000 Vendéens partisans de Charette morts après avoir trouvé refuge dans la forêt, qui fut le théâtre de batailles sanglantes entre Vendéens et Républicains pendant la guerre de Vendée.
  • La croix du Loup Pendu serait présente depuis des temps immémoriaux. Elle rappelle aux visiteurs que la forêt de Princé, autrefois très étendue, abritait des animaux sauvages et un univers obscur et légendaire provoquant un sentiment de crainte chez les habitants. La légende veut d'ailleurs que la croix tire son nom du fait que le dernier loup de la forêt ai été suspendu à l'une de ses branches après avoir été abattu.
  • La croix de Malhara est la deuxième croix ancienne de la commune avec celle du Loup Pendu. La trop grande proximité de celle-ci avec la route de Nantes l'ayant trop abîmée, elle a été remplacée par une croix en béton.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste, détruite pendant la Révolution en 1794, elle fut reconstruite entre 1875 et 1879 et est l'œuvre de l'architecte Henry Gelec. Le clocher, lui, sera construit en 1894. Les cloches y faisant office se nomment Fernande Adeline, Marie-Rose et Jeanne-Marie.
  • Parc de loisirs, traversé par la Blanche, agréable et beau lieu de repos et de promenades.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français. Consulté le 26 décembre 2012.
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. « Zonage en aires urbaines 2010 de Nantes (008) », sur insee.fr, Insee (consulté le 26 décembre 2012).
  4. « Carte thématique », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee (consulté le 26 décembre 2012) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. « Chéméré 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 9 janvier 2013).
  8. « Résultats du recensement de la population - Chéméré - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).