Fontès

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Fontès
Image illustrative de l'article Fontès
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Montagnac
Intercommunalité Communauté de communes du Clermontais
Maire
Mandat
Olivier Brun
2014-2020
Code postal 34320
Code commune 34103
Démographie
Population
municipale
950 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 27″ N 3° 22′ 48″ E / 43.5408333333, 3.3843° 32′ 27″ Nord 3° 22′ 48″ Est / 43.5408333333, 3.38  
Altitude 82 m (min. : 38 m) (max. : 235 m)
Superficie 17,7 km2
Localisation

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Fontès (en occitan Fontés) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Fontésols.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte
  • Fontès est un village situé en marge de la Vallée de l’Hérault, arrosé par sa rivière « La Boyne » et gardé, à l'Est, par son volcan « Le Céressou » (207 m).
  • Fontes se trouve à environ 6 km de l'autoroute A75 sortie Adissan-Paulhan. À 12 km de Pézenas et de Clermont-l'Hérault.
  • De nombreux services sont à la dispositions de la population : un médecin, une pharmacie, une kinésithérapeute, des infirmières, un notaire, une boulangerie, une épicerie, un bar, une boutique journaux-tabac, une boucherie, deux salons de coiffure, une agence immobilière et l'ouverture prochaine d'un restaurant.
  • une petite maison de retraite fondée par les sœurs de la Providence de Mende a été reconstruite. Elle a ouvert le 2 avril 2013. Elle peut héberger 61 résidents. Elle a pris le nom d'EHPAD Jeanne-Delanoue.
  • Une médiathèque ainsi que de nombreuses associations culturelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries de Fontès

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site de Fontès est occupé depuis l'époque romaine. Des fouilles archéologiques ont mis au jour l'emplacement d'une ancienne garnison romaine sur le site du Céressou.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village devint une place fortifiée pendant la période du Moyen Âge. Fontès fut le théâtre de conflits avec les cathares installés à 6 km de là sur la commune de Cabrières, dont une bataille fameuse, lors de la croisade des albigeois, endommagea les remparts ouest en y formant une brèche, aujourd'hui à l'emplacement de cette ouverture existe une rue qui en rappelle le souvenir : la rue de la Brèche. Dans la cité, existait une chapelle, appelée la chapelle des Pénitents ainsi qu'une église Saint-Hyppolite au VIe siècle. L'église servit pendant plusieurs siècles, à la fois de lieu de culte et de réunion du conseil général (ex-conseil municipal sous l'Ancien Régime). Au XIIIe siècle est construite une autre église à l'extérieur des remparts qui devint l'église Saint-Hippolyte et l'ancienne devint l'église Saint-Jean. Cette nouvelle église fut édifiée sur un monastère comme en témoigne le contrefort à droite du porche. Elle avait pour but de permettre l'accueil de populations environnantes se réfugiant à Fontes persécutées par les cathares, mais aussi une démographie croissante depuis la fin du XIIe siècle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

À partir du XVIe siècle, la chapelle des Pénitents fut désaffectée et ne servit plus que pour le conseil général et ce jusqu'à la Révolution. À la période de la Renaissance, le château fut transformé.

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le château est divisé en lots et vendu comme bien national, il n'en reste significativement aujourd'hui qu'une tour, mais les perspectives donnent une idée de ce qu'était le village fortifié. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire à partir de 1791, baptisée « société des sans-culottes » en frimaire an II[1].

Une boulangerie communale est construite en 1794 sous le porche de l’église comme l'indique l'écriteau de la porte de la boulangerie. Il reste encore à l'intérieur des peintures encore jamais présentées au public. À partir de la Révolution, le conseil général devient le conseil municipal et est transféré, tout comme le presbytère, à l'ancien hospital, qui était un hospice pour accueillir les miséreux. Cet hôpital était situé là où est élevé le monument aux morts et la médiathèque communale. Une ruelle garde encore la marque de l'Hospital : la rue de l'Hospitalet. D'ailleurs dans cette rue, existait à 30 mètres de l'hôpital, une prison communale, située environ sous le salon de coiffure Marianne.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1895 à 1906 sont engagés de lourds travaux d'urbanisme par la municipalité d'Adrien Ferret. L'hôpital est démoli, la rue du Presbytère, qui permettait d'accéder au centre ville, laisse place au boulevard de la République. Les quais qui permettaient les livraisons de marchandises dans le centre-ville sont démolis. Est élevée une nouvelle mairie sur la place du village, elle est inaugurée en 1903 ; sa façade est un hommage à la République. La mairie accueille aussi les PTT qui seront déplacés plus tard à côté du monument aux morts. En 1897 est construite l'école des garçons, esplanade du château et en 1903 l'école des filles boulevard Jules-Ferry. Il ne reste que l'école des filles encore en service, l'école des garçons sert de maison de la culture. À leur construction, ces écoles républicaines rentrent en concurrence avec l'école religieuse rue du Couvent qui fermera en 1905 et qui rentrera dans le patrimoine communal. Elle rouvrira à partir des années 1990. Il y a actuellement trois classes (quatre encore la rentrée dernière) de la maternelle au CM2. Le presbytère se trouvait au départ à proximité de la chapelle des Pénitents, dont il reste la rue du Capelan-Mort. L'histoire raconte que le prêtre qui officiait à Fontes serait mort au presbytère. À la Révolution, le presbytère occupe les locaux de l'ancien hôpital avec la mairie. Puis est déplacé dans les années 1910 à côté de l'école du couvent, le prêtre y est le locataire et la mairie le propriétaire. Le loyer étant trop cher, le père Canitrot fit construire en pleine guerre de 1914-1918, un autre presbytère rue du Couvent, à 5 mètres de l'ancien. En 1934 est créée une coopérative viticole, boulevard Jules-Ferry, face à l'école des filles. Se trouvant trop petite, une autre fut construite de l'autre côté du boulevard Jules-Ferry. Fonctionnant encore aujourd'hui, elle regroupe les coopérateurs de Fontes et de Nizas. Son rosé Saint-Hippolyte est primé depuis six ans au concours agricole de Paris et depuis deux ans au mondial du rosé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1958 Marc Ferret    
1958 1995 André Espitalier    
depuis 1995 en cours Olivier Brun    

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 950 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
749 822 893 998 1 004 969 977 947 936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
982 996 1 010 975 1 025 887 813 823 901
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 052 1 005 965 953 993 937 905 827 834
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
809 802 726 750 797 788 866 875 955
2011 - - - - - - - -
950 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale est la viticulture.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Hippolyte

Une particularité de l'église est son clocher percé à sa base par une ouverture qui est une des quatre portes qui donnaient accès au château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arnaud de Vissec de Latude et son épouse Souveraine de Lodève
  • Famille ALIQUOT

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • Fête du Village, le 14 février pour célébrer le saint patron du village, saint Valentin.
  • Fête du Vin - Brocante, en juillet.
  • Brasucade municipale, le 13 juillet.
  • Fête locale, le 15 août avec le feu d'artifice tiré depuis l'église Saint-Hippolyte.
  • Nuit du Rosé, le premier jeudi d'août.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Prosper Bigot-Valentin (1831-18..), Histoire populaire de Fontès et de ses environs
  • Claude Alquier, Fontès 1750-2000 : Les mutations d'une société rurale en biterrois, Éditions Lacour, Nîmes, 2002, 576 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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