Roujan

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Roujan
La mairie de Roujan.
La mairie de Roujan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Roujan
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Avant-Monts du Centre Hérault
Maire
Mandat
Jacques Huc
2014-2020
Code postal 34320
Code commune 34237
Démographie
Population
municipale
1 923 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 20″ N 3° 18′ 41″ E / 43.5056, 3.311443° 30′ 20″ Nord 3° 18′ 41″ Est / 43.5056, 3.3114  
Altitude Min. 49 m – Max. 246 m
Superficie 17,02 km2
Localisation

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Roujan

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Roujan

Roujan (en occitan Rojan) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Roujanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Situé à égale distance de la mer (Méditerranée) et des montagnes (Cévennes), Roujan est situé sur une petite colline au fond de la plaine héraultaise à 10 km de Pézénas et 20 km de Béziers. Les alentours proches de Roujan sont constitués de collines recouvertes par une dense garrigue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries de Roujan

Le village était à ses débuts « un castrum », un camp fortifié, occupé par les romains. Son plan de ville en circulade en témoigne. Organisé autour d’un noyau, les murs des maisons tournées vers l’extérieur du village constituent les remparts. Le dispositif offrait l’avantage par l’absence d’angle mort de pouvoir être mieux défendu en cas d’attaque. Aujourd'hui, trois des quatre portes d’accès au castrum sont encore visibles et témoignent du passé du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? André Viguier    
mars 2001 en cours Jacques Huc DVG  
Les données manquantes sont à compléter.
Église Saint-Laurent

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 923 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 011 1 169 1 244 1 440 1 420 1 599 1 627 1 664 1 740
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 793 1 900 1 879 1 909 2 011 1 953 1 704 1 786 1 921
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 040 1 997 1 932 1 981 1 922 1 887 1 732 1 610 1 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 461 1 481 1 379 1 409 1 366 1 486 1 852 1 923 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Cassan.
  • Église Saint-Laurent, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 14 avril 1954[4]. Eglise d’architecture gothique méridionale. Reconstruite au début du XIIIe siècle lorsqu'elle devient propriété du Prieuré de Cassan. On remarquera facilement le portail monumental situé à l’ouest du bâtiment qui fut muré au XVIIIe siècle, et le grand clocher carré situé sur son côté sud.
  • Chapelle Saint-Nazaire de Roujan, pré-romane, classé au titre des monuments historiques depuis le 9 juillet 1981[5]
Article détaillé : Chapelle Saint-Nazaire de Roujan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Stèle à la mémoire de Jules Roucairol + 16/12/1851, victime du coup d'État de Napoléon III

Animal totémique[modifier | modifier le code]

L'animal totémique de Roujan est le Hérisson.

La légende raconte que Sainte Marthe, partie à la poursuite de la Tarasque qui semait la terreur dans la Basse Vallée du Rhône, leva une armée de hérissons pour combattre le monstre et protéger le village. Mais la Tarasque ne vint pas et les hérissons furent autorisés à rentrer dans leurs quartiers. Seul l'un d'entre-eux décida de rester au village où il fut nourri et choyé par les habitants qui en firent leur animal fétiche.

Si l'épopée de Sainte Marthe contre la Tarasque se situe dans les années 48 à 68 du début de notre ère, il semble que l'origine de la légende de Roujan soit plus tardive. Elle semble être issue d'un évènement survenu au Moyen Âge dont voici l'histoire : autour de l'an mille, le consul de Roujan avait offert le couvert et le logis à un étranger qu'il avait rencontré sur les bords du ruisseau de l’Oum. Or il s'avéra que cet étranger n'était qu'un espion à la solde de pillards qui écumaient la région. Plus tard, le seigneur de Roujan narrait cette histoire en occitan. Et disait « A romegat e me soi levat ! ». Ce que les Roujanais interprétèrent comme étant une référence au hérisson, qui avait crié quand l'homme l'avait écrasé. Depuis, l'animal totémique de Roujan porte le nom de "Romegaire" ([rrume'ɣajre], c'est-à-dire celui qui rouspète).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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