Léonard Victor Charner

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Léonard Victor Charner
Le vice-amiral Léonard Charner
Le vice-amiral Léonard Charner

Naissance 13 février 1797
à Saint-Brieuc
Décès 7 février 1869 (à 72 ans)
à Paris
Origine Drapeau de la France République française
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la marine française Marine nationale française
Grade Amiral de France
Années de service 18151861
Conflits Guerres de l'Empire
Guerre de Crimée
Campagne de Cochinchine
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Autres fonctions Sénateur du Second Empire

Léonard Victor Joseph Charner (né le 13 février 1797 à Saint-Brieuc - mort le 7 février 1869 à Paris) était un militaire français du XIXe siècle qui participa à de nombreuses campagnes sous la Restauration, la Monarchie de Juillet et le Second Empire et tenta de faire une carrière politique après la Révolution de 1848.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léonard Victor Charner était le fils d'un distillateur d'origine suisse établi à Saint-Brieuc. Il fut admis à l'école impériale de la Marine de Toulon en février 1812.

Restauration et Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Nommé aspirant de première classe au début 1815, il est promu enseigne de vaisseau en 1820, puis lieutenant de vaisseau en 1828.

Il effectue de nombreuses campagnes et participe notamment à l'expédition d'Alger (1830), où il consigne le résultat de ses observations dans un mémoire sur la durée des évolutions navales.

Après avoir reçu (1832) la croix de la Légion d'honneur à la prise d'Ancône, il passe capitaine de corvette en 1837, et accompagne, comme second de la Belle Poule, le prince de Joinville à Sainte-Hélène, lorsque cette frégate rapporte les cendres de l'empereur Napoléon Ier. Il sera l'un des 13 Français présents lors de l'exhumation de la dépouille impériale.

Capitaine de vaisseau en 1841, et bientôt officier de la Légion d'honneur, il fut chargé, dans les dernières années du règne de Louis-Philippe Ier de divers commandements à la mer.

Deuxième République[modifier | modifier le code]

Le 13 mai 1849, M. Charner est élu[1] représentant des Côtes-du-Nord à l'Assemblée législative, le 3e sur 13, ; il siégea dans les rangs de la droite, et se rallia à la politique du prince-président. Membre de la commission d'enquête sur la marine, il se mêla souvent à la discussion des questions techniques.

En même temps que représentant des Côtes-du-Nord à la Législative, il est membre du conseil général du même département.

Second Empire[modifier | modifier le code]

Après « le 2 décembre », il est nommé chef d'état-major du ministre de la marine, Théodore Ducos. Promu au grade de contre-amiral le 3 février 1852, puis commandant en second de l'« escadre de l'Océan » en juillet 1853.

Il se distingue pendant la guerre de Crimée : il participe aux opérations de Yalta, et, le 17 octobre 1854, où il eut à soutenir contre les batteries de mer de Sébastopol, un combat des plus rudes : le Napoléon, qu'il montait, brave pendant cinq heures les feux du fort Constantin, tire 3 000 coups de canon et reçoit 100 boulets dans sa commune[précision nécessaire].

Vice-amiral le 7 juin 1855, il devient membre du Conseil des Travaux de la Marine, qu'il préside de 1858 à 1860.

Le 4 février 1860, le vice-amiral Charner reçoit le commandement en chef des forces navales dans les mers de Chine Page d'aide sur l'homonymie (Extrême-Orient), le plus grand commandement maritime qui ait été exercé en France depuis le Premier Empire[2]. Il seconde les opérations du corps expéditionnaire Page d'aide sur l'homonymie, lors de la seconde guerre de l'opium et après avoir dirigé le débarquement des troupes au Peïo, il attaque avec ses canonnières (5 août) les forts qui défendaient l'entrée de la rivière. Commandant en chef et plénipotentiaire en Cochinchine du 6 février au 29 novembre 1861. Il participe à ce titre à la conquête de la Cochinchine, où il est blessé à la bataille de Ki-Hoa, il organise la colonie avant d'être rappelé en France à la fin de l'année 1861.

Amiral Charner (1797-1869), sénateur, par Adolphe Braun (1812-1877).

Promu grand-croix de la Légion d'honneur le 10 février 1861[3], l'amiral Charner est nommé sénateur le 12 février 1862 : il siège jusqu'à sa mort parmi les défenseurs du régime impérial.

Léonard Victor Charner est élevé à la dignité d'amiral de France le 15 novembre 1864.

Il meurt à Paris le 7 février 1869. Ses obsèques eurent lieu aux Invalides à Paris. Il fut inhumé dans sa ville natale de Saint-Brieuc, dans le cimetière Saint-Michel.

Résidences[modifier | modifier le code]

En 1840, il achète la malouinière de La Haute-Motte, dans la région de Saint-Suliac (35).

En 1857, il fait construire un manoir avec chapelle et corps de garde sur des terrains alors proches de dunes mais qui seront par la suite au cœur du Val-André, partie balnéaire de Pléneuf créée à partir de 1880. Une des principales rues porte son nom et son patrimoine est devenu par achat en 1954, le parc de l'Amirauté.

Hommage[modifier | modifier le code]

Plusieurs navires de guerre de la Marine française ont porté le nom de Léonard Victor Charner :

Iconographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

On connaît deux portraits de l'amiral Charner :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Avec 74 242 voix (110 201 votants, 164 242 inscrits.)
  2. une escadre de plus de 50 navires, A. Thomazi, La conquête de l'Indochine, Paris, 1934 .
  3. « Notice no LH/492/78 », base Léonore, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léopold Pallu de La Barrière - Histoire de l'expédition de Cochinchine en 1861, 365 p., Paris/Nancy, Berger-Levrault, 1888
  • « Charner (Léonard-Victor-Joseph) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  • Hervé Bernard - La conquête de la Cochinchine, paru dans la revue Napoléon III n°18, Mars/Avril/Mai, 2012