X 3800

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X 3800

Autorail « Picasso » X 4039 sur les Champs-Élysées en juin 2003.

Autorail « Picasso » X 4039 sur les Champs-Élysées en juin 2003.

Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation X 3801-4051
Surnom Picasso
Composition Autorail seul
Couplage Jumelage possible avec d'autres autorails
Constructeur(s) Régie Renault/ANF/De Dietrich/SACM
Mise en service 1950-1961
Retrait 1988 sauf X3997
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux B'2'
Écartement standard
 Carburant gazole
Moteur thermique 1 moteur Saurer BZDSe ou Renault
 Puissance continue 250 kW
 Transmission mécanique
Dimensions
 Longueur hors tampons 21,851 m
 Largeur 3,090 m
 Hauteur 3,952 m
Masse totale 31,5 t
Longueur totale 21,851 m
Empattement 14,201 m
Bogies moteur Y 107
porteur Y 108
 Empattement du bogie 2,600 m
Vitesse maximale 120 km/h
Places
1re classe 2e classe Strapontins
Classe unique
- 62 5
1re/2e
20 32 6

Cette série d'autorails constitue l'une des plus importantes séries d'autorails unifiés de la SNCF élaborés par la Division des études des autorails et de la traction diesel (DEA) en 1947.

Description[modifier | modifier le code]

L'autorail X 3800, dit unifié 300 ch et surnommé autorail « Picasso », est une série d'autorails diesel à bogies exploités par la SNCF entre 1950 et 1988[1]. Ces autorails au profil facilement reconnaissable à leur kiosque de conduite latéral surélevé ont été construits à 251 exemplaires, construits en plusieurs sous-séries par trois constructeurs différents, à savoir par la Régie Nationale des Usines Renault (RNUR), De Dietrich et les Ateliers de construction du Nord de la France (ANF).

Ils étaient aménagés le plus souvent en deuxième classe, offraient 62 places assises et pouvaient circuler en jumelage et/ou avec une remorque. Ils étaient dotés d'un moteur Renault de type 517 G (d'une puissance unitaire de 300 ch portée par la suite à 340 ch) ou de type 575 (d'une puissance unitaire de 360 ch), ou Saurer de type BZDS (d'une puissance unitaire de 320 ch), ces derniers étant fabriqués sous licence par la Société des Forges et Ateliers du Creusot (SFAC).

Ils sont surnommés « Picasso » à cause de leur cabine de conduite qui était sur le côté et non bien centrée ce qui faisait penser aux visages peints par Pablo Picasso où les yeux, le nez étaient complètement décalés[1].

La série X 3800 « Picasso » a été remplacée par la famille des Éléments Automoteurs Doubles (EAD). En fin de carrière de rares exemplaires, comme l'X 3828, eurent le toit peint en rouge.

Leur fiabilité, leur rusticité, mais aussi leur ligne si particulière avec le poste de conduite dans le kiosque, sont autant d'atouts qui ont poussé à la conserver : plusieurs exemplaires ont été conservés et sont exploités par des chemins de fer touristiques.

Services assurés[modifier | modifier le code]

Ces autorails de puissance moyenne ont été utilisés sur la grande majorité des lignes françaises non électrifiées, dans quasiment toutes les régions. En voici quelques exemples :

(liste non exhaustive)

Dépôts titulaires[modifier | modifier le code]

  • Bordeaux (de 1975 jusqu'au 28 mai 1988)
  • Chalindrey (de 1970 à 1980)
  • Châlons-sur-Marne (de 1958 à 1969)
  • Chalon-sur-Saône (de 1964 à 1973)
  • Clermont-Ferrand (dès 1952)
  • Douai (de 1954 à 1968)
  • Evreux (dès 1958)
  • La Plaine (de 1975 à 1985)
  • La Rochelle - Bongrène (transférés de Saintes en 1960, jusqu'en 1976)
  • Laroche-Migennes (de 1965 à 1972)
  • Le Mans-Pontlieue (de 1951 à 1970)
  • Limoges (dès 1951)
  • Longueau (de 1970 à 1977)
  • Lyon-Perrache (dès 1952, puis transfert à Lyon-Vaise en 1957)
  • Lyon-Vaise (transférés de Lyon-Perrache en 1957, jusqu'en 1980)
  • Marseille-Blancarde (transférés de Marseille-Saint-Charles en 1957, jusqu'en 1975)
  • Marseille-Saint-Charles (dès février 1955, puis transfert à Marseille-Blancarde en 1957)
  • Mohon (dès 1959 et jusqu'en mai 1987)
  • Nancy-Heillecourt (de 1951 à 1970)
  • Nantes (dès 1951)
  • Narbonne (dès 1958)
  • Nevers (de 1970 jusqu'en mai 1987)
  • Nice-Saint-Roch (dès septembre 1954, jusqu'en 1961)
  • Noisy-le-Sec (dès 1959)
  • Rouen-Orléans (dès 1951)
  • Rennes (1er dépôt titulaire de France avec l'X 3801 livré neuf en 1950, puis jusqu'en 1980)
  • Rouge-Barres, près de Lille (dès 1951)
  • Saintes (de 1951 à 1960, puis transfert à La Rochelle)
  • Sotteville (de 1970 à 1987, sauf X 3997 modifié toujours en service en 2009)
  • Tours-Saint-Pierre (de 1955 à 1967)
  • Vesoul (dès 1951)
  • Vitry-le-François (de 1953 à 1960)

Engins spéciaux[modifier | modifier le code]

  • L'X 3953 transformé en X 93953 bleu et blanc pour la ligne de Bréauté - Beuzeville à Fécamp retransformé en X 3953.
  • L'X 3896 fut transformé le 23 juin 1976 par les Ateliers de Périgueux en autorail de tournée d'inspection, en remplacement du X 42511, et a reçu une livrée vert clair soulignée par des bandes en gris dauphin. À partir de 1988, cet autorail fut affecté au Service de la Recherche pour des essais dans le cadre du projet "ASTREE", première ébauche du système de signalisation ERTMS.
  • L'X 3900 fut également transformé en 1976 par les Ateliers de Périgueux en autorail de tournée d'inspection, en remplacement du X 42514, et a reçu une livrée vert clair agrémentée d'une bande blanche et soulignée par des bandes en gris dauphin. Il a été acheté par l'Autorail Touristique du Minervois en 1993, puis garé au dépôt de Clermont-Ferrand avant d'assurer les premiers trains pour le compte des Chemins de Fer de la Haute Auvergne (Gentiane Express) en 1997. Depuis, il stationne à Bort-les-Orgues (19) et est en cours de réfection extérieure.
  • L'X 3997 fut transformé en autorail de mesures de la SNCF (analyse et mesure des courants dans le rail) et a reçu une livrée gris béton, gris-vert foncé avec bandeaux orange.
  • L'X 4046 conservé par le CEF Nord, à Denain, a servi de décors pour le clip de la chanson de Laurent Voulzy "Paradoxal Système" en 1992.

Autorail préservé puis détruit[modifier | modifier le code]

Autorails préservés[modifier | modifier le code]

Modélisme[modifier | modifier le code]

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Papazian, Encyclopédie du train, volume 1, locomotives & automotrices, éditions E.T.A.I.
  2. Source Agrivap (Consulté en 2009).
  3. [1]
  4. a, b, c et d Site CFTSA, Matériel Autorails, avec le détail de leurs parcours depuis la mise en service lire (consulté le 25/08/2009)
  5. France − Trains touristiques − AGRIVAP − Diesel − X 3867 (Picasso) [2] (consulté le 24 octobre 2013).
  6. Site CFCB, la restauration de l'X3890 : le déroulement du projet de restauration (1991-2005) lire en ligne (consulté le 30 septembre 2010).
  7. Site du TFBCO (Tourisme Ferroviaire de la Brie Champenoise à l'Omois)
  8. Source Agrivap 2009.
  9. Source site du TPCF, menu : onlet photos, lien Du Picasso aux Caravelles lire, « L'autorail est finalement parvenu le 14 mai 2001, en gare de Caudiès-de-Fenouillèdes, où, rapidement remis en état,il a pu faire ses preuves » (...) « En 2008, il devrait reprendre du service pour le Parcours des Viaducs » (consulté le 24/08/2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, Les Engins Moteurs Français (SNCF) 1.7.1982, Éditions Frank Stenvalls, 1983. (ISBN 91-7266-073-2)
  • « Les autorails depuis 1938 », Encyclopédie du matériel moteur de la SNCF, tome 3, hors-série Le Train, 1998.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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