İstiklâl Marşı

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İstiklâl Marşı (tr)

Marche de l'Indépendance

L'hymne turc encadré sur un mur d'école
L'hymne turc encadré sur un mur d'école

Hymne national de Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de la Chypre du Nord Chypre du Nord
Paroles Mehmet Akif Ersoy
Musique Osman Zeki Üngör
Adopté en 1921 en Turquie
1983 en Chypre du Nord
Fichiers audio
Marche de l'Indépendance (Instrumental)
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L’İstiklâl Marşı (Marche de l’Indépendance) est l’hymne national de la République de Turquie. Elle fut rédigée par Mehmet Akif Ersoy et adoptée officiellement le .

Alors que la Guerre d'Indépendance se poursuivait, la Grande assemblée nationale de Turquie a organisé un concours pour désigner un hymne patriotique dans le but de relever le moral de la population. 724 poèmes furent présentés pour le concours. L'œuvre du compositeur Ali Rıfat Çağatay fut utilisée pour l'hymne jusqu'en 1930. À cette date la composition de Osman Zeki Üngör fut adoptée. Seules les deux premières strophes sont chantées.

İstiklal Marşı est aussi l'hymne national de la République turque de Chypre du Nord depuis 1983.

Paroles[modifier | modifier le code]

Paroles en turc[modifier | modifier le code]

Korkma, sönmez bu şafaklarda yüzen al sancak
Sönmeden yurdumun üstünde tüten en son ocak.
O benim milletimin yıldızıdır parlayacak;
O benimdir, o benim milletimindir ancak.

Çatma, kurban olayım çehreni ey nazlı hilâl!
Kahraman ırkıma bir gül! Ne bu şiddet bu celâl,
Sana olmaz dökülen kanlarımız sonra helâl,
Hakkıdır, Hakk'a tapan, milletimin istiklâl!

Ben ezelden beridir hür yaşadım, hür yaşarım.
Hangi çılgın bana zincir vuracakmış? Şaşarım;
Kükremiş sel gibiyim, bendimi çiğner aşarım;
Yırtarım dağları, enginlere sığmam, taşarım.

Garbın afakını sarmışsa çelik zırhlı duvar,
Benim iman dolu göğsüm gibi serhaddim var.
Ulusun, korkma! Nasıl böyle bir imanı boğar.
« Medeniyet! » dediğin tek dişi kalmış canavar?

Arkadaş! Yurduma alçakları uğratma sakın!
Siper et gövdeni, dursun bu hayasızca akın.
Doğacaktır sana vaadettiği günler Hakk'ın;
Kim bilir, belki yarın, belki yarından da yakın.

Bastığın yerleri « toprak » diyerek geçme, tanı!
Düşün, altındaki binlerce kefensiz yatanı.
Sen şehit oğlusun, incitme, yazıktır atanı;
Verme, dünyaları alsan da bu cennet vatanı.

Kim bu cennet vatanın uğruna olmaz ki feda?
Şüheda fışkıracak toprağı sıksan, şüheda!
Canı, cananı, bütün varımı alsın da Hüda,
Etmesin tek vatanımdan beni dünyada cüda.

Ruhumun senden, ilahi şudur ancak emeli;
Değmesin mabedimin goğsüne na-mahrem eli!
Bu ezanlar ki şahadetleri dinin temeli,
Ebedi yurdumun üstünde benim inlemeli

O zaman vecd ile bin secde eder varsa taşım;
Her cerihamdan, ilahi, boşanıp kanlı yaşım,
Fışkırır ruh-i mücerret gibi yerden nâşım;
O zaman yükselerek arşa değer belki başım!

Dalgalan sen de şafaklar gibi ey şanlı hilâl;
Olsun artık dökülen kanlarımın hepsi helâl!
Ebediyyen sana yok, ırkıma yok izmihlâl.
Hakkıdır, hür yaşamış bayrağımın hürriyet;
Hakkıdır, Hakk'a tapan milletimin istiklâl!

Traduction en français[modifier | modifier le code]

N'aie crainte, ce drapeau carmin flottant aux premières lueurs de l'aube ne s'éteindra jamais
Tant que la dernière cheminée de ma patrie ne s'éteindra
Il représente l'étoile de ma nation, qui scintillera
Il m'appartient, il n'appartient qu'à ma nation.

Ô croissant chéri, ne t'emporte pas, je peux donner ma vie pour toi.
Souris enfin à ma race ! Pourquoi cette violence cette rage
(Si tel est le cas) tu n'auras pas été digne de tout le sang qui a coulé pour toi
Liberté à mon peuple! méritante et croyant au Droit

Depuis toujours, j'ai vécu libre, et je vivrai libre
Je serais surpris si un fou voulait m'enchaîner.
Je suis comme un torrent rugissant, je franchis mes obstacles en les anéantissant
Je briserais les montagnes, je sortirais de mon lit, je déborderais.

Même si le monde occidental encercle mes fortifications
Mes frontières sont aussi solides que ma foi et ma fierté
Tu es forte, n'aie crainte ! Comment une telle foi pourrait-elle être étouffée
Par ce monstre édenté que tu appelles la « civilisation » ?

Camarade! Ne laisse surtout pas les infâmes entrer dans mon pays
Fais barrière de ton corps, qu'on arrête cette invasion honteuse
L'Éternel va te faire revenir aux beaux jours qu'il t'a promis
Qui sait ? Peut-être demain ? Peut-être encore avant ?

Ne considère pas là où tu marches comme de la simple « terre », apprends à la connaître
Pense au nombre de personnes qui y ont laissé leur vie
Ton père était un martyr, n'abîme pas sa triste mémoire
Même pour tout l'or du monde, ne cède pas ta patrie chérie.

Qui ne donnerait pas sa vie pour cette patrie chérie ?
Si tu presses cette terre, il va en jaillir des martyrs, oui des martyrs !
Que Dieu prenne ma vie, mon amour, tout ce que je suis,
Tant qu'il ne me sépare pas de ma patrie.

Mon esprit est avec toi, c'est cela ta divinité, ton seul but
Que ces mains étrangères ne s'approchent pas de notre temple
Ces prières aux martyrs qui sont à la base de la religion
Doivent pour toujours me pleurer dans mon pays.

Alors s'il y en a qui peuvent s'abandonner [pour leur nation] j'exalterai
De chacune de mes blessures, divinement, mon sang se vidant
Jaillira de mon lieu de naissance comme un esprit unique
Alors, ma tête s'élèvera peut-être jusqu'aux cieux

Agite-toi comme les premières aubes, ô lune sacrée
Peu importe, il est béni, mon sang qui a coulé
Vous ne tomberez jamais, toi et ma race
Vous la méritez, la souveraineté de ce drapeau qui a vécu la liberté
Vous la méritez, l'indépendance de ma nation qui a foi en en Dieu


Note : Dans la traduction française, certains mots sont des ajouts. La présence du nom « Dieu » dans le texte est le témoin de la laïcité naissante à la date où l'hymne a été adopté.