Ja, vi elsker dette landet

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Ja vi elsker dette landet (no)

Oui, nous aimons ce pays

Partitions et paroles
Partitions et paroles

Hymne national de Drapeau de la Norvège Norvège
Autre(s) nom(s) Ja, vi elsker (no)
Oui, nous aimons
Paroles Bjørnstjerne Bjørnson
1868
Musique Rikard Nordraak
1864
Adopté en 1864
Fichiers audio
Ja, vi elsker dette landet (Instrumental)
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Ja, vi elsker dette landet (Oui, nous aimons ce pays) est l'hymne national de la Norvège.

Les paroles ont été écrites par Bjørnstjerne Bjørnson entre 1859 et 1868 et la musique par son cousin Rikard Nordraak en 1863-1864 pour le cinquantième anniversaire de la constitution norvégienne, le à Eidsvoll. Seuls les premier, septième et huitième couplets sont habituellement joués (en italique).

Paroles (version française)[modifier | modifier le code]


Oui, nous aimons ce pays
Comme il émerge
Erodé par les éléments surgissant de la mer
Avec ses mille foyers
Aime, aime-le et pense
A nos pères et mères
Et cette nuit fantastique qui tombe sur nos terres

Cette terre fut sauvée par Harald
Avec sa troupe de guerriers
Ce pays que Håkon a défendu
Pendant que Oyvind le troubadour composait
Olav peignait des croix
Sur cette terre avec son sang
Ici, au nord, Sverre contestait Rome

Les paysans aiguisaient leurs haches
Puis entraient dans l'armée
Tordenskiold se battait sur toute la côte
Et on voyait ses éclairs.
Les femmes se levèrent aussi pour se battre
Comme les hommes.
D'autres ne pouvaient que pleurer
Car les soldats revenaient

En effet, nous n'étions pas nombreux
Mais cela suffisait
Ces peu de fois où nous avons essayé.
Et quand il fallait mettre le pays en jeu
Nous préférions brûler le pays que de le voir tomber
Rappelle-toi seulement ce qui s'est passé à Fredrikshald !

Nous avons subi des temps difficiles
On a même été envahi
Mais c'est dans la pire misère que la liberté est née dans nos yeux bleus
La famine et la guerre nous a donné la force du père
La mort était un honneur
Et nous donna la paix.

L'ennemi jetait ses armes,
Et levait ses visières
Nous nous précipitâmes vers lui avec étonnement
Parce qu'il était notre frère
Poussés par la honte, nous retournions vers le sud
Maintenant, nous nous tenons comme trois frères ensemble
Et ce sera comme ça dorénavant.

Norvégien, dans tes maisons et tes cabanes,
Remercie ton grand Dieu !
Il voulait défendre le pays
Même si son avenir semblait sombre
Parce que dieu a vu toutes les batailles des anciens et les pleurs des mères il nous a aidé à gagner notre liberté.

Oui, nous aimons ce pays
Comme il émerge
Erodé par les éléments surgissant de la mer
Avec ses mille foyers.
Et comme lors des batailles de nos pères qui tirèrent
Dont les victoires sortirent le pays de la misère,
Aussi, s'il est nécessaire
Nous rejoignons nos bataillons pour le bien du pays.

Paroles (version norvégienne)[modifier | modifier le code]

Ja, vi elsker dette landet
som det stiger frem,
furet, værbitt over vannet,
med de tusen hjem.
Elsker, elsker det og tenker
på vår far og mor,
og den saganatt som senker
drømme på vår jord.

Dette landet Harald berget
med sin kjemperad,
dette landet Håkon verget
medens Øyvind kvad;
Olav på det landet malte
korset med sitt blod,
fra dets høye Sverre talte
Roma midt imot.

Bønder sine økser brynte
hvor en hær dro frem,
Tordenskiold langs kysten lynte,
så den lystes hjem.
Kvinner selv stod opp og strede
som de vare menn;
andre kunne bare grede,
men det kom igjen!

Visstnok var vi ikke mange,
men vi strakk dog til,
da vi prøvdes noen gange,
og det stod på spill;
ti vi heller landet brente
enn det kom til fall;
husker bare hva som hendte
ned på Fredrikshald!

Hårde tider har vi døyet,
ble til sist forstøtt;
men i verste nød blåøyet
frihet ble oss født.
Det gav faderkraft å bære
hungersnød og krig,
det gav døden selv sin ære -
og det gav forlik.

Fienden sitt våpen kastet,
opp visiret for,
vi med undren mot ham hastet,
ti han var vår bror.
Drevne frem på stand av skammen
gikk vi søderpå;
nu vi står tre brødre sammen,
og skal sådan stå!

Norske mann i hus og hytte,
takk din store Gud!
Landet ville han beskytte,
skjønt det mørkt så ut.
Alt hva fedrene har kjempet,
mødrene har grett,
har den Herre stille lempet
så vi vant vår rett.

Ja, vi elsker dette landet,
som det stiger frem,
furet, værbitt over vannet,
med de tusen hjem.
Og som fedres kamp har hevet
det av nød til seir,
også vi, når det blir krevet,
for dets fred slår leir.