Y (Somme)

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Y
Y (Somme)
Blason de Y
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Vincent Joly
2020-2026
Code postal 80190
Code commune 80829
Démographie
Gentilé Ypsiloniens
Population
municipale
91 hab. (2018 en diminution de 3,19 % par rapport à 2013)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 14″ nord, 2° 59′ 34″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 82 m
Superficie 2,73 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ham
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Y
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Y

Y Écouter, prononcée [i], est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Il s'agit du seul toponyme ne comportant qu’une seule lettre pour une commune en France alors qu’il en existe plusieurs au monde.

Il existe néanmoins d’autres toponymes à une lettre en France, tel le château d’Ô.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Santerre, entre Ham à 10 km et Péronne à 15 km, surplombant la vallée de la Somme qui passe à l'ouest du territoire communal.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol est en grande partie argileux. Le reste est calcaire et siliceux.

Le territoire est plat, légèrement accidenté[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 50, Péronne - Matigny - Ham)[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Y est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (88,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (89,6 %), zones urbanisées (10,4 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

M. de Cagny atteste de la forme latinisée Iacum (sans date). (Villa) Iei est relevé en 1050 par Guy, évêque d'Amiens dans Gallia Christiana. Puis, I nous est fourni par Baudoin, évêque de Noyon. Sous Philippe-Auguste, la forme Hy est mentionnée. La graphie actuelle, Y est notée en 1241-1242 dans un cartulaire de Noyon[10].

Il s'agit d'un type toponymique gallo-roman *Idiacum, composé du nom de personne germanique Ido, dont le [d] intervocalique s'est régulièrement amuï dès le plus ancien français, et du suffixe d'origine gauloise -(i)acum, signifiant « lieu de » ou « propriété de ».

La signification est « lieu habité par Ido », ou « lieu dont Ido est le propriétaire ».

Il existe d'ailleurs dans les environs immédiats une autre commune dont la terminaison -y (ou -igny) est issue du suffixe -(i)acum (ou de sa forme allongée -iniacum), à savoir : Matigny (Matheniacum XIe siècle).

Y est le seul nom de commune française composé d’une lettre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire a appartenu à la famille d'Y, célèbre dans le Vermandois. Buny a autrefois été indépendant[1].

Le village a été détruit pendant les combats de la Première Guerre mondiale. Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

La commune fait partie depuis 1801 du canton de Ham[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune fait toujours partie, est modifié, passant de 19 à 67 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie depuis 2002 de la communauté de communes du Pays Hamois, qui succédait au district de Ham, créé en 1960.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[13], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[14].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[15],[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[17] 2014 Charles Carpentier    
2014[18] En cours
(au 17 juillet 2020)
Vincent Joly   Réélu pour le mandat 2020-2026

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Le village a été distingué en 2018 et pour la troisième fois, par le prix d’honneur du jury des villes et villages fleuris du Santerre qui récompense la qualité du fleurissement. Celui-ci a une dominante verte et blanche[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 91 habitants[Note 2], en diminution de 3,19 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
160156148161179202208218205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
209234226196183194192189186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
210199148106116114121125143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
12311686908289818093
2017 2018 - - - - - - -
9291-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le syndicat intercommunal scolaire des 9 clochers (SISCO) regroupe en 2018 les élèves de Croix-Moligneaux, Douilly, Matigny, Offoy, Quivières, Sancourt, Ugny-l'Équipée , Voyennes et Y[23].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2020, cinq millions d'euros sont investis par des agriculteurs dans une unité de méthanisation qui produira du biogaz à partir de 2 500 m3 de matières organiques[24].

À 800 mètres des premières habitations du village, l'installation doit produire 1,5 million de mètres cubes de gaz par an et du digestat (engrais organique) destiné à nourrir les terres des deux exploitants agricoles à l'origine du projet. Chaque jour, 30 tonnes de matières essentiellement organiques nourrissent l'installation[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Médard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Y Somme.svg Famille d'Y

  • Blasonnement : d'azur à trois chevrons d'or.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice historique et géographique, réalisée par l'instituteur, M. Huguet, 1899, Archives départementales, Amiens
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 2, page 423, Paris / Amiens, 1867 - 1878 vue 214/267, Archives départementales de la Somme, Amiens [1] ou DicoTopo [2]
  11. Journal officiel du 16 décembre 1920, p. 20825.
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  14. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20.
  15. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  16. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  17. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le ).
  18. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  19. « Prix d’honneur pour Y - Le fleurissement du village récompensé : Le fleurissement vert et blanc du village de Y leur vaut le prix d’honneur du concours des villes et villages fleuris du Santerre », Le Journal de Ham, no 95,‎ , p. 11 « Ce prix est une demi-déception pour les élus qui s’attendaient à mieux : « Cela fait trois ans qu’on a ce prix. On espérait être soumis au jury départemental pour aller vers la première fleur ».
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Syndicat intercommunal scolaire des 9 clochers (N° SIREN : 200039402) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur - DGCL, (consulté le ).
  24. Ludovic Lascombe, Isabelle Ponchon, « Le méthaniseur sort de terre », Courrier picard,‎ , p. 24A.
  25. Fabrice Julien, « Le biogaz divise les campagnes : Dans l’est de la Somme, à Y, un nouveau méthaniseur vient de sortir de terre à l’initiative de deux agriculteurs. Mais si des projets similaires se multiplient dans la région, ils rencontrent aussi, à l’image de l’éolien, une opposition souvent déterminée. », Courrier picard,‎ , p. 3.
  26. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église d'Y, d'après nature, 18 octobre 1876. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).