Saint-Louis (Guadeloupe)

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Saint-Louis
Image illustrative de l'article Saint-Louis (Guadeloupe)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Pointe-à-Pitre
Canton Marie-Galante
Intercommunalité Communauté de communes de Marie-Galante
Maire
Mandat
Jacques Cornano
2014-2020
Code postal 97134
Code commune 97126
Démographie
Gentilé Saints-Louisiens
Population
municipale
2 483 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 15° 57′ 00″ nord, 61° 19′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 181 m
Superficie 56,28 km2
Localisation

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Saint-Louis

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Saint-Louis

Saint-Louis ou parfois appelé Saint-Louis de Marie-Galante (en créole : Senlwi ou Senlwi Marigalant’ ) est une commune française située sur l’île de Marie-Galante dans le département de la Guadeloupe. Ses habitants sont appelés les Saints-Louisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le premier nom du site est Aulinagan en amérindien[réf. nécessaire]. Le nom de Saint-Louis de Marie-Galante n’apparaît sur une carte qu’en 1760[précision nécessaire][réf. nécessaire].

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Saint-Louis.

Saint-Louis de Marie-Galante est située au nord-ouest de l'île de Marie-Galante dont elle est la plus grande commune. Délimité au sud par la rivière de Saint-Louis et au nord par une haute falaise, son territoire est séparé en deux par une faille dite la Barre. La rivière du Vieux-Fort la traverse. La côte ouest est bordée de nombreuses plages et la commune compte parmi les plus beaux sentiers pédestres de l'île.

Le climat de l'île y est de type tropical, bien que plus sec que celui de la « Guadeloupe continentale ».

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Les principaux lieux-dits de la commune sont : l'Anse-du-Vent, Bagatelle, Barre-de-l'Île, Chalet, Chapelle-Sainte-Thérèse, Cocotier, Courbaril, Desmarais, Dorot, Giraud, Grandbassin, Grandpierre, Grelin, Guignes, Littoral, Maletie, Marie-Louise, Mayoumbé, Ménard, Merlet, Moustique, Pélisson, la Rase, Ribourgeon, la Rose-Verger, Saint-Charles, Saint-Germain, Saragot, les Sources, Vallon-Vrimouth, Vieux-Fort.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rose des vents
N
O    Saint-Louis    E
S
Grand-Bourg Capesterre-de-Marie-Galante

Histoire[modifier | modifier le code]

Des populations amérindiennes s'étaient installées de longue date sur le territoire de Saint-Louis de Marie-Galante avec des peuplements Arawaks puis Caraïbes. Beaucoup d'instruments servant à la culture sur brûlis de ces deux peuples ont été retrouvés. Au début de la colonisation, Caraïbes et Français cohabitaient pacifiquement. Mais, les Caraïbes ont perpétré des massacres sur ces colons. Les colons français bâtirent au lieu-dit Vieux-Fort leur première occupation sur l'île en 1648 qui devient le bourg principal. En représailles des violences commises par les Français en Dominique, les indiens caraïbes commettent à leur tour des violences contre les colons en 1653[réf. nécessaire]. Le bourg principal est alors reconstruit un peu plus loin.

La paroisse de Vieux-Fort est créée tardivement vers 1750. Après le tremblement de terre de 1843, Vieux-Fort détruit, les administrations s'installèrent dans la baie de Saint-Louis, et le bourg se développa autour de l'activité sucrière de l'île notamment après le cyclone de 1865.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 483 habitants, en diminution de -8,68 % par rapport à 2009 (Guadeloupe : -0,34 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2014
4 331 4 299 4 155 3 624 3 404 2 995 2 833 2 582 2 483
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Louis fait partie depuis 1994 de la communauté de communes de Marie-Galante avec Capesterre-de-Marie-Galante et Grand-Bourg.

Par ailleurs, Saint-Louis fut la première ville de Guadeloupe de moins de 3 000 habitants à s'inscrire dans les partenariats de type II promus par les Nations Unies qui incluent l'émergence de la société civile, notamment avec l'ONG PLAC 21 qui constitue l'unique et première organisation non gouvernementale française des Caraïbes à détenir le « Statut consultatif spécial[Quoi ?] » conféré par le Conseil économique et social des Nations Unies[réf. nécessaire].

Liste des maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Saint-Louis
Période Identité Étiquette Qualité
... Albert Baclet PCF  
Albertine Baclet UDR Députée (1967-1968)
Léopold Lubino UDF  
François Paméole FGPSGUSR  
en cours Jacques Cornano FGPS Professeur. Sénateur (2011-...)

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Belle-Île-en-Mer, Saint-Louis du Mississippi[réf. nécessaire], Saint-Louis du Sénégal[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

La baie de Saint-Louis.

Le port de Saint-Louis assure la liaison avec l'archipel et accueille une activité de pêche. L'activité principale de la commune est la culture de la canne à sucre pour la production sucrière et la distillation en rhum de Guadeloupe réalisée par les distilleries des autres communes de l'île. L'élevage bovins prend également une place notable dans l'agriculture, en raison notamment de l'utilisation du bétail pour le transport de la cannes.

La commune possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Pointe-à-Pitre, et développe un projet d'une centrale photovoltaïque expérimentale[réf. nécessaire].

Société et services publics[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire le collège Albert-Baclet.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade municipal de Saint-Louis accueille les entraînements et les matchs du club de football du Saint-Louis Athlétic Club (SLAC).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • La « Gueule Grand-Gouffre », un cratère de 50 m de diamètre et arche naturelle de 30 m de haut creusée par l'océan dans la falaise[5].
  • Le « Trou à Diable », un site spéléologique.
  • Les sentiers Écolambda pour découvrir la faune et la flore caraïbe dans un amphithéâtre naturel.
  • Les moulins de Ménard, d'Agapy, de Mayolette, et le site de Fréchy-Dorot.
  • La mairie de Saint-Louis est l'œuvre de l'architecte Ali Tur construite entre 1931 et 1932[6].
  • Les plages de la commune sont celles d'Anse de Mays, Anse Moustique, Anse Canot et de Vieux-Fort, ainsi que l'îlet de Vieux Fort. La plage de Saint-Louis se trouve administrativement sur le territoire de la commune de Grand-Bourg au sud des marais Saint-Charles et de Folle-Anse.

Événements[modifier | modifier le code]

Chaque année la commune organise la fête de la Charrette, le 7 août, pour célébrer la tradition et l'utilisation du bétail pour le transport de la canne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Camille « Sopran'n » Hildevert, chanteur, saxophoniste alto et soprano reconnu mondialement[réf. nécessaire]. La nouvelle place de Marie-Galante porte son nom.[réf. nécessaire]
  • Maurice Barbotin, curé de Saint-Louis à Marie-Galante en 1950 qui a publié de nombreux articles sur Marie-Galante, ses moulins, ses bourgs et ses communes. Sous le pseudonyme de Zagaya, il publie le fameux recueil de proverbes créoles : Dictionnaire pratique du créole en Guadeloupe en 1990 ; Counamama, camp de la mort en 1798, l’histoire des prêtres déportés en Guyane et martyrs paru en 1994 ; le Dictionnaire du créole de Marie-Galante en 1995 ; Marie-Galante en Guadeloupe : sa vie créole, son guide historique, en 2001. Membre de la société d’Histoire de la Guadeloupe, la place de l'église principale porte son nom.
  • Albertine Baclet, maire de Saint-Louis de 1965 à 1971, député 1967 à 1968.
  • Jacques Cornano, maire de Saint-Louis depuis 2001 et sénateur depuis 2011.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. 16° 00′ 08,2″ N, 61° 16′ 01,9″ O.
  6. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.