Teillet

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Teillet
La mairie.
La mairie.
Blason de Teillet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Le Haut Dadou
Intercommunalité Communauté de communes des Monts-d'Alban et du Villefranchois
Maire
Mandat
Alain Assié
2014-2020
Code postal 81120
Code commune 81295
Démographie
Gentilé Teilletois
Population
municipale
443 hab. (2015 en diminution de 2,85 % par rapport à 2010)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 07″ nord, 2° 20′ 24″ est
Altitude Min. 339 m
Max. 534 m
Superficie 24,22 km2
Localisation

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Teillet (en occitan, Telhet) est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Teillet est située dans la région Midi-Pyrénées, au nord-est du département du Tarn, à l'entrée des monts d'Alban.

Le village se situe à 16 kilomètres à vol d'oiseau d'Albi, 13 kilomètres de Réalmont, 11 kilomètres d'Alban et à 7 kilomètres du parc naturel régional du Haut-Languedoc (Montredon-Labessonnié).

La commune et le village sont traversés par la Méridienne verte. Deux panneaux matérialisent son passage sur la commune : un à l'entrée du village sur l'avenue d'Albi et l'autre sur la route départementale no 86 vers le lieu-dit le Couderquet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Teillet
Villefranche-d'Albigeois
Terre-Clapier Teillet Paulinet
Le Travet Mont-Roc Rayssac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe à l'entrée du Ségala des Monts d'Alban. Deux types de paysages, globalement délimités par le ruisseau de Besoubre, sont visibles sur la commune :

  • l'extrémité orientale du Ségala pré-albigeois, qui occupe les deux tiers occidentaux de la commune. Il s'agit d'un relief peu accentué (de 50 à 100 mètres de dénivelé), constitué essentiellement de plateaux cultivés (les « puechs »), entrecoupés de vallons boisées (les « combes ») dans lesquels on trouve des châtaigniers, des chênes et des frênes. Le fond des vallées et les pentes les plus escarpées sont tapissées de prairies appréciées des agriculteurs car elles restent verdoyantes tout au long de l’été (fraîcheur des bords de ruisseaux) ;
  • la partie est de la commune constitue les débuts du Ségala des Monts d'Alban. Le relief y est plus accentué (jusqu'à 200 mètres de dénivelé). Les « puechs » sont découpés par de plus grandes vallées, dont celles du Dadou, de l'Oulas et dans une moindre mesure du ruisseau de Besoubre. Nous sommes ici dans un paysage ouvert à grande échelle de perception, délimité au loin par la silhouette de la moyenne montagne. Les vallées sont largement boisées et les premières forêts de résineux se laissent voir.

Au niveau géologique, la commune se situe à la charnière entre des terrains à dominante calcaire à l'ouest et des terrains à dominante de schiste feuilleté et de gneiss à l'est[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Dadou forme la limite sud-est de la commune. Long de 116 kilomètres, il traverse le Tarn d'est en ouest et se jette dans l'Agout. Sa partie est, où se trouve Teillet, est remarquable à ses paysages de méandres et de vallons boisés. Construit en 1954, le barrage de Razisse est situé à 1 kilomètre au sud de la commune et forme une retenue d'eau jusqu'à 7 kilomètres en amont (jusqu'au lieu-dit de la Mouline). L'ancien lit du Dadou et les ruines des ponts et moulins engloutis peuvent encore s'apercevoir en temps de sécheresse.

Le Lézert, ruisseau, forme pour partie la limite ouest de la commune. Il prend sa source dans la commune de Teillet, non loin du lieu-dit de la Capoulanié, et se jette dans le Dadou. Ses eaux sont retenues au niveau du barrage de la Bancalié, sur la commune de Roumégoux.

Le ruisseau de Besoubre (parfois appelé ruisseau de la Blaze par les Teillétois) traverse la commune du nord au sud. Il prend sa source au lieu-dit de Besoubre, commune de Paulinet, et se jette dans le Dadou au niveau de Cantegrel.

Climat[modifier | modifier le code]

Teillet est située dans une zone à multiples influences climatiques :

  • une influence océanique dominante, marquée par des pluies d'hiver et de printemps, par la dominance de vents d'ouest et par des températures relativement douces ;
  • une influence montagnarde. Elle se caractérise par l'augmentation sensible des quantités de pluie, par la baisse des températures moyennes et par une insolation réduite. Teillet bénéficie ainsi d’une pluviométrie moyenne plus importante qu'Albi : celle des Monts d'Alban est d'environ 1 200 mm/an, tandis qu'elle est de 760 mm/an à Albi. Compte tenu de l'altimétrie plus élevée de Teillet, il y fait également plus frais (température moyenne annuelle de 11,5 °C dans les Monts d'Alban, pour 13 °C à Albi)[2],[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la départementale 81 qui relie Albi à Lacaune.

La départementale 86, reliant Réalmont à Alban, traverse la commune en passant sur les plateaux à l'ouest du Lézert.

La départementale 138, variante de la départementale 86, traverse le village de Teillet, après avoir traversé les villages de Saint-Antonin-de-Lacalm et Le Travet.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le SCOT du Grand Albigeois classe Teillet au sein des « pôles d'équilibre » avec les communes de Villefranche-d'Albigeois, Réalmont, Lombers, Laboutarié et Alban. Les pôles d'équilibre sont des communes définies comme présentant un niveau d’équipement et de services relativement important, sans être sous l'influence du pôle urbain central, à savoir Albi.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Teillet provient de l'occitan telh, le tilleul[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan de l'ancienne église Saint-Amans, 1827.

Dans l'ancien régime, le village de Teillet appartenait à la vicomté de Paulin ; c'est ainsi qu'à la révolution il fut intégré dans la commune de Paulin. C'est seulement en 1833 que Teillet en fut distrait pour former une commune avec l'ancienne commune de Bézacoul.

L'église dédiée à Saint-Amans avait pour annexes Saint-Salvi de Fourestès, aujourd'hui commune de Terre-Clapier, et Saint-Étienne de Terrabusset, commune de Paulin. L'ancienne église et le cimetière ont été vendus en 1860 pour financer la construction de la nouvelle église[5].

La rue du Baron Solignac, rue principale, fait référence au baron Eugène Solignac, maire de la commune de 1846 à 1894.

Les guerres de religion et la destruction du fort de Teillet[modifier | modifier le code]

C’est sur l’actuelle place de la mairie que s’élevait autrefois le fort de Teillet. Les Rabastens, vicomtes de Paulin, possesseurs de Teillet, firent construire ce fort vers 1440. Ceux-ci embrassèrent la religion réformée en 1550 avec Bertrand de Rabastens qui fut le chef incontesté des armées protestantes de l'Albigeois et du Castrais. Il prit pleine part aux guerres de religion de la seconde moitié du XVIe siècle.

En 1621, les troubles reprirent lors de la prise d'armes du duc de Rohan, commandant les armées du Haut-Languedoc et de la Haute-Guyenne. Celui-ci, établi à Castres, fit lever de nouveaux impôts pour l'entretien de son armée. C’est depuis un bureau de Réalmont que les rebelles organisaient la levée des impôts dans le diocèse d'Albi par la contrainte des armes. Les catholiques accusèrent les habitants de Teillet de pactiser avec les rebelles de Réalmont. Ainsi, le duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc, ordonna au seigneur de Grandval de se saisir de Teillet, ce qu'il fit le 2 mai 1622 sans aucune résistance de la part des habitants qui se déclarèrent au service du roi. Mais les habitants de Teillet continuèrent leurs exactions et, le 22 juin 1622, le roi Louis XIII donna l'ordre de détruire les fortifications de Teillet. Cependant, la Paix de Montpellier, qui fut proclamée au mois d'octobre, en fit suspendre l'exécution.

Pendant la suspension des hostilités, les habitants de Teillet firent quelques réparations aux murailles de la place. Mais celles-ci furent considérées par le Parlement de Toulouse comme une amélioration des fortifications et une violation du traité. À la suite de quoi, le Parlement ordonna en décembre 1623 au baron de Lescure de procéder à la démolition totale des fortifications de Teillet.

La vicomtesse de Paulin, Madeleine de Vignolles, s'engagea dans une bataille de procédure afin d'empêcher la démolition, mais en vain. En mai 1624, les catholiques délogèrent les habitants de Teillet et démolirent partiellement le fort. En avril 1625, le sieur de Blaumont, sur ordre du duc de Rohan, se saisit de Teillet et l'occupa avec une garnison de 40 protestants. Les rebelles réparèrent les fortifications, recommencèrent leurs exactions et saccagèrent l'église de Teillet.

Le maréchal de Thémines, gouverneur du Languedoc pour le Roi, donna l'ordre au baron de Lescure de détruire Teillet. Le 11 août 1625, le baron s'y rendit, fit fuir les rebelles huguenots et entama la démolition du fort. Sur ordre de Rohan, le marquis de Lusignan rassembla 1200 hommes de pied et 200 chevaux à Réalmont dans le but d’attaquer Lescure à Teillet et de stopper la démolition. Lusignan et ses hommes attaquèrent le 11 août à l’aube, forcèrent les barricades de Lescure aux faubourgs et le poussèrent à se retrancher dans le fort. S’en suivit un rude combat de 2 heures pendant lequel Lusignan eut de lourdes pertes (environ 200 tués ou blessés) et il fut forcé de se retirer. À la suite du combat, le fort fut brûlé et, quelques semaines après, entièrement rasé[6],[7].

La Seconde Guerre mondiale et l'incendie de Grandval[modifier | modifier le code]

En 1944, des petits groupes de résistants armés s'étaient constitués dans la montagne tarnaise, entre Saint-Pierre-de Trivisy, Paulinet, et Teillet. L'un d'eux, le groupe Armagnac, avait établi en juin 1944 ses quartiers au château de Grandval. le 19 juin 1944, Yves Bénazech, un policier résistant clandestin, entraînait tous ses camarades du commissariat à prendre le maquis. Un camion, pris au Saut-du-Tarn, amenait tout le groupe en direction de Saint-Jean de Jeannes, Bénazech les accompagnant en moto. À Teillet, ils furent accrochés par "Durenque", le chef du groupe Armagnac qui était intéressé par la moto de Bénazech et par les 5 fûts d'essence (200 litres) que les policiers avaient réquisitionnés... à la préfecture. Il retint donc le groupe tout près de Grandval, dans une grange de Mont-Roc, près du village. Ce départ massif des policiers attira l'attention des Allemands.

Le 20 juin à l'aube, Antoine Combes de Salviniane (ferme toute proche de Grandval), entendit le son des mitrailleuses à quelques kilomètres sur la route d'Albi, vers le pont de Lézert. Là, en effet, au-dessous de la Satjairié et de Pisse-Lièvre, quelques maquisards mis en avant-garde avaient essayé de barrer la route aux Allemands avec un arbre abattu. Combes, pendant ce temps, courut au château pour prévenir les maquisards. Là, on lui prêta à peine attention, jusqu'au moment où parvint un grondement de moteur dans la descente venant de Teillet, et bientôt, une brève fusillade du côté du pont de Cantegrel. Les deux hommes postés là, Clar et Rolland, s'étaient sacrifiés, donnant au groupe de Grandval le temps de fuir par la Veaute.

Grandval était, maintenant, au soir du 20 juin, occupé par un groupe allemand dirigé par le lieutenant Fritcher, mais celui-ci savait que les résistants voudraient le reprendre. En effet, le groupe Armagnac avait décidé d'attaquer sans être vu.

Inauguration de la stèle du maquis à la Satjairié (1945-50).

« De bonne heure (le 21 juin), l'opération était en cours d'exécution et les hommes se dirigeaient vers les points désignés. Par prudence et pour couvrir ses arrières, Armagnac avait placé au carrefour de la Tibarié le frère d'« André », Camille Guittard, avec une douzaine de garçons, armés d'un fusil mitrailleur, de mousquetons et mitraillettes.

Soudain, alors que les garçons devisaient tranquillement, ils virent surgir, venant de Mont-Roc, une colonne allemande (ndr : dirigée par le capitaine Marz), forte de quelques camions. Avait-elle l'intention de continuer le travail de la veille ou de poursuivre sa route ? Nul ne le sait.

Toujours est-il qu'aperçu par le petit groupe, protégé par le remblai, haut d'un mètre à cet endroit, celui-ci se mit en position, attendant de pied ferme que les premiers véhicules soient bien à portée. Quand ils furent à quarante ou cinquante mètres, le tir fut déclenché. Le combat non prévu était inévitable.

Le premier camion atteint alla percuter un orme qui bordait la route sur le côté droit et prit feu. Hélas, le fusil mitrailleur s'enraya sitôt la première rafale. Le préposé se retira pour tenter de le réparer. C'est à la mitraillette et au mousqueton que se poursuivit le combat. Touzet, le seul du commissariat qui avait conservé son arme et rejoint « Armagnac » avec son mousqueton, faisait mouche à chaque coup.

Alerté par la fusillade, « Armagnac » et sa troupe arrivaient à la rescousse pour soutenir ses hommes, il prenait avec succès les Allemands à revers, dont les camions, bloqués sur la route, se trouvaient dans l'impossibilité de faire demi-tour.

Cependant, la position au carrefour était intenable, car les Allemands qui s'étaient ressaisis avaient mis en position un canon de 44 et un mortier de 88. Le talus n'était plus un abri, il fallait évacuer le carrefour, que les Allemands occupèrent en plaçant en plein milieu une mitrailleuse lourde, bloquant de ce fait tous les chemins y conduisant ... Le combat dura plusieurs heures ... Les Allemands avaient de nombreux blessés et plus de trente morts, mais nous déplorions quatre morts et deux blessés. »

— Yves Bénazech, Les Terroristes de l'espérance

Cependant, avant de partir de Grandval avec son groupe, le capitaine Marz avait donné au lieutenant Fritcher et ses troupes restées au château l'ordre formel de mettre le feu au château si celui-ci n'était pas de retour avant 11 heures. Le lieutenant Fritcher mit le feu au château à l'heure dite.

Durant toute la matinée, on entendait depuis les métairies aux alentours le charivari des Allemands, qui avaient sans doute trouvé le chemin de la cave.

Le château brûla toute la journée, et le lendemain, les cendres fumaient encore. La charpente était consumée, le toit s'était effondré. Du mobilier, des fameuses tapisseries, de la bibliothèque, il ne restait rien. La ferme contigüe était détruite aussi, avec sa vaste étable. Et le métayer s'en était sorti de justesse avec sa famille, mais il avait tout perdu. Les vaches avaient été amenées et vendues (de force) à des paysans le long de la route[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1833[9].
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1843 Jean Marc Joseph Delbosc   Docteur en médecine
1843 1846 Jean Pierre François Vèzes   Armurier, Marchand
1846 1894 Eugène Baron Solignac bonapartiste Baron d'Empire, Avocat
1894 1896 Romain Régy   Pharmacien
1896 1899 Louis Jean Barthez   Marchand de bestiaux
1899 1912 Armand François Barrau libéral / antiblocard Propriétaire
1912 1919 Louis Régy   Propriétaire
1919 1934 Émile Régy   Propriétaire
1935 1935 Armand Barrau   Propriétaire
1935 1944 Albert Matha socialiste Maître d'hôtel
1945 1946 Éloi Enjalbert   Ébéniste
1946 1971 Roger Gaujal   Forgeron, mécanicien
1971 1983 Louis Rey   Instituteur
1983 1993 Jean Clarenc   Boulanger
1993 2001 Alain Assié   Agriculteur
2001 2008 Francis Boularan    
2008 2014 Alain Assié   Agriculteur
mars 2014 en cours Alain Assié   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 443 habitants[Note 1], en diminution de 2,85 % par rapport à 2010 (Tarn : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
1 239 1 213 1 244 1 189 1 100 1 044 1 122 1 166 1 202
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 151 1 183 1 054 1 006 965 987 936 834 785
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
734 718 696 695 729 688 628 615 606
1999 2006 2007 2012 2015 - - - -
442 444 445 443 443 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Toutes les communes de l'Est tarnais, à l'exception de quelques chef-lieux de canton, ont connu le phénomène d'exode rural entre la fin du XIXe siècle et les années 1970. Teillet a ainsi perdu plus de la moitié de ses habitants pendant cette période. À titre de comparaison, les communes voisines de Mont-Roc et Le Travet ont également vu leur population divisée par deux, tandis que les populations de Rayssac et Terre-Clapier ont été divisées par trois et celle de Paulinet par six.

Aujourd'hui, la commune de Teillet se situe entre deux zones aux dynamiques démographiques opposées. À l'ouest, les communes de Fauch, Terre-Clapier et Villefranche-d'Albigeois qui font partie de l'aire urbaine d'Albi, voient leur population repartir à la hausse depuis une quinzaine d'années. À l'est, le dépeuplement continue de s'opérer, à l'instar de Paulinet ou Rayssac qui connaissent une croissance démographique légèrement négative. Dans ces zones de premiers contreforts du Massif central, les apports de populations nouvelles, supérieurs aux départs, sont insuffisants pour pallier l’excédent des décès sur les naissances.

Ainsi, ces deux dynamiques s'opèrent à Teillet et la commune voit sa population se stabiliser depuis 2000, voire très légèrement augmenter. Bien que ne faisant pas partie de l'aire urbaine d'Albi, Teillet a aujourd'hui une situation géographique dans le bassin albigeois que l'on pourrait qualifier de quatrième couronne[14].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de Teillet fonctionne en Réseau Pédagogique Intercommunal avec l'école de Mont-Roc.

Le Réseau Pédagogique Intercommunal Teillet-Montroc compte environ 70 écoliers. L'école de Teillet accueille les cycles 1 et 2 (les 2-7 ans) soit 47 élèves.

Santé[modifier | modifier le code]

L’hôpital le plus proche est celui d'Albi, à 30 minutes. La clinique Toulouse-Lautrec est à 25 minutes et la clinique Claude-Bernard est à 29 minutes. Un médecin généraliste, une pharmacie et un infirmier à domicile sont installés dans le village.

L'ADMR de Teillet - Le Travet propose un service d'aide et d'accompagnement à domicile.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes de Teillet se déroulent tous les ans à la mi-septembre.

La grande foire de Teillet est organisée chaque année au début du mois de mai par le « Comité des Foires de Teillet ».

Depuis 2000, la fête de la Méridienne verte se déroule tous les 14 juillet. De nombreuses activités sont au programme de la journée : randonnées pédestres, équestres,VTT et course à pied, tournois de pétanque et pique-nique géant, le tout accompagné de diverses animations.

Existent aussi les associations suivantes : association de danses traditionnelles, Génération mouvement de Teillet, association des anciens combattants.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Teillet Football Club existe depuis 1975. Il évolue en 2e division départementale.

La MJC de Teillet propose diverses animations, sports et loisirs.

L'association La Boule Teilletoise regroupe les amateurs de pétanque.

La Diane Teilletoise : association de chasseurs.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Dépêche du Midi, dans son édition locale du Tarn, ainsi que l’hebdomadaire Le Tarn libre, relatent les informations locales. L'Écho des Monts d'Alban, journal catholique, traite de l'actualité du secteur pastoral des monts d'Alban.

La commune est en outre dans le bassin d’émission de la chaîne de télévision France 3 Midi-Pyrénées, qui diffuse tous les jours le journal télévisé France 3 Tarn.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Amans de Teillet est regroupée au sein d'un secteur pastoral Villefranche-Alban-Montfranc, animée par une équipe de prêtres. Les messes sont célébrées à l'église Saint-Amans tous les dimanches à 9 h 30.

L'association paroissiale Jeanne d'Arc, créée en 1942, gère le patrimoine de la paroisse Saint-Amans de Teillet.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 105 €, ce qui plaçait Teillet au 30 115e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[15].

Le revenu net moyen par foyer fiscal était quant à lui de 16 297 € et 69,7 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, parmi la population âgée de 15 à 64 ans, on comptait 71,6 % d'actifs dont 62,8 % ayant un emploi et 8,8 % de chômeurs. Le taux de chômage des 15 à 64 ans en 2011 était ainsi de 12,3 %.

La même année, on comptait 115 emplois dans la zone d'emploi, contre 126 en 2006. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 160, l'indicateur de concentration d'emploi est de 71,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre presque 3 emplois pour quatre habitants actifs[16].

L'agriculture constitue le premier secteur d'activité de la commune, où plus de la moitié des entreprises sont agricoles. On compte une trentaine d'exploitations qui sont basées essentiellement sur l'élevage de bovins viande, d'ovins lait (la commune est située dans le bassin de production des caves de Roquefort) et d'ovins viande. 70 à 80 % de la surface agricole est occupée par les prairies ; le restant est cultivé (orge et triticale)[17].

Le second secteur économique est constitué par les commerces, transports et services (20 % des activités de la commune) :

  • le village de Teillet compte les commerces et services de proximité suivants : une supérette, une épicerie, une boulangerie, un café, une station-service, un médecin, une pharmacie et un infirmier à domicile ;
  • le tourisme génère de l'activité sur la commune avec la présence de deux campings : un de 65 emplacements à proximité du village (3 étoiles) et un autre de 12 emplacements à la Cazèle, au bord de la retenue de Rasisse (2 épis). De nombreux gîtes et chambres d'hôtes se sont également créés ces dernières années.

Le secteur de l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale représente la troisième source d'activité[18].

L'arrêt de l'exploitation des mines de Mont-Roc, du Moulinal (Rayssac) et du Burc (Paulinet) en 2005 a eu un impact économique significatif sur les communes des alentours, dont Teillet. La fermeture des carrières a entraîné la suppression de 150 emplois, la plupart reclassés (dans une autre région).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Saint-Amans a été construite vers 1860, dans le style de la Renaissance. Une nef ; bas-côtés formés d'arcades soutenues par des colonnes en pierre. Sanctuaire en hémicycle vouté. Longueur, 29 mètres ; largeur, nef, 7 mètres 50 ; bas-cotés, les deux ensemble, 7 mètres : en tout, 14 mètres 50 ; hauteur de la voûte, 10 mètres 25. Clocher dont le dessous sert de porche, de forme octogone, percé de huit fenêtres surmontées chacune d'un fronton, terminé en flèche, aussi octogone ; hauteur, 28 mètres[19].

Le château de Grandval a été construit au XVe siècle puis reconstruit au XVIIe siècle, incendié en juin 1944 par les Allemands, puis noyé par les eaux du barrage de Razisse en 1954.

Le château de l'Algayrié a été construit en 1863 par Hippolyte Delbosc, médecin et conseiller général, descendant des Foulcher sieurs Delbosc ; bâtisse d'un style néoclassique avec fronton et balustrade (cette dernière a été supprimée au cours du XXe siècle, tout comme la couverture en tuiles remplacée par des ardoises) ; propriété privée.

Le sentier de la Vallée de la Blaze a été balisé et ouvert en juin 2015. D'une difficulté moyenne, sa longueur est de 9 kilomètres et son départ se situe sur la place de la mairie.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La vallée du Dadou et le lac de Rasisse sont classés ZNIEFF (Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) de type I (secteur de grand intérêt biologique et écologique)[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Teillet Blason Écartelé au premier et quatrième d'or au lion contourné de gueules ; au deuxième des barons tirés de l'armée ; au troisième d'argent à la bande de gueules chargée de trois étoiles d'or et accompagnée de deux molettes d'azur. Pour livrées : les couleurs de l'écu.
Détails
Le baron Solignac, maire de Teillet de 1846 à 1894, a apporté le blason de sa famille à la commune.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Atlas des Paysages Tarnais », sur CAUE Midi-Pyrénées.
  2. « Le climat du Tarn », sur Météo Massif Central.
  3. « Climat du Tarn », sur Syndicat Mixte de Rivière Tarn.
  4. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane, Bordeaux, Sud-Ouest, , 128 p. (ISBN 2-87901-215-5).
  5. Emile Jolibois, Revue du Tarn : Alban et son canton, vol. 3, Albi, , p.132.
  6. « Protestantisme à Teillet », sur telhet.org.
  7. Emile Jolibois, Revue du Tarn : Destruction des Fortifications de Teillet, vol. 3, Albi, , p.105
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  15. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2014).
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