Ambialet

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Ambialet
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Ambialet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Le Haut Dadou
Intercommunalité Communauté de communes des Monts-d'Alban et du Villefranchois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Lefloch
2014-2020
Code postal 81430
Code commune 81010
Démographie
Gentilé Ambialetois
Population
municipale
459 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 51″ nord, 2° 22′ 48″ est
Altitude 190 m (min. : 180 m) (max. : 502 m)
Superficie 30,04 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Ambialet (en occitan : Ambialet), anciennement Ambilet, est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ambialetois (en occitan, ambialetòls).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans la haute vallée du Tarn, le site est le résultat des caprices de cette rivière : l'un de ses méandres, long de 3 km, enlace l'aiguille schisteuse de la presqu'île d'Ambialet sur laquelle est bâti le bourg, réunissant ainsi les cours supérieur et inférieur en un isthme d'une trentaine de mètres seulement. Le village est divisé en deux parties :

  • Ambialet le Bas : avant la Révolution, c'était le siège de la vicomté ; deux bacs assuraient les communications en direction de Valence et Courris jusqu'à la construction des ponts après 1900. La porte de l'holmière protège le village des crues du Tarn. Un sentier à travers les maisons conduit à l'église Saint-Gilles, édifice gothique incendié en 1568, restauré en 1994-1995 et utilisé comme lieu d'expositions. Au sommet de la presqu'île s'élève le prieuré, un monastère, et son église romane du XIe siècle.
  • Ambialet le Haut : siège administratif de la commune dominé par les ruines du château seigneurial « le Castella », auquel on accède par un sentier qui vous conduira ensuite à Saint-Raphaël (antennes de télévision), d'où l'on peut admirer un panorama exceptionnel.
  • La Condomine : petit hameau aux maisons imbriquées autour de l'église Saint-Pierre au clocher roman remarquable. Là se trouvent aussi la salle communale, le court de tennis et une aire de pique-nique.
  • Bonneval : hameau traversé par le GR 36 où l'on découvre les ruines d'un ancien château ; l'église est dédiée à sainte Carrissime.

D'autres petits hameaux forment cette commune très étendue ; son activité principale est agricole sur les plateaux et touristique auprès de la rivière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes de Ambiledo en 1070, Ambiletum en 1112[1][réf. incomplète].

Du gaulois ambi (autour de...) et de ledo (reflux) dont le sens serait qui coule autour, pour désigner le méandre[1]. [style à revoir]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ambialet a été une des deux vicomtés de l'Albigeois, dont l'origine est le siège d'une viguerie carolingienne. L'autre était la vicomté de Lautrec.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Ambialet

Son blasonnement est : Écartelé : au premier et au quatrième d'argent au château donjonné de sable maçonné du champ, au deuxième d'azur au sautoir d'or, au troisième d'or au lion de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacques Garrier - -
mars 2008 - Jean-Pierre Lefloch - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 459 habitants, en augmentation de 3,38 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 877 2 335 3 087 3 427 3 623 3 141 3 271 3 360 3 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 358 3 221 3 325 2 833 2 746 2 798 2 779 2 544 2 504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 592 2 150 2 422 2 102 1 736 1 653 1 574 657 614
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
483 470 444 405 386 381 436 444 459
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Prieuré.
Ambialet de nuit.

L'église paroissiale Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Longtemps appelée Notre-Dame-de-la-Chapelle, c'est une ancienne chapelle castrale dédiée à la Vierge.

Le prieuré[modifier | modifier le code]

Magnifique prieuré situé en hauteur, dans la boucle du Tarn.

L'actuelle église Notre-Dame et le prieuré sont mentionnés dans le même acte en 1057.

Frotaire II, évêque de Nîmes, et son neveu Raymond-Bernard Trencavel, vicomte d'Albi, cèdent "le mont qu'on appelle de la Voute" près du castrum d'Ambialet hérité de ses parents à Dieu et "à l'autel de sainte Marie situé en ce lieu dans une église d'antique fondation"[6].

Le prieuré est donné à l'abbaye Saint-Victor de Marseille avec l'église paroissiale d'Ambialet.

Frotaire, Raymond-Bernanrd associé à sa femme Ermengarde, donnent en 1076 la dîme de tout cens qu'ils ont dans le mandement d'Ambialet, c'est-à-dire, sur les paroisses de Calvin, la Condomine, Bonneval, Crespinet, Fabas et Courris.

En 1079, le pape Grégoire VII confirme à l'abbé Bernard les possessions de Saint-Victor. Cet acte est renouvelé en 1135 par le pape Innocent II.

Quand, en 1150, Raimond Ier Trencavel succède à Roger Ier Trencavel, il renonce à son droit d'albergue dans le prieuré.

La croisade des Albigeois entraîne la chute de la famille de Trencavel et donc de leur appui qui avait permis l'accroissement des biens dépendant du prieuré. Les campagnes de Simon de Montfort ne semblent pas avoir eu d'autres conséquences sur le prieuré. Cette disparition de la famille fondatrice va conduire à un déclin de la vie conventuelle au XIIIe et XIVe siècles.

L'église Saint-Gilles[modifier | modifier le code]

Construite au XIIIe siècle sur une falaise rocheuse en bordure du Tarn, elle a été relevée récemment.

Château d'Ambialet[modifier | modifier le code]

Appellé, le Castella, c'est un ancien château fort qui figure dans les armoiries de la ville.

Entièrement ruiné, sa plateforme en hauteur se voit encore à l'entrée de la boucle du Tarn où se trouve le prieuré, derrière l'église qui est l'ancienne chapelle castrale.

Il a existé avant ce château, appelé Châteauneuf dans les anciens document (dans un traité de paix de 1142), un châteauvieux qui appartenait aux comtes de Toulouse.

Il était le siège de la vicomté.

Château du Colombié[modifier | modifier le code]

Petit château en partie démoli au milieu du XIXe siècle, il appartenait à un rameau de la famille Del Puech.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Durliat, Haut-Languedoc roman, pp. 231–237, Éditions Zodiaque (collection"la nuit des temps" n°49), La Pierre-Qui-Vire, 1978

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 117
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. M. Greslé-Bouignol, Notre-Dame du prieuré d'Ambialet, p. 175-190, dans Congrès archéologique de France. 140e session. Albigeois. 1982, Société française d'archéologie, Paris, 1985

Liens externes[modifier | modifier le code]