Réalmont

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Réalmont
Vue aérienne.
Vue aérienne.
Blason de Réalmont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Le Haut Dadou
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Centre Tarn
(siège)
Maire
Mandat
Henri Viaules
2014-2020
Code postal 81120
Code commune 81222
Démographie
Population
municipale
3 356 hab. (2014)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 38″ nord, 2° 11′ 26″ est
Altitude 212 m (min. : 181 m) (max. : 333 m)
Superficie 14,33 km2
Localisation

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Réalmont

Réalmont, en occitan Reialmont / Rièlmont, est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Réalmont est située au centre du département, à distance presque égale d'Albi et de Castres. Le Dadou se trouve à deux kilomètres. Des moulins à eau y fonctionnaient, aujourd'hui remplacés par une minoterie.

Elle bénéficie de la douceur du climat, mélange d'influences méditerranéenne et atlantique.

Situation de Réalmont.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Réalmont est dominée par le pic du Caylou surmonté d'une grande croix.

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

C’est le 12 mars 1272, sous Philippe le Hardi roi de France, que Guillaume de Cohardon fonde une bastide royale qu’il nomme Réalmont. Le territoire sur lequel la ville de Réalmont fut établie avait appartenu à Bernard de Boissezon, riche seigneur de l’Albigeois. Il le tenait en arrière-fief du baron de Lombers et en fut dépossédé par les jugements de l’Inquisition pour cause d'hérésie. Par ailleurs le roi de France avait besoin d'accroître son prestige dans la région où l'autorité des seigneurs locaux était fort grande. C’est pourquoi le roi Philippe le Hardi décida de faire défricher les forêts qui couvraient le Réalmontais et d'y fonder une nouvelle bastide dans laquelle se regrouperaient les défenseurs de la foi catholique et du pouvoir royal.

Elle fut nommée Réalmont (mont réal, mont royal).

En 1629, le prince de Condé prend et ravage la ville en réaction à la prise d’armes des protestants[2].

La ville aujourd'hui

Le centre-ville est constitué de l'ancienne bastide. Une place aux arcades encercle l'église. Les boulevards qui ceinturent le centre ville donnent une idée de l'emplacement des anciens remparts.

Témoins du passé de Réalmont, les maisons à encorbellement et les rues pittoresques donnent tout son charme à Réalmont.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Henri Viaules    
octobre 2005 mars 2014 Hubert Bernard    
février 1991 octobre 2005 Jean Roger PS  
mars 1983 janvier 1991 Jacques Durand PS Président du conseil général
mars 1971 mars 1983 Abel Bessac    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 356 habitants, en augmentation de 2,41 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 400 2 247 2 434 2 641 2 660 2 782 2 819 2 797 2 741
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 721 2 676 2 647 2 738 2 845 3 011 3 022 3 803 2 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 578 2 473 2 381 2 109 2 210 2 204 2 169 2 266 2 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 362 2 505 2 618 2 538 2 631 2 850 3 081 3 277 3 356
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 20 19 20 20 18 16 16 16
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire public Jacques Durand, le groupe scolaire privé Saint Joseph et le collège Louisa Paulin sont les lieux d'enseignement de Réalmont.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Fontaine de la Fréjaire, datant de l'époque Louis XIV.
  • Église, anciennement temple protestant.
  • Au centre de la place, maisons à encorbellement, les couverts avec piliers en bois datant de la création de la bastide.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Rondelet (1507–1566) : médecin et ichtyologiste mort à Réalmont[11] ;
  • Jean de Coras (1515–1572) : juriste né à Réalmont ;
  • Guillaume de Nautonier de Castelfranc (1560–1620) : astronome et géographe qui fut aussi pasteur à Réalmont ;
  • Guyon Guérin de Bouscal (1617–?) : écrivain né à Réalmont ;
  • Jean-Henri-Guy-Nicolas de Frégeville, marquis de Grandval (1748–1805) : général des armées de la République né à Réalmont ;
  • Pierre-Nicolas-Joseph de Bourguet de Travanet (1753–1812) : militaire et homme politique né à Réalmont ;
  • Jean-Marie Charles Abrial (1879–1962) : officier de marine né à Réalmont ;
  • Louisa Paulin (1888–1944) : poète née et morte à Réalmont ;
  • Jacques Madaule (1898–1993) : écrivain et intellectuel né à Castelnaudary, fils d’une Réalmontaise, elle-même issue d’une des plus anciennes familles de cette ville (les Rahoux), a passé de nombreuses périodes de sa vie dans la maison de ses ancêtres ; en 1944, il fut membre du Comité de Libération qui géra provisoirement la mairie ; dans deux livres autobiographiques il fait une place très importante à ses souvenirs réalmontais ;
  • Marcel Grimal (1901–1991) : homme politique né à Réalmont ;
  • Guy Gascuel (1911-1944) : de retour de captivité en fin 1943, ce Réalmontais de très vieille souche, ne supportant pas longtemps l'ambiance de la collaboration, rejoignit le maquis du Corps Franc du Sidobre où il fût tué le 15 août 1944 lors d'une mission pour laquelle il s'était porté volontaire avec cinq de ses camarades.[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Réalmont

Son blasonnement est : De gueules à l'arbre posé sur un mont d'argent, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan séisme »
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 433.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. Légende d'un portrait de Rondelet.