Saint-Méen-le-Grand

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Saint-Méen-le-Grand
Saint-Méen-le-Grand
Mairie de Saint-Méen-le-Grand
Blason de Saint-Méen-le-Grand
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Méen Montauban
Maire
Mandat
Pierre Guitton
2020-2026
Code postal 35290
Code commune 35297
Démographie
Gentilé Mévennais
Population
municipale
4 622 hab. (2018 en augmentation de 1,78 % par rapport à 2013en augmentation de 1,78 % par rapport à 2013)
Densité 254 hab./km2
Population
agglomération
5 789 hab. (2016[1])
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 24″ nord, 2° 11′ 23″ ouest
Altitude Min. 79 m
Max. 123 m
Superficie 18,21 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Méen-le-Grand
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Méen-le-Grand
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Montauban-de-Bretagne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.stmeen.fr

Saint-Méen-le-Grand [sɛ̃ mɛ̃ lə ɡʁɑ̃] est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Son qualificatif « grand » vient du fait que saint Méen (Méwen) a fondé là sa cité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Méen-le-Grand se trouve à 43 km à l'ouest de Rennes sur l'axe Rennes-Saint-Brieuc (66 km), à 62 km au sud de Saint-Malo et à 20 km au nord de la forêt de Paimpont. Elle est à côté de la Route nationale 164 , axe Châteaulin -Rennes mis en 2X2 Voies de Merdrignac à Rennes .

Noter que la prononciation par les résidents est [MIN] comme pour la main et non [Mé-IN]

La ville de Saint-Méen-le-Grand, que par souci de simplification, on appelle Saint-Méen, se situe au cœur de la Bretagne et occupe le centre de la bordure ouest de l'Ille-et-Vilaine, juste en limites de département avec ceux des Côtes-d'Armor et du Morbihan.

Sa situation permet ainsi jusqu'en 2008 le développement de l'industrie et du transport de marchandises.

Accès[modifier | modifier le code]

  • Par la route :
  1. De Rennes vers Saint-Méen-le-Grand : voie rapide N 12, direction Saint-Brieuc, sortie Saint-Méen-le-Grand : voie rapide N 164 (43 km).
  2. De Vannes vers Saint-Méen-le-Grand : voie rapide N 166 direction Ploërmel, sortie Ploërmel / Mauron D 766 / D 166 (79 km).
  3. De Saint-Malo vers Saint-Méen-le-Grand : voie rapide N 137 direction Rennes, sortie Dinan voie rapide, sortie Vannes D 766 (62 km).
  • Par le train : Ligne TER Rennes - Lamballe - Saint-Brieuc : Arrêt à Quédillac ou La Brohinière. Le Schéma de Cohérence du Pays de Brocéliande souhaite, dans son projet politique à l'horizon 2020-2030, la réouverture aux voyageurs de la voie ferrée entre Saint-Méen et la Brohinière, aujourd'hui réservée au fret[2]. La gare TGV de Rennes est à moins de 40 minutes.-
  • Par le car : Ligne Rennes - Loudéac. Centre gare routière de Rennes
  • Aéroport de Rennes Saint-Jacques à moins de 40 minutes.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 754 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Caulnes-Edf », sur la commune de Caulnes, mise en service en 1997[9] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 848,4 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, mise en service en 1945 et à 38 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[13], à 12,1 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Méen-le-Grand est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Méen-le-Grand, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[19] et 5 778 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Méen-le-Grand, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 4 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,8 %), prairies (13,4 %), zones urbanisées (10,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), forêts (1,6 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Saint Méen fut invité par le seigneur Caduon, et revint s’installer à ses côtés. Méen meurt le et figure au calendrier des saints bretons. Le premier tombeau de saint Méen a été déposé dans le cimetière, sous le vitrail du chevet de la chapelle sud du transept dans un tombeau en granit.

Saint-Méen, au croisement de voies romaines, est un des anciens fiefs ecclésiastiques dont l'emplacement fut choisi au XIe siècle par l'abbé Hinguethon.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution, la commune se déclare « pour » la République. Cela se manifeste, entre autres, par la participation aux fêtes révolutionnaires, dont la principale est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[26]. D’autres fêtes sont célébrées : l’anniversaire de la République, chaque à partir de l’an IV[27], et les fêtes de l’Agriculture et de la Reconnaissance, pourtant peu suivies dans le département[28].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Méen-la-Forêt et Méen-Libre[29].

Le général Vachot écrit le au Comité de salut public de Segré : « J'ai exterminé et presque entièrement détruit les Chouans qui ravageaient les districts de Broons, Saint-Méen, Montfort, Châteaubourg, Vitré, La Guerche, etc. »[30].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1822, le collège établi dans l'ancienne abbaye de Saint-Méen-le-Grand est transformé en petit séminaire.

De 1878 à 1879 le Barde breton Jean-Baptiste Théodore Marie BOTREL a vécu chez sa grand-mère à Saint Méen le Grand, dans une chaumine au Parson. Son œuvre en sera profondément marquée.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Méen-le-Grand porte les noms de 107 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[31].

Un soldat originaire de Saint-Méen, Louis Ruelleux[32], du 19e bataillon de chasseurs à pied, fut fusillé pour l'exemple le à Châlons-sur-Marne (Marne) pour « abandon de poste devant l'ennemi par automutilation » à la suite d'une décision du conseil de guerre de la 4e armée[33].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1918, le nom officiel de la commune a été modifié de Saint-Méen en Saint-Méen-le-Grand pour la différencier de la commune de Saint-Méen située dans le Finistère.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Méen-le-Grand porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[31].

L'après-Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Trois soldats originaires de Saint-Méen-le-Grand sont décédés pendant la guerre d'Indochine : Yves Le Gras[34], Claude Riou[35] et son frère Roger Riou[36].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Méen-le-Grand Blason
De gueules à trois écussons d’argent chargés chacun de trois mouchetures d’hermine de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie fut construite en 1933 (pose de la première pierre en ). Elle ne sera inaugurée que le (en même temps que les bureaux de Poste et Justice de Paix y attenant). Cet hôtel de ville avec son clocheton, inspiré des mairies de Gouda (Pays-Bas) et de Vichy, offre une architecture étonnante (illuminations nocturnes). À l'intérieur de la mairie, une plaque gravée rappelle les années d'enfance du barde breton Théodore Botrel (1865-1925) vécues à Saint-Méen au Parson, chez sa grand-mère Fanchon.

Depuis 1945, sept maires se sont succédé à la tête de la ville :

Liste des maires successifs[37]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 1947 François Hervet    
1947 1951 Marcel Fleury    
1952 mars 1965 Édouard Janet    
mars 1965 juin 1995 Jean Guégau DVD Médecin
juin 1995 mars 2008 Bernard Josse DVD Ingénieur agricole retraité
mars 2008 mars 2014 Michel Cottard UMP Retraité
mars 2014 En cours Pierre Guitton[38] UDI Cadre comptable retraité, conseiller départemental (2015 → 2021)

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle publique : 1
  • École maternelle privée  : 1
  • École primaire publique  : 1
  • École primaire privée  : 1 (école Saint-Joseph)
  • Collège public  : 1 (collège Camille-Guerin)
  • Collège privé  : 1 (collège Notre-Dame)
  • Lycée hôtelier privé  : 1
  • Maison Familiale Rurale  : 1

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[40].

En 2018, la commune comptait 4 622 habitants[Note 6], en augmentation de 1,78 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +4,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3701 6901 6611 8921 9132 0572 3192 6162 830
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7472 3042 3902 3472 6082 8832 9012 8483 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9712 9552 6712 5032 6012 6612 8142 8652 742
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 8873 0633 3583 7423 7293 5663 9434 4264 610
2018 - - - - - - - -
4 622--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est labellisée Village étape depuis 2017.

  • Hôtel  : 1 /
  • Grandes surfaces généralistes (supermarchés)  : 3 /
  • Distribution spécialisée (meuble, bricolage, jardinage...)  : 6 /
  • Grandes et moyennes surfaces de discount  : 1 /
  • Alimentations, épiceries  : 1 /
  • Boucheries, charcuteries, traiteurs  : 2 /
  • Poissonneries  : 2 (supermarchés) /
  • Boulangeries, pâtisseries  : 5 /
  • Presse, fournitures scolaires et de bureau  : 2 /
  • Mode, habillement, chaussures  : 4 /
  • Banques, assurances  : 10 /
  • Bars, tabac  : 14 /
  • Restaurants  : 10 /
  • Coiffure, hygiène, esthétique  : 9 /
  • Matériel informatique (vente, entretien)  : 1 /
  • Auto-école  : 3 /
  • Art de la table, cadeaux  : 2 /
  • Bijouterie, horlogerie  : 1 /
  • Automobile (vente, entretien)  : 6 /
  • Moto, cycles, motoculture (vente, entretien)  : 2 /
  • Carburants  : 2 (supermarchés) /
  • Vins et spiritueux  : 1 /
  • Pharmacie, optique  : 3 /
  • Médecine de ville, sages-femmes, paramédical, vétérinaire  : 8 /
  • Photo, vidéo (vente de matériel, développement photo)  : 1 /
  • Radio-télévision, électroménager  : 2 /
  • Cordonnerie, pressing, sellerie  : 3 /
  • Fleurs, pépiniéristes  : 3 /
  • Immobilier, architecture, travail temporaire  : 4 /
  • Pompes funèbres  : 2 /
  • Articles de pêche  : 1 /
  • piscine: 1

Marché le samedi matin devant la place de la Mairie

Sous-sol[modifier | modifier le code]

Le bassin armoricain possède un sous-sol varié et à Saint-Méen, il y a plus spécialement du gneiss au nord et du schiste argileux ailleurs.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Autrefois, l’agriculture était essentiellement basée sur la culture du blé, du pommier et des cultures fourragères pour les vaches laitières et l’élevage porcin.

Une coopérative laitière très importante fut implantée pour la transformation du lait. Elle est née grâce à l’obstination du sénateur Marcel Dauney. La C.O.L.I.V. (Coopérative Laitière d’Ille-et-Vilaine) est située à la Lande Fauvel, aux abords de la ville, dans la zone industrielle. La C.O.L.I.V. a reçu en 1983 une médaille au concours général de Paris. Groupée depuis avec Entremont Alliance, l’usine va fermer dans quelques mois, non pas par souci financier car l’usine était très rentable[43] mais par le groupe qui vit de nombreuses restructurations et qui est désormais allié avec UNICOPA.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La commune a vu naître de grands coureurs cyclistes :
    • Louis Bobet dit Louison Bobet, coureur cycliste né le . Le musée Louison-Bobet, situé rue de Gaël, le musée retrace la carrière du champion cycliste Louison Bobet, enfant du pays. Différents objets d’époque y sont exposés : livres, témoignages, maquettes, vidéos, photos, revues, médailles, maillots, fanions, écharpes, vélos… Louison Bobet est inhumé à Saint-Méen ;
    • Jean Bobet, son frère cadet ;
    • Francis Pipelin
    • Frédéric Guesdon, coureur cycliste né le . Vainqueur de Paris-Roubaix et de Paris-Tours
  • Léonce Roumain de La Rallaye (1752-1827), hagiographe. Né à Saint-Méen le Grand, De La Rallaye mena une expédition armée pour empêcher le pillage du château de Comper. Il fut maire de St Méen en 1793 et s'opposa à la chouannerie durant toute la Révolution. Inconnu des bibliographes ; il écrivit une très rare Vies des Saints de Bretagne, d'après les légendes et autres anciens documents, publié à Rennes en 1861, chez Hauvespre ;
  • Le compositeur breton Théodore Botrel (1865-1925) vécut à Saint-Méen au Parson, chez sa grand-mère Fanchon ;
  • le général Pierre André Grobon, baron de l'Empire, né à Saint-Méen le , décédé aux Sables-d'Olonne le à la suite de blessures reçues au cours de la bataille de Saint-Gilles-sur-Vie le précédent, pendant l'insurrection vendéenne de 1815.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Saint-Méen : abbatiale classée monument historique (fresques datant du XIVe siècle retraçant la vie de saint Méen et la montée au paradis), visite guidée sur demande. L'abbaye de Saint-Méen, dans l'ancien évêché de Saint-Malo, est la plus ancienne abbaye du département.
    • Église abbatiale de Saint-Méen (XIe siècle) : marquée par l'histoire et les reconstructions, l'abbatiale de Saint-Méen est loin d'avoir livré tous ses secrets. Les reliques du moine fondateur saint Méen y sont conservées. L'église contient également des fragments de vitraux comptant parmi les plus anciens de Bretagne, du XIIIe et XIVe siècle. Plusieurs années de restauration ont dernièrement permis de mettre au jour de véritables trésors, comme un magnifique mur datant du XIe siècle et une chapelle oubliée (du XIIe siècle) : la chapelle Saint-Vincent. Classée monument historique, l'abbatiale de Saint-Méen est considérée par beaucoup comme l'une des plus belles églises de la région.

Les fondations de l'église remontent à la reconstruction du monastère de Saint-Méen, entre 1024 et 1028. Les transepts auraient été édifiés au XIIe siècle, les deux chapelles ne voyant leur forme actuelle, tout comme la nef principale, qu'au commencement du XIVe siècle. Seules la tour et la chapelle Saint-Vincent conservent donc aujourd'hui des traces de pur roman, le reste de l'abbatiale mélangeant absolument tous les styles. Les dernières et plus importantes transformations furent opérées au XIXe siècle. À la suite de l'effondrement de l'antique nef de l'église (prolongeant autrefois l'édifice), les lazaristes entreprirent d'inverser l'orientation du lieu. Ainsi que le veut la tradition, l'axe de l'église était auparavant orienté vers l'est. Aujourd'hui, il l'est vers l'ouest. L'ancien chœur des moines devint la nef actuelle et le nouveau prit place sous la tour. On déplaça enfin le porche d'entrée en perçant le chevet.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Méen-le-Grand est jumelé avec[44] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE : évolution et structure de la population de l'aire urbaine de Saint-Méen-le-Grand.
  2. Scot du Pays de Brocéliande, Projet d'Aménagement et de Développement Durable, 2010, p. 33 Voir le pdf
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Caulnes-Edf - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Méen-le-Grand et Caulnes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Caulnes-Edf - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Méen-le-Grand et Saint-Jacques-de-la-Lande », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Unité urbaine 2020 de Saint-Méen-le-Grand », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  20. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  21. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  25. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  26. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399.
  27. Dubreuil, Fêtes, p. 401.
  28. Dubreuil, Fêtes, p. 405.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Méen-le-Grand », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  30. A. Rebière, Notrs sur les généraux Vachot : François Vachot, "Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze", 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k453869s/f68.image.r=Ch%C3%A2teaubourg
  31. a et b Memorialgenweb.org - Saint-Méen-le-Grand : monument aux morts
  32. Louis Ruelleux, né en 1892 à Saint-Méen (Ille-et-Vilaine)
  33. Anne Lessard, « 14-18. 51 fusillés bretons et toujours pas de réhabilitation », sur Le Telegramme, (consulté le ).
  34. Yves Le Gras, décédé le à Chung Ban (Tonkin, province de Bac Ninh)
  35. Claude Riou, décédé le à Ha Dong (Tonkin)
  36. Roger Riou, décédé le à Nam Dinh (Viet-Nam)
  37. Liste des maires de Saint-Méen-le-Grand, sur stmeen.fr
  38. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  39. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  40. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  41. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  42. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  43. source ?
  44. Three way twinning

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Christophe Brilloit, Une population pérégrine au milieu du XVIIe siècle : les pèlerins de Saint-Méen, Annales de Bretagne, no 93, 3, p. 257–279.
  • Martine Collet, Étude économique et sociale des cantons de Saint-Méen-le-Grand et Hédé en 1921 et 1935 à partir des déclarations de succession, Rennes, 1990, 170 p., (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 862).
  • Clotilde-Y. Duvauferrier-Chapelle, Saint-Méen-le-Grand Cœur de la Bretagne historique, profonde, mystérieuse au Pays de Montfort en Brocéliance et Généalogie des princes en Bretagne préfacée par la sénateur Marcel Daunay et Yann Brekilien. Tiré à 1 259 exemplaires.
  • Mickael Gendry, L'immunité du monastère de Saint-Méen et de l'île de Malo, à l'origine de la création de l'évêché d'Alet, Dossiers du Centre de Recherche et d'Archéologie d'Alet, volume 38-2010, p. 63-86.

Liens externes[modifier | modifier le code]