La Roque-en-Provence

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La Roque-en-Provence
En hauteur l'église Sainte-Pétronille, en contrebas l'Estéron.
En hauteur l'église Sainte-Pétronille, en contrebas l'Estéron.
Blason de La Roque-en-Provence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Vence
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Joseph Valette
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06107
Démographie
Gentilé Roquerois
Population
municipale
79 hab. (2014)
Densité 3,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 18″ nord, 7° 00′ 20″ est
Altitude Min. 289 m – Max. 1 565 m
Superficie 23,98 km2
Localisation

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La Roque-en-Provence, précédemment nommée Roquestéron-Grasse, est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

vue de La Roque-en-Provence depuis le pont de France qui la relie à Roquesteron
Vue de la Roque-en-Provence (ex Roquestéron-Grasse) depuis le pont de France qui la relie à Roquestéron.

Dans les Préalpes de Grasse, la commune se situe au nord de la chaine du Cheiron et au sud de la rivière Estéron qu'elle borde et qui forme une courbe où se jette le ruisseau Riou au goulet du Peïroulet.

Communes limitrophes de La Roque-en-Provence
Sigale Roquestéron
Aiglun La Roque-en-Provence Conségudes
Gréolières Coursegoules

Toponymie[modifier | modifier le code]

Appelé à l'origine Roccasterone, la Rocca ou Rocha, la Roccha de Sterono, Roca-Staroni3 ou Rocca Steronis, le village est nommé « la Roque-en-Provence » lors du partage de 1760 ou « Roque d'Estéron » « devenue française »[1].

À la fin du XVIIIe siècle, il est fait mention dans les actes civils de la « Roque Estéron ». Le nom définitif passe en 1793 de « la Roque Stéron » à « la Roquestéron », l'article disparaissant l'année suivante, en l'an III de la République. Dénommé la Roque-Var au cours du XIXe siècle, ou à nouveau Roque d'Éstéron[1], il devient Roquestéron-Grasse en 1860.

Il n'est pas rare de lire le vocable Roquesteron désigner ce village dans son histoire, ce qui peut entraîner des confusions mais n'est pas en contradiction avec son passé : il n'y a qu'un seul village jusqu'en 1760, de plus l'actuel Roquestéron porte officiellement le nom de Roccasterone sous l'administration sarde. Par ailleurs, les deux communautés portent le même gentilé. Un texte littéraire et historique parle de la période de la division de la communauté en deux[2].

À côté des langues officielles, côté provençal comme sarde, en langue occitane parlée des deux côtés de l'Esteron, le village s'appelle "Sa Ròca" en graphie occitane, "Sa Roco" en graphie mistralienne (ou respectivement "La Ròca", "La Roco)[3].

L'étymologie est assez claire : le rocher (fortifié) de/sur l'Estéron, selon une onomastique classique à préfixe roque-, avec les dérivés rochette, roquette... L'étymologie de la rivière demeure plus obscure. Celle du Peïroulet est rattachée selon Giauffret au sens de chaudron (peiroulet en niçois[4], pairol en occitan[5]), à moins que la notion de pierre, rocailleux, n'y soit présent comme pour les communes de Peyroules ou Peyrolles.

Un décret du , paru au Journal officiel du modifie le nom officiel de la commune, qui passe de Roquestéron-Grasse à La Roque-en-Provence[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence antique[modifier | modifier le code]

Si la présence humaine est attestée dans la vallée dès le Néolithique (pierres polies à Sigale), elle l'est éventuellement dès l'Age du Bronze sur le site même du village qui a révélé des objets de ce métal[7]. Octobon y répertorie un site protohistorique, tandis de G. Bretaudeau y voit un « emplacement logique » de camp ligure avec enceinte « possible, sinon probable »[8]. Peut-être la peuplade ligure des Velauni, mentionnée sur le Trophée des Alpes, a-t-elle habité le terroir. La présence romaine est assurée, comme en témoignent un cippe[Note 1] bordant probablement la route carrossable secondaire (dite de nos jours Voie romaine, rue de Roquestéron), en rive gauche, qui reliait Vence à Castellane, un mortarium découvert à Entrevignes[8], ainsi qu'une épigraphe encore visible sur une façade du village, en bordure de la route départementale. À présent quasiment illisible, Giauffret note que l'inscription lapidaire d'un certain Titus mentionne : Parsius Capitus paternus (son père), décurion âgé de 75 ans. L'auteur cite aussi une inscription trouvée dans les contreforts du Cheiron, après Gerbières : Caius, Secondus pasternus [sic], fils de Caius du hameau de Valocie, guéri d'une grave maladie s'est acquitté de son vœu en dédiant son offrande au dieu Hêtre[9].

Un siècle avant l'auteur roquérois, Edmond Blanc fit une description plus précise des deux gravures dans la Revue archéologique[10]. Après le récit de sa découverte à Gerbières, il transcrit les lettres « peu soignées » FAGO DEO C SECVNDVS CF.PATERNVS EXPAG.STAR VIC.VEL GRAV.INF.[?] V S L M, interprétées ainsi : « Fago deo, Caius Secundus Caii filius paternus ex pago Star(oni), vico Vel(acio), gravi infirmitate liberatus, votum solvit libens merito »[Note 2]

. À proximité est gravée une dédicace à une source : BIBE MVLTOS ANNOS BIBAS. L'inscription du village est transcrite ainsi : M.CVPITI.PATERNI.DECVRIONI. A LXXV TVTVS FIL. Enfin, il décrit le cippe de la rive gauche :

« je découvris une stèle funéraire en trop mauvais état pour pouvoir être lue, mais je pus y reconnaitre les sigles du duumvir, IIV, et du centurion ɔ ; à la fin de la quatrième ligne la syllabe INI, et à la dernière, presque en entier, les mots IVI//////VERVNT, vici posuerunt. Au dessous et dans un carré se trouvait gravée, en relief, une courte épée ; au-dessus, dans un triangle, un croissant et deux objets trop frustes pour pouvoir être déterminés. Il ressort, ce me semble, clairement de tout ceci, que Roquestéron existait à l'époque romaine sous le nom de pagus Staro, et qu'il y avait une administration municipale assez complète, puisqu'on y retrouve des décurions et des duumvirs »

Enfin, plus monumental mais de datation incertaine, une pile-culée de pont (base d'aqueduc pour Giauffret) est visible dans le coude du Peïroulet, sous l'actuelle passerelle.

Au Moyen Âge, un territoire tripartite[modifier | modifier le code]

Après les siècles obscurs des invasions, le premier seigneur connu de « l'ancien castrum de la Rocca »[9], Raymond Rostaing, donne en 1025 et 1046 des terres (« du ruisseau Albas - le Blanc - et Incisius - l'Entaille - jusqu'au fleuve Estéron »[9]), des biens et l'église Saint Jean-Sainte Marie à l’abbaye de Lérins qui fonda un prieuré. Cet édifice, modeste, se tenait peut-être sur l'emplacement de la chapelle Sainte Pétronille, en haut de la colline portant le village, à moins qu'il ne s'agisse du futur prieuré de la Haute-Olive. En 1074, Laugier (Laugerie) le Roux, inféodé aux comtes de Provence, devient par mariage le seigneur de la Rocca. Les Laugier-Rostaing de Thorame-Castellane conserveront le fief jusqu'à la dédition à la Savoie. Ils érigent un castrum de la Rocha[11] au XIIe siècle, un poste de guet avec enceinte[Note 3] (cité en 1252[8]) et une chapelle, l'actuelle église Sainte Pétronille. Un autre castrum fut érigé dans le hameau de Gerbières[Note 4] (castrum de Garberii[11],[12]). Vers 1211, le village se peuple et plusieurs familles Alziari viennent d'Italie s'y installer[Note 5]. Au début du XIIIe siècle encore, l'aristocratie locale s'étant rebellée contre l'autorité du comte de Provence, celui-ci prend Gerbières, y maintient une garnison, et établit un autre castrum/hameau (« bastide de siège » pour Edmond Rossi) à la Haute-Olive, dans les montagnes au sud du village, le « castrum de Sancti Johannis de la Rocha »[11]. Un prieuré Saint Jean de Moustiers (ou de Mousteyret[12], « du monastère »[13], ou encore Moustier de Saint Honorat) y est fondé et donné là encore à Lérins. Une famille de petite noblesse, les Saint Jean, développe le lieu au cours du Moyen-Âge. À la fin du XIIIe siècle, Raymond Féraud, illustre prieur, troubadour lettré affilié à l'aristocratie locale[14], y écrit une partie de La Vida de Sant Honorat[11],[9]. Il l'introduit puis l'achève en 1300 par ces mots[15],[9] :

« Hom l'appella Raymon Feraut En la Roque tenc sa mayson Priols en la val d'Estaron E de l'Oliva pres d'acqui [...] Que l'an de Diou milet tre cen Compli lo priol son roman A l'onor de Diou et dei sants En la Roccat en sa mayson Priol en la val d'Esteron E de l'Oliva pres d'acqui »

L'archéologue médiéviste Jean-Claude Poteur présente une lecture plus hardie des sites médiévaux : selon lui, le vaste domaine de la Haute-Olive, d'origine antique, accueillait depuis le XIe siècle au plus tard un prieuré dédié à Notre Dame et Saint Jean (Moustiers de Saint Honorat). Le château, « la Rocca », des seigneurs du lieu aurait été construit à Gerbières. Ce fut le premier castrum, avant qu'ils ne se replient sous le siège du Comte de Provence (vers 1230-1240) pour construire les fortifications sises à l'église (milieu du XIIIe siècle) qu'il nomme Saint Arige, future Sainte Pétronille, et surtout y fonder un nouveau village. Le donjon/tour de guet est complété par une enceinte dans la seconde moitié du XIVe siècle, alors qu'est construit une nouvelle forteresse à Gerbières, délaissée après 1388. Il est vrai qu'un texte mentionnent « l'ancien castrum de la Rocca » et un cartulaire du XIe siècle que l'église Saint Jean (le prieuré de l'Olive ou Saint Arige/Sainte Pétronille) est située entre le castrum de la Rocca (à Gerbières donc) et celui de Cuébris. Des textes de 1351 et de 1376 mentionnent à la fois Saint Jean de la Roque et l'église Saint Erige de Roquestéron[15]. Il semble toutefois difficile d'imaginer l'absence d'occupation du site stratégique du Peïroulet entre l'époque gallo-romaine et le XIIIe siècle, d'autant qu'un texte des environs de 1232 distingue le castrum de Garberiis de celui de la Rocca, et que le site de Gerbières ne paraît pas propice à accueillir toute une communauté villageoise. Féraud, demeurant « à la Roque », semble à la fois « prieur dans la vallée de l'Estéron » et à l'Olive, ce qui peut suggérer l'union de deux prieurés « Saint Jean », de toute façon faiblement habités (jusqu'au minimum de deux religieux)[15], auxquels sera adjoint le prieuré des Ferres, en 1325[9]. À la fin du XVIe siècle, le premier registre de catholicité mentionne aussi un prieur et le nom de l'église : « Hiou, Jan Frances Arnaud, prior de la gliso parrochialo de Sant Eriei... »[16].

Jusqu’en 1388, la Rocha demeure provençale. Cette année-là, Grimaldi de Bueil se rallie aux durassiens contre la Provence angevine et dédie le comté de Nice à la Savoie. La frontière apparait sinueuse, le village fait partie d'une avancée savoyarde (jusqu'à le Mas/Aiglun) en terre provençale. Inversement, Saint Antonin et la place-forte de Cuébris voisine forment une pointe étrangère. Ainsi, la Rocca devient territoire frontalier (et plus encore en 1760) pour un demi-millénaire. Le castrum de Gerbières est abandonné lors de la dédition. Les Laugerie-Rostaing, fidèles aux angevins, sont écartés et les biens de la Rocca sont attribués à la famille de Glandevès et d'autres terres au chevalier des Ferres, avant de revenir aux Grimaldi au cours du XVe siècle[9]. La seigneurie est accordée à André Acchiardi en 1598, à Balthazar Siméon en 1672.

Extension et séparation à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du Moyen-Âge, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descend vers la rivière, la franchit et peu à peu, le faubourg rive gauche cultivé se couvre de bâtisses, certaines construites par les familles de notables Saint Jean (« borgho Sangian »[16]) et Alziari ; le fils du notaire Claude Alziari, Jean, est investi en janvier 1724 du nouveau comté de Malaussène[17]. Les Roverizzio de Pianova, ou Pianavia Roverizio, de San Remo, deviennent comtes de la Rocca Sterone en 1722 (Roverizzio di Roccasterone)[18]. Au début du XVIIIe siècle, l'église Sainte Pétronille est fortifiée, les combles surélevés pour créer un corps de garde avec meurtrières pour armes à feu.

C'est avec le traité de Turin de 1760 que l’Estéron devint la frontière entre la France et les États de la Maison de Savoie (royaume de Sardaigne). Une frontière au tracé simplifié[Note 6] mais qui sépare le village en deux : le berceau originel revient en territoire provençal (Royaume de France depuis 1481) et prend le nom de La Roque en Provence/La Roque d'Estéron. Séparé par la rivière et le « Pont de France »[19], le faubourg rive gauche acquiert une identité administrative sarde et conserve le nom de Roccasterone, le futur Roquestéron qui sera rattaché à la France en 1860 avec le toponyme de Roquesteron-Puget. Les habitants continuent de jouir de leurs biens de part et d'autre du tracé, la paroisse et ses registres, souvent en français, demeurent uniques jusqu'en 1774. La titulature Saint Arige, ainsi que des objets du culte et une cloche, ont été transférés dans la nouvelle église en construction depuis 1735, rive gauche[15],[16]. La communauté subit les remous des guerres de la Révolution : le village est occupé, voire saccagé par les troupes austro-sardes ou les milices barbets[1], des troupes républicaines sont encasernées dans l'église Sainte Pétronille durant six mois en 1792[16].

Après un pic démographique au milieu du XIXe siècle, moment où le village français accueille un « cabaretier », une tuilerie et des moulins[12], un poste des douanes royales et plusieurs orphelins de l’Hospice de Grasse[1], sa démographie chute des cinq sixièmes en un siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 An IV Jean Alziary    
An IV   Guillaume Muraire    
An VII   Jean Alziary    
An VII An XII Jean François Frédy    
An XIII 1806 Jean Niel    
1806 1813 Jean Alziary    
1813 1828 Bernard Isnard    
1828 1832 Jean André Frédy    
1832 1835 Jean Baptiste Salamite    
1835 1837 Bernard Isnard    
1837 1848 Jean André Frédy    
1848 1866 ? Honoré Foucon    
1866 ? 1876 Joseph Germain Raybaud    
1876 1878 Sylvestre Boule    
1878 1904 Désiré Raybaud    
mai 1904 1925 Marcelin Guichard    
mai 1925 1929 Paul Barrière    
mai 1929 1935 Jean-Marie Cazenove    
mai 1935 1953 Maurice Fortune Raybaud    
mai 1953 1977 Michel Barrière    
mars 1977 2008 Roger Gastaud    
mars 2008 en cours
(au 09 mai 2017)
Joseph Valette[20] SE Retraité de l'enseignement

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , La Roque-en-Provence fait partie de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de la vallée de l'Estéron, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale. Elle fait partie de la CASA (Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis).

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Roquerois[21], Roquois et anciennement, pour Baptistin Giauffret, les Rouqueirols[9].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en [23],[Note 7].

En 2014, la commune comptait 79 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
208 162 238 237 237 250 206 200 159
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
137 179 149 130 103 72 86 86 75
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
55 57 36 33 41 47 40 56 59
1990 1999 2005 2006 2010 2012 2014 - -
59 65 61 62 79 81 79 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Pétronille et l'Estéron.
  • Église Sainte-Pétronille (chapelle du XIIIe siècle) dominant le village, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1941[26]. Cette église était l'ancienne église Saint-Jean du prieuré dépendant de l'abbaye de Lérins constitué en 1028 et 1046 dans la vallée. Après le traité de Turin, l'église a été rehaussée à partir de l'ancien cordon qui fait le tour de l'édifice pour construire un chemin de ronde permettant de surveiller la frontière[27].
  • Mur d'enceinte du castrum très altéré, en partie visible et restauré ; tour supérieure de guet non accessible.
  • Pont de France.
  • Chapelle de l'Olive.
  • Chapelle Saint-Laurent près de Gerbieres[Note 4].
  • Projet de parc départemental de l'Estéron sur Roquestéron et Roquestéron-Grasse.
  • Épigraphe en latin intégré dans une façade, face à la fontaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Roquestéron-Grasse
Blason de Roquestéron-Grasse Blason D’azur à la montagne de cinq coupeaux d’argent mouvant de la pointe.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 209, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Très altérée, elle ne présente plus qu'un glaive et un croissant de Lune. Elle est ainsi similaire à la stèle de Lucius Abricius Viato, conservée au Musée archéologique de Cimiez (voir aussi celle de Titus Annius Firmus). Il est donc possible que des terres du pagus Staroni aient été accordées à des auxiliaires vétérans de la cohorte des Gétules (peuplade africaine). Jean-Pierre Cassely, dans Côte d'Azur insolite et secrète, ed. JonGlez, mentionne de façon peu précise que la stèle porte, en sus, les sigles d'un centurion et d'un décurion.
  2. L'auteur ajoute : « Au dieu Hêtre, Caius Secundus Paternus fils de Caius, du hameau de Velacie ou Velostino au canton de Staron, guéri d'une grave maladie, s'est acquitté selon son vœu. Cette curieuse inscription, contient, comme on le voit, deux noms géographiques, ce qui en fait une des plus précieuses de ce recueil. Je traduis star par staro dans lequel je vois Roque-Esteron et Vel par Velacie ou Velostine, qui sont deux localités, ou mieux, deux quartiers des environs de Roque-Esteron. On verra, par l'inscription qui va suivre, que cette ville a été habitée par les Romains. Cette inscription, dont l'importance n'échappera à personne, nous apprend que c'était un pagus ou bourg qui commandait à un certain nombre de rici, qui étaient des villages et des hameaux ; cela ne peut mieux se comparer qu'aux chefs-lieux de cantons de nos jours. [...] BIBE MVLTOS ANNOS BIBAS Bois, et puisses-tu boire de longues années. Cette curieuse inscription est gravée sur un mur de rochers, à côté de la précédente, au-dessus de la petite source qui sort de là. Cette inscription complète celle du Cheiron qui nous avait appris que la Roque-Esteron existait, comme ville, du temps des Romains ; elle nous apprend qu'il y avait un ordre de décurions, c'est-à-dire que la ville possédait une organisation municipale complète. [...] Cette pierre [le cippe], malheureusement hors d'état d'être lue complètement, est encore une preuve de l'importance de la Roque-Esteron sous les Romains. On y voit le sigle du duumvir à la quatrième ligne, et l'on peut lire à la dernière vivi posuerunt. C'est donc un monument funéraire élevé probablement à un soldat, un centurion peut-être (car il me semble reconnaître le sigle du centurion à la fin de la deuxième ligne), par quelques-uns de ses parents. Je ne me hasarderai pas dans une lecture plus complète qui nécessairement ne serait qu'hypothétique ». Aucun des deux auteurs ne mentionnent comment ils transcrivent le VEL en Valocie, « Velacie ou Velostine », qui n'évoquent aucun toponyme sur les cartes régionales actuelles de l'IGN (Pays du Cheiron, Val d'Estéron), en dehors du Végay proche. Velaci semble aussi être un patronyme indigène (L'occupation militaire de Cemenelum, p.170). Par ailleurs, ce préfixe fait écho à la peuplade celto-ligure habitant probablement la vallée à l'Âge du Fer final.
  3. Les fortifications, de même que la vocation militaire du village, paraissent toutefois relativement légères (bien qu'à double parement et mortier), moindres que celles des villages voisins, tels Sigale, Cuébris, Pierrefeu, Ascros, Gilette. Certains (Octobon, Brétaudeau, 1996) on pu parler de castellaras, murailles davantage destinées à protéger des prédateurs, voire des petites bandes de pilleurs, en plus de fournir un point de guet. Autour de l'église fut aménagé, après 1760 ou peut-être avant, un chemin de ronde (l'actuel ancien cimetière) destiné à surveiller le stratégique passage du Peiroulet, le plus aisé et un des seuls reliant la haute et la basse vallée. Au XVIIe siècle existait encore un capitaine de place commandant le « fort » de Roquestéron.
  4. a et b Le castrum de Garberii est cité uniquement pour la première moitié du XIIIe siècle. La chapelle Saint-Laurent de ce village fantôme en fût l'église paroissiale, peut-être dès le XVIe siècle (ecclesia de Garberiis). Il ne demeure que des vestiges du modeste château féodal reconstruit aux XIIIe et XIVe siècles. Le site est abandonné après la dédition, et ne sera réoccupé qu'au XVIIIe siècle (bastide de Gerbières).
  5. Alziari ou Alziary, Elzeari ou Elzear/Alziar ailleurs dans les Alpes-Maritimes, le nom proviendrait de l'hébreu 'El'azar, Dieu à aidé, et pourrait être originaire d'Afrique du Nord, éventuellement issu de familles israélites converties ; Eugène Tisserand raconte dans Histoire et géographie des Alpes-Maritimes qu'en 1211, des Alziari de Bologne durent s'expatrier devant la faction des Pepoli (pourtant influente plus tardivement), douze frères arrivant à Roquestéron. Leurs ancêtres auraient débarqués à Ravenne au IIe siècle (Simone Cateland-Masséna, op. cit.) ; la légende relayée par le site officiel de Roquestéron les fait provenir d'Inde.
  6. Le découpage antérieur a semble-t-il favorisé la contrebande, largement pratiquée par les rouqueirols, selon Giauffret. L'épisode du plus célèbre des contrebandiers, Louis Mandrin, recherché par les fonctionnaires royaux qui passèrent discrètement la frontière, entre-autres à Roquestéron, a peut-être favorisé sa simplification (A.Ruggiero, la population du comté de Nice de 1693 à 1939, lire en ligne).
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Actes civils des Archives départementales », sur http://www.basesdocumentaires-cg06.fr
  2. http://www.reclams.org/fr/la-revue/18-nd-830-831-2014/284-so-cuent-de-sauta-riu-un-eroi-talhat
  3. http://ccocpaisnissart.free.fr/AlpesMaritimes.htm
  4. Jan Blaquièra, Dictionnaire français-niçois, Campanile (ISBN 2-912366-29-1)
  5. « étymologies occitanes »
  6. Décret n° 2015-1487 du 16 novembre 2015 portant changement du nom de communes
  7. Michel Bourrier, Gilette, les oliviers de la République, éditions Serre, (ISBN 2-86410-086-X)
  8. a, b et c Georges Bretaudeau, Les enceintes des Alpes Maritimes, Nice, Institut de préhistoire et d'archéologie Alpes Méditerranée, (ISBN 978-2950837318)
  9. a, b, c, d, e, f, g et h Baptistin Giauffret, Roquestéron, entre France et Savoie, Serre, (ISBN 2-86410-059-2)
  10. Edmond Blanc, « Remarques sur quelques textes gallo-romains des Alpes-Maritimes qui portent des noms géographiques », Revue archéologique, Presse universitaire de France,‎ (lire en ligne)
  11. a, b, c et d Edmond Rossi, Les Châteaux du Moyen-Age des Alpes-Maritimes, PRNG, (ISBN 978-2824005553), p. 234
  12. a, b et c Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, Annuaire des Alpes-Maritimes, Nice, (lire en ligne), p.90
  13. « Moustier - étymologie », sur Wiktionnaire
  14. Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, Nice, V.-E. Gauthier, (lire en ligne)
  15. a, b, c et d Jean Claude Poteur, « Etude de la commune de Roquestéron-Grasse », Recherches régionales,‎ (lire en ligne)
  16. a, b, c et d Simone Cateland-Masséna, Roquestéron - son église Saint-Arige, sa chapelle rurale, ses oratoires, Nice, éditions Serre, , 63 p. p. (ISBN 978-2864105398)
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