La Roque-en-Provence

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La Roque-en-Provence
En hauteur l'église Sainte-Pétronille, en contrebas l'Estéron.
En hauteur l'église Sainte-Pétronille, en contrebas l'Estéron.
Blason de La Roque-en-Provence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Vence
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Joseph Valette
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06107
Démographie
Gentilé Roquerois
Population
municipale
81 hab. (2012)
Densité 3,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 18″ Nord, 7° 00′ 20″ Est
Altitude Min. 289 m – Max. 1 565 m
Superficie 23,98 km2
Localisation

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La Roque-en-Provence

La Roque-en-Provence, précédemment nommée Roquestéron-Grasse, est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

vue de La Roque-en-Provence depuis le pont de France qui la relie à Roquesteron
Vue de la Roque-en-Provence (ex Roquestéron-Grasse) depuis le pont de France qui la relie à Roquestéron.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un décret le , paru au journal officiel du modifie le nom officiel de la commune, qui passe de Roquestéron-Grasse à La Roque-en-Provence[1].

Avant Roquestéron-Grasse (1860), le village était dénommé la Roque-Var (XIXème siècle), la Roque-en-Provence lors du partage de 1760, et auparavant Roccasterone, la Rocca ou Rocha, la Roccha de Sterono, Roca-Staroni3, Rocca Steronis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a 2000 ans déjà, la tribu ligure des "Velauni" occupait le terroir. Puis vinrent les Romains comme en témoignent un épigraphe et un cippe[Note 1], ce dernier bordant probablement la route carrossable (dite Voie romaine), en rive gauche, qui reliait Vence à Castellane.

Après les siècles obscurs des invasions, le premier seigneur connu de la Rocca, Raymond Rostaing, donna en 1025 et 1046 des terres et des biens à l’abbaye de Lérins qui fonda un prieuré. Sa famille y érige un castrum de la Rocha[2] au XIIème siècle, sans doute un poste de guet avec enceinte et une église fortifiée, l'actuelle église Sainte Pétronille. Un autre castrum aurait été érigé dans le hameau de Gerbières[Note 2] (castrum Garberii[2]). Vers 1300, Raymond Féraud, illustre prieur, noble et lettré, y écrivit (au modeste monastère Saint Jean de Moustiers à la Haute Olive[2]) une partie de La Vida de Sant Honorat.

Jusqu’en 1388, la Rocha est provençale. De 1388 à 1760, excepté quelques parenthèses françaises, elle fait partie du duché de Savoie, puis du royaume de Piémont-Sardaigne. Le village fortifié voisin de Cuébris demeure provençal. Ainsi, durant presque un demi-millénaire, la Rocca est une terre frontalière.

Au cours des siècles, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descendit vers la rivière, la franchit et peu à peu, le faubourg rive gauche cultivé se couvre de bâtisses.

C'est avec le traité de Turin de 1760 que l’Estéron devint la frontière entre la France et les États de la Maison de Savoie (royaume de Sardaigne). Le village originel revient en territoire provençal (Royaume de France) et prend le nom de Roque-en-Provence. Séparé par la rivière et le "Pont de France", Le faubourg rive gauche acquiert une identité administrative sarde et conserve le nom de Roccasterone, le futur Roquestéron qui sera rattaché à la France en 1860.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Roger Gastaud    
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Joseph Valette[3] SE Retraité de l'enseignement

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , La Roque-en-Provence fait partie de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de la vallée de l'Estéron, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.Elle fait partie de la CASA (Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Roquerois[4], Roquois et anciennement, pour Baptistin Giauffret, les Rouqueirols[5].

En 2012, la commune comptait 81 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
106 85 99 129 208 162 238 237 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
250 206 200 159 137 179 149 130 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
72 86 86 75 55 57 36 33 41
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
47 40 56 59 59 65 61 62 79
2012 - - - - - - - -
81 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Pétronille et l'Estéron.
  • Église Sainte-Pétronille (chapelle du XIIIe siècle) dominant le village, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1941[8]. Cette église était l'ancienne église Saint-Jean du prieuré dépendant de l'abbaye de Lérins constitué en 1028 et 1046 das la vallée. Après le traité de Turin, l'église a été rehaussée à partir de l'ancien cordon qui fait le tour de l'édifice pour construire un chemin de ronde permettant de surveiller la frontière[9].
  • Mur d'enceinte du castrum très altéré, en partie visible et restauré ; tour supérieure de guet non accessible.
  • Pont de France
  • Chapelle de l'Olive
  • Chapelle Saint-Laurent près de Gerbieres[Note 2]
  • Projet de parc départemental de l'Estéron sur Roquestéron et Roquestéron-Grasse.
  • Epigraphe en latin intégré dans une façade, face à la fontaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Roquestéron-Grasse
Blason de Roquestéron-Grasse Blason D’azur à la montagne de cinq coupeaux d’argent mouvant de la pointe.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 209, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Très altérée, elle ne présente plus qu'un glaive et un croissant de Lune. Elle est ainsi similaire à la stèle de Lucius Abricius Viato, conservée au Musée archéologique de Cimiez. Il est donc possible que des terres du pagus Staroni aient été accordées à des auxiliaires vétérans de la cohorte des Gétules (peuplade africaine). Jean-Pierre Cassely, dans Côte d'Azur insolite et secrète, ed. JonGlez, mentionne de façon peu précise que la stèle porte, en sus, les sigles d'un centurion et d'un décurion.
  2. a et b Le hameau de Gerbières (castrum de Garberii) est cité uniquement pour la première moitié du XIIIème siècle. La chapelle Saint-Laurent de ce village fantôme en fût l'église paroissiale jusqu'au XVIème siècle. Il ne demeure que des vestiges du modeste château féodal des XIIIème et XIVème siècles. Selon Jean-Claude Poteur, archéologue-médiéviste, il fut le premier castrum des seigneurs de la Rocha, avant qu'ils ne se replient sous le siège du Comte de Provence (vers 1200) pour construire les fortifications sises à l'église Saint Jean-Sainte Marie, future Sainte Pétronille.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n° 2015-1487 du 16 novembre 2015 portant changement du nom de communes
  2. a, b et c Edmond Rossi, Les Châteaux du Moyen-Age des Alpes-Maritimes, PRNG, (ISBN 978-2824005553), p. 234
  3. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  4. Ministère de l'Intérieur, « La commune de Roquestéron-Grasse rebaptisée La Roque-en-Provence / Les services de l'État en images / Information de l'Etat / Accueil - Les services de l'État dans les Alpes-Maritimes », sur www.alpes-maritimes.gouv.fr (consulté le 2 novembre 2016)
  5. Baptistin Giauffret, Roquestéron, entre France et Savoie, Serre, (ISBN 2-86410-059-2)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  8. « Église Sainte-Pétronille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Philippe de Beauchamp, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, p. 118, Édisud, Aix-en-Provence, 1993 (ISBN 2-85744-485-0)