Le Mas

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Le Mas
Le Mas
La mairie.
Blason de Le Mas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Grasse-1
Intercommunalité Pays de Grasse
Maire
Mandat
Fabrice Lachenmaier
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06081
Démographie
Gentilé Massois
Population
municipale
158 hab. (2015 en diminution de 6,51 % par rapport à 2010)
Densité 4,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 38″ nord, 6° 51′ 33″ est
Altitude Min. 440 m
Max. 1 689 m
Superficie 32,15 km2
Localisation

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Le Mas est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Massois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 8 km de Aiglun et 19 km de Roquestéron. Membre des communes du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur, il se trouve dans la Vallée de l'Estéron.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

D'une surface de 3 215 hectares, la commune comporte 2 400 hectares, et comporte plusieurs hameaux : les Sausses[1], de La Faye, de la Clue, les Tardons[2], du Clot, de Sarrodier et du Collet.

Une des spécificités du territoire du Mas est d’être une vallée enclavée entre deux chaînes montagneuses, plus précisément entre les deux les plus importantes du haut-pays grassois : les montagnes de Bleine et le Cheiron (dite aussi montagne de Thorenc) au sud et la montagne du Charamel[3] au nord[4].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située en zone de sismicité moyenne[5].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[6],[7]:

  • rivière l'Estéron ;
  • rivière la Gironde ;
  • vallons de l'arsiagne, de la combe de la serre, de valourouot, fontanier, de la combe croux, de pigros, de la chaume, de la roche clave.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[8],[9].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Village desservi par la route départementale 17 depuis Roquestéron, puis par la départementale 10[10].

Boucle d’Azur N°2 : La route des clues[11].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le Le réseau Lignes d'Azur[12],[13],[14].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une carte communale validée par arrêté préfectoral du 16 Novembre 2010[15],[16].

La commune est intégrée dans le Périmètre du Schéma de cohérence territoriale (SCoT’Ouest acté par Arrêté préfectoral le 23 mai 2007[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Isnard, de la Maison de Grasse, commandeur de Saint-Jean-de-Jérusalem[18], prieur de Capoue, Grand sénéchal de Provence, a reçu de la reine Jeanne, en récompense de ses services, les terres du Mas et d'Aiglun, le 7 juillet 1348. Il a fait donation de la terre d'Aiglun à son cousin Pons des Ferres, le 18 mai 1349. Le fief du Mas est revenu à Bertrand II de Grasse. La famille de Grasse perdit la seigneurie du Mas au moment de la dédition de Nice[19] car elle est restée fidèle aux comtes de Provence[20].

En 1713, le traité d'Utrecht prévoit que l’Ubaye et ses dépendances, relevant auparavant du royaume de Piémont-Sardaigne, soit échangé contre les places françaises du Val de Suse, afin que la frontière suive la ligne de partage des eaux. Mais les imbrications de territoires héritées de l’histoire subsistent : ainsi, Entraunes et Saint-Martin-d'Entraunes dépendaient de Barcelonnette, mais se situent dans la vallée du Var, donc du côté Piémontais, en amont de Guillaumes qui lui était déjà français. Le royaume de France et celui du Piémont les revendiquèrent. Par ailleurs, la vallée de l’Estéron, en rive droite du Var, était piémontaise, créant ainsi une langue de territoire s’avançant dans la Provence française. Dans le Haut-Var, c’est finalement la règle de la ligne de partage des eaux qui prévaut. Pour apporter une compensation à la France, et réduire l’irrégularité de la frontière, la communauté du Mas est cédée à la France en 1718[21],[22],[23].

Le samedi 27 Mai 1944 un quadrimoteur B-24 Liberator de l'USAF[24] s'écrasait sur les hauteurs du col de Bleine, pic de l'aigle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mas (Le) Blason D’azur à la maison d’argent posé sur un tertre de sinople, au chef cousu part au 1) de gueules chargé d’une croix d’argent et au 2) aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or 2 et 1[25].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2007 Marcel Rebuffel   mort en fonctions
2006 mars 2008 Frédéric Castellano DVD  
mars 2008[26] en cours Fabrice Lachenmaier PRG[27] Cadre

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[28] :

  • total des produits de fonctionnement : 300 000 , soit 1 850  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 205 000 , soit 1 264  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 275 000 , soit 1 698  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 268 000 , soit 1 657  par habitant ;
  • endettement : 2 000 , soit 9  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 6,04 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 4,91 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 21,79 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 948 [29].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].

En 2015, la commune comptait 158 habitants[Note 1], en diminution de 6,51 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
467446436460568496503512501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430403405387362338344331298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2572021651308767515546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
414625120108136130169158
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Mas comptait trois écoles au village[34], aux Sausses et aux Tardons. La mairie-école[35].

Établissements d'enseignements actuels[36] :

  • écoles maternelles à Andon, Gréolières ;
  • écoles primaires à Briançonnet, Gréolières ;
  • collège à Puget-Théniers, Saint-Vallier-de-Thiey ;
  • lycée à Vence.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[37] :

  • Médecins à Puget-Théniers, Entrevaux,
  • Hôpitaux à Puget-Théniers, Cabris, Grasse,
  • Pharmacies à Entrevaux, Saint-Vallier-de-Thiey.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les moines de l’Abbaye de Lérins s'étaient implantés sur une crête de la montagne Charamel, faisant l’élevage de moutons[39]. Le Mas, détaché du Comté de Nice, revient à la France en 1718 par le Traité de Paris. Ses principales activités économiques étaient l’élevage d’ovins, la production maraîchère et l’exploitation forestière. Cette industrie du bois traversera les siècles pour s’éteindre vers 1960[40].

À l'exception de deux petites exploitations de Culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules[41], la vallée de St Auban, zone de trois communes originellement (Aiglun, Le Mas et Saint Auban) a vu son nombre d’exploitations divisé par trois de 1955 à 2000. En 2000, les communautés du Mas et d’Aiglun (à l’est de Saint Auban) ne comptaient plus aucun agriculteur et formaient un espace entièrement recolonisé par la forêt[42],[43].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Commerces et services de proximité dans les villages environnants[48].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

Patrimoine civil :

  • vestiges du château féodal du XIe siècle ;
  • petit château classique[58] ;
  • moulin au sud du village ;
  • la pierre rousse de Pimpinier[59].

Patrimoine environnemental :

  • Un patrimoine environnemental préservé et une diversité de faune et flore[60].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le hameau des Sausses
  2. Le hameau des Tardons
  3. Le Masse-Charamel, Légendes | Plus de détails (PDF) Profil altimétrique
  4. Le Mas, une vallée entre deux montagnes
  5. Zonage administratif (ancien nouveau)
  6. L'eau dans la commune
  7. Les pieds dans l’eau
  8. Table climatique
  9. Météo agricole
  10. Comment venir au Mas ?
  11. La route des clues
  12. La Région a rassemblé ses réseaux de transports sous une bannière unique : ZOU !, qui s’étend à l’ensemble du territoire
  13. Les cars Lignes d'Azur
  14. Carte 06 du réseau Lignes d'Azur
  15. L'urbanisme sur la commune
  16. carte communale
  17. Périmètre du SCoT’Ouest
  18. Les Hospitaliers au Mas
  19. Des histoires de frontières...
  20. Vidéo découverte
  21. Lettres patentes du Roy sur arrest
  22. Denis Andreis, « 1713-1718 : la haute vallée du Var au cœur d’un litige international », Au cœur des Alpes : Utrecht, colloque organisé par le musée de Colmars, l’écomusée de la Roudoule, l’association Sabença de la Valeia, 14-16 septembre 2012. Actes à paraître en 2013
  23. Histoire et le patrimoine de la commune du Mas
  24. Le 27 Mai 1992 Une stèle a été inaugurée le 27 mai 1992 sur les lieux du crash B24
  25. Les Monts d'azur : Le Mas, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  26. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  27. Radical n°591
  28. Les comptes de la commune
  29. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  30. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  34. Quand les petits Massois s’en allaient à l’école
  35. La mairie-école
  36. Établissements d'enseignements
  37. Professionnels et établissements de santé
  38. Paroisse Notre-Dame de Miséricorde, p.150
  39. Le Mas au Moyen-Âge
  40. Le Mas, Les temps modernes et contemporains
  41. Les activités agricoles
  42. Analyse diagnostic de l’agriculture des Préalpes d’Azur Canton de Saint-Auban, Alpes-Maritimes, par Anne Le Nail et Clara Gasser : 2. La vallée de St Auban, p.16
  43. Les territoires agricoles : Le Mas
  44. Auberge le Charamel
  45. Gîtes ruraux
  46. Gîtes ruraux
  47. Le Gîte Bistrot
  48. Commerces et services de proximité
  49. « Église », notice no PA00080759, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Église Notre-Dame
  51. Église à Le Mas sur Monumentum
  52. La chapelle Saint-Arnoux
  53. La chapelle des pénitents blancs
  54. La chapelle Saint-Sauveur
  55. La croix du jubilé
  56. Plaque commémorative
  57. Plaque faisant office de monument aux Morts
  58. Le château seigneurial
  59. La pierre rousse de Pimpinier
  60. Un patrimoine environnemental exceptionnel
  61. Document de synthèse
  62. Au pied du mur, Éditions Eyrolles, Centre européen de formation P.A.R.T.I.R. (Patrimoine Architectural et Rural - Techniques d'Identification et de Restauration)
  63. Centre européen de Formation PARTIR - École d'architecture de Paris la Villette.  Les stages proposés par le Centre Européen de Formation P.A.R.T.I.R, dans le cadre de ses antennes régionales sont destinée prioritairement aux étudiants de 4e et 5e années des écoles d'architecture françaises et européennes et aux jeunes diplômés.