Penne-d'Agenais

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Penne-d’Agenais
Une rue de la cité médiévale.
Une rue de la cité médiévale.
Blason de Penne-d’Agenais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le pays de Serres
Intercommunalité CC Fumel Vallée du Lot
Maire
Mandat
Arnaud Devilliers
2014-2020
Code postal 47140
Code commune 47203
Démographie
Gentilé Pennois
Population
municipale
2 342 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 23″ nord, 0° 49′ 11″ est
Altitude 210 m (min. : 52 m) (max. : 231 m)
Superficie 46,71 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Penne-d’Agenais.

Penne-d’Agenais est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Les habitants de Penne-d’Agenais sont appelés les Pennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur un éperon rocheux (le terme celte penn signifie crête de montagne), la cité médiévale domine la vallée du Lot de 120 m, à son pied, le Port de Penne au confluent du Lot et du Boudouyssou et de la Tancanne en face de Saint-Sylvestre-sur-Lot.

Accès par la SNCF Gare de Penne (Lot-et-Garonne).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Penne-d'Agenais
Saint-Sylvestre-sur-Lot Trentels
Trémons
Villeneuve-sur-Lot Penne-d'Agenais Dausse
Hautefage-la-Tour Auradou
Massoulès
Valeilles
(Tarn-et-Garonne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Penn est un mot celte qui signifie crête ou éperon, le plateau ayant été vraisemblablement occupé par les Gaulois[1]..

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreuses fouilles réalisées dans le village et aux alentours ont mis au jour les vestiges d’une occupation gallo-romaine.

Richard Cœur de Lion fait fortifier le château de Penne, qui devient une puissante place défensive, une « clé du duché de Guyenne » selon certains textes du Moyen Âge.

Le Midi de la France connaît au début du XIIIe siècle un fort développement du mouvement religieux cathare. La volonté du pouvoir royal français d'étendre sa domination sur le Midi, jointe au souci de défendre le Christianisme, entraîne la région tout entière dans une guerre religieuse qui se double d'une guerre de conquête dont le pouvoir "franc" sortira vainqueur : de nombreux biens et châteaux seront confisqués et les Cathares, totalement anéantis, ne seront plus qu'un sujet de controverses historiques. Durant la guerre albigeoise, le comte de Toulouse avait confié à Hugue d’Alfaro la lourde tâche de repousser les Croisés hors de la place forte de Penne. Mais, au début du mois d’août 1212, après cinquante jours de siège, Penne capitula.

Au lendemain de la guerre albigeoise, Penne connut un fort repeuplement. Son importance lui permit alors de réclamer l’établissement d’une administration municipale et d’une charte des coutumes. Il semble que cette dernière fut établie en premier lieu dès 1243 avant d’être remaniée et étoffée en 1270. À la fin de la guerre de Cent Ans, le roi Charles VIII accorda aux habitants le renouvellement de leur charte disparue dans l’incendie qui avait ravagé la ville en 1373.

En 1154, l’accession au trône d’Henri Plantagenet, second époux d’Aliénor d’Aquitaine, fit passer toute la province sous domination anglaise. Pendant toute la guerre de Cent Ans, Penne sera tantôt française, tantôt anglaise. En 1373, les Anglais incendièrent la ville avant de l’abandonner à Duguesclin qui l’assiégeait depuis trois mois.

Érigée en place protestante au milieu du XVIe siècle, Penne fut le théâtre d’affrontements entre catholiques et huguenots. Le plus sanglant eut lieu en 1562. Après 99 jours de siège, le chef de l’armée catholique (Blaise de Montluc) s’empara de la place occupée par les protestants. Une partie des défenseurs furent égorgés et jetés dans les puits du château.

C’est au XVIe et XVIIe siècle que la peste sévit dans la région de Penne. En 1653, afin d’obtenir l’enrayement de l’épidémie, les habitants de Penne s’engagèrent à reconstruire l’église de Notre-Dame de Peyragude et à s’y rendre en procession le 15 août de chaque année.

À Penne, la Révolution permet une évolution économique et sociale tout à la faveur du peuple et de la bourgeoisie.

Avant 1806, Penne absorbe pas moins de treize communes éphémères : Allemans, Ladignac, Laval, Magnac, Mondoulens, Port-de-Penne, Sainte-Foy, Saint-Léger, Saint-Marcel, Saint-Martin, Saint-Sylvestre-sur-Lot, Tremons et Trentels[2]. En 1839, l'ancienne commune de Trentels reprend son indépendance et élargit son territoire en récupérant ceux de Ladignac et Laval[2]. En 1852, Saint-Sylvestre-sur-Lot redevient à son tour indépendante[2].

À l’aube du XIXe siècle, la commune de Penne compte environ 4 000 habitants. Ce n'est qu'en 1919 que la commune prend le nom de Penne-d'Agenais[2].

À la fin des années 1970, après un siècle d'exode rural et de vieillissement, Penne-d’Agenais semblait vouée au dépeuplement voire à une mort lente. Une opération de sauvetage est lancée en 1979 sous la conduite d'un petit groupe de passionnés : le maire, Marcel Garrouste, historien de formation ; un architecte-urbaniste, Bernard Kaleski, soucieux d'intégrer l'art contemporain à l'environnement traditionnel[3] ; un entrepreneur du bâtiment qui se voue au patrimoine local ; et l'architecte des bâtiments de France du département. Ils obtiennent un soutien d'EDF, qui fait de cette commune une expérience pilote d'enterrement des câbles électriques, et créent avec des habitants une association de sauvegarde. Les maisons du bourg, nettoyées des couches de ciment gris qui les voilaient depuis un demi-siècle, révèlent des éléments architecturaux typiques de la construction médiévale et Renaissance du Sud-Ouest : arcades sarrazines, mélange harmonieux de briques plates et de calcaire, etc. Progressivement restauré, dans les années 1980 Penne-d’Agenais reprend une nouvelle vie et, sans perdre la population qui lui restait, séduit et attire des artistes, des artisans, des restaurateurs, des amateurs de patrimoine et de mode de vie convivial, qui parfois y élisent domicile et y créent des activités[4]. Le village vivra ensuite sur cet acquis, sans continuer à nourrir la dynamique de mise en valeur du patrimoine[5], mais reste attractif pour un tourisme de festivaliers et de visiteurs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Penne-d'Agenais Blason D'azur aux trois coquilles rangées en pointe, surmontées à dextre de deux clefs passées en sautoir et à senestre d'un château de trois tours, le tout d'or[6].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1867 1870 Louis de Neymet    
juin 1995 mars 2008 Patrick Fabre PRG  
mars 2008 en cours Arnaud Devilliers    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 342 habitants, en diminution de -3,66 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 164 5 054 6 239 6 172 6 005 6 125 4 605 4 555 4 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 986 3 008 2 838 2 732 2 520 2 655 2 631 2 517 2 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 532 2 547 2 413 2 065 2 038 1 971 2 014 2 088 2 030
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 001 2 099 1 957 2 167 2 394 2 330 2 415 2 372 2 342
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • Le recensement de 1826, qui ne serait qu’une réactualisation de celui de 1821, n’a pas été retenu.
  • Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l’année 1872.
  • Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n’a donné lieu à aucune publication officielle.

Le maximum démographique a été atteint en 1793 avec 7 164 habitants. Le minimum fut atteint en 1975 avec 1 957 habitants. En 2006, la population était de 2 415 habitants.[réf. souhaitée]

Économie[modifier | modifier le code]

Principales activités économiques : pruneaux, tourisme, artisanat d’art, commerces de proximité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

  • Gendarmerie
  • Bureaux de poste
  • Perception du tresor public
  • Gare S.N.C.F. de Penne d'Agenais (ligne TER Perigueux-Agen)
  • Déchetterie
  • Bibliothèque municipale
  • Office du tourisme
  • Hôpital Local

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Halte-garderie munipale
  • École maternelle du port
  • École primaire jean Moulin
  • Collège Damira Asperti

Culture[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Aviron
  • Badminton
  • Basket
  • Chasse
  • Club nautique
  • Football
  • Judo, Karaté
  • Musculation
  • Parapente

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Delamarre , Dictionnaire de la langue gauloise, Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Errance, coll. « Hespérides », (ISBN 2-877-72237-6)
  2. a, b, c, d et e Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. http://amenagement-et-territoires.blogspot.fr/2012_05_01_archive.html.
  4. Bernard Kaleski et Erwan Poënces, Urbanisme et volupté - La France pavillonnaire enchaînée, Apogée, 2012, p. 32-41, 112-115.
  5. http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/lot-et-garonne/agen/penne-agenais-polemiques-autour-eglise-noaillac-1223171.html.
  6. Armorial de France
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .