Trentels

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Trentels
Trentels
Mairie de Trentels
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Intercommunalité Communauté de communes Fumel Vallée du Lot
Maire
Mandat
Lionel Paillas
2020-2026
Code postal 47140
Code commune 47315
Démographie
Gentilé Trentellois
Trentelloises
Population
municipale
872 hab. (2017 en augmentation de 6,73 % par rapport à 2012)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 11″ nord, 0° 51′ 49″ est
Altitude 78 m
Min. 52 m
Max. 222 m
Superficie 19,47 km2
Élections
Départementales Canton du Fumélois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Trentels

Trentels est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à mi-chemin entre Fumel (12 km) et Villeneuve-sur-Lot (15 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Trentels[1]
Saint-Aubin Monségur Condezaygues,
Saint-Vite
Villeneuve-sur-Lot Trentels Saint-Georges
Saint-Sylvestre-sur-Lot Penne-d'Agenais Trémons

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le village, deux hameaux font partie de la commune : Ladignac et Lustrac.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Elle est située sur la rive droite du Lot qui constitue une région alluvionaire datant du quaternaire[2]. Le substrat est calcaire ou formé de molasses.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lot traverse la commune.

Les ruisseaux de la commune affluents du Lot sont, d'amont en aval, le Fon Goudal, la Tourte et La Carral qui sert de limite avec Saint-Sylvestre-sur-Lot.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est du type océanique aquitain : doux et humide avec une tendance méditerranéenne l'été. Les données ci-dessous proviennent de la station météorologiques la plus proche à Gourdon (Lot), située à 60km.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2 4 6 10 12 14 14 11 9 5 2 7,6
Température moyenne (°C) 5,5 6,5 9 11,5 15,5 18,5 20,5 20,5 17,5 14 8,5 5,5 12,8
Température maximale moyenne (°C) 9 11 14 17 21 25 27 27 24 19 12 9 17,9
Précipitations (mm) 68 68 63 78 93 81 60 67 76 82 72 75 883
Source : La Chaine Météo


Toponymie[modifier | modifier le code]

À la différence de Ladignac on ne connaît pas l'origine du nom de Trentels. Comme beaucoup d'autres villes ou villages son orthographe a varié au cours du temps. Ainsi :

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu[7][modifier | modifier le code]

La région est occupée dès le paléolithique comme en témoigne la grotte ornée de Cassegros.

Les Nitiobroges peuplent la région agenaise au IIIe siècle avant notre ère. Il subsiste de cette occupation un oppidum au sommet de la colline de Cassegros. Ils sont défaits en 56 av. J.-C. par les légions romaines. Au début du premier millénaire les romains installent des villas à Trentels, Ladignac et Paillé. Il n'en subsiste que quelques tegulae et le nom de Ladignac qui signifie villa de Latinus (ou Latinius).

La période troublée qui va jusqu'à la fin du XIIIe siècle ne laisse pas de trace. Il est certain que les populations locales on souffert durant cette période par les évènements intéressant la vallée du Lot. D'abord avec les invasions des Wisigoths au Ve siècle puis celles des Normands en 866. Au début du XIIe siècle le catharisme qui a prospéré dans la région est éradiqué par Simon de Monfort entre 1212 et 1214 avec la prise de Penne-d'Agenais puis la remontée vers Cahors. À cette époque les troupes « vivent sur le pays ». Les populations sont encore affectées par la Guerre de Cent Ans qui, dans la région, commence en 1324 avec la destruction de la bastide de Saint-Sardos.

C'est à cette époque que l'on note la création du moulin fortifié (1296) puis du château de Lustrac par Foulques de Lustrac. Un bac est créé vraisemblablement à la même époque. Naudonnet de Lustrac, descendant de Foulques s'illustre durant la Guerre de Cent Ans, en particulier dans la défense de son château.

Si l'on ajoute à cette guerre l'épidémie de peste noire en 1348, la fin du XIVe siècle voit une région ayant perdu les trois quarts de ses habitants en un siècle. Les seigneurs locaux ont recours à une immigration venant de l'Agenais et du Poitou.

La commune ne sera pas davantage épargnée par les guerres de religion à la fin du XVIe siècle, Ladignac étant un fief réformé, cette religion s'étant développée sous l'impulsion de Marguerite de Lustrac.

La Révolution française n'entraîne que des troubles mineurs et l'exil ou l'emprisonnement temporaire des nobles possédant les seigneuries de Lustrac, Trentels, Laval et des Ondes. Cette période verra la création de la première école communale publique à Ladignac en 1796. Une école de garçons sera ouverte à Trentels en 1844. Il faudra attendre 1881 pour la création d'une école communale de filles en remplacement d'une école libre préexistante.

Les guerres napoléoniennes sont lointaines et peu d'habitants y participent. Au contraire la Première Guerre mondiale entraînera une véritable saignée avec la perte de 41 individus sur une population d'environ 130 hommes en âge de porter les armes. Cela aura pour conséquences une baisse de la population jusque dans les années 50 et un déficit de main-d'ɶuvre dans l'agriculture.

Les moyens de communication[modifier | modifier le code]

Quand Édouard Ier reprend possession de l'Agenais, en 1279, après le traité d'Amiens, il entreprend de rendre navigable le Lot pour faciliter le transport des marchandises du Quercy vers Bordeaux. Pour cela fait construire onze barrages à la fin du XIIIe siècle dans le bailliage de Penne, dont deux sur l'actuelle commune de Trentels à Lustrac et aux Ondes. Les écluses actuelles « à la hollandaise » sont construites à la fin du XVIIe siècle, à l'initiative de Colbert[8]. Il se crée une importante activité de navigation fluviale (descente de bois et de charbon du Massif Central, de vins de Cahors, de produits de fonderie de la vallée de la Lémance, remontée de poisson séché et de produits manufacturés). En l'An II on dénombre 41 marins et un chantier naval à Ladignac où a été créé un second bac en 1476. Le lot est déclassé comme voie navigable en 1926 et le dernier bac, peu sûr[9] disparaît en 1937. La restauration récente des écluses est destinée à permettre l'utilisation touristique.

Ce déclassement est dû pour partie à la création de la ligne Périgueux-Agen en 1863. Elle est exploitée à ses débuts par Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne avec une création de gare à Ladignac.

La commune[modifier | modifier le code]

Sur les cartes de Cassini publiées en 1781[3] et 1783[4] Treintel et Ladignac forment deux communautés distinctes.

À une date antérieure à 1806 ces deux communes sont rattachées à Penne-d'Agenais. Elles en sont détachées en 1839 pour former une commune unique (voir Liste des anciennes communes de Lot-et-Garonne).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Trentels appartient à l’Établissement public de coopération intercommunale de la communauté de communes « Fumel Communauté ».

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1839 1848 Jean Léon Lamothe    
1848 1849 G. Cassany de Mazet dit Mazet    
1849 1852 Pierre Lalbie    
1852 1870 Pierre Baillarguès    
août 1870 septembre 1870 Jean Golse   Maire par intérim
1870 1888 Jean Etienne Cassany Hyacinthe Mazet    
1888 1892 Joseph Meynot    
1892 1897 Pierre Lalbie    
1897 1929 Pierre-Numa Delmas   Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur[10]
mai 1929 juin 1943 Charles Lalbie    
juin 1943 septembre 1944 Jean-Élie Baillarguès   Délégation spéciale[11]
septembre 1944 mai 1945 Charles Lalbie    
mai 1945 mars 1959 René Lescure    
mars 1959 mars 1971 Georges Seguin    
mars 1971 mars 1983 Marc Marie Henri Fabre    
mars 1983 mai 2020 André Bonneilh DVG Chevalier de l'Ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques
mai 2020[12] En cours Lionel Paillas    

Démographie[modifier | modifier le code]

Le premier recensement connu, en 1797, donne pour Trentels 515 habitants et pour Ladignac 535[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14]. En 2017, la commune comptait 872 habitants[Note 1], en augmentation de 6,73 % par rapport à 2012 (Lot-et-Garonne : +0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
1 3151 2721 2441 1791 2341 1751 1161 0821 034
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 057978954947916902837823769
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
831810850923886916801836825
2006 2007 2012 2017 - - - - -
818817817872-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges. Recensement de l'INSEE 2013[17] :

Pyramide des âges en 2013 en nombre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
36 
80 et plus
32 
20 
70 à 79
28 
64 
60 à 69
32 
64 
50 à 59
64 
52 
40 à 49
60 
48 
30 à 39
56 
52 
20 à 29
32 
52 
10 à 19
24 
52 
moins de 10
48 

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 694 €, ce qui plaçait Trentels au 24 312e rang parmi les 32 974 communes de plus de 50 ménages en métropole[18].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Trentels est situé sur la D911 reliant Villeneuve-sur-Lot à Fumel et possède une halte ferroviaire à Ladignac de la ligne Périgueux-Agen du réseau TER Aquitaine de la SNCF.

Entreprises[modifier | modifier le code]

94 entreprises sont présentes sur le territoire de la commune dont 45 liées à une activité de culture ou d'élevage[19].

Éco-village[modifier | modifier le code]

Une expérience de communauté économique basée sur l'écologie et l’expérimentation d’un revenu de base en monnaie citoyenne locale[20] appelée l'abeille[21] a débuté en 2014[22]. La permaculture y est pratiquée. Le but de cet éco-village est avant tout de tisser des liens sociaux, notamment les échanges avec les producteurs locaux et régionaux, afin de créer un milieu à la fois humainement résilient et résilient pour la nature[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Christophe[23].
De l'édifice roman construit dans la période XIe siècle-XIIe siècle il subsiste le chevet plat, coupole au carré du transept. L'église a été reconstruite au XXe siècle.
  • Église Saint-Jean de Ladignac[24].
Elle est construite au XIIe siècle. Des chapelles sont accolées aux XIIIe siècle et XVIe siècle. L'église a été restaurée au XIXe siècle.
  • Château de la Chapelle[25].
Il est construit dans la période XVe siècle-XVIe siècle.
  • Château Les Roques[26].
Construit au XVIe siècle. Il est inscrit aux monuments historiques en 1982.
Il date des XIVe siècle, XVIIe siècle et XIXe siècle. Il est inscrit aux monuments historiques en 1976.
  • Château de Labadie[27].
Construit au début du XVIIe siècle.
Il est construit ou reconstruit au XVe siècle avec le moulin sur le Fon Goudal. Il est vraisemblablement lié à l'écluse éponyme. Ne subsiste de l'édifice que le corps de logis, les autres parties ayant été détruites au XIXe siècle pour la construction d'une route et de la voie ferrée.
Ces écluses sur le Lot font partie des 11 ouvrages construits à la fin du XIIIe siècle sur ordre de Édouard Ier pour rendre la rivière navigable.
Ces deux ouvrages datent de la période XIIIe siècle-XIVe siècle et sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques en 1988. Le site lui-même a fait l'objet d'une décision de protection en 1982[30].
C'est une grotte paléolithique ornée inscrite aux monuments historiques en 1996.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une maternelle et une école primaire qui dépendent de l'Académie de Bordeaux (Rectorat de Bordeaux) et de l'Inspection académique de Lot-et-Garonne.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

L'association culturelle « Plein Vent » créée en 1986 organise le festival des Musiques du Monde autour de l'accordéon : « Accordéons-nous à Trentels » tous les ans durant le week-end de l'Ascension[34].

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XIII (Union Sportive Trentels-Ladignac XIII).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Alain Turq, « Le paléolithique inférieur et moyen entre Dordogne et Lot : Le cadre géographique et géologique », Paléo, vol. 2, no 1,‎ , p. 10-17 (lire en ligne)
  3. a et b César-François Cassini de Thuryl, « Carte générale de la France : Cahors (feuillet 36) »
  4. a et b César-François Cassini de Thuryl, « Carte générale de la France : Castillonnes - Villeneuve - La Réole (feuillet 72) »
  5. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui »
  6. « bulletin des lois », p. 368
  7. a b c et d Philippe Camilli, Souvenirs de Trentels et de Ladignac au cours des siècles, (ISBN 978-2-915028-21-8)
  8. « Inventaire général du patrimoine culturel : site d'écluse sur le Lot »
  9. Philippe Camilli, « Le naufrage du bac de Lustrac en 1916 »,
  10. (en) « Lois et décrets », Journal officiel,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « Lois et décrets », Journal Officiel de l'État Français,‎ (lire en ligne)
  12. « Lionel Paillas succède à André Bonneilh », Sud Ouest édition Dordogne/Lot-et-Garonne, , p. 22.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 (1990 à 2013 pour les DOM) ».
  18. « Les niveaux de vie en 2015 », sur le site de l'INSEE
  19. « Entreprises sur Trentels »
  20. « TERA »
  21. a et b « Écovillages : En Quête d'Autonomie (Documentaire) », sur chaîne Youtube de Demos Kratos, documentaire centré sur l'éco-village de Trentels
  22. « Écovillage dans le Lot-et-Garonne : Tera, un modèle à part », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  23. Vistes en Aquitaine : Église paroissiale Saint-Christophe dite église de Trentels
  24. Visites en Aquitaine : Église paroissiale Saint-Jean dite église de Ladignac
  25. Château de la Chapelle-Trentels
  26. « Château des Roques »
  27. Manoir de Labadie
  28. Visites en Aquitaine : Château des Ondes
  29. Visites en Aquitaine : Site d’écluse sur le Lot
  30. « Arrêté d'inscription du site de Lustrac »
  31. Visites en Aquitaine : Grotte de Cassegros
  32. « Les favorites royales : Marguerite de Lustrac, dite la belle maréchale de Saint-André »
  33. Laurent Bourdelas, Alan Stivell, Éditions Le Télégramme, , 331 p.
  34. « Plein Vent, le blog »