Valeilles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Valeilles
Valeilles
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Serres en Quercy
Maire
Mandat
Michel Rouquier
2020-2026
Code postal 82150
Code commune 82185
Démographie
Population
municipale
248 hab. (2018 en augmentation de 5,08 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 51″ nord, 0° 55′ 24″ est
Altitude 110 m
Min. 85 m
Max. 247 m
Superficie 13,75 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Villeneuve-sur-Lot
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays de Serres Sud-Quercy
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Valeilles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Valeilles

Valeilles est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Valeillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

D'une superficie totale de 13,8 km² et une altitude moyenne de 150 m, la commune est située dans le Quercy blanc. Elle est limitrophe du département de Lot-et-Garonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Ruisseau de Ressegayre, le Ruisseau de Saint-Léger, le Ruisseau de la Combe sont les cours d'eau qui irriguent la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Valeilles et des proches communes.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 868 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montaigu », sur la commune de Montaigu-de-Quercy, mise en service en 1992[8]et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 840,5 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montauban », sur la commune de Montauban, mise en service en 1885 et à 52 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,6 °C pour 1981-2010[12] à 14 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Valeilles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Villeneuve-sur-Lot, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,4 %), prairies (21,8 %), zones agricoles hétérogènes (12,9 %), forêts (12,9 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Valeilles latin : vallicula diminutif de vallis, vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve mention de la paroisse de Valeilles au XIIIe siècle parmi celles du diocèse d'Agen dont l'évêque percevait les dîmes. L'église, dédiée à saint Martin, remonte à la première moitié du XIIe siècle. Ruinée à la guerre de Cent Ans, elle fut reconstruite et agrandie au XVe, puis dévastée de nouveau au XVIe siècle et réparée au début du XVIIe. La voûte de la nef et le clocher appartiennent au XIXe.

De l'église romane il ne reste guère que l'abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four dont la partie supérieure, voûte comprise, a cependant été refaite au XVIIe siècle. L'hémicycle est précédé d'une partie droite un peu plus large. La fenêtre axiale a été murée mais elle est encadrée à l'intérieur d'un boudin iorique prolongée par deux colonnettes dont le chapiteau archaïque est orné soit de feuillage soit d'animaux affrontés.

La nef a été refaite à la fin du XVe siècle sur des bases anciennes ; sa voûte a été remontée en 1876 dans sa forme première. Elle se compose de deux travées couvertes d'une croisée d'ogives, avec une travée plus courte au fond rebâtie en 1835. Elle a été flanquée après la guerre de Cent Ans d'un collatéral de style flamboyant qui comprend aussi deux travées et possède une voûte ramifiée à clés multiples ornées de motifs végétaux ; la retombée se fait sur des culots diversement décorés, mais les nervures secondaires s'appuient sur de petites arcades en accolade, selon un type de soutien que l'on retrouve ailleurs en Agenais.

Sur la seconde travée subsiste une jolie porte romane dont les claveaux sont ornées d'étoiles et de palmettes, et les impostes de rinceaux et de marguerites.

Il y eut en 1868 un projet d'agrandissement de l'église par la construction d'un second bas-côté semblable mais il ne fut pas réalisé. Le clocher a été refait vers cette époque. C'était autrefois une tour barlongue comme en voit dans la région ; c'est maintenant une modeste tour carrée de deux étages couronnée d'une flèche en ardoises.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1971
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Mesmin Beragnes    
1977 2008 Étienne Brunet PRG Conseiller général
2008 En cours Michel Rouquier PRG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 248 habitants[Note 6], en augmentation de 5,08 % par rapport à 2013 (Tarn-et-Garonne : +3,51 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400490755765623631656608625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
618615577540530508481522485
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
525514503429402422380309287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
281239263250290266237233234
2017 2018 - - - - - - -
248248-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin de Valeilles. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[24]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[24].
  • Église Saint-Pierre d'Ayrens.
  • Maison forte de Quissac, inscrite aux monuments historiques.
  • Pont du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Montaigu - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Valeilles et Montaigu-de-Quercy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Montaigu - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Valeilles et Montauban », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Montauban - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Montauban - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Villeneuve-sur-Lot », sur insee.fr (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. a et b « Église paroissiale Saint-Martin », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )