Pairi Daiza

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 Article à ne pas confondre avec le mot avestique « pairi-daeza » référant aux jardins perses et ayant donné son nom au mot « paradis ».
Pairi Daiza

Image illustrative de l'article Pairi Daiza
Image illustrative de l'article Pairi Daiza
Vue d'ensemble de Pairi Daiza

Date d'ouverture 1994
Situation Cambron-Casteau, Province de Hainaut, Belgique
Superficie 65 hectares
Latitude
Longitude
50° 35′ 05″ nord, 3° 53′ 14″ est
Nombre d'animaux 5 000
Nombre d'espèces 470
Nombre de visiteurs annuels 1,767 million (2015)
Accréditations EAZA
À voir jardin chinois, jardin indonésien, volières, pandas géants.
Site web http://www.pairidaiza.eu

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Pairi Daiza

Pairi Daiza (prononcé /pɛ:ʁi da:iza/) est un parc zoologique belge wallon situé dans la province de Hainaut, à Brugelette. Fondé en 1994, il s'est appelé Paradisio de son ouverture jusqu'en 2010. Il est la propriété d'Eric Domb, fondateur du parc, et de Marc Coucke, milliardaire et président-directeur général du groupe pharmaceutique Omega Pharma.

Il présente plus de 5 000 animaux de 470 espèces sur 65 hectares. Le zoo est divisé en zones thématiques. Il est l'un des cinq parcs européens qui présentent des pandas géants.

Membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums, il s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP), dont il en coordonne un.

Il est un des zoos les plus fréquentés de Belgique, accueillant entre 900 000 et 1,7 million de visiteurs par an depuis 2012.

Situation et infrastructures[modifier | modifier le code]

Le parc Pairi Daiza est installé dans un ancien domaine cistercien de l'abbaye de Cambron-Casteau sur plus de 55 hectares ceint d’un mur de 3 km[1]. Les infrastructures de l'abbaye sont intégrées au parc, ainsi la tour en ruine et ses cryptes abritent rapaces et chauves-souris, le château a été transformé en aquarium, la remise à chariots abrite les animaux de la ferme, tandis que la brasserie est devenue l'un des lieux de restaurations du parc. Aux anciens bâtiments se rajoutent au fil des ans volières, serres et infrastructures pour les animaux, ainsi que plusieurs édifices notables tel que le temple hindou surplombant les rizières[2], le village lacustre africain reconstitué[3] ou le jardin chinois[4].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1992, Éric Domb découvre le domaine abbatial de Cambron-Casteau, ses douze hectares de plans d'eau et, à l'époque, 52 hectares au total. Ouvert le et créé par son administrateur Éric Domb sur le modèle du parc ornithologique de Walsrode du nord de l'Allemagne, le site nommé Paradisio accueille en 1994 2 500 oiseaux de 400 espèces. Ceux-ci sont d'après l'administrateur, tous nés en captivité sauf les flamants roses menacés par la sécheresse au Botswana ainsi que des pélicans bruns recueillis blessés par une association de Floride[5]. Le domaine propose alors plus de douze kilomètres de sentiers et six kilomètres d'enclos. L'investissement de 300 millions de francs belges, soit près de 7 450 000 euros, est à la charge des Domb, du Crédit Professionnel du Hainaut, de la Société régionale d´Investissement de Wallonie et d'invest du Hainaut occidental (ou wapinvest). Début de l'été, le site se montre plus à même d'accueillir le public que lors de l'ouverture. 250 000 visiteurs sont attendus en cette année inaugurale[6]. Cet objectif ne sera pas atteint. Lors de la première saison, 152 000 promeneurs franchissent les portes du domaine abbatial du XVIIe siècle. Il faut cinq ans d'activités avant d'enregistrer les premiers bénéfices.

Depuis, le parc compte plus de 5 000 animaux au total et Pairi daiza représente 18,5 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il est une SA belge, cotée sur NYSE Euronext Brussels (code : PARD). Plus de cent millions d'euros y ont été investis depuis l'ouverture. Cent salariés travaillent pour le site à l'année alors que 115 saisonniers s'y ajoutent durant les mois d'ouverture. Le parc poursuit une trentaine de programmes scientifiques pour la préservation d’espèces menacées en y assurant leur reproduction.

La fréquentation est en recul en 2006 avec un total de 500 000 visiteurs[7] et à la hausse en 2007 avec 635 500 visiteurs[8]. Durant l'été 2008, deux oisillons de becs-en-sabot du Nil éclosent au sein du parc, cette espèce ne s'était jamais reproduite en captivité. L'augmentation du nombre de visiteurs se poursuit avec 672 000 unités[9].

En 2010, Paradisio devient Pairi daiza[10]. Selon les administrateurs du domaine[11] :

« En remontant aux origines de notre civilisation, le nom le plus ancien qui désigne le paradis est précisément « Pairi-daeza », qui signifie en vieux persan « jardin clos » ou « verger protégé de murs ». C’est un mot qui évoque ce qu’il y a de plus beau, de plus pur. C’est finalement la tentative de l’homme de prendre dans la nature des ingrédients pour essayer d’imaginer un endroit où tous les hommes sont heureux, ce qui est le paradis. »

Plaque posée le 30 mars 2014 lors de l'inauguration de la « Forêt Sacrée » dans le parc Pairi Daiza, par le Président de la République populaire de Chine Xi Jinping et S.M. Philippe de Belgique, le roi des Belges

En 2011, le site atteint le nombre de 800 000 visiteurs[12] et 955 000 visiteurs un an plus tard[13]. Il enregistre un nouveau record de fréquentation de 1 243 000 entrées lors de la saison touristique 2013 (+30 %), selon le rapport annuel 2013-2014 de la société.

Pairi Daiza s'est vu décerner, fin janvier 2013, le Belgian Travel Award du « meilleur parc d'attractions de Belgique »[14].

Depuis le 23 février 2014, le domaine accueille deux pandas : Hao Hao, une femelle de 4 ans, et Xing Hui, un mâle de 4 ans. Ils sont tous les deux prêtés par la Chine pour une durée de quinze ans. À cette occasion, le président chinois visite les « jardins de Chine » de Pairi daiza lors de sa venue en Belgique le 30 mars 2014. Au moment de cette visite, 18 parcs animaliers (dont 5 en Europe) accueillent une cinquantaine de pandas géants[15] (hors de Chine). La fréquentation pour la saison 2014 est au nombre de 1,39 million de promeneurs[16].

Durant l'année 2015, Pairi Daiza bat un nouveau record de fréquentation en accueillant 1,767 million de visiteurs soit une augmentation de 27 % par rapport à l'année précédente s'expliquant grâce à une météo très favorable pendant cette saison touristique, la politique d'embellissement du site et par les nombreuses naissances dans le parc, notamment la naissance de la petite éléphante Nang Faa[17].

En 2016, le parc accueille des koalas, des orangs-outangs et des gorilles dans les endroits spécialement aménagés. Le 2 juin 2016, un panda géant mâle est né, à la suite d'une insémination artificielle pratiquée avec succès en février[18],[19].

Fin janvier 2017, Pairi Daiza devient le second parc européen, après le zoo de Copenhague au Danemark, à détenir des diables de Tasmanie.

Structuration du parc[modifier | modifier le code]

Le parc est organisé en sept mondes, dont trois sont exclusivement dédiés à la faune et à l'environnement d'une zone géographique particulière.

La Porte du Ciel[modifier | modifier le code]

C'est la principale partie à l'ouverture du parc. Les sites majeurs sont alors la tour de l'église abbatiale et la volière cathédrale.

La mini ferme[modifier | modifier le code]

La ferme située à l'entrée du parc, où sont exposés de vieux tracteurs, propose aux enfants de se balader au milieu de l'enclos des animaux, de pouvoir les nourrir et les toucher. Des lapins, poules, chèvres, moutons, biches, cochons vietnamiens, oies, etc. se côtoient en semi-liberté. Tous ces animaux sont de petite ou moyenne taille afin de plaire aux enfants[20].

Les perroquets[modifier | modifier le code]

Une série de cages sont le logis de plusieurs espèces de perroquets[21], dont des aras, des cacatoès, des inséparables de Fischer, des Nestor kéa, etc.

Volière cathédrale[modifier | modifier le code]

La volière de 100 mètres de long, 30 mètres de large et 15 mètres de haut héberge des ibis rouges, des flamants roses, des touracos violets et bien d’autres espèces d'oiseaux semi-aquatiques[22]. Les visiteurs peuvent se promener librement parmi les oiseaux. C'est également le point de départ du parcours suspendu qui se termine dans la plaine de jeu à quelques mètres en contrebas de la volière.

Tropicalia[modifier | modifier le code]

Deux serres se succèdent, recréant un climat chaud humide et un climat chaud désertique. Plusieurs passereaux exotiques, canards et autres oiseaux y volent en liberté. La première serre recrée un climat humide, la seconde un climat californien abritant notamment des tortues à ergots, et la troisième est essentiellement consacrées aux plantes et abrite une collection d'orchidées rares[23].

Les rapaces en vol libre[modifier | modifier le code]

Un arène située au pied de la tour est le théâtre du spectacle de rapaces qui se tient plusieurs fois par jour. Les dresseurs font voler plusieurs espèces d'oiseaux de proie qui viennent se percher parmi le public. Des commentaires explicatifs sur chaque espèce sont donnés aux visiteurs lorsque les oiseaux volent sur une musique caractéristique[24]. La tour de l'église abbatiale est le seul vestige de l'église. Érigée au XVIIIe siècle, elle est haute de 54 mètres.

Le cimetière des moines[modifier | modifier le code]

Petit jardin caché entre quatre murs, le cimetière a été laissé intact à la construction du parc.

L'oasis[modifier | modifier le code]

Depuis 2000, une serre de 7 000 m2 arborée d’arbres tropicaux (Bananiers, lianes) abrite entre autres des tortues géantes des Seychelles, des guêpier d'Europe, des mangoustes, des loutres et des mainates. La serre est décorée également de plans d’eau et de cascades. Proposant aux visiteurs de faire un circuit sous forme de safari piéton le long d'un sentier où beaucoup d'oiseaux sont en semi-liberté.

L'Oasis comprend un restaurant, le Karibuni[25], totalement intégré dans l'espace de la serre, ainsi qu'une plaine de jeu intérieure et un ponton de bois qui surplombe l'étang des koïs et l'île du paresseux. Plusieurs infrastructures proposent aux enfants une approche ludique des animaux. Ainsi, on peut trouver un tunnel muni de poste d'observations donnant directement sur l'intérieur de l'enclos des mangoustes, ou des reproductions de carapaces de tortues géantes dans lesquels peuvent se glisser les enfants.

La crypte[modifier | modifier le code]

Cette salle souterraine surmontée de douze voûtes d'ogive est située sous la tour en ruine et abrite une colonie de chiroptères[26]. Les visiteurs sont plongés dans l'obscurité et peuvent circuler parmi les chauves-souris. D'autres salles adjacentes abritaient une collection d'animaux venimeux tels des serpents, des arachnides et des grenouilles.

Depuis 2016, les visiteurs sont invités à découvrir dans les salles adjacentes les trésors qu'Eric Domb ramène de ses voyages à travers le monde. On y retrouve par exemple la momie incas qui a servi comme modèle dans la bande dessinée "Tintin et les sept boules de cristal" d'Hergé.

Le jardin andalou et la roseraie[modifier | modifier le code]

Bordant l'Oasis, le jardin andalou ouvert en 2004 est une reconstitution d'un jardin typique andalou avec des plantes importées d'Espagne.

Inauguré en 2004, le jardin de roses anciennes est paré de rosiers buissonnants et grimpants.

La Porte des Profondeurs[modifier | modifier le code]

Aquarium géant Nautilus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Cambron (Belgique).

Ouvert en 2001, cet aquarium est basé sur le thème du roman de Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers. Il est situé à l’intérieur du château du parc. L'aquarium présentant un décor rappelant le sous-marin Nautilus contient plusieurs espèces marines comme des barracuda, requins, méduses, raies et hippocampes.

Algoa bay[modifier | modifier le code]

La baie rocheuse Algoa bay inaugurée en 2002 abrite des phoques et des manchots. Les phoques ont pris en mai 2012 l'enclos des otaries déménageant dans la zone La Terre des origines. Une grotte vitrée passant sous le bassin permet d’apercevoir ces animaux lors de leurs plongées. En 2017 les phoques et manchots déménagent sur la plage de Cambron laissant le complexe vide.

La Cité des Immortels[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, le parc abrite un jardin chinois de plus de 45 000 m2, le plus grand du genre en Europe[27],[28]. S'y trouvent des petits pandas et des muntjacs. En 2011 sont ajoutés six bassins en marbre de Carrare contenant des Garra rufa (attraction surnommée les poissons pédicures du cabinet du Docteur Yu, qui propose de nettoyer les pieds des visiteurs[29]). Ce y trouve également un restaurant vietnamien/cambodgien, le Temple des Délices, fourni par le traiteur Paulus[30].

Depuis le 23 février 2014, le parc abrite deux pandas géants prêtés pour 15 ans par la République populaire de Chine[31]. Cette extension voit aussi l'arrivée de takins dorés et de panthères des neiges. En 2016 les binturongs rejoignent le jardin chinois prenant la place des muntjacks, qui cohabitent désormais avec les pandas roux. En 2017 l'enclos des grues du japons à côté de la volière cathédrale et une zone forestière inexploitée est aménagée. Deux enclos sont créés accueillant une cohabitation entre des Ours à collier et des Cerfs du père David. Un nouveau jardin Ying Yang est aussi inauguré près du temple bouddhiste.

Ci-dessus : vue panoramique du jardin chinois - Ci-dessous : divers aspects du jardin chinois.

La Vallée de la Source[modifier | modifier le code]

Le village des rapaces[modifier | modifier le code]

Inaugurée en 2007, cette volière de 5 000 m2 propose cinquante espèces de rapaces tels la chouette à lunettes, la chouette lapone, la chouette effraie, le pygargue à queue blanche, le harfang des neiges, le hibou grand-duc, le vautour de Rüppell, le condor des Andes, le Pygargue à tête blanche

La tour Saint-Bernard[modifier | modifier le code]

Cette tour carrée est composée de deux étages d'un seul tenant. Elle est représentée pourvue d'une toiture sur des gravures du XVIIIe siècle. La source dite « de Saint-Bernard » est dissimulée dans la tour. A côté de cette tours est aménagé un enclos accueillant des tapirs terrestres, des fourmiliers géants et des capybaras.

Le moulin[modifier | modifier le code]

Avant sa reconstruction en 2010, seul le mur plongeant dans la Dendre tenait encore debout. L'emplacement de l'axe de la roue à aubes y était encore visible. Le moulin à eau est situé sur la rive droite de la Dendre et au nord de l'étang Montigny.

La Lagune[modifier | modifier le code]

Cet espace comprend toutes les attractions bordant les deux principaux étangs.

La plage de Cambron[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, une île aux singes hébergeait une colonie de saïmiris en liberté en provenance de la forêt amazonienne. Plusieurs fois sur la journée, les visiteurs peuvent nourrir les animaux sous surveillance de leurs soigneurs. Les singes sont libres de grimper sur eux et sont une attraction phare. Depuis 2016, l'île a disparu et les saïmiris ont été relocalisés sur une nouvelle île à proximité du baleinier.

En 2017, la plage est réaménagée avec un batiment servant de point de vue. Ce bâtiment représente un socle de phare, sur lequel va en être construit un. La plage accueille désormais les phoques et manchots du cap de l'Algoa Bay. A l'arrière de l'enclos un bar avec transat est en construction.

Mura Mura Territory[modifier | modifier le code]

Ce domaine, inauguré en 2010, est consacré au milieu océanien . Il contient une volière hébergeant une série d'oiseaux australiens, un enclos en plein air hébergeant des kangourous roux et pélicans à lunette, où les visiteurs peuvent se promener au contact des animaux. Un sentier bordé de fougères arborescentes, âgées de 400 à 500 ans, mène à l'enclos des wallabys, des emeus et des casoars où est reconstitué un village maori.

En 2016, le parc construit une maison australienne à côté du territoire. Celle-ci accueille les 3 femelles koala provenant d'un échange avec un centre de reproduction australien.

En 2017, le parc accueille des diables de Tasmanie dans un enclos aménagé à la place des wallabys et emeus. Ceux si ont désormais accès à la plage bordant le lac et servant de passage pour le train

Mersus Emergo[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, le parc, en collaboration avec le WWF-Belgique, a ouvert le Mersus Emergo qui est une réplique d’un baleinier dans laquelle des expositions de sensibilisation concernant la protection de l’environnement se déroulent. On y trouve aussi des vivariums servant à la revalidation de reptiles. La salle de cinéma en relief in-Mersus diffuse un film sur les éléphants sauvages du delta de l'Okavango, réalisé par n-Wave.

En 2017, le parc réaménage une partie des terrariums pour accueillir de jeunes varans de komodo.

L'escalier d'honneur[modifier | modifier le code]

Cet escalier de pierre est construit en 1776 à l'époque classique. Composé de trois volées de marches décorées de balustrades ouvragées, il enjambe la Dendre. Son style criard est une preuve du surnom de « Cambron la pervertie » donné à l'époque à l'abbaye.

New madidi island[modifier | modifier le code]

Sur les anciens enclos des éléphants à côté du mersus emergo sont créées en 2016 deux îles. Celles-ci accueillent les saïmiris de l'ancien madidi island et temporairement les lémuriens de la Terre des origines.

Une troisième île est le lieu de vie de siamangs.

Le Royaume de Ganesha[modifier | modifier le code]

Sur 5,5 hectares, le Royaume de Ganesha est un jardin indonésien ouvert en avril 2009, il est le seul du genre en Europe. Il présente le Temple Pura Agung Santi Bhuwana consacré avec des éléments décoratifs et d'architecture hindouiste typique de Bali, mais également des références au Borobudur bouddhique. Ce temple orné de rubans coloré est disponible aux Balinais souhaitant pratiquer leurs rites. En contre-bas de ce temple se trouve l'enclos des buffles d'eau.

Il existe aussi un village de Timor avec ses maisons traditionnelles bâties sur pilotis. Il est habités par quelques animaux domestiques. Le Temple Pura Bunga est le temple des fleurs. Consacré au monde des fleurs, il évoque les fondements animistes de l’hindouisme balinais. Symbole de source de vie, une cascade d'eau dévale le long d’un de ses flancs sous la protection de deux statues de serpents-dragons.

En 2016, le parc crée deux îles. La première île, la plus grande, se situe a l'arrière du temple des fleurs. L’intérieur de celui-ci a été spécialement réaménagé et entièrement recouvert de marbre blanc. En effet, les visiteurs peuvent désormais découvrir une grande loge accueillant une famille d'orangs outan. Une cohabitation avec des loutres naines est prévue. La seconde île se situe à gauche de la maison de l'artisan. A l'arrière de celle-ci a été construite une maison balinaise servant d'enclos intérieur au couple d'orangs outan vivant sur cette île.

Plusieurs fois par jour, le bassin pour les éléphants est la scène où les pachydermes viennent prendre un bain sous les yeux des promeneurs.

Le Royaume de Ganesha s'étend et se dote en 2011 de la Maison de l’artisan. Cette maison thaïlandaise est le site qui protège différentes sculptures de Thaïlande du Nord ainsi qu'un temple bouddhiste dédié aux éléphants. En 2013, le Palais d’Ani est érigé. Inspiré des grandes écuries royales de l'Inde ancienne, il rassemble enclos et écuries pour les éléphants d'Asie[32],[33].

Le Royaume de Ganesha rassemble également des macaques à crête, des porcs-épics, des calaos papous, des étourneaux de Rothschild, des wombats de Tasmanie et des paddas de Java.

En 2015, Pairi Daiza construit le Temple des tigres. Sur 2 800 m2 au sol et près de 10 000 m2 de sculptures, cet ensemble de bâtiments est une reconstitution des temples d'Angkor. Le temple accueille désormais les tigres blancs. Un second temple de 300 m2 est aussi construit et accueille des léopards africains.

Le Temple Pura Agung Santi Bhuwana.

La Terre des Origines[modifier | modifier le code]

Située au sud-est du parc, une grande savane africaine ouvre au public le 30 juin 2012. Elle est située à l'est de la zone indonésienne. Elle propose un village africain en bordure d’une savane africaine peuplée des Big five, de girafes, d’antilopes, d’hippopotames, etc. Au travers de baies vitrées, ces derniers sont visibles de manière subaquatique. Suzy, l'éléphant d'Afrique provient du Parc familial Harry Malter[34]. Le promeneur y découvre aussi l'île aux singes colobes, un village de la tribu Tamberma du Togo, un village lacustre inspiré par le village béninois de Ganvié et les otaries voisines. Deux cents animaux de 32 espèces animales y sont représentés. Sur 8,6 hectares, la terre des origines représente un investissement de 15 millions d'euros[35]. Cette section abrite également l’archipel aux lémuriens.

L’archipel aux lémuriens[modifier | modifier le code]

L’archipel nommé Nosy Komba inaugurée en 2001 héberge différentes espèces de lémuriens en provenance de Madagascar.

Les volcans des gorilles[modifier | modifier le code]

En 2016, Pairi Daiza accueille une seconde espèce de grands singes, les gorilles. Pour ces animaux, deux volcans ont été créés de part et d'autre de nosy komba, sur l'île des colobes et celle des varis roux. Le premier volcan près du village lacustre accueille des gorilles et colobes. Ceux-ci ont accès à une île extérieure de 1500 m2 montant sur les pentes du volcans. Les visiteurs peuvent rentrer dans le volcans dans lequel a été aménagé l'enclos intérieur des grand singes. L'ouverture du volcan permet de faire un puis de lumière. Le second volcan suit le même modèle avec une île plus petite, il accueille un bachelor group de gorilles.

Le village lacustre[modifier | modifier le code]

A droite du Mersus Emergo se trouve un village lacustre inspiré des villages d'Afrique équatoriale. Le visiteurs pourra y découvrir des objets d'origine africaines ainsi que de nombreux dictons africains peints sur les murs. Au pied de ce village nagent les otaries à fourrure d'Afrique du sud. A côté du village une volière accueille des becs en sabots.

Le village Tamberna[modifier | modifier le code]

Le village Tamberna, inspiré des villages togolais, représente la culture africaine. Il propose des masques et des fétiches vaudou du Togo et du Bénin, deux authentiques autels d’offrandes construits par un vieux prêtre avec des coquillages et des os humains qui témoignent de la spiritualité animiste et des rapports des esprits à la nature. Les cases sont faites de Terres. Au centre du village se trouve un petit enclos accueillant des potamochères et suricates. A l'arrière de celui-ci se trouve la plaine des girafes en cohabitation avec des watusis et autruches.

Le chemin de fer de Pairi Daiza[modifier | modifier le code]

Pinnawala Express[modifier | modifier le code]

En 2003, un chemin de fer à voie de 60 centimètres de large est mis en service dans le domaine. À l'origine, son trajet circulaire et de sens antihoraire de 1 700 mètres[36] enserre approximativement les lagunes centrale et orientale sans arrêt intermédiaire. Par la suite, vers 2010, la voie est déplacée vers le sud pour traverser le royaume de Ganesha[37], ce qui allonge le trajet. Enfin, en 2012, le circuit s'allonge à nouveau vers l'est pour passer derrière l'archipel aux lémuriens et vers le sud pour passer derrière le royaume de Ganesha[38].

Le train est composé d'une locomotive diesel maquillée en locomotive à vapeur, modèle réduit inspiré de locomotives anglaises comme il en a existé à Ceylan (actuellement Sri Lanka), et de trois voitures à bogies du genre baladeuses.

En 2014, ce réseau circulaire est abandonné et partiellement démonté.

Le chemin de fer à vapeur[modifier | modifier le code]

En 2015, une nouvelle ligne de chemin de fer circulaire à voie de 60 centimètres de large est mise en service. Cette ligne de 2 500 mètres a son point de départ à la gare avec évitement située près du Moulin des Moines, elle suit ensuite la Dendre orientale pour obliquer le long du mur d'enceinte qu'elle franchit pour effectuer un demi cercle hors de l'enceinte au travers de nouveaux mondes en voie de réalisation et rentre à nouveau dans l'enceinte pour accéder à la digue séparant les lagunes occidentale et centrale. À ce niveau, la ligne est rejointe par un embranchement donnant accès à l'atelier et à la future remise[39].

Début 2015, le premier train mis en service est composé d'une locomotive à vapeur polonaise de 1954 parfaitement restaurée et de quatre nouvelles voitures à bogies qui sont des répliques de voitures Decauville de 1916[40]. Au mois de juillet, un second train composé d'une locomotive à vapeur construite en Allemagne en 1917 et de quatre autres nouvelles voitures à bogies est mis en service[41].

En 2016, la dénomination Pairi Daiza Steam Railway apparaît pour désigner ce chemin de fer[42]. L'atelier ferroviaire fonctionnel de 700 m², reproduisant l'ambiance d'un dépôt de 1920, est visitable dès le début de la saison[43].

Rames à crémaillère[modifier | modifier le code]

Dans le courant du mois de juillet 2016, le parc a acquis pour 1 frs symbolique par véhicule, trois automotrices construites en 1954, un fourgon K et un wagon plat ayant circulé en Suisse sur la ligne Aigle-Ollon-Monthey-Champéry (AOMC) des Transports publics du Chablais (TPC). La motrice 514 et les deux wagons sont exposés en 2017 près de l'atelier du chemin de fer à vapeur, à l'extérieur, sur un coupon de voie métrique.

Deux automotrices seront rénovées dans leur dernière livrée de service en Suisse et la troisième en ancienne livrée, gris en haut et rouge en bas avec le sigle AOMC. Ces automotrices devraient circuler sur une ligne à voie métrique de 2 kilomètres à construire entre la gare SNCB de Brugelette et le parc. Il est également prévu de construire dans le parc un décor de paysage alpin, avec une réplique grandeur nature de l’ancienne gare de Champéry[44].

La Terre du Froid[modifier | modifier le code]

Il a été inauguré début de l'année 2016 mais cette zone est encore en cours de réalisation. Le grand Nord y est représenté grâce à un monde paléo-arctique peuplé d'animaux tel que des loups, des ours et des rennes. Sédentarisation et nomadisme, qui sont au centre des cultures eurasienne et amérindienne, y sont présentés. Il contient également l'Izba, une maison russe en bois qui abrite un restaurant où l'on peut manger des repas typiquement slaves. Le chemin de fer à vapeur fait un détour par cette zone, à travers le territoire des bisons.

Une vue sur l'Izba de Pairi Daiza.

Conservation[modifier | modifier le code]

Aras hyacinthes du parc, en 2005.

Le zoo est coordinateur du programme européen pour les espèces menacées (EEP) dédié au ara hyacinthe (espèce classée vulnérable par l'UICN)[45].

Dans la continuation de sa politique de conservation des espèces et de sa politique commerciale, les visiteurs ont la possibilité de parrainer des animaux.

Fonctionnement économique[modifier | modifier le code]

Au 11 septembre 2015, le parc est détenu à 69 % par Wildo Properties SA, la société d'Éric Domb, fondateur du parc, et à 2,42 % par Alychlo, société du milliardaire Marc Coucke. Le reste des actions est côté à la Bourse de Bruxelles. À cette date, Éric Domb et Marc Coucke annoncent leur intention de lancer une offre publique d'achat afin de détenir à eux deux l'ensemble des actions[46],[47]. Le fondateur du parc souhaite, en effet, sortir d'une logique financière. Il déclare au Soir : « La personne qui achète en Bourse recherche des dividendes réguliers ou veut réaliser une plus-value. Or développer des activités culturelles, ou une Fondation, comme nous le faisons, ce n'est pas toujours rentable. Donc le marché n'aime pas ça. D'où ma volonté de sortir de la Bourse. »[48]

Télévision[modifier | modifier le code]

En 2015, « Expédition Pairi Daiza » est une émission animalière belge de la RTL-TVI de douze épisodes sur la vie des soigneurs au zoo. Cette série sera diffusée en France sur NT1 sous le titre « Ma vie au zoo »[49].

Accès[modifier | modifier le code]

Les visiteurs en transports en commun accèdent au Parc en train, depuis la gare de Cambron-Casteau située à 1 100 m de l'entrée du domaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Par Pairi-Daeza. », sur site internet officiel du parc.
  2. http://www.pairidaiza.eu/fr/mondes/le-royaume-de-ganesha
  3. http://www.pairidaiza.eu/fr/activites/a-la-rencontre-des-otaries-a-fourrure
  4. http://www.pairidaiza.eu/fr/mondes/la-cite-des-immortels
  5. Vinciane Michel, « Le parc Paradisio », sur Sonuma, (consulté le 14 janvier 2016)
  6. « Ouverture de Paradisio », sur Télé MB, (consulté le 14 janvier 2016)
  7. Anne Masset, « Les parcs soignent la nouvelle saison », sur La Libre Belgique, (consulté le 27 février 2017)
  8. Anne Masset, « Bonne saison pour Walibi et Cie », sur La Libre Belgique, (consulté le 27 février 2017)
  9. « Des tarifs ici en hausse, là en baisse », sur La Libre Belgique, (consulté le 27 février 2017)
  10. Paradisio rebaptisé Pairi Daiza
  11. Parc Paradisio (Pairi Daiza) : nouveau site et nouveaux projets
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  22. http://www.pairidaiza.eu/fr/activites/la-grande-voliere-cathedrale
  23. http://www.pairidaiza.eu/fr/activites/tropicalia-la-serre-subtropicale
  24. http://www.pairidaiza.eu/fr/activites/le-spectacle-des-rapaces-en-vol-libre
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  27. Des jardins extraordinaires
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  30. Pairi Daiza Nouveautés 2011
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  48. Propos recueillis par Xavier Counasse. Domb : « Nous voulons transmettre ce bijou à nos enfants ». In : Le Soir, no 212, 12-13 septembre 2015, p. 21.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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