Wallaby à cou rouge

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Macropus rufogriseus • Wallaby de Bennett

Le Wallaby à cou rouge (Macropus rufogriseus), appelé aussi Wallaby de Bennett, est une espèce de mammifères diprotodontes de la famille des Macropodidae. Marsupial de moyenne taille, Il est originaire de l'est de l'Australie, dans les régions au climat tempéré. C'est l'un des plus grands wallabies. Son nom rend hommage à Edward Turner Bennett (1797-1836), un médecin zoologiste britannique[1].

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

Planisphère de couleur grise représentant en brun la présence du Wallaby à cou rouge dans le monde (Est de l'Australie et Tasmanie).
Carte de l'aire de répartition du Wallaby à cou rouge.

Cette espèce de Wallaby est endémique de l'Australie. Principalement le long de la côte est de l'Australie et en Tasmanie ou les populations sont les plus denses[2].

Présence en France[modifier | modifier le code]

Au départ l'objet une légende urbaine, la présence de Wallabies de Bennett a été confirmée dans la forêt de Rambouillet, dans la pointe sud des Yvelines. Ces cinquante à cent individus sont vraisemblablement les descendants de spécimens échappés ou volés de la Réserve zoologique de Sauvage dans les années 1970[3].

Physiologie[modifier | modifier le code]

  • Habitat: forêts côtières de l'Est australien, en climat tempéré
  • Biotope: prairies, zones arbustives, couvert végétal
  • Gestation: 35 jours, le petit continue à se développer dans la poche marsupiale
  • Nombre de petits: 1
  • Poids:
    • Femelles : 10 à 15 kg
    • Mâles : 15 à 20 kg
  • Hauteur assis:
    • Femelles : 70 à 80 cm
    • Mâles : 80 à 90 cm
  • Longueur de la tête et du corps:
    • Femelles : 65 à 75 cm
    • Mâles : 80 à 90 cm
  • Longueur de la queue:
    • Femelles : 60 à 75 cm
    • Mâles : 70 à 85 cm
  • Longueur des pieds: 22 à 23 cm
  • Vitesse de déplacement par bonds :
    • croisière : 15 km/h
    • moyenne : 40 km/h
    • maximale de : 65 km/h[4]
  • Sauts:
    • en hauteur : jusqu'à 1,50 mètres au maximum avec élan
    • en longueur : jusqu'à 7 mètres au maximum avec élan
  • Longévité  : 12 ans dans la nature, environ 20 ans en captivité

Description, comportement[modifier | modifier le code]

Il se caractérise par le noir de son nez et de l'extrémité de ses pattes, la bande blanche de sa lèvre inférieure, sa robe grisonnante avec des reflets rouges sur les épaules. Son pelage est épais pour supporter le froid de l’hiver. Les albinos sont fréquents en parcs zoologiques. À l'arrêt, en position assise, les wallabys se tiennent en appui sur trois points: leurs deux pieds aux 4e et 5e doigts bien développés et leur longue queue. Pour se déplacer lentement (5 km/h), ils prennent appui sur leurs longs pieds et sur leurs mains. Pour se déplacer rapidement, ils sautent par bonds, grâce à la détente par appui sur leurs longs pieds, leur queue servant de balancier. Ils se servent de leurs petites mains pour saisir et manger les aliments, se toiletter en peignant leur pelage et en se grattant derrière les oreilles comme pourrait le faire un Primate. Les wallabies et les kangourous sont de très bons nageurs grâce à leurs pattes. Les mâles sont très agressifs entre eux, en particulier quand il y a des femelles. Quand ils se battent, ils cherchent à se saisir par les mains puis se donnent de forts coups de pieds.

Les griffes[modifier | modifier le code]

Les griffes des Marsupiaux sont des ongles. Les ongles des mains sont particulièrement puissants et acérés. La griffe du 4e doigt des pieds se révèle être une arme efficace quand le wallaby est attaqué par des prédateurs. Les griffes des doigts 2 et 3 des mains forment un outil qui est utilisé pour le nettoyage de la fourrure. Il enlève les parasites et les souillures qui se logent entre ces deux griffes.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il est herbivore, il digère la cellulose comme les ruminants (herbes, feuilles des buissons, foin tendre, racines, écorces, bourgeons et fruits). L’eau contenue dans les végétaux lui suffit pour s’hydrater. Il ne boit qu’en cas de fortes chaleurs ou si sa nourriture est sèche.

Mœurs[modifier | modifier le code]

Il vit en petits groupes non hiérarchisés de 10 à 30 individus, certains mâles peuvent être célibataires. Il se nourrit surtout tôt le matin et en fin d’après-midi. Pendant les heures les plus chaudes de la journée, il fait la sieste. Lorsque le wallaby est très excité ou qu’il fait très chaud, il humidifie ses mains et ses avant-bras avec sa salive.

Vivre dans une poche[modifier | modifier le code]

le petit dans la poche

Les wallabies et les autres grands marsupiaux mettent bas un ou deux petits au maximum et les portent dans une vaste poche, caractéristique des marsupiaux. Même complètement sevrés, les petits continuent à dormir ou à se laisser transporter dans la poche. La mère procède à un nettoyage de la poche marsupiale avant la mise bas, l'embryon, encore aveugle et sourd, détruit son enveloppe, sort, grimpe par reptation sur le ventre le long d'une piste tracée par la mère. Sitôt dans la poche il attrape une mamelle et commence à s'allaiter. Il reste environ 5 mois à l'abri dans cette poche.

Wallaby de Bennett[modifier | modifier le code]

Le Wallaby de Bennett (Macropus rufogriseus rufogriseus) est une sous-espèce du wallaby à cou rouge commun en Tasmanie. Son nom commémore le médecin et zoologiste britannique Edward Turner Bennett (1797-1836). Il est de plus petite taille que son cousin wallaby à cou rouge.

Prédateurs et statut[modifier | modifier le code]

Wallaby à cou rouge est sujet parfois a la prédation par: le dingo (chien sauvage australien). Les éleveurs australiens chassent les kangourous et les wallabies sur leurs pâturages parce que ce sont des concurrents pour la nourriture des moutons et des bovins. Le Wallaby de Bennett a disparu sur de larges étendues dans son milieu naturel, mais c’est une espèce prolifique et résistante qui s’adapte bien aux conditions des pays tempérés (plusieurs individus vivent actuellement en forêt de Rambouillet). C’est le marsupial le plus représenté dans les parcs zoologiques du monde entier.

Statut IUCN[modifier | modifier le code]

Cette espèce de Macropodidae est classé "Préoccupation mineur" (LC) sur la liste rouge des espèces menacées IUCN: « Inscrite dans la catégorie des espèces les moins préoccupantes (LC) du fait d'une relative large diffusion, tolérant une large gamme d'habitat et d'une grande population (en particulier sur la Tasmanie), l'espèce n'est pas en grande menace. Également parce qu'il est peu probable qu'un déclin à taux nécessaire pour se qualifier catégorie menacée apparaisse soudainement. »[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Bo Beolens, Michael Watkins, Michael Grayson. The Eponym Dictionary of Mammals. Éditeur JHU Press, 2009. (ISBN 0801893046), (ISBN 9780801893049). 592 pages. Consulter en ligne, page 37.
  2. a et b http://www.iucnredlist.org/details/40566/0
  3. « Kangourous des Yvelines: «Quand on n’a pas l’habitude, on peut avoir l’impression d’être ivre» », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  4. ZOO de Granby - Wallaby de Bennett

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bases taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]