Zèbre

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Zèbre
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
L'appellation « Zèbre » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de l'image Zebra (PSF).png.

Taxons concernés

Dans le genre Equus, les sous-genres :

Autres articles sur les zèbres

Zèbre est un nom vernaculaire ambigu en français, pouvant désigner plusieurs espèces différentes d'herbivores de la famille des équidés, et du genre Equus, vivant en Afrique.

Ils se trouvent principalement en Afrique centrale et australe. Ces animaux se caractérisent par des bandes de rayures verticales noires et blanches. Bien que la phylogénie des équidés soit peu connue, ce groupe est manifestement paraphylétique, c'est-à-dire que si tous ces animaux descendent bien d'une espèce commune, toutes les espèces descendantes de celle-ci ne sont pas que des zèbres. Il y a aussi des chevaux et des ânes qui sont plus ou moins proches de chacune de ces espèces.

Description[modifier | modifier le code]

Mammifères terrestres herbivores, les caractéristiques générales des zèbres sont celles des équidés du genre Equus, avec des nuances comportementales et physiologiques pour chaque espèce.

Articles détaillés : Equus quagga, Equus grevyi et Equus zebra.

Les zèbres communs mesurent de 1,10 mètre à 1,40 mètre (1,25 mètre en moyenne) au garrot contre 1,30 mètre à 1,60 mètre (1,45 mètre en moyenne) au garrot pour les zèbres de Grévy, et vivent en moyenne 25 à 30 ans dans la nature[réf. nécessaire] et jusqu'à 40 ans dans un zoo[réf. nécessaire]. La longueur du corps va de 2,20 mètres à 2,70 mètres pour les zèbres communs et de 2,50 mètres à 3,00 mètres pour les zèbres de Grévy et la longueur de la queue de 40 à 75 cm. La masse varie de 175 à 300 kg pour les zèbres communs contre 300 à 400 kg pour les zèbres de Grévy. Chez les zèbres, les étalons sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles.

On compte en 2016 moins de 800 000 zèbres au total[1].

Zébrures[modifier | modifier le code]

Les zèbres sont avant tout reconnaissables aux bandes noires et blanches de leur pelage.

Grâce à des méthodes de reconnaissance de formes, les scientifiques peuvent désormais lire les rayures caractéristiques des zèbres comme des codes-barres pour recenser une population à partir de photographies. Après avoir pris la photo d'un individu, les chercheurs la transfèrent sur un ordinateur équipé de logiciels dédiés comme StripeSpotter, un logiciel mis au point par l'université de l'Illinois à Chicago et l'université de Princeton. Ils zooment ensuite sur le flanc de l'animal, où chaque rayure est décomposée en lignes verticales de pixels. Leurs combinaisons sont aussi uniques que les empreintes digitales humaines. Reste à faire une recherche sur la base de données pour voir si le zèbre est un nouveau venu. StripeSpotter a été utilisé sur des zèbres de Grévy et des zèbres des plaines[2],[3]. D'autres travaux étendent la reconnaissance à d'autres animaux comme les léopards, les girafes et les Pterois[4].

Une légende africaine demande si le zèbre est blanc à rayures noires ou noir à rayures blanches. Cette question a généré de nombreuses légendes ou réponses fantaisistes, mais des explications plus scientifiques existent.

Formation des rayures[modifier | modifier le code]

zèbre à rayures beige pâle
Zèbre leucique.

Les premières populations de zèbres étaient de couleur gris-ardoise[5]. Les spécialistes pensent généralement, en observant les rayures partielles du Quagga et en tenant compte de la pigmentation nécessaire aux animaux pour survivre sous le soleil d'Afrique, que les zèbres étaient originellement des animaux pigmentés de noir et que les raies se forment par inhibition de la production de mélanine[6].

Les raies noires et blanches du zèbre sont absentes au stade fœtal initial, ils sont entièrement noirs[7]. Les rayures finissent par apparaître par bandes d'environ quatre cents micromètres (vingt fois une cellule). Les rayures sont alors d'autant plus nombreuses que l'animal est gros. Elles grandissent ensuite avec lui. Selon J.B.L. Bard, les espèces de zèbres différeraient selon le stade embryonnaire auquel apparaissent les raies[6].

En 1952, Alan Turing a démontré que « même si la concentration initiale en morphogène est uniforme, la combinaison de réactions chimiques et de diffusion des substances à travers les tissus peut faire apparaître un motif » et aussi que « ce motif dépend du type de réactions impliquées, de la forme de la région et des concentrations initiales ». Ainsi l'évolution vers des rayures au lieu de taches n'est pas difficile et dépendra de la taille et du temps de gestation de l'espèce[8].

Ceci conforte la théorie du Dr Debra Kay Bennett selon laquelle les espèces de zèbres sont, chacune, plus proche d'une espèce de cheval que de ses consœurs[9] car « il suffit d’une petite modification des relations temporelles des processus qui sous-tendent la formation du motif » pour faire apparaître des rayures au lieu de taches. Ce qui a donc pu se produire indépendamment au cours de l'évolution des différentes espèces devenues des zèbres[8].

Rôle[modifier | modifier le code]

Zèbres peu visibles au milieu des branchages secs
Les rayures facilitent notamment le camouflage vis-à-vis de la mouche tsé-tsé ou des grands prédateurs.

On ignore encore exactement quelle pourrait être l'utilité des rayures : de nombreuses théories sont proposées mais aucune n'est validée[5]. Les principales hypothèses sur la fonction des zébrures concerneraient le camouflage, l'évasion face aux prédateurs, la thermorégulation et les interactions sociales; toutefois, selon une étude multifactorielle publiée en 2013, rien ne vient étayer de manière convaincante l'une ou l'autre de ces hypothèses[10].

Au 19e siècle, l'écrivain Rudyard Kipling et le naturaliste Alfred Russel Wallace ont contribué à diffuser l'hypothèse selon laquelle les rayures du zèbre lui permettaient de mieux se fondre dans la savane. Cette hypothèse longtemps considérée comme crédible dans la communauté scientifique a toutefois été démentie au début du 21e siècle. L'hypothèse est formellement démentie en 2016[11]. En fait, dans la savane, le zèbre est très visible, et il tendrait donc à se dresser comme une exception à la règle du camouflage.

Les rayures auraient aussi un effet stroboscopique sur les prédateurs[12]. Lorsque tout un troupeau s'enfuit, les raies des divers individus se mélangent, rendant flou le contour d'un animal aux yeux d'un lion, par exemple[13]. Un phénomène comparable serait à l'origine du camouflage Dazzle[14].

Dans les années 1970, des recherches ont pointé le fait que la mouche tsé-tsé, responsable de la maladie du sommeil à laquelle les zèbres sont plus sensibles que d'autres animaux sauvages, est attirée par la vue de larges zones monochromes : les rayures permettraient ainsi de se protéger du parasite. Il est à ce sujet significatif de constater que les zones de répartition des zèbres et de ces glossines coïncident exactement et que les rayures s'estompent chez les populations moins exposées au parasitisme par les trypanosomes[15],[13]. Des travaux publiés en 2012 viennent corroborer cette hypothèse, en démontrant que les taons sont plus attirés par les monochromes, et que l'effet « répulsif » des rayures est plus prononcé pour des rayures semblables à celle des zèbres[16].

Une autre hypothèse veut que les rayures contribueraient à la thermorégulation, permettant aux zèbres qui broutent pendant des heures de mieux supporter les fortes chaleurs de la savane africaine. Les bandes noires et blanches, par absorption et réflexion différentielle des rayons solaires, chauffent différemment, ce qui provoquerait entre elles un flux d'air différentiel à l'origine de tourbillons engendrant un effet de refroidissement. Ce dispositif leur permet d'avoir une température corporelle inférieure à celle d'herbivores de taille similaire paissant dans les mêmes conditions (29,2 °C contre 32,5 °C)[17].

Les rayures favoriseraient la cohésion sociale en facilitant la reconnaissance et l’identification de chaque individu d'un groupe grâce au dessin de rayures unique[18]. Ainsi le zèbre de Burchell possède de vingt-cinq à trente raies sur chacun de ses flancs, le zèbre de Grévy en compte environ quatre-vingt et le zèbre des montagnes quarante-trois[19].

Comportement et écologie[modifier | modifier le code]

Prédateurs[modifier | modifier le code]

Lionnes entourant une carcasse
Le zèbre est une proie appréciée par les lions.

Les lions et les hyènes peuvent s'attaquer aux adultes ; les jeunes poulains et les jeunes pré-adultes peuvent être la proie des lycaons, guépards, léopards. Les prédateurs sont opportunistes et s'attaquent aux animaux vulnérables et donc peu rapides ; les individus malades, âgés, blessés, isolés, jeunes ou les femelles en gestation, sont les proies idéales.

Un zèbre en bonne condition physique a plusieurs moyens de défense contre ses prédateurs, il possède une très bonne vue diurne, une ouïe excellente, un bon odorat et court très vite. Les zèbres peuvent ainsi tenir une vitesse de 30 à 40 km/h sur une très longue distance ou, en cas de danger, galoper à 60 km/h en moyenne et même faire des pointes à 80 km/h[20] pour semer par exemple une lionne qui court presque aussi vite, mais ne tiendra pas la distance. Pour se défendre, ils peuvent aussi mordre et d'un coup de sabot, briser la mâchoire d'une lionne. Leurs ruades peuvent être mortelles, celles-ci sont encore plus puissantes que celles d'un cheval. Leurs rayures provoquent aussi une sorte d'« effet stroboscopique », et rendent les individus difficiles à repérer lorsqu'ils courent en groupe.

Systématique[modifier | modifier le code]

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Equus (genre).

Les populations de zèbres varient beaucoup, et les liens entre les espèces ne sont pas encore très bien compris. La taxinomie des zèbres est encore discutée et instable.

Espèces habituellement citées dans les classifications classiques[21] :

Les espèces sont notamment caractérisées par un nombre différent de paires de chromosomes : 46 pour Equus grevyi, 44 pour Equus quagga et Equus burchellii, et 32 pour Equus zebra[22].

Une nouvelle classification a été proposée en 2004 par les Anglais C.P. Groves et H.B. Bell, d'après l'observation traditionnelle du pelage et des crânes de ces animaux[23] :

Espèces vivantes[modifier | modifier le code]

  • Le zèbre de Burchell (Equus quagga, syn. Equus burchellii), encore appelé zèbre des plaines est le plus commun. Selon les dernières recherches (2004) il comporterait six sous-espèces, réparties entre l'Afrique de l'Est et du Sud. Le « zèbre de Burchell vrai » désignerait en fait une sous-espèce éteinte (Equus quagga burchelli)[24] ou n'ayant jamais existé[23] ;
  • Le zèbre des montagnes (Equus zebra), de l'Afrique du Sud-Ouest, tend à avoir une toison lisse, un ventre blanc et des rayures plus rapprochées que son cousin des plaines. Il comprend deux sous-espèces, en danger d'extinction[25] ;
  • Le zèbre de Grévy (Equus grevyi) est le plus grand de tous les zèbres. Il possède une longue crinière hérissée ainsi qu'une tête longue et étroite qui le fait ressembler à une mule. C'est un habitant des savanes d'Éthiopie, de Somalie et du nord du Kenya. Il est également menacé d'extinction[26].

Histoire évolutive[modifier | modifier le code]

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Il y a environ 54 millions d'années, un petit mammifère, de la taille d'un renard sans sabot, baptisé Hyracotherium par les paléontologues, vivait sur le continent américain. Il serait à l'origine de tous les équidés (cheval, poney, âne, zèbre). Les zèbres sont, probablement, les plus anciens représentants du genre Equus. Auparavant, ils ont dû vivre en Amérique. Le zèbre faisait également partie de la famille des périssodactyles, tels que les rhinocéros ou les tapirs. Cette famille regroupe tous les animaux comportant un nombre impair de doigts. Au Miocène, les graminées étant plus riches et plus abondantes, les équidés primitifs en profitèrent pour se multiplier et se développer : leurs jambes s'allongèrent pour mieux échapper aux prédateurs, et leurs pieds ne comptèrent, désormais, plus qu'un seul doigt, recouvert d'un ongle, le sabot.

À ce moment-là, on pense qu'ils ressemblaient beaucoup au zèbre de Grévy d'aujourd'hui. Grâce à leur développement, ils gagnèrent en vitesse, se déplacèrent davantage à la recherche de nourriture et entreprirent de plus longues migrations. C'est à ce moment-là qu'ils se répandirent en Asie, en Afrique et en Europe, passant par le détroit de Béring, alors recouvert de glace épaisse.

De nos jours, il est presque impossible de distinguer le crâne d'un zèbre de celui d'un cheval, mais nous pouvons penser que les équidés qui colonisèrent les savanes tropicales devinrent des zèbres, laissant les déserts arides aux ânes sauvages et les zones tempérées de l'hémisphère Nord aux chevaux sauvages.

Des fossiles datant du Pléistocène démontrent la grande répartition de ces équidés. Au Pléistocène, Equus sivalenis (Chine) et Equus sellardsi (Amérique du Nord) ressemblaient au quagga, ce zèbre d'Afrique qui s'est éteint au XIXe siècle. À la même époque, celui qui occupait le Sud de l'Afrique est Equus pilicatus, ancêtre direct du zèbre de Grévy. L'évolution de nombreuses espèces d'équidés est mal connue, mais on sait qu'il existait encore des ânes sauvages et des zèbres en Europe à la fin de la dernière période glaciaire de l’ère quaternaire.

Aujourd'hui, les équidés sauvages sont devenus rares. Il existe sept principales espèces équines, dont la plupart sont très proches de l'extinction : les trois zèbres d'Afrique et leurs cousins, l'âne sauvage ; le cheval sauvage de Mongolie ; les deux ânes sauvages d'Asie, le kiang et l'hémione.

Étymologie et dénominations[modifier | modifier le code]

Le substantif masculin[27],[28],[29] « zèbre » (prononcé : [zε:bʀ][27]) est un emprunt[27] au portugais zebra[27],[29], substantif féminin lui-même probablement issu — comme l'espagnol cebra — d'un latin vulgaire *eciferus, variation vernaculaire du latin equiferus (« cheval sauvage »), composé de equus (« cheval ») et de ferrus (« sauvage »)[27].

En français, « zèbre » est attesté au début du XVIIe siècle : d'après le Trésor de la langue française informatisé[27], sa première occurrence (graphie : ‹ zebre ›) se trouve dans l’Histoire des choses plus mémorables advenues tant ez Indes orientales, que autres païs de la descouverte des Portugais de Pierre de Jarric (en), parue à Bordeaux en [30].

Le portugais zebra servait initialement à désigner un équidé sauvage, le zevro ou zebro, particulièrement abondant dans la péninsule Ibérique jusqu'au XVIe siècle. En , la nature biologique précise de l'animal reste incertaine[31]. Quatre hypothèses ont été avancées selon lesquelles le zebro ibérique serait : soit l'hydrontin (Equus hydruntinus), un onagre éteint ; soit l'ancêtre du Sorraia, une race chevaline portugaise ; soit un onagre moderne, introduit dans la péninsule Ibérique par les musulmans ; soit un équidé domestique errant, âne ou cheval[31],[32].

Le petit du zèbre s'appelle le zébreau et la femelle du zèbre s'appelle la zébrelle. On rencontre aussi le terme zébresse ou zebrette.

On dit que le zèbre hennit[33] comme le cheval mais le zèbre de Grévy brait, comme l'âne, on dit aussi qu'il jappe.

Liste alphabétique de noms vernaculaires ou des noms vulgaires attestés[34] en français.
Note : certaines espèces ont plusieurs noms et, les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide. En gras, l'espèce la plus connue des francophones.

Les zèbres et l'homme[modifier | modifier le code]

Tentatives de domestication[modifier | modifier le code]

L'Anglais Lionel Walter Rothschild (1868-1937) avec son attelage de zèbres.
Course de zèbres.

S'il est possible de domestiquer un zèbre pris isolément, l'espèce s'y prête peu[41],[1]. Vivant dans un milieu comprenant de grands prédateurs tels que le lion, le guépard et la hyène, le zèbre a développé de puissantes techniques de défense[1]. D'après l'universitaire Carol Hall, « le fait qu’il soit un « aliment pour lion » l’a peut-être rendu moins attrayant aux yeux des premiers humains »[1]. Les tentatives de domestication s'expliquent par sa résistance au climat chaud, aux maladies africaines et de sa rapidité supérieure à celle du cheval rustique[réf. nécessaire]. En Afrique du Sud, les Boers ont essayé plusieurs fois de harnacher des zèbres mais ont vu la plupart de leurs tentatives déjouées par la nature sauvage et têtue de l’animal[1].

Hybrides[modifier | modifier le code]

  • Le zébrâne est le croisement d'un zèbre et d'une ânesse.
  • Le zébrule est le croisement d'un zèbre et d'une jument.

Reconstitutions[modifier | modifier le code]

  • Le Quagga contemporain est une tentative de restitution de cette sous-espèce. Il s'agit d'un élevage sélectif du Zèbre des plaines (Equus Quagga) dans le but de retrouver l'apparence de l'animal disparu après avoir découvert la grande similitude de l'ADN des spécimens disparus avec celui des zèbres modernes.

Les zèbres dans la culture[modifier | modifier le code]

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

  • « Zébré » est un adjectif, dérivé de zèbre, qui signifie rayé, souvent de rayures noires et blanches alternées mais pas obligatoirement.
  • Dans plusieurs langues (comme l'espagnol, l'anglais ou le néerlandais), on appelle le passage piéton respectivement le passage-zèbre, le croisement-zèbre et le sentier-zèbre.
  • Idiotismes animaliers : un drôle de zèbre est un individu douteux et filer comme un zèbre veut dire courir très vite.

Proverbes[modifier | modifier le code]

  • « La pluie mouille le zèbre mais n'efface pas ses rayures » (massaï, Kenya)[42]
  • « Le noir porte sa négritude comme le zèbre ses rayures » (Sénégal)[42]
  • « Un homme sans tradition est comme un zèbre sans rayure » (Afrique)[43]
  • « L'ombre du zèbre n'a pas de rayures » (René Char, poète français)

Le symbolisme du zèbre[modifier | modifier le code]

Le zèbre est un symbole de courage car il entreprend de grandes migrations annuelles pour chercher des pâturages, malgré les lions et les hyènes ou encore les crocodiles qui les menacent[44].

Le zèbre est aussi un symbole du métissage[45] et de l'harmonie entre les races. Ainsi, le zèbre est le symbole animal du Botswana : ses rayures noires et blanches ornent le drapeau depuis 1996 et deux zèbres affrontés encadrent les armoiries du pays[46],[47].

Le Zèbre de Grévy est aussi le symbole de l'Afrique et de la faune africaine.

En Angola, des crinières de zèbres sont portées lors de danses rituelles ayant lieu pour les cérémonies d'initiation des jeunes lors des rites de « transformation »[48].

Zèbres dans l'art et la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Carol Hall, « Pourquoi les zèbres ne sont-ils pas domestiqués comme les chevaux? », sur Slate, (consulté le 6 octobre 2016).
  2. (en) Mayank Lahiri, Chayant Tantipathananandh, Rosemary Warungu, Daniel I. Rubenstein et Tanya Y. Berger-Wolf, « Biometric animal databases from field photographs: identification of individual zebra in the wild », Proceedings of the 1st ACM International Conference on Multimedia Retrieval,‎ , article no 6 (DOI 10.1145/1991996.1992002, lire en ligne).
  3. (en) Tracy Staedter, « New animal barcode scanner earn its stripes », NBC News, (consulté le 22 mai 2015).
  4. (en) J. P. Crall, C. V. Stewart, T. Y. Berger-Wolf, D. I. Rubenstein et S. R. Sundaresan, « HotSpotter — Patterned species instance recognition », IEEE Workshop on Applications of Computer Vision,‎ , p. 230-237 (DOI 10.1109/WACV.2013.6475023, lire en ligne).
  5. a et b (en)David Bermingham, The developmental basis of the stripes of the zebra and their ecological Significance. Lire le document [PDF].
  6. a et b (en) Re: Is a zebra white with black stripes or black with white stripes? réponse par June Wingert, Baylor College of Medicine, Houston, Texas. En 1999, sur Had Sci Network.
  7. Photo d'un fœtus de zèbre (âmes sensibles s'abstenir).
  8. a et b Peter.T. Saunders, L’évolution des formes biologiques. Intellectica, 1993/1, 16, p. 61-83. Lire le document [PDF] p. 14 et 15.
  9. (en)Bennett D.K. (1980). Stripes do not a Zebra Make. Part I. A Cladistic Analysis of Equus. Systematic Zoology 29, 272-287.
  10. (en) Tim Caro, Amanda Izzo, Robert C. Reiner Jr, Hannah Walker & Theodore Stankowich, « The function of zebra stripes », Nature Communications, vol. 5, no 3535,‎ (DOI 10.1038/ncomms4535).
  11. Melin AD, Kline DW, Hiramatsu C, Caro T (2016) Zebra Stripes through the Eyes of Their Predators, Zebras, and Humans. PLoS ONE 11(1): e0145679. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0145679
  12. (en) LJ Cloudsley-Thompson, « How the zebra got his stripes: new solutions to an old problem », Biologist, vol. 31,‎ , p. 226–228.
  13. a et b Jean-Luc Nothias, « Pourquoi le tigre est-il rayé et le léopard tacheté ? », Le Figaro, (consulté le 21 mai 2008).
  14. (en)Military Camouflage.
  15. Bernard Vray, Le parasitisme : le plus vieux métier du monde ? ou les progrès de la paléo-parasitologie[PDF], pages 6-7.
  16. Des rayures anti-piqûres.
  17. (en) Brenda Larison, Ryan J. Harrigan, Henri A. Thomassen, Daniel I. Rubenstein, Alec M. Chan-Golston, Elizabeth Li, Thomas B. Smith, « How the zebra got its stripes: a problem with too many solutions », Royal Society Open Science,‎ (DOI 10.1098/rsos.140452).
  18. (en) J. Kingdon, « The zebra's stripes: an aid to group cohesion », in In The encyclopedia of mammals (ed. D MacDonald), Equinox, 1984, p. 486–487.
  19. (en) Lynn M. Stone, Zebras, Lerner Publications, , p. 11.
  20. (en)Philadelphia Zoo Zebra.
  21. comme ADW ou ITIS.
  22. (en) Lynn W. Robbins et Robert J. Baker, « Karyotypic data for african mammals, with a description of an in vivo bone marrow technique », Bulletin of the Carnegie Museum of Natural History, vol. 6,‎ , p. 188-210 (lire en ligne).
  23. a et b (en) « C.P.Groves et H.B. Bell, 2004. New investigations on the taxonomy of the zebras genus Equus, subgenus Hippotigris. Mammalian Biology. 69: 182-196. ». Lire en ligne le résumé et acquérir le document [PDF].
  24. Equus quagga burchellii.
  25. (en)Equus zebra, UICN.
  26. (en)Equus grevyi, UICN.
  27. a, b, c, d, e et f Définitions lexicographiques et étymologiques de « zèbre » (sens I, A) du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 17 novembre 2016].
  28. Entrée « zèbre », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, t. 4 : Q – Z, Paris, L. Hachette, gr. in-4o (notice BnF no FRBNF30824717, lire en ligne [fac-similé]) [fac-similé].
  29. a et b Entrée « zèbre », sur Dictionnaires de français en ligne, Larousse [consulté le 17 novembre 2016].
  30. Pierre du Jarric, Histoire des choses plus mémorables advenues tant ez Indes orientales, que autres païs de la descouverte des Portugais, Bordeaux, Simon Millanges, , in-4o (notice BnF no FRBNF39369028).
  31. a et b Nores et al. 2015.
  32. On peut voir, à ce sujet, le texte en espagnol Disertación sobre el animal zebra, nacido, criado, conocido y cazado antiguamente en España[PDF] de Martín Sarmiento.
  33. a, b, c et d Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  34. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet.
  35. V.Eisenmann et C. de Giuli. Caractères distinctifs entre vrais zèbres (Equus zebra) et zèbres de Champman (Equus burchelli antiquorum) d'après l'étude de 60 têtes osseuses. Extrait de Mammalia. Lire ledocument [PDF].
  36. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0-444-51877-0 et 978-0-444-51877-4). 857 pages. Rechercher dans le document numérisé.
  37. (en)Equus zebra ssp. hartmannae, UICN.
  38. (en)Equus zebra ssp. zebra , UICN.
  39. (fr+en) Equus burchelli, Banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada.
  40. (en)Equus quagga, UICN.
  41. Jared Diamond (trad. de l'anglais), De l'inégalité parmi les sociétés [« Guns, Germs and Steel »] (essai), Paris, Gallimard, , 484 p., chap. 9 (« Les zèbres, les mariages malheureux et le principe de Anna Karénine »)
  42. a et b Barnabé Laye, Liliane Prévost, Guide de la sagesse africaine page 17. Éditions L'Harmattan, 1999. (ISBN 2-296-38713-6 et 978-2-296-38713-3).
  43. Bernard Freda, Le Déclic, page 12. Éditions Publibook, (ISBN 2-7483-0907-3 et 978-2-7483-0907-2).
  44. Le Zèbre, Un Cheval sauvage singulier ! sur le site Art et objets, consulté en juillet 2010.
  45. « le zèbre est le symbole du métissage » d'après la représentante de l'institut de beauté Zèbre et Citron dans un communiqué diffusé en Guadeloupe sur la chaîne privée Canal 10.
  46. Le Botswana en une semaine.
  47. (en) A. Richard Mordi, Attitudes toward wildlife in Botswana, Garland, (ISBN 978-0-8240-0471-2), p. 63-64.
  48. Les arts de l'Angola sur le site Détours des Mondes, consulté en juillet 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Nores et al. 2015] (en) Carlos Nores, Arturo Morales Muñiz, Laura Llorente Rodríguez, E. Andrew Bennettd et Eva-María Geigl, « The Iberian zebro: what kind of a beast was it? » [« Le zebro ibérique : quel genre de bête était-ce ? »], Anthropozoologica, Muséum national d'histoire naturelle, vol. 50, no 1,‎ , p. 21-32 (DOI 10.5252/az2015n1a2, résumé, lire en ligne [fac-similé]).

Liens externes[modifier | modifier le code]