Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés

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Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés
(en) Movement for a Europe of Nations and Freedom
Image illustrative de l'article Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés
Logotype officiel.
Présentation
Président Gerolf Annemans (VB)
Fondation 2014
Siège 75, boulevard Haussmann
75008 Paris, France
Positionnement Droite à extrême droite
Idéologie Euroscepticisme
Nationalisme
National-conservatisme
Populisme de droite
Souverainisme
Groupe au Parlement européen Europe des nations et des libertés
Site web menleuropa.eu
Représentation
Députés européens
38 / 751
[1]
Conseil européen
(chefs d'états ou de gouvernements)
0 / 28
Chambres basses nationales
204 / 2 721
Chambres hautes nationales
49 / 1 009

Le Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés (MENL ou Movement for a Europe of Nations and Freedom, MENF en anglais) est une alliance de partis politiques européens de droite nationaliste et d'extrême droite fondée en 2014[2],[3] et qui a obtenu le statut de parti politique européen en 2015.

Historique[modifier | modifier le code]

Il est composé de partis autrefois membres de l'Alliance européenne pour la liberté (EFA) qui n'arrivèrent pas à former un groupe politique au Parlement européen après les élections de 2014. Le parti néerlandais Parti pour la liberté (PVV) refuse d'être subventionné par l'Union européenne et n'y adhère pas[2]. Le MENF reçoit des crédits pour 1 170 746 en 2015[4] plus 621 677 [5] pour sa fondation, intitulée Fondation pour une Europe des nations et des libertés.

Son premier congrès se déroule le 27 juin 2015 à Perpignan[3]. Son président est Louis Aliot.

Il comprend uniquement quatre partis représentés au Parlement européen : le Front national, la Ligue du Nord, le Parti de la liberté d'Autriche et le Vlaams Belang. Un parti tchèque (Občanská konzervativní strana, OKS), non représenté au Parlement, est également membre de cette alliance[6]. Nicolas Lebourg, spécialiste de l'extrême droite, relève que si la plupart des partis membres d'ENL sont engagés, à la suite du FN, dans une stratégie de dédiabolisation, le mouvement comprend le parti tchèque Liberté et démocratie directe, qui « veut expulser les Roms en Inde » et dont le leader « appelle à élever des porcs et à les promener autour des mosquées »[7].

Lors de l'enregistrement du parti auprès de l'Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes, 35 députés européens sont déclarés.en septembre 2017[8].

Partis nationaux membres et résultats[modifier | modifier le code]

Partis membres et nombres d'élus[modifier | modifier le code]

Pays Parti Parlementaires nationaux Gouvernement
Chambre haute Chambre basse
Drapeau de la Région flamande Région flamande
Drapeau de la Belgique Belgique
Vlaams Belang
2 / 35
3 / 87
Opposition
Drapeau de l'Italie Italie Ligue du Nord
12 / 315
19 / 630
Opposition
Drapeau de la France France Front National (RBM)

Rassemblement Bleu Marine

6 / 577
2 / 348
Opposition
Drapeau de l'Autriche Autriche Parti de la liberté d'Autriche
13 / 61
51 / 183
Majorité. Ministres :
5 / 14
Drapeau de la République tchèque République tchèque Liberté et démocratie directe
0 / 81
22 / 200
Opposition

Élections nationales marquantes[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

À l'issue du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen se qualifie pour le second tour avec Emmanuel Macron, en arrivant en deuxième position, avec 21,3 % des suffrages exprimés.

En Autriche[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives autrichiennes de 2017, alors que la droite arrive en tête, le FPÖ arrive en 3e position avec 51 sièges. À l'issue du scrutin, Sebastian Kurz est appelé par le président fédéral Alexander Van der Bellen à former le prochain gouvernement fédéral ; le 24 octobre, Kurz invite officiellement le FPÖ à démarrer des négociations pour la mise en œuvre d'une coalition. Heinz-Christian Strache accepte le jour même et les négociations commencent le lendemain. D'une durée habituelle d'environ deux mois, elles aboutissent à la formation du gouvernement Kurz le 18 décembre[9].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

2014[modifier | modifier le code]

Le parti européen actuel n'a jamais participé à une élection au parlement suite à sa création après les élections européennes de 2014. Son prédécesseur, l'Alliance européenne pour la liberté n'avait pas réussi à former un groupe au parlement européen alors que le parti avait réalisé des bons scores comme en France avec le FN qui était arrivé en tête, avec 24,86 % des voix, et remporte 24 sièges[10] .

2019[modifier | modifier le code]

Bureau[modifier | modifier le code]

Parti Pays Nom Fonction
VB Drapeau de la Belgique Belgique Gerolf Annemans Président
FN Drapeau de la France France Jean-François Jalkh Trésorier
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Janice Atkinson Membre du bureau
FN Drapeau de la France France Marine Le Pen Membre du bureau
FN Drapeau de la France France Nicolas Bay Membre du bureau
LN Drapeau de l'Italie Italie Angelo Ciocca Membre du bureau
KNP Drapeau de la Pologne Pologne Michał Marusik Membre du bureau
Drapeau de la Roumanie Roumanie Laurentiu Rebega Membre du bureau
FPO Drapeau de l'Autriche Autriche Marcus Pretzell Membre du bureau

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. 37 députés européens sont membres du groupe ENL mais 1 député du parti siège avec les non-inscrits.
  2. a et b « À Bruxelles, pas de groupe mais une fondation pour le FN », sur Le HuffPost, (consulté le 24 novembre 2015).
  3. a et b « À Perpignan, le Front national accuse l’Europe et le pouvoir (notre interview video de Marine Le Pen) », sur Lindependant.fr, (consulté le 24 novembre 2015).
  4. (en) « Grants from the European Parliament to political parties at European level per party and per year » [PDF], sur europarl.europa.eu, .
  5. (en) « Grants from the European Parliament to political foundations at European level per foundation per year » [PDF], sur europarl.europa.eu, .
  6. (en) « National Delegations – Movement for a Europe of Nations and Freedom », sur www.menleuropa.eu (consulté le 24 novembre 2015).
  7. Hugo Domenach et Nicolas Lebourg, « Marine Le Pen a pris le leadership de l'extrême droite en Europe », sur lepoint.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  8. « Liste des partis politiques européens et fondations politiques européennes enregistrés », sur www.appf.europa.eu (consulté le 13 octobre 2017).
  9. « Autriche : les conservateurs invitent l’extrême droite à former un gouvernement », sur www.lemonde.fr, (consulté le 18 décembre 2017).
  10. « Résultats des élections européennes 2014 », sur interieur.gouv.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]