Mas-Saintes-Puelles

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Mas-Saintes-Puelles
Porche d'entrée de l'église.
Porche d'entrée de l'église.
Blason de Mas-Saintes-Puelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Bassin Chaurien
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Alain Carles
2014-2020
Code postal 11400
Code commune 11225
Démographie
Gentilé Massogiens
Population
municipale
907 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 51″ nord, 1° 52′ 39″ est
Altitude Min. 164 m – Max. 324 m
Superficie 27,63 km2
Localisation

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Mas-Saintes-Puelles
Liens
Site web www.mas-saintes-puelles.fr

Mas-Saintes-Puelles ("Mas Santas Puèlas" en Occitan) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Massogiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mas-Saintes-Puelles est une commune du Lauragais de 2 763 ha située à 6 km à l'ouest de Castelnaudary dans son aire urbaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mas-Saintes-Puelles
Baraigne Labastide-d'Anjou Ricaud
Molleville Mas-Saintes-Puelles Castelnaudary
Cumiès
Montauriol
Payra-sur-l'Hers Villeneuve-la-Comptal

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Son territoire qui s'étend entre la route nationale 113 au nord et le ruisseau de la Ganguise au sud se partage entre les collines de la Piège et la pointe ouest de la dépression éolienne de Pexiora. Cette plaine se prolonge vers le nord par delà le col de Naurouze par la vallée de l'Hers-Mort. Ce passage étroit entre la montagne Noire et les collines de la Piège était emprunté depuis l'Antiquité par la Via Aquitania qui reliait Narbonne à Bordeaux. Aujourd'hui cette plaine de quelques kilomètres de largeur est traversée par la nationale 113 au nord, le canal du Midi, la voie de chemin de fer de Toulouse à Narbonne et l'autoroute française A61 aux tracés presque parallèles. Cette plaine est parcourue par le Tréboul petit affluent du Fresquel qui se jette dans l'Aude. La Piège est une zone de collines issue de l'érosion des Pyrénées faite de molasses et de marnes où s'intercalent des bancs de calcaire utilisé pour la construction et de poudingues. Sur la commune le point le plus élevé est à 328 m. Cette zone de collines s'étend vers l'est vers les vallées de l'Hers-Vif et de l'Ariège.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Mas-Saintes-Puelles se situe sur la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée. Le Tréboul dans la plaine capte les eaux vers l'Aude alors que la Ganguise draine les eaux de la Piège vers la Garonne. Du haut du village, on peut admirer la ligne de plateau au pied de laquelle serpente la Rigole d'alimentation du canal du Midi et le col de Naurouze.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon une tradition ancienne, les Puelles, qui identifient aujourd'hui la commune, sont ces jeunes femmes qui recueillirent le corps martyrisé de Saturnin] (saint Sernin), premier évêque de Toulouse au VIe siècle, pour lui donner une sépulture chrétienne. Pour ce fait, elles furent chassées de Toulouse par l'autorité romaine, se réfugièrent en ce lieu où elles moururent et y furent inhumées avant leur translation dans la nouvelle agglomération qui prit leur nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la localité comptait de nombreux "bons hommes" et "bonnes femmes", des personnages tenus pour sages et saints par la population, mais considérés comme hérétiques par l'Eglise (et désignés à tort comme "cathares" par la plupart des historiens depuis la fin du XIXe et surtout le milieu du XXe siècle)[1]. En 1242, des seigneurs languedociens venus de Montségur, s'y arrêtent avant d'aller assassiner à Avignonet-Lauragais deux inquisiteurs, Etienne de Saint-Thibéry et Guillaume Arnaud, qui y tenaient tribunal. En 1246-1247, les inquisiteurs Bernard de Caux et Jean de Saint-Pierre interrogent systématiquement les habitants du Mas-Saintes-Puelles sur l'hérésie et les hérétiques[2].

Au XIVe siècle, les augustins fondent au Mas un couvent avec pour mot d'ordre la réévangélisation du Lauragais.

Durant les guerres de religion, le village est farouchement protestant. Au lieu-dit la Planque se trouvait une petite communauté de protestants qui permirent à Henri de Navarre et Catherine de Médicis d'avoir une entrevue secrète.

En 1598, après l'édit de Nantes, une bande de huguenots continuait à attaquer les convois marchands. En 1622, Louis XIII fait détruire le village. Il ne reste de vestiges du Moyen Âge que le portail de l'église du XIVe siècle . Le village sera reconstruit et le culte catholique rétabli.

Au XVIIe siècle un couvent de l'ordre de la Merci (pour la rédemption des captifs en Terre musulmane) y est construit. Saint Pierre Nolasque, fondateur de l'ordre au XIIIe siècle, serait né au Mas-Saintes-Puelles.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Le Mas-l'Union[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mas-Saintes-Puelles Blason De gueules, à la croix de Malte d'argent bordée d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes Castelnaudary Lauragais Audois et du canton du Bassin chaurien (avant le redécoupage départemental de 2014, Mas-Saintes-Puelles faisait partie de l'ex-canton de Castelnaudary-Sud).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2008 Georges de Capella    
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Alain Carles SE Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 907 habitants, en augmentation de 1,34 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
940 1 043 1 045 1 034 1 254 1 298 1 236 1 346 1 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 291 1 263 1 218 1 103 1 142 1 173 1 202 1 126 1 050
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 025 1 025 1 060 936 902 860 837 820 792
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
711 682 617 640 720 805 876 906 907
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Aérodrome de Castelnaudary - Villeneuve

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

En 1851, création de la Société de Secours Mutuels par l'abbé Teisseire. C'est une société d'entraide pour les défavorisés (santé, éducation, frais de sépulture...), sorte de sécurité sociale et mutuelle. Elle porte le nom de Société Mutualiste Saint Pierre De Nolasque du nom du saint patron du village. C'est la plus ancienne des sociétés mutualistes de l'Aude.

La société existe toujours sous le nom d'Amicale Saint-Pierre De Nolasque.

En 1857, s'établit, en bordure du canal du Midi au lieu-dit "Le médecin" une poterie qui existe aujourd'hui sous le nom de "Poterie Not" et qui a obtenu le label "Entreprise du Patrimoine Vivant"[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mark G. Pegg, « Innocent III, les "Pestilentiels Provençaux" et le paradigme épuisé du catharisme », dans « Innocent III et le Midi ». Cahiers de Fanjeaux 50, 2015, p. 277-307.
  2. Yves Dossat, Les crises de l'Inquisition toulousaine, Bordeaux, 1959 ; (en) Mark G. Pegg, The Corruption of Angels : The Great Inquisition of 1245-1246, Princeton, Princeton University Press, 2001.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Poterie Not | Label EPV, Entreprise du Patrimoine Vivant », sur www.patrimoine-vivant.com (consulté le 11 décembre 2016)
  8. « Église Saintes-Puelles », notice no PA00102765, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Maison Nicol », notice no PA00102766, base Mérimée, ministère français de la Culture