Verdun-en-Lauragais

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Verdun-en-Lauragais
Verdun-en-Lauragais
La mairie
Blason de Verdun-en-Lauragais
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Montréal
Intercommunalité Communauté de communes Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Armand d'Agrain
2014-2020
Code postal 11400
Code commune 11407
Démographie
Gentilé Verdunois
Population
municipale
276 hab. (2016 en augmentation de 3,76 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 59″ nord, 2° 03′ 36″ est
Altitude 333 m
Min. 198 m
Max. 613 m
Superficie 20,21 km2
Localisation

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Verdun-en-Lauragais est une commune française située dans le département de l'Aude en région Occitanie. Avant le décret du 7 août 1958, la commune s'appelait Verdun.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département du Tarn.

Verdun-en-Lauragais est adossé au sud de la montagne noire, entre 195 et 616 m d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Verdun-en-Lauragais[1]
Les Brunels Les Cammazes
(Tarn)
Labécède-Lauragais Verdun-en-Lauragais Villemagne
Saint-Papoul Villespy

Climat[modifier | modifier le code]

L'existence de deux stations météorologiques proches, à savoir celle de Castelnaudary et de Saissac, permet d'analyser de manière précise le climat de Verdun-en-Lauragais.

La station de Saissac, à 630 m d'altitude et sur le versant sud de la Montagne Noire, est représentative du climat de la partie nord de Verdun-Lauragais (Sanègre, le Raziguet), avec toutefois un caractère montagnard plus accentué : située au Lampy-Vieux, elle est plus à l'intérieur du massif de la Montagne Noire.

À l'opposé, la station de Castelnaudary à 170 m d'altitude est représentative du climat de l'extrémité sud de la commune. Les températures moyennes annuelles varient ainsi de 10,4 °C (Saissac) à 13,8 °C (Castelnaudary) avec un nombre de jours de gel respectivement de 52 et 25 jours par an[2]

Les moyennes annuelles calculées sur 10 ans, de 1988 à 1997 permettent de caractériser les deux stations. On constate un contraste important : 3° de moins à Saissac par rapport à Castelnaudary et le double de jours de gel et de hauteur de précipitations.

Castelnaudary présente un climat à tendance méditerranéenne marquée, l'influence océanique se faisant toutefois encore sentir, notamment dans la répartition assez régulière des précipitations. La station est par ailleurs très ventée.

Saissac présente un climat à caractère montagnard, plus froid et humide. L'importance des précipitations s'explique par le fait que la Montagne Noire est le premier relief qui arrête les fronts humides venant de la Méditerranée ; elle se trouve également sous influence océanique, influence lointaine toutefois, qui lui amène occasionnellement un surcroît d'humidité. La station est beaucoup moins ventée que celle de Castelnaudary.

Le climat de Verdun-Lauragais est intermédiaire entre celui de ces deux stations. Le bourg de Verdun, tourné vers le Sud et dans la vallée du Tenten, bénéficie d'une situation particulièrement favorable, abritée des vents, avec un bon ensoleillement.

Géologie[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du territoire de la commune s'inscrit dans les terrains cristallins de la Montagne Noire.

Depuis la crête sommitale, au nord de la commune, le socle cristallin s'incline vers le sud avec une pente très régulière, de 7,5 % en moyenne. Le dénivelé total est de 421 m (616 à 195 m).

Le socle est entaillé par des vallées étroites et profondes, orientées nord-sud, dont les pentes moyennes atteignent 50-70 %.

Au nord de la crête sommitale se développe un versant beaucoup moins étendu et de pente plus forte (10-20 % en moyenne). Il présente un dénivelé de 130 m, de la crête jusqu'au Tenten

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est drainé par 4 principaux cours d'eau[3] : le Ruisseau de Tenten et son affluent l'Ayguebelle, la Migaronne et le Riplou.

Le Tenten et l'Ayguebelle ont un cours permanent sur le territoire de la commune leur lit est de 2 à 3 m de large. Le Riplou et la Migaronne sont de plus faibles dimensions et n'ont un cours permanent que dans la partie basse.

L'écoulement des ruisseaux est très rapide, la pente générale du cours étant de l'ordre de 5 à 6 %, et la roche affleure partout dans le lit majeur.

En période de crue, les ruisseaux prennent un caractère torrentiel. Toutefois, les vallées étant très encaissées, les eaux ne sortent pas ou très peu de leur lit. Seuls les quelques prés en fond de vallée du Tenten, aux Trois Moulins et à l'Obit, peuvent être inondés.

La qualité des eaux du Tenten est excellente sur la commune, d'après la carte de l'agence de bassin.

Les rejets dans les ruisseaux sont limités à ceux de la station d'épuration qui traite les eaux usées du village ; il s'agit d'un décanteur-digesteur géré par la Compagnie Lyonnaise des Eaux.

Toutefois, la qualité des eaux, la faune et la flore aquatique ont pu être perturbées par la réalisation récente de nombreuses retenues d'eau destinées à l'irrigation.

Ces retenues contribuent au réchauffement de l'eau et diminuent son oxygénation. Leur utilisation représente des prélèvements importants en période d'étiage.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom, d'origine gauloise, (Viro : tournant[Information douteuse] [?] et Duno : colline), à son implantation sur un promontoire rocheux inscrit dans une boucle formée par deux ruisseaux : le Tenten (on prononce ici tout comme les Belges "tintin") et la Goutine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village est d'origine gauloise, mais aucun document ne mentionne le village au XIe siècle.

Le 7 Août 1152, les fils d’Hugues de Saissac, seigneur de Saissac, annoncent à leur suzerain, le vicomte Raymond de Trencavel, qu’ils vont construire au lieu de Verdun un castrum. Le castrum de Verdun est implanté sur un promontoire rocheux inscrit dans une boucle formée par deux ruisseaux, le Tenten et la Goutine permettant de voir toute la plaine jusqu'aux Pyrénées. Le village est ceinturé de remparts et accessible par deux portes, la porte d'aval et la porte du Cers.

Le Lauragais est un foyer du catharisme entraînant la croisade des albigeois. Après la conquête des possessions de la maison de Trencavel, la révolte des petits seigneurs locaux vers 1240 a conduit Louis IX à faire des restitutions partielles qui se sont étendus à un grand nombre de proscrits. Jourdain de Saissac a pu récuper la 4e partie de la seigneurie de Verdun. Le 16 juillet 1253, il la vend à Guillaume Pia, sénéchal de Carcassonne entre 1248 et 1252, seigneur de Ferrals depuis son achat à l'abbaye de Saint-Papoul. Entre 1327 et 1329, Guillaume Pia, chevalier, est nommé seigneur de Verdun.

En 1305, toute la population de Verdun est déportée à Carcassonne pour interrogatoire. Parmi les 25 cathares brûlés à Toulouse entre 1308 à 1321, 5 sont originaires de Verdun.

Pendant la guerre de Cent Ans, le Lauragais souffre des ravages du Prince Noir entraînant de la famine et des épidémies. En 1370, Verdun était une judicature qui regroupait 3 380 feux. Le recensement du diocèse de Saint-Papoul, le 4 janvier 1394, ne compte que de 12 feux imposables dans la communauté de Verdun.

Verdun faisait partie de la baronnie de Ferrals. Antoine de Toulouse-Lautrec est mentionné comme seigneur de Ferrals en 1457. Il a l'entière justice de Verdun et de nombreux droits sur les habitants.

En 1790, Verdun fait partie du district de Castelnaudary dans le département de l'Aude[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1849   Honoré Dulignon    
mars 2001 mars 2014 Christian Pélissier    
mars 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
Armand d'Agrain    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 276 habitants[Note 1], en augmentation de 3,76 % par rapport à 2011 (Aude : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
742645667678742731770756751
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700695672622589608611576570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526547530391391378380316272
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
265233219216212231249251274
2016 - - - - - - - -
276--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie-Madeleine
  • Église Sainte-Marie-Madeleine de Verdun-en-Lauragais, église paroissiale construite entre 1300 et 1380. L'église est mentionnée en 1317 et dépendait alors de l'évêché de Saint-Papoul qui venait d'être formé au dépend du diocèse de Pamiers. À la différence des églises de Lauragais, l'église n'a pas de clocher-mur. Son clocher surmonte un passage voûté, probablement une ancienne porte de la ville. L'église faisait partie de la première enceinte du castrum. L'église a été modifiée entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle. L'église possède six chapelles latérales. Des changements ont été faits en 1898 avec le déplacement de l'entrée et la construction d'un porche latéral et de deux sacristies entre les contreforts, la restauration de la toiture et l'achat d'un harmonium. La cloche a été remplacée en 1944 et baptisée sous le vocable de Jeanne d'Arc[9].
  • D'autres églises ou chapelles existaient sur le territoire de la commune : Notre-Dame de Ferrals, Saint-Pierre de Rupe, Saint-Sauveur de l'Obit[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paul Sibra (1889-1951), peintre et dessinateur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verdun-en-Lauragais Blason D'argent, à trois fusées de gueules posées en fasce.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Étude menée par "Études Conseils Environnements Paysages, 7 rue du Moulin 31450 Montgiscard
  3. (cf. carte de l'hydrologie)
  4. Marie de Verdun-en-Lauragais : Histoire
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Fondation du patrimoine : église Sainte-Marie-Madeleine de Verdun-en-Lauragais
  10. M.-C. Marandet, « Les lieux de culte du diocèse de Saint-Papoul à la fin du Moyen Âge », dans Archéologie du Midi Médiéval, 1990-1991, tome 8-9, p. 99-120 (lire en ligne)