Marie Lafarge

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lafarge.
Marie Lafarge
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Marie Lafarge

Nom de naissance Marie Aimée Fortunée Capelle
Naissance
Paris
Décès (à 36 ans)
Ussat en Ariège, France
Nationalité française
Ascendants
Baron Antoine Laurent Capelle et Caroline Fortunée Collard
Conjoint
Charles Pouch-Lafarge

Marie Fortunée Capelle, connue sous le nom de Marie Lafarge, née à Paris le [1] et morte à Ussat dans le département de l'Ariège le [2], est une française soupçonnée et reconnue coupable par la justice de l'époque d'avoir empoisonné son époux, Charles Lafarge. Elle est condamnée en 1840 aux travaux forcés à perpétuité et à l'exposition sur la place publique de Tulle. Certaines sources font d'elle l'arrière-petite-fille de Philippe Égalité, et de Félicité de Genlis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Marie Capelle est la fille du baron Antoine Laurent Capelle (Cappelle), lieutenant-colonel au corps royal d'artillerie, et de Caroline Fortunée Collard. Elle est née au no 17 rue de Courcelles dans le 1er arrondissement ancien à Paris, le 15 janvier 1816[3],[1]. Sa grand-mère Herminie Compton serait née d'une liaison entre la comtesse Félicité de Genlis et le duc d’Orléans Philippe Égalité. Cette ascendance supposée a une influence considérable lors de son procès, qui a lieu durant la Monarchie de Juillet et le règne de Louis-Philippe d'Orléans, fils légitime de Philippe Égalité. La presse, que le pouvoir avait muselé par les lois de septembre 1835, allait s’empresser de dénoncer cette « bâtarde orléaniste devenue empoisonneuse », et cela aurait pu faire vaciller le trône. Cette filiation royale est notamment représentée par un Lord britannique, Charles Strickland Standish (1790-1863), gendre de Rose Henriette Péronne de Sercey (1770-1849), la nièce de Félicité de Genlis[note 1]. Charles Standish de par son alliance, est un intime de la famille d'Orléans[4],[5] et il est l'hôte de la famille de Marie Lafarge à Villers-Hélon[6]. Il décide de se rendre à la prison de Montpellier où est détenue Marie Lafarge mais le préfet lui refuse le droit de visite[6].

Marie Capelle est élevée dans le château familial de Villers-Hélon et reçoit une excellente éducation. Alors qu'elle a douze ans, son père, ancien colonel d'artillerie de la garde impériale[7] et officier de la Légion d'honneur[8], meurt accidentellement à la chasse le 10 novembre 1828. Sa mère, remariée, meurt sept ans plus tard. À dix-huit ans, elle est adoptée par sa tante maternelle, qui l'inscrit dans une école pour jeunes filles de la haute société.

Mariage avec Charles Lafarge[modifier | modifier le code]

Recherchant l'amour romantique, elle décline toutes les propositions de mariage. À vingt-trois ans, par l'entremise de son oncle le baron Garat, Gouverneur de la Banque de France, qui a contacté une agence matrimoniale, Marie Fortunée Capelle fait la connaissance d'un entrepreneur originaire de Corrèze en voyage d'affaire à Paris, Charles Pouch-Lafarge (dit « Charles Lafarge »), de cinq ans son aîné, maître de forge au Glandier, sur la commune de Beyssac dont il est également le maire. Lors de l'entrevue Charles et Marie présentèrent leurs garanties et leurs bonnes mœurs, puis dans la plus totale précipitation, le mariage est célébré le en la cathédrale Notre-Dame de Paris[7].

Croulant sous les difficultés financières, Charles Lafarge sait qu'en l'épousant, il recevra une dot de 80 000 francs-or qui lui permettra d'éviter la faillite. Toujours présenté comme un « brave homme, mais un peu bourru », il aurait été en fait un personnage vil et corrompu, rongé par la violence et sujet à des crises d'épilepsie[9].

Emma Pontier, cousine germaine de Charles Pouch-Lafarge, rapporte que la situation financière de ce dernier était connue de tout le pays : « Il devait essayer un nouvel emprunt, trouver un mariage d'argent à faire ou ne plus revenir. »[réf. nécessaire]

Le Glandier[modifier | modifier le code]

Le Glandier en 1840.

Le lendemain de la cérémonie, les jeunes époux quittent Paris pour rejoindre la Corrèze et arrivent à Beyssac le . Pour Marie, c'est la déception lorsqu'elle contemple sa nouvelle demeure et ses environs : le changement est radical entre sa vie au château de Busagny (actuel collège Saint-Stanislas) à Osny et celui des récits relatés par son mari qui lui a fait croire qu'il est le propriétaire du château de Pompadour à Arnac-Pompadour. En réalité, Marie découvre que sa nouvelle demeure du Glandier est une vieille masure délabrée, infestée de rats, dont on dit qu'elle est hantée[7].

Le Glandier est en réalité un ancien monastère fondé en 1219, à la suite d'une donation d'Archambaud VI de Comborn, en expiation d'un crime. Le couvent fut soutenu au cours des siècles par de nombreux bienfaiteurs. Abandonnée et saccagée à la Révolution, la propriété est acquise en 1817 par la famille Lafarge, qui y installe en aval une forge industrielle en 1834.

Les chartreux rachèteront la propriété aux Lafarge en 1860 et rebâtiront le monastère, qui abrite aujourd’hui un centre de soins pour handicapés mentaux.

Un décès suspect[modifier | modifier le code]

Désespérée, Marie se retranche dans sa chambre et adresse une lettre à son époux, dans laquelle elle lui supplie de la laisser partir, quitte à ce qu'il conserve la dot, et menaçant même de mettre fin à ses jours. Devant le refus de Charles, elle fait dans un premier temps contre mauvaise fortune bon cœur et prend la maison en main, tandis que Lafarge cherche par tous les moyens à se procurer de l'argent. Revenue à de meilleurs sentiments envers son mari, elle lui adresse même des lettres d'amour enflammées. Ce dernier, touché par son geste, fait un testament en sa faveur, lui léguant tous ses biens. Marie fait acte de réciprocité sans se douter que Charles a refait dans la foulée un testament en faveur de sa mère et de sa sœur[7].

En novembre 1839, Charles part de nouveau à Paris pour un voyage d'affaire afin de tenter de régler ses problèmes financiers en déposant un brevet d'invention d'un procédé qu'il a mis au point qui permet de diminuer les frais de chauffage dans la fabrication du fer[7]. Il s'installe à l'hôtel de l'Univers, 79 rue Sainte Anne, pour un séjour qui doit être long[10].

Durant son absence, Marie écrit à la pharmacie Eyssartier à Uzerche afin de se procurer de la mort aux rats, puisqu'en effet la bâtisse est infestée par les rongeurs[7]. C'est l'un des domestiques, Denis Barbier, petit escroc parisien rencontré à Paris par Charles Lafarge, qui est chargé d'aller récupérer le produit. Barbier est en fait un homme-clé dans l'affaire car c'est lui qui lancera la thèse de l’empoisonnement.

Marie demande également à la cuisinière de confectionner des gâteaux afin de les envoyer à son mari, accompagnés de son portrait. Après un voyage de quatre jours en diligence, le 18 décembre 1839, les pâtisseries, faites avec du lait non pasteurisé arrivent à destination. Le jour même, Charles tombe gravement malade. Il reste alité toute la journée, pris de nombreux vomissements et de migraines. Il décide alors d'écourter son séjour et de rentrer à Beyssac. Il arrive au Glandier le , et fait venir le jour même le médecin de famille qui diagnostique une banale angine[7].

Contraint de garder le lit, Marie entreprend de le soigner en lui faisant ingurgiter du lait de poule. Dans un même temps, elle envoya de nouveau une lettre à M. Eyssartier, le pharmacien d'Uzerche, afin d'obtenir une fois de plus de la mort aux rats[7].

L'état de Charles s'aggrave brusquement et le médecin rappelé à son chevet reste impuissant. Il meurt, dans d'atroces souffrances onze jours après son retour, le 14 janvier 1840 à 6 heures du matin[7].

La mère du défunt fait alors courir le bruit que sa belle-fille a empoisonné son fils et prévient le procureur du Roi.

Le lendemain du décès, la police perquisitionne et découvre de l'arsenic partout : sur les meubles, les aliments, de la cave au grenier. Sur les quinze analyses toxicologiques effectuées sur le corps de Charles Lafarge, les médecins de l'époque ne trouvent qu'une seule fois la présence « d'une trace minime d'arsenic ».

Début février, le comte de Léautaud accuse Maria Lafarge du vol d'une parure de diamants chez une de ses amies, la comtesse de Léautaud. Le 10 février, les diamants sont découverts cachés dans le mur de sa chambre au Glandier[11].

Procès[modifier | modifier le code]

Portrait de Marie Lafarge.

Huit mois après le décès de son époux, Marie Lafarge, qui est alors âgée de vingt-quatre ans, est inculpée de meurtre par empoisonnement et comparaît devant la cour d'assises de Tulle. Elle est défendue par quatre avocats : maîtres Paillet, Lachaud, Desmont et Bac.

Le , le procès débute et, au fil des audiences, la foule est de plus en plus nombreuse, et les badauds se bousculent dans la salle des pas-perdus pour y assister. Des dizaines de témoins vont se succéder à la barre.

« [...] Tant mieux pour sa parenté si elle est innocente du crime, mais j'avoue que, vu la discussion des premiers et seconds experts, ces énormes achats d'arsenic, et, surtout, cette transition si subite d'une horrible répugnance à des tendresses excessives pour son mari, elle me restera toujours assez suspecte pour désirer une autre garde-malade si j'avais des tisanes à faire faire. Une chose qui me choque tout particulièrement de [sa] part, ce sont ces rires inextinguibles pendant la déposition emphatique et, à la vérité, ridicule, d'un des témoins à charge [...]. Plus une personne, sous le coup d'une pareille accusation, serait innocente, plus elle devrait souffrir, et tout en conservant le calme d'une bonne conscience, elle devrait être occupée à d'autres idées que de se livrer à de pareils éclats d'hilarité. [...]
Il n'a été question hier soir, au salon, que de Mme Lafarge ; on est ici, comme partout, fort divisé d'opinions sur son compte. Ceux qui la croient innocente disent que le mari n'est pas mort empoisonné mais de l'usage des mouches cantharides qu'il prenait pour être un vaillant mari, et que c'est à [celles-ci] qu'il faut attribuer le prompt changement des dispositions de sa femme [...]. Ceux qui persistent à (la) croire coupable disent qu'il faut plutôt croire les premiers experts qui ont opéré sur les matières fraîches, que ceux qui ont analysé des matières incomplètes, décomposées; ils s'appuient sur les mauvaises tendances, hier avérées, de l'accusée, sur ses lettres, ses habitudes de mensonges et de comédie, sa mauvaise réputation dès sa première jeunesse, la hâte que sa famille avait de la marier pour s'en défaire, au point d'avoir recours à un bureau matrimonial. Elle est petite-fille d'une Mme Collard [...], Hermine, élève de Mme de Genlis, et assez généralement supposée être sa fille et celle de M. le duc d'Orléans, père du Roi des Français actuel. C'est à cette filiation qu'on attribue l'intérêt très vif qu'on prend aux Tuileries pour Mme Lafarge. Dans son affaire des diamants, on la juge selon le monde et l'opinion auxquels on appartient [...] tout ce bord-là la croit coupable [...] Toute la démocratie, charmée de trouver en une femme du beau monde, tient la fable inventée par Mme Lafarge contre Mme Léautaud pour véritable[12]. »

Entre une belle-mère machiavélique, voulant à tout prix préserver le patrimoine de la famille, et un avocat général borné, l’étau se resserre progressivement sur Marie.

La plaidoirie de maître Paillet dure sept heures, et le verdict tombe après les nombreuses batailles entre experts et contre-experts, et sans d’ailleurs que l'auditoire ait été convaincu par l’accusation. L'accusée est condamnée aux travaux forcés à perpétuité et à une peine d'exposition d'une heure sur la place publique de Tulle[13].

Analyses discutables ?[modifier | modifier le code]

Suite aux analyses effectuées par des chimistes de Tulle et de Limoges, qui ne décèlent aucune trace d'arsenic, le ministère public demande une nouvelle autopsie du corps de Charles Lafarge.

Mathieu Orfila, doyen de la faculté de médecine de Paris, inventeur de la toxicologie médico-légale et l'un des auteurs du manuel de l’appareil de Marsh (en) qui détecte les traces d’arsenic, prince officiel de la science et royaliste convaincu proche du pouvoir orléaniste, est dépêché de Paris. À la surprise générale, il relève par des manipulations, considérées aujourd'hui comme douteuses, une quantité minime d’arsenic dans le corps du défunt. Sitôt fait, il repart pour Paris en emmenant dans ses bagages les réactifs utilisés pour la contre-expertise.

La présence de l'arsenic dans le corps de Lafarge constitue donc le fil rouge du procès. Maître Théodore Bac l'a bien compris et tente le tout pour le tout : il demande à Raspail, brillant chimiste de Paris, de mettre sa science au service de la défense. Raspail met trente-six heures pour arriver à Tulle, mais à son arrivée, cela fait déjà quatre heures que le jury s'est prononcé. Il est trop tard pour démontrer une présence dite « naturelle » de l'arsenic dans tous les corps humains – car les os des êtres humains contiennent en effet de l'arsenic.

« La légende veut, mais ce n'est qu'une légende, qu'après la démonstration d'Orfila établissant la présence d'arsenic dans le corps de M. Lafarge, Raspail, l'apôtre du camphre et de la Révolution, fut appelé en hâte pour combattre cette redoutable expertise. — de l'arsenic ! aurait-il dit, il y en a partout, même dans votre fauteuil, Monsieur le Président. Et si M. Orfila consent à se soumettre à une cuisson convenable, j'en trouverai dans ses intestins. C'est de cette légende qu'est né le couplet : "Et quand Raspail arriva, soudain Orfila fila." »

— Adrien Pleytel, L'Humour au palais[14]

Raspail aura néanmoins cette phrase : « On a trouvé de l’arsenic dans le corps de Lafarge ? Mais on en trouverait partout, même dans le fauteuil du président ! »[15]

À l'époque, la piste de l'intoxication alimentaire n'a pas été abordée. Charles Lafarge s'est senti mal après l'absorption d'un chou à la crème envoyé par son épouse. D'où l'accusation d'empoisonnement. Mais Charles Lafarge a pu tout simplement mourir à cause du gâteau, fait avec de la crème et du beurre, non pasteurisé cela va de soi, et qui avait en outre voyagé trois jours.

Condamnation et mort[modifier | modifier le code]

Le 19 septembre 1840, Marie Lafarge-Capelle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité.

« Voilà donc le grand drame Lafarge terminé. Elle est condamnée […] il faut que cette femme par son aspect, que l'action des débats, les gestes, les physionomies, aient produit un effet bien frappant, pour amener cette conviction, qui résulte d'autre chose que des faits et qui a provoqué sa condamnation […] il y avait grand partage de sympathie et d'antipathie dans le public; Mme Lafarge était soutenue par une famille puissante […]. Ce qu'il y a de singulier et de rare dans ce procès, c'est que je n'y vois personne, pas même la victime, qui inspire de l'intérêt […]. Avec si peu de personnes à estimer dans [ses] accusateurs, il faut qu'elle ait fortement impressionné le jury de sa culpabilité pour être condamnée. »

— Duchesse de Dino, du château de Valençay[16]

Sa condamnation fait des remous jusqu'à Paris. Ainsi, George Sand écrit-elle au peintre Eugène Delacroix, parlant à ce sujet, « d'affaire mal menée […] et salement poursuivie par le ministère public ».

Marie Lafarge est envoyée au bagne de Toulon. La rapide dégradation de son état de santé conduira Louis-Philippe Ier à commuer sa peine en détention criminelle à perpétuité. Transférée dans l'une des tours de la prison de Montpellier, elle y contracte la tuberculose. Le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte la gracie par décret, et elle est alors libérée en juin 1852. Mais elle meurt le 7 septembre de la même année à Ussat dans le département de l'Ariège[2],[7]. Marie Lafarge est inhumée dans le cimetière d'Ornolac-Ussat-les-Bains, sous une simple dalle.

Durant toute la durée de son emprisonnement, elle écrivit un journal intime d'une grande qualité littéraire, publié sous le titre Heures de prison[17].

Maître Lachaud, son défenseur lors de son procès, ne cessera d'entretenir sa tombe après sa mort et, lorsque, trente ans plus tard, lui-même fut gagné par la maladie, il demanda à Mme Paul de Cassagnac de continuer à fleurir le tombeau[18] :

« Les cœurs qui croient à l'innocence de Marie Capelle deviennent de plus en plus rares. Puisque vous êtes un de ceux-là, promettez-moi d'entretenir sa tombe quand je serai mort… cette pensée me fera du bien. »

— Charles Lachaud

Énigme judiciaire[modifier | modifier le code]

« Coup monté », « erreur judiciaire », « crime parfait » … « L’affaire Lafarge » restera pour l’opinion publique une des plus grandes énigmes judiciaires, à l’image de « l’affaire Dreyfus » ou de « l’affaire du collier de la reine ».

Écrivains, journalistes, juristes s’intéressent encore aujourd’hui à cette mort suspecte. En 1937, « L’affaire Lafarge » a même été adaptée au cinéma par le réalisateur Pierre Chenal.

Une enquête menée en 1978, aurait démontré que Charles Lafarge serait en réalité mort de la fièvre typhoïde, dont le bacille était à l’époque mal identifié[19],[20].

La généalogiste Chantal Sobieniak, en faisant des recherches en 2010 sur une affaire de justice à Brive, découvre dans un sac de procédure 52 documents concernant un procès jugé en 1818 [21] et mettant en cause la famille Lafarge et particulièrement la belle-mère, Adélaïde Pontier, ce qui a donné lieu à son ouvrage Rebondissements dans l'affaire Lafarge.

Œuvres inspirées par l'affaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Œuvres de Marie Lafarge[modifier | modifier le code]

  • Marie Capelle veuve Lafarge, Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge, écrits par elle-même, t. 1, Paris, Éditions A. René et et Cie, , 368 p. (lire en ligne)
  • Marie Capelle veuve Lafarge, Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge, écrits par elle-même, t. 2, Paris, Éditions A. René et et Cie, , 402 p. (lire en ligne)
  • Marie Capelle veuve Lafarge, Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge, écrits par elle-même, t. 3, Paris, Éditions A. René et et Cie, 1841-1842, 380 p. (lire en ligne)
  • Marie Capelle veuve Lafarge, Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge, écrits par elle-même, t. 4, Paris, Éditions A. René et et Cie, , 376 p. (lire en ligne)
  • Marie Lafarge, Quelques vérités nouvelles sur le procès Lafarge… par un pauvre villageois [Par Mme Lafarge]., Toulouse, Éditions de l'imprimerie de Jean-Matthieu Douladoure, , 58 p. (lire en ligne)
  • Marie Lafarge et Maurice Collard (préf. Maurice Collard), Heures de prison, New York, Éditions Charles Lasalle, , 130 p. (lire en ligne)
  • Marie Lafarge, Mémoires de madame Lafarge, née Marie Cappelle : écrits par elle-même, Paris, Éditions Michel Levy Frères, , 314 p. (lire en ligne)
  • Marie Lafarge et Auguste-Jean Boyer d'Agen, Correspondance : publiée et annotée par M. Boyer d'Agen, Paris, Éditions Mercure de France, , 366 p. (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Castroviejo, Dictionnaire passionnel de Marie Lafarge, Saint-Denis, Éditions Mon Petit Éditeur, coll. « Biographies », , 590 p. (ISBN 978-2-34204-802-5, présentation en ligne, lire en ligne)
  • Chantal Sobieniak et Claude Duneton, Rebondissements dans l'affaire Lafarge, éd. Lucien Souny, février 2010 (ISBN 978-2848862989).
  • Gérard Robin, L'affaire Lafarge, coll. « Grands procès de l'histoire », éd. De Vecchi, avril 2006 (ISBN 978-2732843711).
  • Arnault Coulet, Du nouveau sur l’Affaire Lafarge, revue juridique "Les Petites Affiches", juillet 2004.
  • Histoire de Marie Cappelle, veuve Laffarge, Moronval, Montereau, 1844.
  • Marie Lafarge, Heures de prison, éd. Librairie nouvelle, 1854.
  • Lucien Bruneteau, Marie Lafarge, une trahison familiale, éd. Les Monédières , 2012 (ISBN 978-2-36340-031-4)
  • Laure Adler, L'amour à l'arsenic, Éditions Denoël, 1985
  • Eric Sartori, "Mateu Orfila et l'affaire Marie Lafarge", in La recherche, n° 481 de novembre 2013.
  • José Ramón Bertomeu-Sánchez, La verdad sobre el caso Lafarge, Barcelona: El Serbal. 2015 (ISBN 978-84-7628-751-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'historienne Anne Martin-Fugier reprend la correspondance du comte Rodolphe Apponyi (attaché de l'ambassade d'Autriche-Hongrie à Paris de 1826 à 1850) publiée dans son Journal et commet la même erreur d'alliance concernant les familles Standish et Sercey. Lord Charles Strickland Standish (1790-1863) est le gendre de Rose Henriette Péronne de Sercey (1770-1849), et non son époux. Charles Standish se marie avec la première fille d'Henriette de Sercey, Émilie (dite Emma par la comtesse de Genlis) Conradine Matthiessen, à Carlepont le 18 janvier 1822. Rose Henriette Péronne de Sercey, nièce de la comtesse de Genlis, épouse en premières noces le banquier Johann Conrad Matthiessen (1751-1822), divorce en 1801 et épouse en secondes noces, le baron suisse Gaspard-Henri de Finguerlin de Bischingen (1776-1856). Ce dernier est également directeur de Dépôt d’Étalons au Service des Haras de Louis-Philippe 1er. Sa fille aînée, la baronne Mathilde de Finguerlin de Bischingen est dame lectrice au Palais des Tuileries et elle est au service de la Maison de son Altesse Royale, la duchesse de Nemours. Enfin la dernière fille d'Henriette de Sercey, Gasparine Ursule Ida de Finguerlin de Bischingen est l'épouse en premières noces du frère cadet de Lord Charles Standish, Thomas Strickland Standish of Sizergh (1792-1835) et deviendra après le décès de celui-ci, l'épouse en secondes noces du comte Roger Aimery de Montesquiou-Fezensac (1809-1864).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gilles Castroviejo, Dictionnaire passionnel de Marie Lafarge, Saint-Denis, Éditions Mon Petit Éditeur, coll. « Biographies », , 590 p. (ISBN 978-2-34204-802-5, présentation en ligne, lire en ligne), « Sa naissance », p. 23.
  2. a et b Registre d'état civil de Ussat : acte de décès no 2 - cote du document : 1NUM/4E4091 - vue 95 sur 151. Consulter : « État civil de Ussat », sur Archives départementales de l'Ariège.
  3. Archives de Paris : État civil - Acte de naissance reconstitué du 1er arrondissement ancien de Paris sous le nom de Cappelle. Cote du document : V3E / N388. Archives de Paris, no 18 boulevard Sérurier 75019 Paris.
  4. Anne Martin-Fugier, La Vie élégante : ou la formation du Tout-Paris (1815-1848), Paris, Éditions Fayard, , 448 p. (ISBN 978-2-21302-501-8, présentation en ligne), « La nouvelle Cour et son image ».
  5. Rodolphe Apponyi, Vingt-cinq ans à Paris (1826-1850) : journal du comte Rodolphe Apponyi, attaché de l'ambassade d'Autriche-Hongrie à Paris, vol. 1, Paris, Éditions Plon-Nourrit et Cie, , 496 p. (lire en ligne), p. 14,15, 185 et 302.
  6. a et b Marie Lafarge et Maurice Collard (préf. Maurice Collard), Heures de prison, New York, Éditions Charles Lasalle, , 130 p. (lire en ligne), chap. Livre XIV - section XI, p. 117.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « L'affaire lafarge » [PDF], sur Archives départementales de la Corrèze (consulté le 26 septembre 2016).
  8. Antoine Laurent Capelle (8 août 1777 - 10 novembre 1828) - dossier de la Légion d'Honneur : « Notice no LH/422/45 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  9. Christine Mattei, Crimes et criminels. Des histoires à perdre la tête, Lulu.com, , p. 417.
  10. Serge Cosseron, Jean-Marc Loubier, Les Femmes Criminelles de France, Éditions De Borée, , p. 15.
  11. Serge Cosseron, Jean-Marc Loubier, Les Femmes Criminelles de France, Éditions De Borée, , p. 18.
  12. Duchesse de Dino, les 10 et 14 septembre 1840, in Chronique, de 1831 à 1862, éd. Plon, 1909, p. 371-376.
  13. A. Fouquier, Charles L. Le Sur, Annuaire historique universel ou histoire politique pour 1840, Paris, 1841, p. 267-268.
  14. Albin Michel, 1925.
  15. Chantal Sobieniak, « L'Affaire Marie Lafarge », dans l'émission L'Heure du crime, sur RTL, 13 septembre 2012.
  16. Duchesse de Dino, 24 septembre 1840, op. cit., p. 382-383
  17. Marie Lafarge, Heures de prison, Librairie nouvelle.
  18. Adrien Peytel, L'Humour au palais , Paris, Albin Michel, 1925, p. 64
  19. Serge Cosseron et Jean-Marc Loubier, Les Femmes Criminelles de France, Clermont-Ferrand, Éditions De Borée, coll. « Affaires criminelles », , 400 p. (ISBN 978-2-81290-601-5), « Marie Lafarge, une coupable innocence », p. 21.
  20. Laurent Derne, « L'affaire Lafarge, l'une des plus grandes énigmes corréziennes depuis 170 ans », La Montagne, Clermont-Ferrand,‎ (lire en ligne);
  21. Affaire d'exhumation d'un cadavre en 1816, démembré et retrouvé dans les latrines d'une maison appartenant à Jean-Baptiste et Adélaïde Pouch-Lafarge, parents de Charles Lafarge.