Lycée Fustel-de-Coulanges (Strasbourg)

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Lycée Fustel-de-Coulanges (Strasbourg)
Image illustrative de l'article Lycée Fustel-de-Coulanges (Strasbourg)
Façade du lycée sur la place du Château
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 34′ 55″ nord, 7° 45′ 07″ est
Adresse
Strasbourg
Site internet www.lyc-fustel.ac-strasbourg.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Cadre éducatif
Protection  Inscrit MH (1929, ancien Collège des Jésuites)[1]
Localisation

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Le lycée Fustel-de-Coulanges est un établissement public d'enseignement secondaire général, pourvu de classes préparatoires littéraires aux concours des grandes écoles (prépas dites A/L et B/L), et notamment à celui de l'École nationale des chartes. Il est situé en plein centre-ville de Strasbourg, à deux pas de la cathédrale.

Issu d'un établissement fondé à la fin du XVIIe siècle, c'est le plus ancien lycée du département du Bas-Rhin (1804).

Présentation[modifier | modifier le code]

Le lycée est installé au centre de la vieille ville, au pied de la cathédrale et à côté de l’ancien palais épiscopal, le palais Rohan. Il jouxte le Grand Séminaire.

Il prépare au baccalauréat général (séries L, ES, S). Il propose particulièrement l’étude des lettres classiques (latin et grec ancien), des matières artistiques (musique, histoires des arts, arts plastiques), des sections européennes (anglaise et allemande) et dispose de classes à thème : Humanités, Archimède, Patrimoine. Le lycée propose également des langues orientales telles que le chinois ou le russe. Les arts visuels et les arts de patrimoines sont enseignés dès la classe de seconde. L'enseignement des langues anciennes telles que le latin et le grec y sont aussi proposés.

C’est l’un des trois lycées en France qui a une préparation spécifique au concours de l’École des chartes. Les deux autres sont le lycée Henri-IV à Paris et le lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse.

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2015, le lycée se classe 26e sur 37 au niveau départemental, et 1122e au niveau national[2]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[3].

Classement des classes préparatoires[modifier | modifier le code]

Le lycée accueille des CPGE littéraires (Khâgnes A/L, B/L, et LSH). En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
Khâgne A/L [4] 0 / 28 élèves 0 % 5 % 41eex-æquo
sur 41
en diminution 25
Khâgne B/L [5] 0 / 28 élèves 0 % 3 % 22eex-æquo
sur 22
=
Khâgne LSH [6] 7 / 65 élèves 11 % 7 % 9e
sur 73
en augmentation 14
Source : Classement 2015 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En khâgne, ce sont 5 écoles de commerce
(HEC, ESSEC, ESCP Europe, EM Lyon, EDHEC), l'ENSAE, l'ENC et 3 ENS qui ont été retenus par L'Étudiant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de l'établissement

En 1681, Louis XIV conquiert la ville libre de Strasbourg, ville de langue allemande et de religion protestante. En 1685, année de la révocation de l'édit de Nantes (édit de Fontainebleau), le roi accorde le privilège aux Jésuites de créer un Collège Royal jouxtant le Séminaire, afin d'éduquer la jeunesse alsacienne dans la religion catholique et en français. Les bâtiments, d'architecture classique, sont construits au cours du XVIIe siècle.

Au cours de la Révolution française, de 1795 à 1802, les lieux accueillirent une école centrale à l'existence précaire et intermittente.

La création du Lycée Impérial (1804)

En 1802, Napoléon Ier instaure les lycées d'État chargés de former l'élite de la Nation. Les bâtiments du l'ancien Collège Royal sont affectés au Lycée Impérial créé en 1804, ce qui en fait un des plus anciens lycées de France.

L'établissement sera le seul lycée de garçons de la ville de 1804 à 1920, successivement appelé : Collège Royal (1815-1848), Lycée National (1848-1851), Lycée Impérial (1852-1870), Lycée Impérial (allemand) de 1871 à 1918. Il reçoit son nom actuel en 1919.

De 1804 à 1871

En 1846, alors Collège royal de Strasbourg, il accueille un futur grand personnage de l'histoire de France : Jules Ferry, venant du collège de Saint-Dié. Il est présent sur le tableau d'honneur en 1848, remportant le prix d'honneur de philosophie. En 1851, il obtient le baccalauréat et rejoint la faculté de droit de Strasbourg.

La période de l'annexion allemande (1871-1918)

En 1871, à la suite de l'annexion par l'Allemagne de l'Alsace-Lorraine, le lycée devient le « Kaiserliches Lyzeum ».

Quelques problèmes s'ensuivent : ainsi, en 1879, l'élève Charles Andler, âgé de 13 ans, est retiré du lycée par ses parents pour poursuivre ses études en France.

Le XXe siècle

Le 22 novembre 1919, il devient le lycée Fustel-de-Coulanges, en hommage à Numa Denis Fustel de Coulanges (1830-1889), professeur d'histoire à l'université de Strasbourg de 1860 à 1870.

De l'Annexion en 1940 à la libération de Strasbourg en 1944 (le 23 novembre), le lycée s'appelle Oberschule Erwin von Steinbach, du nom d'un des architectes de la cathédrale.

Jusqu’en 1969, l’établissement scolarise les élèves en classes primaires, de la 11e à la 7e au « petit lycée », situé dans un bâtiment annexe à l’arrière du bâtiment principal, rue du Châpon. Le collège Fustel-de-Coulanges est maintenant situé au 2 rue Jacques-Peirotes.

Le lycée célèbre en 1985 le tricentenaire du Collège Royal et en 2004 le bicentenaire du Lycée Impérial.

Personnalités liées au lycée[modifier | modifier le code]

Élèves
Professeurs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Volkringer, Chronique d'un vieux lycée strasbourgeois : le lycée Fustel-de-Coulanges, DNA-Sogénal, Strasbourg, 1987, 93 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00085020, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Lycée Fustel de Coulanges - Strasbourg », sur lexpress.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  3. « Palmarès des lycées 2015: notre méthodologie », sur lexpress.fr (consulté le 13 avril 2015)
  4. « Palmarès 2015 des prépas première sup A/L », sur letudiant.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  5. « Palmarès 2015 des prépas première sup B/L », sur letudiant.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  6. « Palmarès 2015 des prépas première sup LSH », sur letudiant.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  7. « Claude Vigée », sur judaisme.sdv.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  8. « Une enfance heureuse à Wasselonne »