André Hirt

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André Hirt
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Université de Strasbourg (1538-1970) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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André Hirt (né en 1955) est un philosophe français d'inspiration hégélienne, particulièrement intéressé par Charles Baudelaire et Walter Benjamin.

Carrière d'enseignant[modifier | modifier le code]

Après avoir été professeur de philosophie au lycée Montaigne de Mulhouse, André Hirt enseigne en CPGE dans ce même lycée (préparation aux concours des écoles de commerce) ainsi qu'au lycée Fustel-de-Coulanges de Strasbourg en Lettres Supérieures, puis au lycée Claude-Fauriel de Saint-Étienne en Première Supérieure. Il est actuellement professeur au lycée Faidherbe de Lille, où il enseigne en Khâgne (Première supérieure).

Ancrage philosophique[modifier | modifier le code]

Traducteur de Walter Benjamin, son attention se porte sur les modernes autrichiens. Il s'intéresse particulièrement à la notion de reportage ainsi qu'à l'idée de nouveauté au sens large, sous l'angle desquels il aborde non seulement l'œuvre du polémiste autrichien Karl Kraus, mais également celle de Charles Baudelaire, chez qui il diagnostique la révélation de la modernité du Moderne. Grand lecteur de Thomas Mann, il se penche sur la force de la pensée de l'écrivain, pas seulement romancier, mais philosophe.

Passionné de musique, sous le signe de laquelle il écrit notamment L'étoilement de l'existence en 2005, c'est avec son collègue et ami Philippe Choulet, professeur au lycée Fustel de Coulanges, qu'il publie L'idiot musical : Glenn Gould, contrepoint et existence en 2006.

La figure de l'idiot et de son hébétude tient effectivement lieu de fil conducteur dans une partie de ses ouvrages. C'est une des entrées dans sa philosophie de l'art, où l'ethos de l'artiste est compris comme une tension insoutenable que l'« idiotie » permet de surmonter et dont l'innocence proprement enfantine se lit en filigrane dans l'œuvre d'art[1].

Plus récemment, il se consacre à l'interprétation de la philosophie de Philippe Lacoue-Labarthe, auquel il a consacré un ouvrage[2] ainsi que des interventions en colloque[3], s'inscrivant ainsi dans une filiation de philosophes passés par l'université de Strasbourg, dont notamment Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy.

Muzibao, le site de musique dirigé par Florence Trocmé, publie régulièrement ses chroniques.

Il participe régulièrement à des émissions de radio sur France Culture[4].

Son œuvre est publiée essentiellement aux Éditions Kimé et Encre marine.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Baudelaire, l'exposition de la poésie, Kimé, 1998.
  • Versus - Hegel et la philosophie à l'épreuve de la poésie, Kimé, 1999.
  • Il faut être absolument lyrique, une constellation de Baudelaire, Kimé, 2000.
  • L'Universel reportage et sa magie noire, Kimé, 2002.
  • Musil, le feu et l'extase : Contribution à une vie exacte, Kimé, 2003.
  • L'étoilement de l'existence, Kimé, 2005.
  • L'idiot musical : Glenn Gould, contrepoint et existence, Kimé, 2006.
  • Le poème de la raison. Descartes, Kimé, 2006.
  • Le Lied, la langue et l'histoire (Hugo Wolf), Éditions de La Nuit, 2008.
  • Un homme littéral - Philippe Lacoue-Labarthe, Kimé, 2009.
  • Baudelaire, le monde va finir, Kimé, 2010.
  • L'Écholalie, Hermann, 2011.
  • Ce rien que moi dur et glacial : Hélène Schjerfbeck, Les Belles Lettres, 2012.
  • La Grâce désaccordée, Kimé, 2014.
  • Col de la Passante, littérature : Büchner, Stifter..., Kimé, 2015
  • Staccato, musiques, existences, philosophies, Kimé, 25016
  • Chantier Faustus : Thomas Mann et le roman de l'époque, Kimé, 2017

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Walter Benjamin : Origine du drame baroque allemand, traduit de l'allemand par Sibylle Müller avec le concours d'André Hirt, préface de Irving Wohlfarth, Paris, Flammarion, coll. « La Philosophie en effet », 1985, repris dans la coll. « Champs », Paris, Flammarion, 2000.

Articles en ligne[modifier | modifier le code]

  • L’écholalie. Origines de l’œuvre d’art : Baudelaire et «le cas Wagner», Stalker - Dissection du cadavre de la littérature, éd. Juan Asensio, 2007[5].
  • Muzibao

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'étoilement de l'existence se termine ainsi : « Je surprends sans le savoir toute la béatitude de l'existence qui va bientôt plier sous la charge confuse du monde des hommes, de leur langage et de leurs ressentiments. » (p. 32)
  2. http://www.europhilosophie.eu/recherche/spip.php?article398
  3. http://www.ens.fr/spip.php?article1510&lang=fr
  4. http://www.franceculture.fr/personne-andre-hirt
  5. http://www.juanasensio.com/archive/2007/08/07/l-echolalie-origines-de-l-%C5%93uvre-d-art-baudelaire-et-le-cas-w.html

Liens externes[modifier | modifier le code]