Effet Veblen

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L’effet Veblen, ou effet de snobisme, a été mis en évidence par l’économiste et sociologue Thorstein Veblen, dans son ouvrage Théorie de la classe de loisir (1899). Dans le domaine des biens de luxe ou du moins ceux qui permettent une certaine distinction sociale, la baisse de prix de ces produits se traduit par une baisse de l'intérêt qu'ils représentent aux yeux de leurs acheteurs potentiels[1]. De manière inverse, la hausse du prix d'un produit peut le rendre davantage désirable et le faire entrer dans la catégorie des biens dont la possession traduit un rang social élevé. De manière générale, l'effet Veblen se matérialise par le fait que les individus ont tendance à désirer des biens dont le prix élevé fait toute la valeur, en dépit d'une valeur pratique éventuellement faible (consommation ostentatoire). Par exemple, des œuvres d'art, des vêtements de créateur, des voitures anciennes et voitures de luxe, des bijoux, certaines bouteilles de vin, etc.

Une particularité d'un bien à effet Veblen est l'élasticité de son prix qui est positive, l'élasticité de revenu est quant à elle supérieure à 1.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John Cunningham Wood, Thorstein Veblen: Critical Assessments, Londres : Routledge, 1993.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]