Anne Armstrong

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Ne doit pas être confondu avec Anne W. Armstrong.

Anne Armstrong
Illustration.
Anne Armstrong en 1982.
Fonctions
Directrice du Conseil consultatif du renseignement étranger pour le président
Président Ronald Reagan
George H. W. Bush
Prédécesseur Leo Cherne (1977)
Successeur John Tower
Ambassadrice des États-Unis au Royaume-Uni
Président Gerald Ford
Prédécesseur Elliot Richardson
Successeur Kingman Brewster Jr. (en)
Conseillère du président des États-Unis
Avec Dean Burch (en)
Kenneth Rush
Président Richard Nixon
Gerald Ford
Gouvernement Administration Nixon
Administration Ford
Prédécesseur Robert Finch
Successeur Robert T. Hartmann (en)
John Marsh
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance La Nouvelle-Orléans (Louisiane)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Houston (Texas)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Vassar College

Anne Legendre Armstrong, née le à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et morte le à Houston (Texas), est une femme politique et diplomate américaine. Membre du Parti républicain, elle est la première femme à devenir conseillère du président des États-Unis entre 1973 et 1974 (Richard Nixon et Gerald Ford), ambassadrice des États-Unis au Royaume-Uni entre 1976 et 1977 puis directrice du Conseil consultatif du renseignement étranger pour le président entre 1981 et 1990, sous les présidences de Ronald Reagan et George H. W. Bush.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anne Armstrong sort diplômée du Vassar College en 1949. En 1950, elle épouse Tobin Armstrong et le couple déménage dans le comté de Kenedy (Texas). De 1966 à 1968, elle est vice-présidente du Parti républicain du Texas. De 1971 à 1973, elle est coprésidente du Comité national républicain et oratrice principale de la convention nationale républicaine de 1972 (elle devient ainsi la première femme de l'un des deux principaux partis américains à effectuer un tel discours lors d'une convention nationale).

Le 19 décembre 1972, le président Richard Nixon la nomme conseillère, la première femme à occuper cette fonction. Elle est reconduite jusqu'en décembre 1974, sous la présidence de son successeur Gerald Ford[1]. Elle en profite pour créer le premier programme de la Maison-Blanche à destination des femmes, l'ancêtre du Conseil de la Maison-Blanche sur les femmes et les jeunes filles (White House Council on Women and Girls)[2]. Parlant couramment l'espagnol, elle assure la liaison entre le pouvoir exécutif et la communauté hispano-américaine ; elle est ainsi membre d'un comité travaillant sur le sujet[2].

De 1976 à 1977, elle est ambassadrice des États-Unis au Royaume-Uni, la première femme à occuper ce poste. Lors de la convention républicaine de 1976 à Kansas City (Missouri), Anne Armstrong figure parmi les candidats potentiels à la nomination à la vice-présidence des États-Unis, aux côtés du président sortant Gerald Ford. C'est finalement le sénateur Bob Dole qui est choisi. En 1978, elle soutient George W. Bush, qui remporte sa première victoire électorale, lors de la primaire républicaine contre Jim Reese, dans le 19e district du Texas[3]. Bush perd cependant ensuite le scrutin contre le démocrate Kent Hance.

En 1981, elle devient directrice du Conseil consultatif du renseignement étranger pour le président, poste qu'elle occupe jusqu'en 1990, sous les présidences de Ronald Reagan et George H. W. Bush.

En 1978, elle reçoit un doctorat honoris causa de l'université Sainte-Marie (Texas). En 1986, elle est intronisée dans le Temple de la renommée des femmes du Texas. En 1987, Ronald Reagan la décore de la médaille présidentielle de la Liberté.

Au delà de ses activités politiques, elle a siégé dans les conseils d'administration de plusieurs sociétés américaines, comme American Express, Boise Cascade, Halliburton et General Motors. Elle a aussi été membre des conseils d'administration d'organisations à but non lucratif, telles que le Center for Strategic and International Studies, la fondation du Rothermere American Institute (en) et l'université d’Oxford.

Elle meurt d'un cancer à Houston en 2008. Elle est enterrée au cimetière d'Oakwood, à Austin (Texas)[4]. Elle avait cinq enfants : John Barclay Armstrong II, Sarita Hixon, Tobin Armstrong Jr., Katharine Love et James L. Armstrong.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Desert Sun 19 December 1972 — California Digital Newspaper Collection », sur cdnc.ucr.edu (consulté le 3 mai 2017)
  2. a et b (en-US) Joe Holley, « Leading Texas Republican Anne Armstrong », The Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne)
  3. « Mayor Jim Reese of Odessa and the Republican Party in the Permian Basin », The West Texas Historical Association Year Book, Vol. LXXXVII (octobre 2011), p. 138.
  4. « Anne Legendre Armstrong (1927 - 2008) - Find A Grave Memorial », sur www.findagrave.com (consulté le 3 mai 2017)

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]