Jane D. Hartley

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Jane D. Hartley
Image illustrative de l'article Jane D. Hartley
Fonctions
Ambassadrice des États-Unis en France
Président Barack Obama
Prédécesseur Charles Rivkin
Successeur Brent Hardt (intérim)
Jamie McCourt
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Waterbury (Connecticut,
(États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate

Jane Dorothy Hartley, née le à Waterbury, est une femme d'affaires et diplomate américaine. Elle est ambassadrice des États-Unis en France et à Monaco de 2014 à 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1978, Jane Hartley est nommée assistante du président Jimmy Carter, au bureau de liaison publique de la Maison-Blanche. En 1995, elle devient PDG de G-7 Group puis dirige, à partir de 2007, l'entreprise de conseil Observatory Group[1].

Jane Hartley est nommée ambassadrice en France en mai 2014[2],[3],[4].

Le 8 mai 2015, elle participe, avec le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius à une cérémonie sur la tombe du soldat inconnu[5].

Jane Hartley aux côtés de John Kerry et Laurent Fabius.

En juin 2015, à la suite de l'affaire des révélations sur l'espionnage américain de dirigeants politiques français, la présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale Élisabeth Guigou invite Jane Hartley à venir devant les députés mais l'ambassadrice refuse de venir s'exprimer devant la commission[6].

Le 13 septembre 2016, Wikileaks diffuse des fuites sur le Comité national démocrate (DNC) provenant de l'équipe de hackers Guccifer 2.0 (en) qui venait de participer via streaming à une conférence de cybersécurité à Londres[7]. Ainsi, 678,4 mégaoctets de documents ont été partagés détaillant les donations et coordonnées de donateurs[8]. Un nombre conséquent des donateurs les plus importants est promu à des hautes positions politiques ou diplomatiques, dont Jane D. Hartley, qui par ce système type dit de pay to play, a donné 605 000 dollars au DNC, avant sa nomination par le président Barack Obama à l'ambassade des États-Unis en France et à Monaco[9].

Le 16 janvier 2017, le président de la République François Hollande lui remet les insignes de commandeur de la Légion d'honneur[10].

Elle quitte ses fonctions le , la veille de l'investiture de Donald Trump[11].

Début 2018, elle intègre le conseil d'administration de la French American Foundation. Elle est également membre de la Fondation Carnegie pour la paix internationale et du Council on Foreign Relations ainsi que membre honorifique du French Institute Alliance Française[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée au banquier d'affaires Ralph Schlosstein[1]. Ils sont parents d'un fils et d'une fille[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b et c Maurin Picard, « Jane Hartley, la France au cœur », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 17 février 2018, page 36.
  2. Jane Hartley, nouvelle ambassadrice US, Le Figaro, 6 juin 2014.
  3. Communiqués 2014, Ambassade des États-Unis en France, 14 juillet 2014.
  4. Une nouvelle ambassadrice des USA en France, Le Figaro, 16 septembre 2014.
  5. a et b Jane Hartley, interviewée par Olivier Royant, « Jane Hartley, une Américaine à Paris », Paris Match, semaine du 11 au 17 juin 2015, pages 62-65.
  6. L'ambassadeur américain refuse de venir devant les députés, Le Figaro, 29 juin 2015.
  7. (en) « Hacker Guccifer 2.0 Gives Rambling Speech at Cybersecurity Conference » (consulté le 15 septembre 2016).
  8. « WikiLeaks on Twitter » (consulté le 15 septembre 2016).
  9. (en) « This Is How Much It 'Costs' To Get An Ambassadorship: Guccifer 2.0 Leaks DNC 'Pay-To-Play' Donor List », sur http://www.zerohedge.com/, .
  10. « L'ambassadrice des États-Unis à l'honneur », Paris Match, semaine du 19 au 25 janvier 2017, page 33.
  11. Maurin Picard, « Jane Hartley, la France au cœur », Le Figaro,‎ (lire en ligne)