Jeune Alsace

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Jeune Alsace (Junges Elsàss en alsacien, abrégé en JA) est un mouvement de jeunesse de la mouvance identitaire, fondé en 2006, statutairement indépendant, et lié au parti politique Alsace d'abord. Ses idées sont proches de celles de la « Nouvelle Droite ».

Doctrine politique[modifier | modifier le code]

Les membres de Jeune Alsace se disent favorables à une Europe fédérale des Peuples, qu'ils estiment seule à même d'assurer un avenir serein aux peuples européens, dans un monde où les vieux États-nations du continent ne seront plus à même de faire face aux nouveaux enjeux géopolitiques. Ils perçoivent l'Alsace comme leur « patrie réelle » et l'opposent au nationalisme « légal » et républicain français, de tradition centralisatrice, et qui s'est, selon eux, construit sur la destruction des identités régionales.

Jeune Alsace soutient la construction européenne mais critique vigoureusement l'Union européenne pour ses positions que le mouvement juge « atlantistes », notamment dans sa gestion des minorités en Europe (soutien de l'UE aux Musulmans du Kosovo et pas aux Ossètes en Géorgie). Cela a amené Jeune Alsace à prendre des positions pro-russes et pro-Poutine, allant jusqu'à manifester aux côtés des Ossètes devant le Conseil de l'Europe, en octobre 2008.

Organisation et méthodes[modifier | modifier le code]

Dirigé aujourd’hui par Bryan Kemps, Jeune Alsace a pris le relais de structures jeunes et identitaires particulièrement actives en Alsace auparavant, comme Espace nouveau jeune dans les années 1980, la Nouvelle Droite Jeunesse et le Renouveau étudiant Strasbourg dans les années 1990.

Disposant de relais associatifs et culturels, Jeune Alsace met en œuvre des réseaux et amitiés pour œuvrer au-delà du champ politique classique. Mais avant tout, le mouvement s'est fait remarquer en organisant des manifestations publiques et par ses autocollants apparus en 2007.

Jeune Alsace offre à ses militants des activités régulières, avec comme thème récurrent la réappropriation d'une histoire alsacienne jugée occultée par la République. Au cœur de cette démarche, le drapeau « Rot un Wiss » (en français : « Rouge et blanc »), drapeau historique et « identitaire » de l'Alsace, que le mouvement utilise systématiquement lors de ses actions. Cette revendication alsacienne n'est pas sans rappeler d'autres mouvements réclamant une autonomie pour l'Alsace, comme Fer's Elsass, mouvement proche, quant à lui, de l'Union du peuple alsacien, qui n’a jamais connu les succès relatifs d’Alsace d'abord (9,42 % aux élections régionales de 2004).

Par rapport à ces mouvements alsaciens autonomistes parfois qualifiés de « centre gauche », l'originalité de JA tient dans son rejet catégorique de l'immigration extra-européenne, qu'elle estime un « élément incontestable de la dissolution de notre identité ». Un thème récurrent du mouvement est par ailleurs la dénonciation du racisme antiblanc dont les jeunes en Alsace et ailleurs seraient victimes.

Des liens dans toute l'Europe[modifier | modifier le code]

En France, c’est avec la mouvance du Bloc identitaire que Jeune Alsace entretient des liens privilégiés. Lors des Conventions Identitaires de Beaune (2007) et Orange (2009), Jeune Alsace était présent.

Jeune Alsace entretient aussi des liens avec les Jeunes Padans (mouvement de jeunesse de la Ligue du Nord) et les jeunes du Vlaams Belang. Jeune Alsace était présent aux journées des Jeunesses européennes d'avril 2008, organisées à Anvers par les jeunes du Vlaams Belang.

À en croire les affirmations du mouvement[Lesquelles ?], et surtout ses vidéos, Jeune Alsace compterait au moins une centaine de sympathisants. Son blog, actif depuis fin 2005, regorge d'articles et de visuels relatifs à des analyses de l'actualité ou aux activités du mouvements.

Principales actions[modifier | modifier le code]

Au niveau des activités, il semblerait que celles-ci s'axent essentiellement autour de randonnées, de soirées de formation et de repas.

2006[modifier | modifier le code]

2007[modifier | modifier le code]

  •  : commémoration du au monument aux morts de la place de la République à Strasbourg, « en mémoire des victimes alsaciennes et européennes des imbéciles guerres civiles européennes ».

2008[modifier | modifier le code]

  •  : manifestation à Strasbourg contre l'indépendance du Kosovo. JA considère que le Kosovo est une province qui « a subi deux siècles d’immigration musulmane albanaise massive, en particulier avec la complicité du régime communiste à partir de 1945 ». Environ 150 personnes selon les Dernières Nouvelles d'Alsace, des affrontements ont eu lieu avec l'extrême gauche venue contre-manifester.
  •  : participation à la Journée des Jeunesses européennes en Flandre.
  •  : une centaine de jeunes font une montée aux flambeaux pour commémorer la Constitution du , qui donnait notamment un Parlement à l'Alsace.
  •  : présence de Jeune Alsace à Hirschland, contre le projet de méga-décharge en Alsace bossue, déployant une banderole « L'Alsace n'est pas une poubelle ».

2009[modifier | modifier le code]

  •  : plus de 120 jeunes refont la désormais traditionnelle montée aux flambeaux du mouvement pour commémorer la Constitution du , qui donnait notamment un Parlement à l'Alsace.

2010[modifier | modifier le code]

  •  : un peu plus d'une centaine de jeunes font la traditionnelle montée aux flambeaux pour commémorer la Constitution du , qui donnait notamment un Parlement à l'Alsace Lorraine.
  •  : des groupes de militants ensanglantent des fontaines aux quatre coins de l'Alsace pour exiger le retour des soldats d'Afghanistan.

2011[modifier | modifier le code]

  •  : 70 militants de Jeune Alsace pour la commémoration à Turckheim, montent le village aux flambeaux jusqu'à l’obélisque dédié à Turenne, qui décima la population de la ville en 1675.
  •  : un groupe de militants de Jeune Alsace et Alsace d'Abord ont distribué des tracts dans les boîtes aux lettres, puis, un peu plus tard, une voiture équipée d’une sonorisation a circulé dans les rues du canton de Cronenbourg-Hautepierre pour diffuser un appel au muezzin pour s'opposer à la construction d'un minaret.
  •  : une centaine de jeunes refont pour la 4e fois la montée aux flambeaux du mouvement pour célébrer le centenaire de la Constitution du . Il s'agit de la dernière action recensée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]