Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot

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Jean Baptiste Antoine Marcellin de Marbot
Marbot en colonel du 23e chasseurs en 1812
Marbot en colonel du 23e chasseurs en 1812

Surnom Marcellin de Marbot
Naissance
Altillac
Décès (à 72 ans)
Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant général
Années de service 17991848
Faits d'armes Bataille de Marengo
Bataille d'Essling
Bataille d'Eylau
siège de Saragosse
Siège d'Anvers
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Autres fonctions Membre de la Chambre des pairs
Famille Fils de Jean-Antoine Marbot
Frère de Antoine Adolphe Marcelin Marbot
Cousin de François Certain Canrobert

Jean Baptiste Antoine Marcellin de Marbot, baron de Marbot, plus communément appelé Marcellin de Marbot, né le à Altillac (Corrèze), mort le à Paris, est un général français du Premier Empire.

Il a publié des Mémoires et inspiré Conan Doyle.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Jean Baptiste Antoine Marcellin, naît au château de La Rivière, à Altillac, sur les rives de la Dordogne. Il est issu d'une ancienne famille de noblesse militaire du Quercy. Son père, Jean-Antoine Marbot, a quatre fils dont deux seulement survivront : Antoine Adolphe Marcellin Marbot (en) (1781-1844), l'aîné, maréchal de camp (sous Louis-Philippe) et Jean Baptiste Antoine Marcellin, le cadet. Son grand-père et son arrière-grand-père étaient fils uniques.

Statue du Général Marbot à Beaulieu-sur-Dordogne.

Après des études au collège de Sorèze (1793-1798)[1], il s’engage comme volontaire le 3 septembre 1799 au 1er régiment de hussards Bercheny commandé par son père. Affecté à la brigade du général Séras, il est nommé maréchal des logis par celui-ci à l'issue d'un brillant fait d'armes[2]. Sous-lieutenant le 10 nivôse an VII (décembre 1799)[3], il participe à la bataille de Marengo et au siège de Gênes, au cours duquel son père meurt[4].

Officier d'ordonnance d'Augereau lors de la campagne de 1805, il se distingue à la bataille d'Austerlitz. Capitaine en 1807, il est blessé à la bataille d'Eylau en portant un ordre. Passé dans l'état-major du maréchal Lannes en 1808, puis dans celui du corps de Masséna en 1809, il participe aux deux premières campagnes d'Espagne, où il est blessé à Agreda et à la prise de Saragosse. Fait chevalier de l'Empire le 12 novembre 1811 et colonel du 23e régiment de chasseurs à cheval en 1812, il prend part à la campagne de Russie, se signalant à l'occasion de plusieurs batailles. Chargé de la protection du passage de la Bérézina, il est blessé de deux coups de lance à Jacobowo, puis de nouveau à la bataille de Leipzig et à Hanau.

Pendant les Cent-Jours, il rallie Valenciennes à l'empereur et contraint le gouverneur, le général Dubreton, qui voulait livrer la ville aux Anglais, à la lui remettre. À la tête du 7e de Hussards, il est nommé par Napoléon général de brigade la veille de la bataille de Waterloo. Blessé en chargeant les carrés anglais à la tête de son ancien régiment, il est compris dans la liste des bannis le 24 juillet 1815.

Retiré en Allemagne, il rentre en France en 1819. Il reçoit alors le commandement du 8e régiment de chasseurs à cheval. Le duc d'Orléans (futur Louis-Philippe) le charge de l'éducation militaire de son fils aîné, le duc de Chartres, puis il est nommé aide de camp du comte de Paris. Après les Trois Glorieuses, il est promu maréchal de camp et participe au siège d'Anvers. Passé en Algérie, il assiste à l'expédition de Mascara en 1835 puis à celle des Portes de Fer en 1839 et à la prise de Mouzaia en 1840. Élevé au grade de lieutenant-général des armées le 4 octobre 1838, il entre au comité de cavalerie en 1844, avant d'être nommé pair de France le 6 avril 1845.

Le 8 juin 1848, il est mis d'office à la retraite et se retire de la vie publique.

Il est le cousin du maréchal Canrobert, qui s'illustre sous le Second Empire.

Les Mémoires de Marbot constituent un remarquable témoignage sur l'épopée napoléonienne. Dans son testament, Napoléon destinait un legs à Marbot pour l'encourager « à continuer à écrire pour la défense et la gloire des armées françaises et à en confondre les calomniateurs et les apostats[5] ».

Commandeur de la Légion d'honneur le 21 mars 1831, Marbot est nommé grand-officier le 30 avril 1836.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, 44e division.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Portrait du général Marbot.

Il a laissé des Mémoires du Général Baron de Marbot, en 3 volumes, éditées chez Plon et Nourrit en 1891. Très connues, elles retracent, de façon parfois enjolivée, son rôle dans les guerres napoléoniennes. Il y a plusieurs éditions :

  • numérisation Gallica[6] ;
  • numérisation Google livres de l'édition de 1891[7],[8],[9] ;
  • numérisation du Projet Gutenberg[10], où on trouve également une traduction anglaise[11] ;
  • réédition moderne : 2 volumes, Mercure de France, Paris, 2001 ;
  • textes choisis : La Guerre à cheval, choix et présentation de Dominique Venner, Paris, J. Grancher, 1978.

Il a également publié :

  • Remarques critiques sur l'ouvrage de M. le lieutenant-général Rogniat[12], intitulé : Considérations sur l'art de la guerre, 1820[13] ;
  • De la nécessité d'augmenter les forces militaires de la France et moyen de le faire au meilleur marché possible[14], 1825 ;
  • Austerlitz ![15], illustré de 21 aquarelles originales d'Alexandre Lunois, gravées par Léon Boisson ;

Enfin, il a rédigé l'article cavalerie[16] de l’Encyclopédie moderne et collaboré au Spectateur militaire.

Postérité[modifier | modifier le code]

Éponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs lieux ou édifices ont reçu le nom de cette personnalité :

  • Marbot, nom d'un bâtiment situé dans la ville de Tulle (Corrèze), dont l'origine remonte au XVIIe siècle ;
Au cours du temps, s'y installèrent notamment un séminaire, puis une caserne ayant abrité en particulier une École Militaire Préparatoire Technique (école d'enfants de troupe). Le site de Marbot est aujourd'hui le siège du Conseil Général de Corrèze.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notices d'autorité
Autres références
  1. Marbot, Mémoires, Plon, 1891, t. 1, p. 28–31
  2. Ibid., p. 74–81
  3. Ibid., p. 90
  4. Jean-Antoine Marbot, général de division, meurt de ses blessures et du typhus durant le siège de Gênes, où il était enfermé avec Masséna
  5. Cette phrase est placée en exergue des Mémoires de Marbot.
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k202272q
  7. vol. 1
  8. vol. 2
  9. vol. 3
  10. http://www.gutenberg.org/ebooks/author/900
  11. Il y a également des traductions en espagnol, en allemand et en polonais.
  12. http://books.google.com/books?id=9KoWAAAAQAAJ&pg=PP7
  13. Au lieu de Rogniat on trouve aussi Rogmät.
  14. http://books.google.ca/books?id=CWiAoCBmOf4C&printsec=frontcover
  15. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5720313w
  16. http://books.google.com/books?id=ZE5RAAAAcAAJ&pg=PP3
  17. Hesketh Pearson, Conan Doyle, his life and art, Methuen, 1943, 193 pages, chap. VIII, « The Brigadier », p. 113 et passim.
  18. bd-marbot.net

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]