Jean-Antoine Marbot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marbot.

Jean-Antoine
Marbot
Jean-Antoine Marbot
Portrait du général Jean-Antoine Marbot

Naissance
Altillac (Corrèze)
Décès (à 45 ans)
Gênes (Italie)
Mort au combat
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Infanterie
Grade Général de division
Conflits Guerres de la Révolution française
Faits d'armes Guerre des Pyrénées
Campagne d'Italie
Hommages Nom gravé sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, 34e colonne.
Autres fonctions Président du Conseil des Anciens
Député de la Corrèze
Gouverneur militaire de Paris
Famille Marie-Louise Dupuy de Certain (Épouse)
Antoine Adolphe Marcelin Marbot (Fils)
Jean-Baptiste Antoine Marcellin Marbot (Fils)

Conseil des anciens sans txt.svg
Liste des présidents du Conseil des Anciens
Liste des membres du Conseil des Anciens
Liste des membres de l'Assemblée législative

Jean-Antoine Marbot, né le à Altillac (Corrèze), mort le à Gênes (Italie), est un général de division et un homme politique de la Révolution française. Il appartient à une famille particulièrement distinguée dans la carrière des armes, donnant en moins de cinquante ans trois généraux à la France[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le général Jean-Antoine Marbot

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille de noblesse militaire du Quercy[2], sa carrière militaire commence au sein de la Maison militaire du roi de France à Versailles, où il intègre l'unité de cavalerie des gardes du corps du roi Louis XV avec le grade de sous-lieutenant. Il obtient le grade de capitaine de dragons en 1781 et devient aide de camp du lieutenant général de Schomberg, inspecteur général de cavalerie, en 1782[3].

Assemblée législative[modifier | modifier le code]

Adepte des idées des Lumières, il quitte l'armée au début de la Révolution. Il est élu administrateur du département de la Corrèze en 1790, puis député de ce département à l'Assemblée législative le 3 septembre 1791 avec 206 voix sur 361 votants, où il siège dans la majorité[4]. Le 5 avril 1792, il y présente un rapport sur les finances, et propose un plan d'emprunt national dont le but est de réduire la masse des assignats en circulation à 12 millions, afin de forcer les acquéreurs de biens nationaux à payer les dernières années en valeurs métalliques.

Guerre des Pyrénées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre du Roussillon.

Réintégrant l'armée avec le grade de capitaine des chasseurs des montagnes pendant la guerre des Pyrénées, il est promu général de brigade le 30 août 1793. Il combat d'abord avec l'armée des Pyrénées orientales, sous les ordres du général Dagobert de Fontenille et se distingue lors de la prise de la Cerdagne espagnole. Il rejoint ensuite l'armée des Pyrénées occidentales, où il est élevé au rang de général de division et fait les campagnes de 1794 et 1795. Il se signale plus particulièrement le 12 août 1794 à l'attaque de Saint-Engrace et Alloqui ; le 4 septembre à l'affaire de Lescun ; les 24 et 25 novembre à celle d'Ortès, et le 12 mai 1796 à l'attaque du camp entre Glossua et Elgoibar, où il fait plusieurs prisonniers. Destitué par les représentants en mission en 1795, il est réintégré le 25 prairial an III, à titre définitif.

Conseil des Anciens[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 1795 il est élu député de la Corrèze avec 121 voix sur 236 votants au Conseil des Anciens, où il se prononce contre la faction de Clichy, à laquelle il reproche de conspirer contre la République et approuve le coup d'État du 18 fructidor an V. Il est élu président du Conseil des Anciens, le 6 septembre 1797. Le 11 janvier 1798, il fait adopter une proposition visant à organiser des moyens de répression contre les émigrés du comtat d’Avignon, qui avaient allumé la guerre civile dans le midi. Réélu président du Conseil le 19 juin 1798, il prononce le discours commémoratif du 14 juillet, et fait arrêter que tous les ans, au 18 fructidor, le président du conseil ait à prononcer un discours sur les événements de cette journée. Le 18 avril 1799 il vote pour le projet de loi relatif à la levée de deux cent mille hommes pour l'armée, s’opposant contre le système adopté par Nicolas François de Neufchâteau, ministre de l'intérieur, et demande que l'assemblée prenne des mesures contre les puissances coalisées.

Gouverneur militaire de Paris[modifier | modifier le code]

Il remplace le général Joubert parti pour l'armée d’Italie, à la tête du gouvernement militaire de Paris, commandant la 17e division militaire en 1799[4]. Au retour du général Bonaparte de la Campagne d'Égypte, il se range dans le parti de l'opposition. Les futurs auteurs du coup d'État du 18 Brumaire, souhaitant instaurer le Consulat et l'ayant trouvé trop fermement attaché aux idées républicaines, obtiennent son remplacement par le général Lefebvre.

Campagne d'Italie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).
Plan des fortifications de Gênes en 1800

Peu avant le coup d'État du 18 Brumaire, il est envoyé en tant que général de division à l'armée d’Italie, qui est alors sous les ordres du général Championnet. A la mort de celui-ci, étant le plus ancien dans son grade, il prend provisoirement le commandement en chef de l'armée d’Italie jusqu'à l'arrivée du général Masséna. Il commande en Ligurie une des divisions de l’armée, stationnée à Savone. Les hauteurs de la ville sont l'enjeu de plusieurs combats, en particulier les 6 et 13 avril 1800, les troupes autrichiennes cherchant à se frayer un chemin pour assiéger Gênes. Il tombe bientôt malade et sera transporté à Gênes. Il mourra le 19 avril 1800, lors du siège de Gênes des suites de ses blessures et du typhus. Son fils cadet, Jean-Baptiste Antoine Marcellin, dit Marcellin Marbot prendra également part au siège et décrira la douloureuse mort de son père dans ses célèbres memoires.

Famille[modifier | modifier le code]

Le général Jean-Antoine Marbot

Jean-Antoine Marbot épousa le 3 octobre 1775, Marie-Louise Dupuy de Certain, dont il eut :

Sa femme est parente avec François Certain de Canrobert, Maréchal de France sous le Second Empire.

Hommage[modifier | modifier le code]

Le nom du général Jean-Antoine Marbot gravé sur l'Arc de triomphe à Paris

Le général Jean-Antoine Marbot fait partie des 660 personnalités auxquelles l'empereur Napoléon Bonaparte a rendu hommage pour avoir combattu pour la France lors des guerres napoléoniennes. Son nom est gravé sur le pilier ouest, 34e colonne de l'Arc de triomphe à Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-Baptiste Antoine Marcelin de Marbot », sur Histoire du monde.net (consulté le 14 décembre 2017)
  2. « Jean-Antoine de Marbot (1754-1800) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 14 décembre 2017)
  3. Avant-propos de l’édition plon (1892) - Mémoires du Général Baron de Marbot.
  4. a et b Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, vol. tome 4 : de Manuel à Marcillac, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p. 251 à 260.

Liens externes[modifier | modifier le code]