Bataille de Kliastitsy

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Bataille de Kliastitsy
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La bataille Kliastitsy par Peter von Hess

Informations générales
Date 30 juillet au 1er août 1812
Lieu Kliastitsy (ru) (Biélorussie)
Issue Victoire russe
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Commandants
Nicolas Charles Oudinot Pierre Wittgenstein
Forces en présence
23 à 28 000 hommes 17 à 22 000 hommes
Pertes
5 500 morts ou blessés
1 000 prisonniers
3 500 à 4 500 morts ou blessés

Sixième Coalition

Batailles

Campagne de Russie (1812)
Mir · Moguilev · Ostrovno · Vitebsk · Kliastitsy · Smolensk · 1re Polotsk · Valoutina Gora · Moskova · Moscou · Winkowo · Maloyaroslavets · 2e Polotsk · Czaśniki · Viazma · Smoliani · Krasnoï · Bérézina


Campagne d'Allemagne (1813)
Dantzig · Lützen · Bautzen · Hoyerswerda  · Goldberg · Gross Beeren · Katzbach · Dresde · Kulm · Dennewitz · Leipzig · Hanau · Sehested · Torgau · Hambourg


Campagne de France (1814)

Metz · Saint-Avold · Saint-Dizier · Brienne · La Rothière
 · Campagne des Six-Jours : Champaubert · Montmirail · Château-Thierry · Vauchamps
 · Mormant · Montereau · Bar-sur-Aube · Berry-au-Bac · Craonne · Laon · Reims · Arcis-sur-Aube · Fère-Champenoise · Meaux · Claye · Villeparisis · Paris
Front italien : Trieste · Mincio
Coordonnées 55° 53′ 14″ nord, 28° 36′ 24″ est

Géolocalisation sur la carte : Biélorussie

(Voir situation sur carte : Biélorussie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Kliastitsy.

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Kliastitsy.

La bataille de Kliastitsy est un engagement relativement mineur qui eut lieu du 30 juillet au 1er août 1812 près du village de Kliastitsy sur la route de Polotsk à Sebej (actuelle Biélorussie). Dans cette bataille, l'armée russe est commandée par le prince Pierre Wittgenstein. Cet engagement fait partie d'une série de combats (Yakoubovo, Kliastisty et Sivatchtchina) que les Français connaissent sous le vocable de bataille de la Drissa (du 30 juillet au 1er août 1812), du nom de la rivière qui coule au sud de ces villages.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le 28 juillet, douze escadrons de cavalerie français sont attaqués par surprise par huit escadrons de hussards et de cosaques du général russe Jacob Koulnev. Malgré leur supériorité numérique, les cavaliers français perdent l'escarmouche et battent en retraite.

Le maréchal Oudinot est chargé de couvrir le flanc gauche de la Grande Armée alors à Vitebsk, une attaque sur Saint-Pétersbourg, située à plus de 500 km, étant chose impossible avec les effectifs dont il dispose (28 000 hommes).

La bataille[modifier | modifier le code]

La bataille commence le 30 juillet à 14 heures. L'avant-garde russe menée par le général Koulnev (4 000 hommes) affronte l'avant-garde française près du village de Yakoubov. Koulnev parvient à encercler les Français, mais ceux-ci gardent le contrôle du village. Le jour suivant, après plusieurs attaques et contre-attaques, la pression des Russes force Oudinot à faire retraite sur Kliastitsy. Afin de poursuivre leur avance, les troupes russes doivent traverser la rivière Nichtcha. Oudinot commande d'incendier l'unique pont. Tandis que la cavalerie russe patauge dans la Nichtcha, le 2e bataillon du régiment de grenadiers de Pavlovsk se précipite sur le pont en flammes[1].

Après avoir traversé la rivière Drissa (ru) le 1er août, Koulnev poursuit les Français avec plusieurs régiments de cavalerie et un bataillon d'infanterie, mais il commet l'erreur de combattre dos à la rivière. Ses unités tombent dans un guet-apens et essuient des pertes sévères sous le feu de l'artillerie française. Koulnev lui-même est mortellement blessé par un boulet de canon qui lui emporte les deux jambes et succombe le jour même. Après cette série de rencontres, Oudinot se replie sur sa base de Polotsk, volontairement et sans être poursuivi. Bien que Napoléon ait été très mécontent de cette manœuvre, on ne peut parler de victoire russe tel que le décrivent les historiens anglais depuis deux siècles.

Le 18 août suivant, Gouvion-Saint-Cyr, remplaçant Oudinot blessé, vainc suffisamment Wittgenstein pour que ce front reste tranquille pendant deux mois. Ce dernier reçoit l'ordre impérial et militaire de Saint-Georges de deuxième classe. On rapporte qu'Alexandre Ier de Russie l'appelle désormais : « le sauveur de Saint-Pétersbourg ». Le capitaine Krylov, dont l'unité a été la première à traverser la rivière sur le pont en flammes, reçoit pour sa part l'ordre de Saint-Georges de quatrième classe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est cet événement qui est dépeint dans le tableau de Peter Hess.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les Mémoires d'un témoin oculaire, le général Marbot, tome 3, p. 95-104
  • A. Thiers, Histoire de l'Empire, tTome3, p. 108-109 et 112