Vorarlberg

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Vorarlberg
(de) Vorarlberg
Blason de Vorarlberg
Héraldique
Drapeau de Vorarlberg
Drapeau
Localisation du Vorarlberg sur la carte de l'Autriche.
Localisation du Vorarlberg sur la carte de l'Autriche.
Administration
Pays Drapeau de l'Autriche Autriche
Capitale Brégence
Landeshauptmann Markus Wallner (de) (ÖVP)
Partis au pouvoir ÖVP et Grüne
Composition du parlement
(36 sièges)
ÖVP 16
FPÖ 9
Grüne 6
SPÖ 3
2014-2019
ISO 3166-2 AT-8
Démographie
Population 373 729 hab. (janvier 2012)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Superficie 260 148 ha = 2 601,48 km2
Liens
Site web http://www.vorarlberg.at

Le Vorarlberg est le land le plus occidental de l'Autriche. Situé « devant l'Arlberg » (en allemand : vor dem Arlberg), sa superficie est de 2 601 kilomètres carrés et sa population est de 373 729 habitants[a]. Il est bordé à l'ouest par le canton suisse de Saint-Gall et le Liechtenstein, au nord par le land allemand de Bavière, au sud par le canton suisse des Grisons et à l'est par le land autrichien du Tyrol. C'est le seul land alémanique d'Autriche.

La route du col de l'Arlberg, rendue carrossable en 1825, et le tunnel ferroviaire long de 10 250 m, terminé en 1884, ont créé un lien permanent entre le Vorarlbeg et le Tyrol à l'est. Le tunnel routier de l'Arlberg, long de 14 km, ouvert fin 1978, constitue une liaison sûre entre ces deux provinces en toute saison.

Ce land est connu pour avoir réussi à devenir autonome en énergie, par des démarches d'intelligence collective, de partage des ressources et de synergies collaboratives et coopératives, sur le modèle des villes en transition[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers l'an 15, les généraux romains Druse et Tibère occupent la région qui sera intégrée à la province de Rhétie pendant l'Empire romain[2].

Saint Colomban et son disciple saint Gall partis d'Irlande christianisent le Vorarlberg après leur passage en Franche-Comté et dans le Valais.

La région devient française sous le roi Dagobert puis subit l'occupation magyare au Xe siècle[3].

Le Vorarlberg se germanise à partir du XIIIe à l'initiative de seigneurs locaux qui font venir des pays montagnards du Valais en 1280 ou des Grisons en 1313[4].

Jusqu'en 1375, le Vorarlberg était composé d'une multitude de comtés. Les Habsbourg les achetèrent au fil des ans, en commençant par Feldkirch, puis parmi les principaux Bludenz, Bregenz et enfin Lustenau en 1814. Lors d'un référendum organisé en , au lendemain du premier conflit mondial et du subséquent démantèlement de l'Empire austro-hongrois, 81 % des habitants du Vorarlberg souhaitèrent leur rattachement à la Suisse[5], mais du fait de la réticence des Suisses envers un projet promettant, moins d'un siècle après le conflit politico-confessionnel dit du Sonderbund, de bousculer l'équilibre relativement précaire entre Latins (Romands, italophones, romanchophones) et germanophones, catholiques et protestants voire libéraux et conservateurs, les rédacteurs du Traité de Saint-Germain-en-Laye n'en tinrent pas compte.

De 1945 à 1955 le Vorarlberg a été occupé et administré par la France dans le cadre de l'occupation de l'Autriche par les alliés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Divisions administratives du Vorarlberg.

Le Vorarlberg est divisé en 4 Bezirke (districts).

Du Nord au Sud :

Régions[modifier | modifier le code]

Le Vorarlberg se compose de six principales régions :

  • ARLBERG avec les villages de Lech Zürs sur l’Arlberg, Stuben am Arlberg, Klösterle.
  • BODENSEE-VORARLBERG autour du lac international de Constance avec les villes de Bregenz, Dornbirn, Hohenems et Feldkirch.
  • les trois vallées alpines BRANDNERTAL –KLOSTERTAL – GROSSES WALSERTAL et la ville de Bludenz.
  • BREGENZERWALD :  avec les villes de Andelsbuch et Schwarzenberg.
  • KLEINWALSERTAL : 36 sommets encadrent la vallée qui n’est accessible par la route que depuis l’Allemagne.
  • MONTAFON : vallée alpine de 39 km de long avec ses onze localités, avec le plus haut sommet du Vorarlberg, le Piz Buin (3 312 m) et la route alpine de la Silvretta.

Villes[modifier | modifier le code]

Le Vorarlberg compte 96 communes.

Ses principales villes sont :

  • Bregenz, 25 000 habitants environ, est la capitale politique et touristique de la région. Elle est en effet située sur le lac de Constance (Bodensee en allemand), lac bordé par l'Allemagne, la Suisse et bien sûr le Vorarlberg en Autriche. Elle est très prisée par les touristes de tous horizons. Bregenz accueille de plus tous les ans en août un festival lacustre.
  • Dornbirn, 44 000 habitants environ, est souvent considérée comme la capitale économique et industrielle du Vorarlberg.
  • Feldkirch, 32 000 habitants environ
  • Lustenau (dans le canton de Dornbirn), 21 000 habitants environ (au )
  • Bludenz, 15 000 habitants environ

Les quatre premières villes se situent sur la partie occidentale du Vorarlberg, le long de la vallée du Rhin, et forment un espace urbain quasi continu qui s'étend du nord-ouest (lac de Constance) au sud-ouest de la région. Le reste du pays, à l'est de la vallée rhénane, est montagneux et représente le début des Alpes autrichiennes.

La vallée du Rhin[modifier | modifier le code]

La vallée du Rhin située dans la région autrichienne du Vorarlberg est découpée en vallée du Rhin supérieure et inférieure, selon le sens dans lequel coule le Rhin. La vallée supérieure est appelée Oberland et la vallée inférieure Unterland. La vallée inférieure (appelée aussi parfois Vorderland) s’étend de la rive du Lac de Constance jusqu’au mont Kummenberg. La vallée inférieure se situe au sud de ce mont. La vallée inférieure englobe l’ensemble du district de Dornbirn et tous les territoires du district de Bregenz qui se situent dans la vallée du Rhin. Dans ce domaine, qui comprend les agglomérations de Bregenz et Dornbirn, vivent environ 180 000 habitants, c’est-à-dire presque la moitié de la population du Vorarlberg. Il fait partie des régions les plus peuplées d’Europe. Le ‘poumon vert’ de cette région est le Vorarlberger Ried, un espace naturel dans lequel se trouvent des espaces naturels protégés et qui s’étend entre la frontière de la Suisse et les territoires urbanisés de Bregenz-Dornbirn.

D'un point de vue géographique, la vallée du Rhin inférieure comprend aussi la commune d’Altach. À cause de ses liens historiques avec la commune de Götzis, et par conséquent son appartenance au district de Feldkirch, Altach est considéré comme appartenant au Oberland (vallée supérieure).

Économie[modifier | modifier le code]

Le Vorarlberg est l'une des régions industrielles les plus anciennes d'Autriche, et demeure le Land le plus industrialisé et le plus riche d'Autriche, son industrie étant la plus tournée vers l'exportation (environ 70 %). L'industrie textile a aujourd'hui[Quand ?] perdu de son importance au profit de la mécanique de précision, de l'électronique et du tourisme (notamment Lech, Zürs am Arlberg, Montafon, Bregenzerwald, Kleinwalsertal). De nombreux frontaliers vont travailler en Suisse et au Liechtenstein.

Parmi les entreprises d'importance figurent Blum et Grass à Höchst, Zumtobel à Dornbirn, Alpla (en) à Hard (emballages plastiques), Doppelmayr à Wolfurt (remontées mécaniques), Rauch (de) à Rankweil et Pfanner à Lauterach (jus de fruit), et encore Suchard (chocolats) et Getzner-Textil à Bludenz.

La production d'électricité, d'origine principalement hydraulique, est l'un des secteurs-clé de l'économie du Vorarlberg. Celle-ci est principalement destinée à couvrir les pointes de consommation. Un accord avec le Bade-Wurtemberg explique des échanges de courant de base contre du courant disponible pour les pointes de consommation. En 2003, le Vorarlberg fut la première région d'Europe où il y eut plus d'énergie renouvelable produite que consommée sur place. Ce courant « vert » est vendu à l'Allemagne, à la Suisse et à d'autres Länder autrichiens. Illwerke AG (de) est le principal électricien du Vorarlberg (75 %), sa production étant surtout d'origine hydraulique. VKW (de) est quant à elle l'entreprise qui exporte le plus d'électricité. Les lacs de barrage sont tous situés derrière le Montafon.

Culture[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Le Vorarlberg est le seul État autrichien dont la langue appartient à la famille alémanique (et non à l'austro-bavarois). L'alémanique est également parlé en Alsace, en Moselle, en Suisse, dans le sud de l'Allemagne, au Liechtenstein et en Italie dans la Haute Vallée du Lys.

voir article Vorarlbergeois.

Architecture moderne[modifier | modifier le code]

Les « Vorarlberger Baukünstler », groupe d'architectes et de charpentiers autrichiens du Vorarlberg, ont développé depuis le début des années 1980 une approche originale de la construction qui est maintenant considérée comme un modèle du développement durable dans la construction.

Plus de 500 constructions souvent exemplaires font de cette École du Vorarlberg un des pôles d'attraction importants en Europe pour les observateurs de l'architecture contemporaine, et un de ses membres, Hermann Kaufmann, a obtenu en 2007 le « Prix international d'architecture durable » (Global Award for Sustainable Architecture).

L’architecture typique du Vorarlberg est reconnaissable, elle allie tradition et modernité : lignes épurées, verre et bois local. Le confort et la qualité de vie sont des critères importants. Des circuits de découverte de cette architecture sillonnent les régions rurales ou citadines, en voiture ou en transports publics. Ils incluent des visites dans des muses ou autres édifices publics, des pauses culinaires ou artistiques.

Douze villages de la région Bregenzerwald proposent des itinéraires de découverte. Des panneaux attirent l’attention sur des bâtiments, des particularités culturelles, artisanales, touristiques, artistiques  ou écologiques. Ces balades sont aussi disponibles sous forme d’applications pour smartphone, pour découvrir l’architecture et les habitants de la région.

Patrimoine rural[modifier | modifier le code]

Un bovin dans le Vorarlberg. Au loin, le sommet du Augstenberg, 2 489 m. .

Route du fromage[modifier | modifier le code]

L'élevage est aussi une activité importante. La « route du Fromage » (Käsestrasse) du Bregenzerwald n’est pas une route au sens propre du terme. C’est plutôt l’association d’experts de plusieurs disciplines : agriculteurs, éleveurs, fabricants de fromages, restaurateurs... Elle existe depuis plus de 15 ans, comprend 24 villages et compte plus de 160 membres. Ceux-ci organisent tout au long de l’année des manifestations, invitent à des dégustations et introduisent les visiteurs dans l’art de la production fromagère. Les étapes de la route du Fromage sont, outre les auberges et fromageries, par exemple la cave à Fromages à Lingenau, dans laquelle des milliers de fromages viennent à maturité, l’école du Fromage à Egg, où un cours intensif permet en peu de temps d’apprendre à faire son propre fromage frais.

Transhumance[modifier | modifier le code]

La forme d’élevage ancestrale en trois étapes d’alpage appelée transhumance alpine (Dreistufenwirtschaft) est présente dans la région du Vorarlberg, et plus particulièrement dans le Bregenzerwald. Les éleveurs suivent la végétation avec leur bétail dans les régions alpines. Cela signifie qu’ils changent d’alpages plusieurs fois par an : dans les fermes de vallée, dans les fermettes de moyenne montagne à environ 1 500 m d’altitude en début d’été, puis dans les hauts alpages à une altitude de 1 600 à 2 000 mètres.

Depuis 2011, la transhumance en trois étapes du Bregenzerwald appartient au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO de la liste autrichienne. Elle se distingue par son autonomie particulière au sein de l’Autriche et est bien implantée dans la vie quotidienne.

Gauertaler AltkulTour[modifier | modifier le code]

Les techniques agricoles ancestrales toujours utilisées dans la région sont thématisées au fil des 13 stations du sentier artistique Gauertaler AlpkulTour. Dans la vallée d’altitude Gauertal, les marcheurs peuvent découvrir le paysage culturel des massifs du Montafon à celui du Rätikon. 13 sculptures en bois de pin de l’artiste local Roland Haas jalonnent le parcours de presque 13 kilomètres. Des visites guidées, des brochures, ainsi que des QR-codes complètent l’itinéraire.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme en Vorarlberg joue un rôle économique paradoxalement assez peu important, alors que la région est une destination touristique assez prisée. La part de valeur ajoutée brute est d’environ 6 %[6]. Pour l’année 2002/2003 par exemple, ce sont 2,1 Mrd Euro de recette qui furent dégagées.

La région de Montafon, la petite vallée de Walser (Kleinwalsertal) et la forêt de Bregenz (Bregenzerwald), l’Arlberg, la région de Bludenz et la région du lac de Constance-Rhin alpin sont des régions touristiques attractives.

sports[modifier | modifier le code]

le ski[modifier | modifier le code]

Le Vorarlberg jouit d’une longue tradition dans le domaine du ski alpin, pratiqué depuis plus de cent ans. Deux tiers de la région se situent à plus de 1 000 m d’altitude. Les domaines skiables, entre 1 400 et 2 400 m d’altitude, sont souvent enneigés en hiver. Certains versants sont aménagés pour le ski sur pistes et d’autres laissés au ski hors-piste.

le ski hors piste[modifier | modifier le code]

Le circuit hors-piste du Vorarlberg (Ski Ride Vorarlberg-Tour[7]) relie la petite vallée des Walser (Kleinwalsertal) au nord à celle de Montafon au sud. En petits groupes de 6 skieurs maximum, accompagnés de guides professionnels, les sportifs peuvent découvrir la haute-montagne. Mélange de randonnée, de ski et de freeride, ce circuit comprend des ascensions d’une durée maximum d’h 30 et de 400 m de dénivelé, pendant une semaine. Les guides apportent des connaissances sur la montagne et les régions traversées et des conseils techniques en ski.

la randonnée[modifier | modifier le code]

Le Vorarlberg recèle de très nombreuses pistes de randonnée, avec des paysages variés : des tourbières aux bordures de lacs, en passant par la haute montagne. La région du Vorarlberg a créé l'initiative « Naturvielfalt » (diversité naturelle) pour mettre en valeur ses 40 réserves naturelles protégées Natura-2000.

Neuf téléphériques d'été proposent des découvertes de la région avec des thématiques différentes.

Gauertaler AltkulTour : les techniques agricoles ancestrales toujours utilisées dans la région sont thématisées au fil des 13 stations du sentier artistique Gauertaler AlpkulTour. Dans la vallée d’altitude Gauertal, les marcheurs peuvent découvrir le paysage culturel des massifs du Montafon à celui du Rätikon. 13 sculptures en bois de pin de l’artiste local Roland Haas jalonnent le parcours de presque 13 kilomètres. Des visites guidées, des brochures, ainsi que des QR-codes complètent l’itinéraire.

le vélo[modifier | modifier le code]

300 km de véloroutes parcourent la région du Vorarlberg, auxquelles s'ajoutent les voies cyclables le long des routes et la piste qui fait le tour du lac de Constance de 270 km de long. 1 500 km de pistes de VTT ont été balisées et aménagées ces dernières années[Quand ?]. La location de vélos électriques s'est développée.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Recensement de 2012.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lionel Astruc, interviewé sur France Culture (Terre à terre) ; (R)évolution, livre présentant 15 visions et expérimentations pionnières assorties de propositions de mesures, sur 15 grands thèmes de société. Il constituera un véritable programme alternatif sur 30 ans. Parution (éditions Actes Sud) (un film documentaire portant le même titre est en préparation, avec Marion Cotillard, faisant le portrait d’une société écologique déjà en construction selon lui dans diverses parties de l'Europe, avec sortie prévue en septembre 2012.
  2. Raoul Chélard, Autriche contemporaine…, L. Chailley, (lire en ligne), P306 S'il faut en croire les historiens, les généraux romains Druse et Tibère, lorsqu'ils vinrent, vers l'an 15 de notre ère, faire la conquête de ces régions….
  3. Raoul Chélard, Autriche contemporaine…, L. Chailley, (lire en ligne), P308 Le petit pays de Vorarlberg possède une histoire particulière assez intéressante. Incorporé, sous la domination romaine, à la province de Rhétie, il fut christianisé par les missionnaires saint Gall et Colomban. Sous le roi Dagobert, il faisait partie de la France. Les empereurs de la dynastie de Charlemagne y introduisirent l'administration par petits comtés. Au dixième siècle, les magyars, en pénétrant jusqu'en France, envahirent une partie du pays..
  4. Raoul Chélard, Autriche contemporaine…, L. Chailley, (lire en ligne), P306 Quant à la germanisation de ces contrées, elle a eu pour cause l'immigration en masse, dont les vieilles chroniques allemandes mentionnent plusieurs cas, de colons allemands d'un degré de civilisation supérieur à celui des aborigènes. Ainsi, en 1280, un seigneur de la région peupla la vallée du Rhin d'un nombre considérable de paysans venus du pays de Valais. Vers 1313 un nouveau contingent venant du pays des Grisons arriva sur un appel analogue..
  5. (en) Alfred D. Low, The Anschluss Movement, 1918-1919, and the Paris Peace Conference, 1985 p. 350.
  6. (de) Wirtschaftskammer Vorarlberg, « Verkehrskonzept Vorarlberg 2006 – Mobil im Ländle », Schriftenreihe Raumplanung Vorarlberg,‎ , S. 19.
  7. (de) « Ski Ride Vorarlberg ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Vorarlberg : la performance énergétique : Autriche, film documentaire réalisé par Benoît Théau, IGAPURA, Poitiers, 2007, 8′ (DVD)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]