Imperial Tobacco

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Imperial Tobacco
Description de l'image ImperialTobacco.gif.
Création 1901
Personnages clés Ian Napier, président
Gareth Davis, directeur général
Siège social Drapeau d'Angleterre Bristol (Angleterre)
Activité Tabac
Produits Cigarettes, Cigares, Tabacs à rouler, autres produits dérivés du tabac
Filiales Altadis, Rizla+, Reemtsma
Effectif 28 000 ( 2009 )
Chiffre d’affaires 26.517 millions de £ (2009) / 28.173 millions de £ (2010)

Imperial Tobacco, ou Imperial Tobacco Group (ITG), est l’un des 5 grands groupes de tabac internationaux et le principal fabricant de tabac au Royaume-Uni. Il fabrique et commercialise une large gamme de cigarettes, tabacs à rouler, cigares, papiers et tubes. Le groupe a racheté l’allemand Reemtsma Cigarettenfabriken en 2002, et le franco-espagnol Altadis en 2008. Imperial Tobacco Group est coté sur le London Stock Exchange.

Histoire[modifier | modifier le code]

Imperial Tobacco a été créé en 1901 par la fusion d'un certain nombre de compagnies britanniques de tabac qui étaient menacées par la concurrence américaine. La première fusion eut lieu entre W.D. & H.O. Wills basé à Bristol et Stephen Mitchell & Son, originaire de Glasgow. Le premier président de la compagnie fut William Henry Wills de la compagnie Wills. Les entreprises Lambert & Butler, William Clarke & Son, John Player & Sons, Franklyn Davey, Edwards Ringer, J & F Bell et F & J Smith se rassemblèrent rapidement autour de celles-ci pour former l'Imperial Tobacco Company.

En 1902, Imperial Tobacco et American Tobacco se mirent d'accord pour former une coentreprise, la British American Tobacco (BAT). Les maisons-mères acceptèrent de ne pas commercialiser leurs produits sur le terrain de leur partenaire. American Tobacco dut vendre ses parts en 1911 du fait de la législation anticoncurrentielle mais Imperial Tobacco conserva des intérêts dans la BAT jusqu'en 1980.

À partir de 1960, le groupe commença une forte diversification notamment dans l’agroalimentaire, les boissons et les industries de loisirs. Imperial Tobacco fut la cible d’une OPA de la part de Hanson Trust en 1985 qui recentra la société sur son activité première, le tabac. Après 10 ans au sein du Groupe Hanson, Imperial Tobacco retrouva son indépendance et fut introduit à la Bourse de Londres.

En 1997, le groupe se porte acquéreur du français Rizla+ (ex-Papeteries Lacroix-Frères), et en 1998 de la division tabac de Douwe Egberts et de sa marque Drum[1]. En 2002, Imperial Tobacco acquiert Reemtsma Cigarettenfabriken, groupe allemand d’envergure internationale, propriétaire des marques de cigarettes Davidoff, West et Peter Stuyvesant.

En 2008, Imperial Tobacco prend le contrôle d’Altadis, groupe franco-espagnol possédant entre autres les marques de cigarettes Gauloises, Gitanes, Royale, Fortuna et News, ainsi que la quasi-totalité du marché de la distribution de cigarettes en France, héritage de la régie nationale Seita. Avec ce rachat, Imperial conforte sa place de quatrième groupe mondial du tabac et devient en 2007 le n°1 mondial du cigare et le n°1 de la logistique de proximité en Europe de l’Ouest et au Maroc[2].

Le 10 novembre 2009, le groupe annonce la nomination d’Alison Cooper au poste de directrice générale. Alison Cooper, 43 ans, est ainsi la cinquième femme à prendre la tête d’une entreprise du FTSE 100. Alison Cooper rejoint Imperial Tobacco en 1999 où elle réalise un parcours exemplaire au sein du groupe en occupant différents postes de direction et joue un rôle important dans son expansion internationale. Elle succède à Gareth Davis, qui a passé 37 années au sein du groupe. Gareth Davis avait été nommé en 1996 directeur général d’Imperial Tobacco Limited puis directeur général du groupe Imperial Tobacco. Il avait conduit avec succès la scission de l’entreprise avec Hanson et son introduction en bourse sur le London Stock Exchange en 1996.

En juin 2014, Imperial Tobacco se sépare de 30 % de Logista, une filiale spécialisée dans la logistique et la distribution, qu'il avait acquise lors de l'achat d'Altadis[3].

En juillet 2014, Reynolds American procède au rachat de Lorillard pour 25 milliards de dollars[4] et doit, pour faire accepter cette acquisition aux autorités américaines de la concurrence, se séparer des marques Salem, Winston, Kool, Maverick et de la marque de cigarette électronique Blu, qu'Imperial Tobacco acquiert pour un montant de 7,1 milliards de dollars[5].

Principales marques de cigarettes[modifier | modifier le code]

Autres produits[modifier | modifier le code]

Tabac à rouler et feuilles à cigarettes :

Cigares et cigarillos :

  • Cohiba
  • Dux
  • Montecristo
  • Fleur de Savane
  • Niñas
  • Pléiades
  • Fleur de Copan
  • Guantanamera
  • Vegafina
  • José L. Piedra

Organisation[modifier | modifier le code]

Ventes dans le monde[modifier | modifier le code]

En 2009, Imperial Tobacco a écoulé dans le monde 322 milliards de cigarettes et possédait 56 usines de fabrication[6].

En Europe, Imperial Tobacco a vendu en 2009 132 milliards de cigarettes, soit 42 % de sa production totale[6]. Le groupe possédait jusqu'à fin 2010 le monopole de la fabrication et de la distribution de tabac au Maroc, acquis par Altadis en 2003[7]. Imperial Tobacco possède une part de marché de 85 % dans ce pays.

En France[modifier | modifier le code]

Imperial Tobacco était peu présent sur le marché français avant le rachat d'Altadis en 2008. Ce rachat apporta au groupe six usines en France, ainsi que Altadis-Distribution, successeur de la SEITA-distribution, qui possédait l'exclusivité de la distribution de tabac chez les buralistes. Si cette exclusivité est levée aujourd'hui, les autres fabricants n'ont pas investi le secteur de la distribution, et le groupe commercialise toujours la majeure partie du tabac écoulé par les buralistes. Seuls quelques distributeurs spécialisés dans les cigares ou le tabac à pipe sont également présents[8].

En 2009, Imperial Tobacco possédait 23,9 % du marché des cigarettes en France, avec les marques Gauloises, Fortuna, JPS et Davidoff, ainsi que 23,1 % du marché avec le tabac à rouler Drum et Golden Virginia[9].

En 2011, après la fermeture des usines de Metz et de Strasbourg, il ne reste que quatre centres de production en France, à Carquefou près de Nantes, à Bastia, à Riom et au Havre[10]. Quant à Altadis-Distribution, devenue une filiale de Imperial Tobacco, ses effectifs étaient de 1 300 salariés en 2011[11], répartis sur six sites principaux, dont certaines sont des anciennes manufactures reconverties en dépôts : Nancy, Le Mans, Colomiers, Lognes, Vitrolles et Mions[12].

Principaux actionnaires[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Imperial Tobacco comptait comme investisseurs principaux[13] :

Données financières[modifier | modifier le code]

En 2010, Imperial Tobacco a réalisé un chiffre d'affaires de 20,210 milliards de £ pour un bénéfice après impôt de 3,067 milliards de £[14].

Dirigeants[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, le conseil d'administration était composé de[15] :

  • Iain Napier : Chairman
  • Alison Cooper : Chief Executive
  • Robert Dyrbus : Finance Director
  • Pierre Jungels : Senior Independent Non-Executive Director
  • Ken Burnett : Non-Executive Director
  • Michael Herlihy : Non-Executive Director
  • Susan Murray : Non-Executive Director
  • Berge Setrakian : Non-Executive Director
  • Mark Williamson : Non-Executive Director
  • Malcolm Wyman : Non-Executive Director
  • Matthew Phillips : Group Corporate & Legal Affairs Director

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]