Hémoglobine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hémoglobine (homonymie) et Hb.
Hémoglobine
Représentation 3D d'une hémoglobine A (α2β2)

Représentation 3D d'une hémoglobine A (α2β2)

Caractéristiques générales
Gène HBA1 – Chaînes α
Homo sapiens
Locus 16p13.3
Masse moléculaire 15 258 Da
Nombre de résidus 142 acides aminés

Liens accessibles depuis GeneCards et HUGO.

Gène HBA2 – Chaînes α
Homo sapiens
Locus 16p13.3
Masse moléculaire 15 258 Da
Nombre de résidus 142 acides aminés

Liens accessibles depuis GeneCards et HUGO.

Gène HBB – Chaînes β
Homo sapiens
Locus 11p15.4
Masse moléculaire 15 998 Da
Nombre de résidus 147 acides aminés

Liens accessibles depuis GeneCards et HUGO.

Gène HBD – Chaînes δ
Homo sapiens
Locus 11p15.4
Masse moléculaire 16 055 Da
Nombre de résidus 147 acides aminés

Liens accessibles depuis GeneCards et HUGO.

Gène HBG1 – Chaînes γ
Homo sapiens
Locus 11p15.4
Masse moléculaire 16 140 Da
Nombre de résidus 147 acides aminés

Liens accessibles depuis GeneCards et HUGO.

Gène HBG2 – Chaînes γ
Homo sapiens
Locus 11p15.4
Masse moléculaire 16 126 Da
Nombre de résidus 147 acides aminés

Liens accessibles depuis GeneCards et HUGO.

L'hémoglobine, couramment symbolisée par Hb, parfois Hgb, est une métalloprotéine contenant du fer, présente essentiellement dans le sang des vertébrés au sein de leurs globules rouges, ainsi que dans les tissus de certains invertébrés. Elle a pour fonction de transporter l'oxygène O2 depuis l'appareil respiratoire (poumons, branchies) vers le reste de l'organisme. Elle libère l'oxygène dans les tissus afin d'y permettre la respiration cellulaire aérobie, laquelle, à travers le métabolisme, fournit l'énergie des processus biologiques essentiels à la vie. Chez l'homme, l'hémoglobine est une protéine hétérotétramérique formée de chaînes peptidiques identiques deux à deux. L'hémoglobine A (HbA) représente environ 95 % des molécules d'hémoglobines chez l'adulte, constituée de deux chaînes α et de deux chaînes β ; il existe également une hémoglobine A2 (HbA2) de formule α2δ2, et une hémoglobine F (HbF, fœtale) de formule α2γ2. Chacune des quatre chaînes est associée à un groupe prosthétique appelé hème et constitué d'un cation de fer complexé avec une porphyrine. L'hémoglobine est donc une hémoprotéine.

Chez les mammifères, l'hémoglobine constitue près de 96 % de la masse de matière sèche des globules rouges, et environ 35 % de leur contenu total en incluant l'eau[1]. Chaque molécule d'hémoglobine peut fixer jusqu'à quatre molécules d'oxygène O2, et l'hémoglobine du sang peut transporter 1,34 mL d'O2 par gramme de protéine[2], ce qui lui permet de transporter 70 fois plus d'oxygène que la quantité d'O2 dissoute dans le sang. L'hémoglobine intervient aussi dans le transport d'autres gaz que l'oxygène. Elle assure notamment le transport d'une partie du dioxyde de carbone CO2 produit par la respiration cellulaire, et transporte également du monoxyde d'azote NO, qui joue un rôle significatif dans la signalisation cellulaire de certains processus physiologiques, et qui est libéré en même temps que l'oxygène après avoir été transporté sur un groupe thiol de l'apoprotéine[3].

Toute l'hémoglobine n'est pas concentrée dans les globules rouges. On en trouve ainsi par exemple dans les neurones dopaminergiques du groupe A9 de la substantia nigra, dans les macrophages, dans les cellules alvéolaires et, au niveau des reins, dans les cellules du mésangium (en). Dans ces tissus, l'hémoglobine joue un rôle d'antioxydant et de régulateur du métabolisme du fer[4].

L'hémoglobine et diverses molécules apparentées sont également présentes chez un grand nombre d'invertébrés, de champignons et de plantes[5]. Chez ces organismes, l'hémoglobine peut avoir pour fonction de transporter l'oxygène O2, mais peut également intervenir comme transporteur et régulateur d'autres espèces chimiques telles que le dioxyde de carbone CO2, le monoxyde d'azote NO, le sulfure d'hydrogène HS et l'anion sulfure S2–. Une variante de l'hémoglobine, appelée léghémoglobine, assure l'élimination de l'oxygène des systèmes anaérobies, par exemple des nodules de Rhizobium chez les fabacées, avant que celui-ci ne les inactive.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1960, Max Perutz et John Kendrew expliquent la structure tridimensionnelle de l'hémoglobine. En 1962, ils reçoivent conjointement le prix Nobel de chimie « pour leurs études des structures des protéines globulaires ».

Fonction[modifier | modifier le code]

Pourcentage d'hémoglobine ayant fixé du dioxygène, en fonction de la pression partielle en dioxygène. Courbe de Barcroft de type sigmoïde → effet coopératif

Chez les vertébrés terrestres, l'hémoglobine du sang fixe le dioxygène de l'air des poumons. Grâce à la circulation sanguine, l'hémoglobine oxygénée va être transportée vers l'ensemble des autres organes, pour relâcher par la suite le dioxygène qui sera consommé par les cellules qui en ont besoin. L'hémoglobine permet au sang de contenir plus de dioxygène qu'il ne pourrait par simple dissolution.

Structure[modifier | modifier le code]

On trouve au cœur de la molécule un hétérocycle porphyrique (noyau tétrapyrrolique), l'hème, qui contient un ion fer. Cet ion fer est le site de fixation de l'oxygène. L'ion ferreux établit 5/6 liaisons de coordinence : 4 avec les 4 N de l'hème,1 avec le N d'un acide aminé de la chaîne polypeptidique : l'histidine et dans la forme oxygénée 1 avec O2. Étant donné qu'une sous-unité de l'hémoglobine est formée par un hème enfermé dans une protéine globulaire le nom est très logique. Il y a de nombreuses protéines contenant un hème, mais l'hémoglobine en est la plus connue. L'élément fer peut exister sous 2 formes dans la molécule :

  • sous forme ferreuse, ion Fe2+ : seule forme active de l'hémoglobine humaine. On parle d'oxyhémoglobine. (interaction réversible avec O2).
  • sous forme ferrique, ion Fe3+ : on parle de méthémoglobine.

On peut parler du pouvoir oxyphorique de l'hémoglobine. Ceci correspond à la quantité de dioxygène qu'elle peut fixer. Cette valeur est de 1,34 ml d'O2/g d'Hb.

Hémoglobine humaine[modifier | modifier le code]

Chez l'être humain, l'hémoglobine Adulte (HbA) est un tétramère, constitué de deux globines α et deux globines β liées par des liaisons faibles. Chez le nouveau-né, il s'agit d'hémoglobine fœtale avec deux globines α et deux globines γ. Les sous-unités sont structurellement similaires et ont à peu près la même taille. Chaque globine a une masse moléculaire d'environ 17 000 daltons, pour une masse totale d'environ 68 000 daltons. Chaque globine de l'hémoglobine contient un hème, de telle manière que la capacité totale de liaison de l'hémoglobine pour le dioxygène est de quatre molécules.

Étapes de réaction :

  • Hb + O2    HbO2
  • HbO2 + O2    Hb(O2)2
  • Hb(O2)2 + O2    Hb(O2)3
  • Hb(O2)3 + O2    Hb(O2)4

Résumé de la réaction :

Hb + 4 O2 → Hb(O2)4

Une structure de la forme désoxy de l'hémoglobine humaine est donnée par le PDB 1A3N.

En pratique, on n'observe pas ceci :

Hb + 4 O2    Hb(O2)4

En effet, dans les conditions physiologiques, deux sous-unités sont toujours oxygénées par deux molécules d'hémoglobine. On peut donc écrire :

Hb(O2)2 + 2 O2    Hb(O2)4

Valeurs normales chez l'adulte[modifier | modifier le code]

  • Femmes : 12,10 - 16,40 g/dL de sang ou 7,4 - 9,9 mmol/L de sang
  • Hommes : 13 - 17,87 g/dL de sang ou 8,3 - 10,5 mmol/L de sang[6]

Chez la femme enceinte ce taux est physiologiquement plus bas : on parle d'anémie gravidique lorsque le taux d'hémoglobine est inférieur à 11 g/dL[7]. Chez le nouveau-né le taux est plus élevé que chez l'adulte et diminue rapidement.

Hémoglobine du grand dauphin[modifier | modifier le code]

La composition de l'hémoglobine du grand dauphin océanique lui permet de rester immergé durant une plus grande période de temps que le grand dauphin vivant plus près des côtes[8].

Une unique exception chez les vertébrés[modifier | modifier le code]

Les poissons de la famille des Channichthyidés ne possèdent pas d'hémoglobine dans leur sang, ce qui selon le Pr Guillaume Lecointre est l'unique exception chez les vertébrés[9].

Liaison à l'oxygène[modifier | modifier le code]

Dans la forme tétramérique de l'hémoglobine normale, la liaison avec l'oxygène, ou formation d'oxyhémoglobine, est un procédé coopératif, ou allostérique, où l'affinité de liaison de l'hémoglobine pour l'oxygène est affectée par la saturation en oxygène de la molécule. Cela a pour conséquence que la courbe d'affinité de l'oxygène pour l'hémoglobine a la forme d'une sigmoïde (courbe en forme de S), contrairement à un procédé non coopératif (michaélien) où elle a une forme hyperbolique.

L'affinité de l'hémoglobine pour l'oxygène décroît en présence de dioxyde de carbone (effet Haldane), à pH faible et lorsque la température augmente. Ces propriétés chimiques sont essentielles au vivant puisqu'elles permettent une meilleure libération du dioxygène dans les tissus actifs (ex: le muscle en exercice, par la production de métabolites développe un pH acide, sa température augmente affirmant la dissociation du dioxygène de l'hème). Le dioxyde de carbone réagit avec l'eau pour former du bicarbonate via la réaction:

CO2 + H2O    HCO3 + H+.

Par cette réaction on voit que le sang possédant un haut taux de dioxyde de carbone a aussi un pH plus faible. L'hémoglobine peut se lier aux protons et au dioxyde de carbone ce qui induit un changement de conformation dans la protéine qui facilite la libération de l'oxygène. Le proton peut se lier à différents endroits le long de la protéine, alors que le dioxyde de carbone se lie sur le groupe alpha-amino en formant un carbamate. Ce contrôle porte le nom d'effet Bohr. De la même manière, lorsque le niveau de dioxyde de carbone dans le sang diminue (par exemple près des poumons), le dioxyde de carbone est relâché, augmentant l'affinité de la protéine pour l'oxygène. Ce contrôle de l'affinité de l'oxygène pour sa liaison avec l'hémoglobine et le relâchement du dioxyde de carbone est connu sous le nom d'effet Haldane.

La liaison de l'oxygène est aussi affectée par des molécules telles que le 2,3-diphosphoglycérate, qui diminue l'affinité de l'hémoglobine pour l'oxygène. Chez les personnes acclimatées aux hautes altitudes, la concentration de 2,3-diphosphoglycérate dans le sang est plus importante, ce qui permet à l'hémoglobine de délivrer des quantités d'oxygène plus importantes aux tissus dans des atmosphères pauvres en oxygène.

Poisons de l'hémoglobine[modifier | modifier le code]

L'hémoglobine forme un composé stable avec le monoxyde de carbone (CO) : la carboxyhémoglobine ; en outre, l'affinité de l'hémoglobine pour le monoxyde de carbone est supérieure de 200 à 250 fois par rapport à celle de l'oxygène[10], ce qui signifie que le CO concurrence efficacement l'oxygène lors de l'hématose (réoxygénation du sang au niveau des poumons). Le CO est donc un antagoniste de O2, pouvant ainsi provoquer une hypoxie tissulaire : son inhalation à forte doses entraîne des malaises, céphalées (maux de tête), puis asthénie (faiblesse intense) et enfin la mort par asphyxie. On traite les empoisonnements au CO sévères par immersion prolongée en caisson hyperbare réduisant ainsi la demi-vie de la carboxyhémoglobine.

Par ailleurs, des agents oxydants tels que les nitrates contenus dans l'eau ou les légumes peuvent oxyder le fer ferreux(Fe2+) de l'hème en fer ferrique (Fe3+), le rendant ainsi incapable de fixer l'oxygène. L'hémoglobine est alors appelée méthémoglobine. Le traitement consiste en l'administration de bleu de méthylène.

L'ion cyanure CN est également un inhibiteur de l'oxydation hémoglobinéique, de même que le sulfure d'hydrogène H2S.

Élimination de l'hémoglobine[modifier | modifier le code]

Les globules rouges sont phagocytés par les macrophages de la rate et du foie dans les situations pathologiques. Physiologiquement, ils sont plutôt éliminés par les macrophages de la moelle osseuse. Au cours de ce processus, la composante protéique de l'hémoglobine est dégradée sous forme d'acides aminés qui sont recyclés. La composante héminique est dégradée en biliverdine puis en bilirubine insoluble (porphyrine sans fer) de couleur jaune. Le fer est recyclé. La bilirubine insoluble est libérée dans le plasma par les macrophages, où elle se lie à la sérum-albumine. Elle est ainsi acheminée dans la circulation sanguine et captée par les hépatocytes. Elle est alors rendue soluble par une réaction de conjugaison avec une molécule d'acide glucuronique puis est excrétée par le foie dans la bile.

La bile se déverse dans l'intestin et la bilirubine soluble est dégradée par des bactéries en stercobiline de couleur brune, qui donne sa couleur aux selles. La bilirubine est également évacuée dans les urines.

Lorsque la bilirubine ne peut pas être excrétée, sa concentration augmente dans le sang. Elle est alors essentiellement éliminée par les urines, ce qui provoque des urines foncées et des selles décolorées, presque blanches.

Dans les cas d'hémolyse (destruction des hématies dans les vaisseaux), l'hémoglobine est captée par l'haptoglobine et l'hème par l'hémopexine, bloquant ainsi l'effet oxydatif.

Utilisation clinique[modifier | modifier le code]

En médecine, plusieurs termes se rapportent à l'hémoglobine :

  • Le taux d'hémoglobine est exprimé en g/100 mL. Les valeurs normales du taux d'hémoglobine dépendent du sexe et de l'âge du sujet. Un taux d'hémoglobine inférieur à la norme définit une anémie.
  • La saturation SaO2 définie en % est calculée par la quantité d'oxyhémoglobine divisé par la quantité totale d'hémoglobine du sang. La saturation SaO2 peut être mesurée sur du sang veineux ou du sang artériel. La saturation en oxygène du sang est un des paramètres d'un examen appelé gaz du sang. La valeur de la saturation est considérée comme dangereuse si elle est inférieure à 90 % pour du sang artériel. La valeur normale est d'environ 96-100 % pour des conditions atmosphériques normales. À cette valeur, on parle de capacité en O2 du sang.
  • La cyanose est un signe clinique. Il s'agit de la coloration bleutée des téguments. Elle apparaît lorsque la concentration d'hémoglobine réduite dépasse les 5 g/100 ml de sang capillaire. Elle peut être masquée par une anémie.

Molécules analogues[modifier | modifier le code]

La molécule d'hème de l'hémoglobine ressemble à la chlorophylle, l'atome de fer étant remplacé par un atome de magnésium, ce qui lui apporte sa couleur verte.

Chez les invertébrés, l'hémocyanine joue un rôle analogue à l'hémoglobine. Quelques espèces semblent cependant posséder une hémoglobine capable de fixer le dioxygène, voire de le transporter de manière aussi efficace que chez les vertébrés (ex : Lamproie marine, qui possède une hémoglobine présentant un mélange curieux et pour le moment tout à fait unique de caractères et propriétés à la fois primitifs et hautement spécialisés[11]). Son poids moléculaire d'environ 17 000, comme celui de l'hémoglobine musculaire, contient apparemment un hème. Son point isoélectrique est celui d'une hémoglobine typique d'invertébré. Les acides aminés qui la composent ne sont cependant qu'en partie caractéristiques des hémoglobines d'invertébrés, pour l'autre partie, ils évoquent plutôt une hémoglobine de vertébrés[12]. Une étude[11] a mesuré la courbe d'équilibre en dioxygène de ce pigment à différents pH ; c'est une hyperbole rectangulaire comme celle qu'on observe avec l'hémoglobine du muscle des vertébrés. L'hémoglobine d'invertébrés tels que le ver Nippostrongylus ou celui de certaines larves de mouches de la famille des Oestridae (qui sont des parasites d'animaux vivants) semblent principalement servir au stockage du dioxygène et peu à son transport. L'hémoglobine de la lamproie est au contraire un agent efficace de transport du dioxygène, grâce à une affinité assez faible pour le dioxygène et un très grand effet Bohr ; il rivalise avec les hémoglobines plus efficaces trouvées dans le sang des vertébrés[11].

Maladies génétiques de l'hémoglobine[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses protéines, les chaines d'hémoglobine présentent diverses mutations qui n'ont le plus souvent aucune incidence clinique. Plus de 500 hémoglobines anormales ont été répertoriées[13]. Certaines mutations (Hb Köln, Indianapolis, etc.) entraînent une instabilité du tétramère précipitant en corps de Heinz, ou une méthémoglobinémie (hémoglobines M).

Parfois cette mutation entraîne une affinité anormale pour l'oxygène, soit, telle l'Hb Hope, une diminution d'affinité avec une P50 élevée donnant une anémie bien tolérée et une cyanose au repos, l'effort et l'altitude étant mal supportés, soit, telle l'Hb Chesapeake, Malmö, ou Olympia, une augmentation d'affinité avec une P50 diminuée et une polyglobulie compensatrice entraînant des manifestations cliniques à partir d'un certain âge.

D'autres peuvent être responsables d'une hémolyse chronique, HbS (par mutation de glutamine en valine ce qui va provoquer la polymérisation d'Hb), HbC, ou aggraver à l'état hétérozygote une autre hémoglobinopathie, HbO Arabe, HbD Punjab ou Hb Lepore, ou une β-thalassémie, HbE.

Enfin, l'atteinte génétique peut porter non sur la structure primaire de la protéine, mais sur un défaut quantitatif de sa synthèse, ou une persistance anormalement élevée de l'hémoglobine fœtale HbF.


Les défauts de synthèse, ou l'anomalie moléculaire sont décrits sous les noms de :

L'hémoglobine dans les Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Heart of Steel (Hemoglobin) (2005) de Julian Voss-Andreae. Les images montrent la sculpture de 1,60 m de hauteur juste après son installation, après 10 jours et après plusieurs mois d’exposition aux éléments.

En 2005, l’artiste Julian Voss-Andreae a réalisé la sculpture Heart of Steel (Hemoglobin), ayant pour modèle l’épine dorsale de la protéine. La sculpture est faite de verre et d’acier Corten. L’aspect rouillé de l’œuvre est intentionnel et évoque la réaction chimique fondamentale de l’oxygène se liant au fer contenu dans l’hémoglobine[14],[15]..

L'artiste montréalais Nicolas Baier a réalisé la sculpture Lustre (hémoglobine), une sculpture en acier inoxydable poli qui montre la structure de la molécule d'hémoglobine. La sculpture se trouve à l'atrium du centre de recherches du Centre universitaire de santé McGill à Montréal. La taille de la sculpture est d'environ 10 mètres par 10 mètres par 10 mètres[16],[17],[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Robert I. Weed, Claude F. Reed et George Berg, « Is Hemoglobin an Essential Structural Component of Human Erythrocyte Membranes? », Journal of Clinical Investigation, vol. 42,‎ , p. 581-588 (PMID 13999462, PMCID 289318, DOI 10.1172/JCI104747, lire en ligne)
  2. (en) E. Domínguez de Villota, M. T. García Carmona, J. J. Rubio, et S. Ruiz de Andrés, « Equality of the in vivo and in vitro oxygen-binding capacity of haemoglobin in patients with severe respiratory disease », British Journal of Anaesthesia, vol. 53, no 12,‎ , p. 1325-1328 (PMID 7317251, PMCID 289318, DOI 10.1093/bja/53.12.1325, lire en ligne)
  3. (en) Connie C. W. Hsia, « Respiratory Function of Hemoglobin », The New England Journal of Medicine, vol. 338, no 4,‎ , p. 239-247 (PMID 9435331, DOI 10.1056/NEJM199801223380407, lire en ligne)
  4. (en) Marta Biagioli, Milena Pinto, Daniela Cesselli, Marta Zaninello, Dejan Lazarevic, Paola Roncaglia, Roberto Simone, Christina Vlachouli, Charles Plessy, Nicolas Bertin, Antonio Beltrami, Kazuto Kobayashi, Vittorio Gallo, Claudio Santoro, Isidro Ferrer, Stefano Rivella, Carlo Alberto Beltrami, Piero Carninci, Elio Raviola et Stefano Gustincich, « Unexpected expression of α- and β-globin in mesencephalic dopaminergic neurons and glial cells », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 106, no 36,‎ , p. 15454-15459 (PMID 19717439, PMCID 2732704, DOI 10.1073/pnas.0813216106, lire en ligne)
  5. (en) Roy E. Weber, Serge N. Vinogradov, « Nonvertebrate hemoglobins: functions and molecular adaptations », Physiological Review, vol. 81, no 2,‎ , p. 569-628 (PMID 11274340, lire en ligne)
  6. [1]
  7. 1. SUPPLÉMENTATION AU COURS DE LA GROSSESSE [Internet]. [cited 2014 Mar 23]. Available from: http://www.gyneweb.fr/Sources/gdpublic/neufmois/suppl_gr.htm
  8. (en) Hersh, Sandra L. et Deborah A. Duffield, article intitulé Distinction Between Northwest Atlantic Offshore and Coastal Bottlenose Dolphins Based on Hemoglobin Profile and Morphometry, inclus dans le livre The Bottlenose Dolphin, dirigé par Stephen Leatherwood et Randall R. Reeves, pages 129-139, San Diego, Academic Press|, 1990, ISBN 0-12-440280-1
  9. Voyez la photo et sa légende au début du troisième tiers de la page http://glecointre.mnhn.fr/Collections.html
  10. « Comment agit le CO sur l'organisme ? », sur Centre antipoison
  11. a, b et c Wald, George, Riggs, Austen ; The hemoglobin ot the sea lamprey, Petromyzon marinus ; The Rockefeller University Press ; « PubMed Central » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-29 et « Résumé » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-29
  12. Pedersen, Roche et Fontaine
  13. l'Hématologie de Bernard Dreyfus, Médecine-Sciences- Flammarion1992
  14. (en) Constance Holden, « Blood and Steel », Science, vol. 309, no 5744,‎ , p. 2160 (DOI 10.1126/science.309.5744.2160d, lire en ligne [PDF])
  15. (en) Moran L, Horton RA, Scrimgeour G, Perry M, Principles of Biochemistry, Boston, MA, Pearson, (ISBN 0-321-70733-8), p. 127
  16. (en) Sean Henry, « Take a sneak peek at the MUHC's art collection », sur CBC News,‎ (consulté le 1er février 2016)
  17. « Lustre (Hémoglobine) 2014 », sur Art Public Montréal (consulté le 1er février 2016)
  18. « Nicolas Baier », sur Centre universitaire de santé McGill (consulté le 1er février 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Banerjee, R., & Sagaert, L. (1967). Dissociation de l'hémoglobine humaine en milieu acide. Biochimica et Biophysica Acta (BBA)-Protein Structure, 140(2), 266-273 (résumé).
  • Blum, N., Maleknia, M., & Schapira, G. (1970). α-et β-globines libres et biosynthese de l'hemoglobine. Biochimica et Biophysica Acta (BBA)-Nucleic Acids and Protein Synthesis, 199(1), 236-247.
  • Breton-Gorius, J. (1970). Utilisation de la diaminobenzidine pour la mise en évidence au microscope électronique de l'hémoglobine intracellulaire. Nouv. Rev. Fr. Hematologie, 10, 243-256.
  • Caffin, J. P., Chauvet, J. P., & Acher, R. (1969). Les hémoglobines des amphibiens: Separation et caracterisation préliminaire des chaînes d'une hémoglobine du crapaud Bufo bufo. FEBS letters, 5(3), 196-198 (résumé).
  • Bardakdjian-Michau, J., Dhondt, J. L., Ducrocq, R., Galactéros, F., Guyard, A., Huchet, F. X., ... & Wajcman, H. (2003, July). Bonnes pratiques de l’étude de l’hémoglobine. In Annales de Biologie Clinique (Vol. 61, No. 4, pp. 401-409).
  • Bernard, M., Bordas-Fonfrède, M., Grimaldi, A., Guillemin, C., Stahl, A., Leutenegger, M., & Gillery, P. (1995). Intérêts respectifs des dosages d'hémoglobine glyquée et de fructosamines dans la surveillance du diabète sucré. In Annales de biologie clinique (Vol. 53, No. 6, pp. 321-327). John Libbey Eurotext.
  • Bert, P. (1882). Sur la richesse en hemoglobine du sang des animaux vivant sur les hauts lieux. CR Acad Sci Paris, 94, 805-807.
  • Bloch-Raphaël, C. (1939). Localisation, formation et destruction de l'hémoglobine chez les Annélides polychètes (Doctoral dissertation).
  • Eaton, W. A., & Hofrichter, J. (1990). Sickle cell hemoglobin polymerization. Advances in protein chemistry, 40, 263-279.
  • Foettinger, A. (1880). Sur l’existence de l’hémoglobine chez les échinodermes. Arch. Biol. Paris, 1, 405-415.
  • Kruh, J., Dreyfus, J. C., & Schapira, G. (1964). Activation de la synthèse acellulaire de l'hémoglobine par l'acide ribonucléique: III. Action de l'acide ribonucléique total de foie. Biochimica et Biophysica Acta (BBA)-Specialized Section on Nucleic Acids and Related Subjects, 91(3), 494-505 (résumé).
  • Kruh, J., Dreyfus, J. C., Rosa, J., & Schapira, G. (1962). Synthèse de l'hémoglobine par des systèmes acellulaires de réticulocytes. Biochimica et Biophysica Acta (BBA)-Specialized Section on Nucleic Acids and Related Subjects, 55(5), 690-703.
  • Lambert, P. P., Grégoire, F., & Royers, E. (1955). Hémodynamique glomérulaire et excrétion de l'hémoglobine. Archives Of Physiology And Biochemistry, 63(1), 7-34 (résumé).
  • Lena-Russo, D., North, M. L., & Girot, R. (1992). Epidémiologie des maladies génétiques de l'hémoglobine en France métropolitaine. La Revue du praticien, 42(15), 1867-1872.
  • Robert, M. (1975). Affinité de l'hémoglobine pour l'oxygène. Hôpital cantonal, département de médecine, clinique médicale thérapeutique.
  • Uriel, J. (1958). Détection des activités catalasiques et péroxydasiques de l'hémoglobine apres électrophorèse en gélose. Bulletin de la Société de chimie biologique, 40, 277-280.
  • White, C. T., Murray, A. J., Smith, D. J., Greene, J. R., & Bolin, R. B. (1986). Synergistic toxicity of endotoxin and hemoglobin. J Lab Clin Med, 108(2), 132-137.