Felix Hoppe-Seyler

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Felix Hoppe-Seyler
Felix Hoppe-Seyler.jpg
Felix Hoppe-Seyler.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Felix Норре-SеуlerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ernst Felix Immanuel Норре-SеуlerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Parentèle
Georg Seyler (en) (père adoptif)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Directeur de thèse
Grabmal von Felix Hoppe-Seyler (cemetery at Church of St. George in Wasserburg am Bodensee) 1.jpg
Vue de la sépulture.

Ernst Felix Immanuel Hoppe-Seyler, né le à Freyburg-an-der-Unstrut et mort le à Wasserburg (Bodensee), est un chimiste et physiologiste allemand. Il est l'un des fondateurs de la biochimie et le précurseur de la biologie moléculaire.

Contributions scientifiques[modifier | modifier le code]

Il étudie de nombreux fluides corporels ou milieux biologiques: le sang, l’hémoglobine, le pus, la bile, le lait et l'urine. Hoppe-Seyler remarque le premier les deux bandes bien séparées du spectre d'absorption du pigment rouge du sang qu'il nomme “Haemoglobin”. Il reconnaît dans la fixation de l’oxygène sur les érythrocytes une des fonctions de l’hémoglobine, qui forme ainsi l’oxyhémoglobine. Il démontre que l'affinité de liaison de l'hémoglobine est plus grande pour le monoxyde de carbone que pour l'oxygène, parallèlement à Claude Bernard[1]. Il procède à la cristallisation de l’hémoglobine et confirme la présence de fer. Il découvre la méthémoglobine. Il est le premier à signaler la présence de cholestérol dans le sang en 1866.

Il introduit de nouvelles méthodes d'analyse physico-chimique et pose les bases physio-pathologiques des maladies respiratoires.

Hoppe-Seyler s'intéresse au cycle de la chlorophylle, et on lui attribue la séparation de différentes protéines (qu’il appelle protéides). Il isole la lécithine et détermine sa formule chimique brute. En 1877, il est l'un des fondateurs du Zeitschrift für Physiologische Chemie (« Journal de Chimie Physiologique »), et en est le premier rédacteur en chef jusqu'à sa mort en 1895. Son travail est poursuivi par Paul Ehrlich comme par ses collaborateurs et par ses élèves : Friedrich Miescher (1844–1895) et Albrecht Kossel (1853–1927), lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine, en 1910. Leurs travaux permettent des avancées considérables en chimie organique.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • (de) Ueber die Quellen der Lebenskräfte, C. Habel (Berlin), 1871, in-8° , 35 p.
  • (de) Spectral analysis, C. Habel (Berlin), 1872, in-8° , 35 p., pl. en coul.
  • (de) Physiologische Chemie, A. Hirschwald (Berlin), 1877-1881, in-8°:
  1. I. "Allgemeine Biologie", Texte intégral.
  2. II. "Die Verdauung und Resorption der Nährstoffe"
  3. III-IV. "Die Organe des Thierkörpers und ihre Functionen, der Gesammtstoffwechsel der Thiere".
  • Traité d'analyse chimique appliquée à la physiologie et à la pathologie : guide pratique pour les recherches cliniques [trad. de l'allemand sur la 4e éd. et annoté par Frédéric-Charles Schlagdenhauffen (1830-1907)], F. Savy (Paris), 1877, disponible sur Gallica.
  • (de) Über die Entwickelung der physiologischen Chemie und ihre Bedeutung für die Medicin, [Rede zur Feier der Eröffnung des neuen Physiologisch-Chemischen Instituts der Kaiser-Wilhelms-Universität Strassburg, gehalten am 18. Februar 1884], K. Trübner (Strassburg), 1884, Texte intégral.
  • (de) Handbuch der physiologisch- und pathologisch-chemischen Analyse : für Aerzte und Studirende, avec Hans Thierfelder, 6. Aufl., A. Hirschwald (Berlin), 1893, Texte intégral.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mirko Grmek : Raisonnement expérimental et recherches toxicologiques chez Claude Bernard, Droz (Genève), 1973.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) E. Baumann, A. Kossel : Zur Erinnerung an Felix Hoppe-Seyler, Karl J. Trübner (Strasbourg), 1895.
  • (de) Immanuel Munk; Felix Hoppe-Seyler, Julius Sittenfeld (Berlin), [1895].
  • (en) «Obituary. Felix Hoppe-Seyler», in: Br Med J., 1895 September 14; 2(1811): 687–688, Texte intégral.
  • (de) Hans Thierfelder; Felix Hoppe-Seyler, F. Enke (Stuttgart), 1926.
  • Germaine Puech-Wanderer: « Felix Hoppe-Seyler (1825-1895), aristocrate de la Science » in: Histoire de la médecine à Strasbourg, [collectif sous la coordination: Jacques Héran], La Nuée Bleue (Strasbourg), 1997, p. 393.
  • (en) Mary Ellen Jones: «Albrecht Kossel, A Biographical Sketch», in: Yale Journal of Biology and Medicine, Septembre, 1953, 26, p. 80–97 Texte intégral.
  • (en) Noyer-Weidner M, Schaffner W.: «Felix Hoppe-Seyler (1825-1895), a pioneer of biochemistry and molecular biology», in: Biol Chem Hoppe Seyler1995 Aug;376(8):447-8.
  • (en) Joseph Stewart Fruton: «Felix Hoppe-Seyler and Willy Kühne», in:Contrasts in Scientific Style, [Research Groups in the Chemical and Biochemical Sciences], Memoirs of American Philosophical Society,1990, Volume 191, chap. 3, p. 72-117, Texte intégral.
  • Max Perutz : «Hoppe-Seyler, Stokes and haemoglobin», in: Biol Chem Hoppe Seyler, 1995 Aug;376(8):449-50.
  • (de) Anja Vöckel: Die Anfänge der physiologischen Chemie: Ernst Felix Immanuel Hoppe-Seyler (1825-1895),[Thèse de doctorat]. Technische Universität, Universitätsbibliothek (Berlin), 2003, Texte intégral disponible en ligne.

Lien interne[modifier | modifier le code]

[1]

Liens externes[modifier | modifier le code]