Valine

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Valine
L-ValineD-Valine
L ou S(+)-valine   et   D ouR(–)-valine
Identification
Nom UICPA acide 2-amino-3-méthylbutanoïque
Synonymes

V, Val

No CAS 516-06-3 (racémique)
72-18-4 (L) ou S(+)
640-68-6 (D) ou R(–)
No ECHA 100.000.703
No EC 200-773-6 (L)
211-368-9 (D)
FEMA 3444
Propriétés chimiques
Formule brute C5H11NO2  [Isomères]
Masse molaire[1] 117,1463 ± 0,0056 g/mol
C 51,26 %, H 9,46 %, N 11,96 %, O 27,32 %,
pKa 2,3 (COOH) et 9,6 (NH2)
Propriétés biochimiques
Codons GUU, GUC, GUA, GUG
pH isoélectrique 5,96[2]
Acide aminé essentiel oui
Occurrence chez les vertébrés6,8 %[3]
Précautions
SIMDUT[4]

Produit non contrôlé

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La valine (abréviations IUPAC-IUBMB : Val et V) est un acide α-aminé dont l'énantiomère L est l'un des 22 acides aminés protéinogènes, et l'un des 9 acides aminés essentiels pour l'homme. Elle est caractérisée par un groupe apolaire isopropyle. Son nom provient de la valériane[5]. Elle est encodée sur les ARN messagers par les codons GUU, GUC, GUA et GUG.

Sa chaîne latérale est de nature aliphatique ramifiée et symétrique.

Valine – L’acide aminé pour la santé musculaire[modifier | modifier le code]

La valine est un acide aminé ramifié de la famille de la leucine et de l’isoleucine. Ensemble, ces trois acides aminés constituent près de 35% des acides aminés présents au sein des protéines corporelles.

Étant donné qu’il s’agit d’un acide aminé essentiel, la valine ne peut être produite par le corps et doit, donc, être ingérée au travers d’aliments ou autres compléments. La quantité quotidienne recommandée de valine est de 15ml dans le cas des adultes et 25ml pour les enfants. Ces valeurs ne peuvent pas être dépassées à outrance car la consommation exagérée de cet acide aminé peut causer des hallucinations et nuire au bon fonctionnement du foie et des poumons.

La valine est fréquemment consommée par des culturistes, mélangée à de la leucine et de l’isoleucine, afin de stimuler la croissance musculaire. Comme la plupart des athlètes n’ingèrent pas suffisamment de valine dans leur alimentation, prendre des compléments leur est hautement conseillé.

Parmi les aliments riches en valine, on trouve le fromage blanc, le poisson, la viande, les cacahuètes, les graines de sésame et les lentilles. Les champignons, le soja, le riz et les haricots contiennent, eux aussi, de la valine[6].

Quels sont les bénéfices de la valine?[modifier | modifier le code]

  • La valine contribue au traitement de maladies du foie et de la vésicule biliaire.
  • Elle stimule la croissance musculaire et fournit de l’énergie au corps.
  • Elle facilite la réparation des tissus musculaires et aide à soigner les plaies.
  • Elle combat l’insomnie et la nervosité.
  • Elle aide à supprimer la sensation de faim.
  • Elle régule le système immunitaire et le métabolisme.
  • Elle améliore la résistance physique.
  • Elle aide à maintenir la quantité adéquate de nitrogène dans le corps[7].

Biosynthèse[modifier | modifier le code]

La valine est biosynthétisée dans les plantes en plusieurs étapes à partir de l'acide pyruvique. Est ensuite formé un intermédiaire, l'α-cétoisovalérate qui subit une amination réductive avec le glutamate.Cette biosynthèse implique les enzymes[8]:

  1. Acétolactate synthase ;
  2. Acide acétohydroxy isoméroreductase ;
  3. Dihydroxyacide déshydratase ;
  4. Valine aminotransférase.

La première partie de cette voie métabolique permet d'obtenir aussi la leucine.

Que dit la science sur la valine?[modifier | modifier le code]

Une recherche s’est essayé à tester les preuves scientifiques antérieures selon lesquelles les exercices de résistance pouvaient être intensifiés grâce à une supplémentation en BCAA’s essentiels. Parmi un recueil d’études réalisées auparavant, ce rapport est venu confirmer que la supplémentation en BCAA’s essentiels – leucine, valine et isoleucine – aurait tendance à réduire les douleurs musculaires chez l’être humain[9].

Finalement, une étude scientifique a voulu analyser l’effet de la supplémentation en acides aminés branchés sur les lésions musculaires après un entraînement de résistante. Réunissant neuf personnes, qui se rendaient en salle de gym au moins quatre fois par semaine depuis plus d’un an, l’étude a établi tout un ensemble d’exercices auxquels ils devaient se soumettre.

Au cours de cette recherche, on observa que la quantité de créatine sérique avait diminué de 27% en prenant 5g de BCAA’s (2,5g de leucine, 1,25g de isoleucine et 1,25g de valine). Les chercheurs ont donc conclut que les BCAA’s pouvaient effectivement jouer un rôle quant à la provision d’énergie aux muscles ou à la réduction du catabolisme musculaire après les exercices de résistance[10]

Sources alimentaires de valine[modifier | modifier le code]

10 aliments qui contiennent le plus de valine[11][modifier | modifier le code]

Aliments Portion Quantité de valine (mg)
Parmesan 100g 2853
Lait en poudre écrémé 100g 2420
Gruyère 100g 2243
Fromage de chèvre 100g 1485
Graines de courge 100g 1559
Pistaches 100g 1239
Graines de tournesol 100g 1158
Graines de chia 100g 1051
Pois chiches 100g 809
Lupin 100g 650

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) Francis A. Carey, « Table of pKa and pI values », sur Département de chimie de l'université de Calgary, (consulté le 26 juillet 2015)
  3. (en) M. Beals, L. Gross, S. Harrell, « Amino Acid Frequency », sur The Institute for Environmental Modeling (TIEM) à l'université du Tennessee (consulté le 26 juillet 2015)
  4. « Valine (l-) » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  5. http://www.nutrition-expertise.fr/acides-amines/ordre-alphabetique/383-valine.html
  6. « Valine – L'acide aminé pour la santé musculaire | Prozis », Prozis,‎ (lire en ligne)
  7. « Valine – L'acide aminé pour la santé musculaire | Prozis », Prozis,‎ (lire en ligne)
  8. Lehninger, Albert L.; Nelson, David L.; Cox, Michael M. (2000), Principles of Biochemistry (3rd ed.), New York: W. H. Freeman, (ISBN 1-57259-153-6) .
  9. (en) luz, C, « Potential therapeutic effects of branched-chain amino acids supplementation on resistance exercise-based muscle damage in humans », Journal of the International Society of Sports Nutrition,‎
  10. (en) Marangon, A, « Effect of supplementation of branched chain amino acids in muscle damage induced by resistance training », Journal of the International Society of Sports Nutrition,‎ 7,2010
  11. « La valine, pour récupérer après un effort physique », sur https://www.passeportsante.net/, (consulté le 17 mai 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]