Gouvernement Robert Bourassa (2)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
2e Gouvernement
Robert Bourassa

Monarchie
constitutionnelle
à
régime parlementaire

Description de cette image, également commentée ci-après
Premier ministre du Québec Robert Bourassa
Élection 1985, 1989
Législature 33e, 34e
Formation
Fin
Durée 8 ans et 30 jours
Composition initiale
Parti politique Parti libéral du Québec
Ministres 27 (initialement)
Femmes 4
Hommes 23
Représentation
Assemblée nationale (1985)
99 / 122
Assemblée nationale (1989)
92 / 122
Chef de l'opposition Pierre Marc Johnson (1985–1987)
Guy Chevrette (1987–1989)
Jacques Parizeau (1989–1994)
Drapeau du Canada

Le mandat du deuxième gouvernement de Robert Bourassa, devenu premier ministre du Québec à la suite de la victoire du Parti libéral du Québec aux élections générales du 2 décembre 1985, s'étendit du au . Il avait auparavant obtenu un premier mandat, de 1970 à 1976.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'objectif principal du second gouvernement Bourassa, lorsqu'il arrive au pouvoir, est le développement de l'économie et une bonne gestion des finances publiques, dont les déficits ne cessent d'augmenter depuis 20 ans. Cependant, il se trouve, dès le début, pris dans l'engrenage des négociations constitutionnelles, amorcées par le premier ministre canadien, Brian Mulroney, qui veut modifier la Constitution à laquelle adhérerait le Québec, humilié lors de la nuit des Longs Couteaux en .

Ces négociations aboutissent à l'Accord du lac Meech, qui accepte les cinq demandes minimales formulées par Bourassa. Malheureusement, la loi 178, légiférant sur la langue d'affichage, lui met à dos le Canada anglais. Malgré d'ultimes négociations, deux provinces n'entérinent pas l'Accord et, en 1990, tout est à recommencer. Il s'ensuit deux autres années de négociations constitutionnelles qui aboutissent à un nouvel accord, celui de Charlottetown. Celui-ci doit être accepté par la population lors d'un référendum. L'Accord de Charlottetown est lui aussi un échec puisque la population vote Non à ce référendum, tant au Canada qu'au Québec.

En 1990, le gouvernement Bourassa doit gérer une nouvelle crise grave, cette fois avec les autochtones, celle d'Oka. Au début de la décennie, une nouvelle récession économique vient s'ajouter aux soucis d'un premier ministre, qui commence à souffrir du cancer qui va l'emporter quelques années plus tard. Sa dernière année est marquée par d'âpres négociations avec les syndicats du secteur public, qui refusent d'accepter le gel des salaires de deux ans que le ministre Daniel Johnson veut leur imposer. C'est donc sur un constat de demi-échec qu'il annonce sa démission.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  •  : assermentation du cabinet Bourassa devant le lieutenant-gouverneur Gilles Lamontagne.
  •  : dépôt du projet de loi 58 absolvant les élèves ayant fréquenté illégalement l'école anglophone depuis 1977.
  •  : le comité des sages, présidé par le ministre Paul Gobeil, recommande la réduction de la taille du gouvernement et la privatisation de plusieurs sociétés d'État.
  •  : privatisation de Québecair, acheté par Nordair pour $10 millions.
  •  : privatisation de la raffinerie de sucre de Saint-Hilaire.
  •  : des amendements à la loi 101 sont annoncés. La loi 142, entre autres, vise à assurer des services de santé en anglais dans les hôpitaux.
  •  : la Cour d'Appel statue que le gouvernement peut obliger les commerçants à utiliser le français dans l'affichage bilingue mais ne peut lui interdire l'usage de l'anglais. Québec va en appel.
  •  : Madelipêche est privatisée à son tour. Sa vente à un groupe d'entrepreneurs a été de $3 millions. Québec vend Donohue à Québecor pour $320 millions.
  •  : Bourassa rend public ses 5 demandes minimales pour la prochaine ronde constitutionnelle : la reconnaissance du Québec comme société distincte; l'obtention du droit de veto; un droit de regard sur la nomination des juges québécois à la Cour Suprême; des pouvoirs accrus en matière d'immigration; un encadrement du pouvoir de dépenser d'Ottawa en territoire québécois.
  •  : signature de l'Accord du lac Meech.
  •  : l'Assemblée nationale adopte l'Accord du lac Meech. Les autres provinces ont 3 ans pour l'entériner à leur tour.
  •  : dix jours après la mort de René Lévesque, Pierre Marc Johnson annonce sa démission comme chef du Parti québécois.
  •  : Jacques Parizeau est le nouveau chef du Parti québécois.
  •  : Terre-Neuve adopte l'Accord du Lac Meech. Seuls le Manitoba et le Nouveau-Brunswick ne l'ont pas encore ratifié.
  •  : la Cour Suprême rend son jugement sur l'affichage. Il reconnaît que le gouvernement peut exiger la prédominance du français dans l'affichage, il ne peut cependant forcer les commerçants à employer exclusivement cette langue.
  •  : le gouvernement dépose la loi 178, permettant l'affichage bilingue à l'intérieur des commerces, la clause nonobstant étant utilisée pour maintenir l'unilinguisme français à l'extérieur. Le lendemain, le Manitoba se dissocie de l'Accord du Lac Meech.
  •  : trois ministres anglophones, Clifford Lincoln, Herbert Marx et Richard French, démissionnent du gouvernement pour protester contre la loi 178.
  •  : le Parti libéral du Québec remporte les élections générales avec 49,9 % des voix et 92 députés. Le Parti québécois obtient 40,2 % des voix et 29 députés ; le Parti égalité 3,7 % et 4 députés. Plusieurs anglophones ont voté pour ce parti, déçus de la politique linguistique du gouvernement Bourassa.
  •  : Clyde Wells, nouveau premier ministre de Terre-Neuve, réclame des modifications majeures à l'Accord du Lac Meech, sinon il lui retirera son appui.
  •  : un tireur fou, Marc Lépine, abat 14 femmes à l'École polytechnique de Montréal.
  •  : le rapport de la Commission sur la Constitution, présidée par Jean Charest, recommande l'endossement de la proposition amendant l'Accord du Lac Meech. Par cet amendement, Ottawa aurait l'obligation de protéger la dualité linguistique, et des dispositions seraient prises concernant la protection des droits des autochtones et des droits des territoires à devenir des provinces.
  •  : Lucien Bouchard démissionne du cabinet fédéral. Ottawa, dit-il, veut tenter de faire accepter au Québec un Accord dilué.
  • 3- : la "conférence de la dernière chance", à Hull, se termine par une entente. Le Québec accepte les recommandations du rapport Charest et les provinces dissidentes s'engagent à entériner l'Accord.
  •  : l'Accord du Lac Meech est caduc à la suite de la décision de Terre-Neuve ne pas le ratifier. À l'Assemblée nationale, Bourassa déclare : Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société libre et capable d'assumer son destin et son développement.
  • Été 1990 : Crise d'Oka.
  •  : début des audiences de la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec.
  •  : le congrès du Parti libéral du Québec adopte le rapport Allaire qui préconise d'entamer des négociations avec le fédéral pour que celui-ci lui accorde 22 revendications. En cas d'échec des négociations, un référendum sur la souveraineté aura lieu en . Claude Ryan, mécontent, menace de démissionner. Bourassa met un bémol à cette résolution lors de son discours de clôture.
  •  : le rapport de la Commission Bélanger-Campeau préconise un référendum sur la souveraineté en et la création de commissions parlementaires, dont l'une analysera le projet souverainiste et l'autre d'éventuelles propositions canadiennes.
  •  : Joe Clark, ministre responsable des négociations constitutionnelles, signe une entente avec les neuf premiers ministres provinciaux (sauf le Québec qui n'y participe pas) et les leaders autochtones, comprenant le sénat triple E (égal, élu, efficace) et un droit de veto pour le Québec.
  •  : Bourassa se dit disposé à revenir à la table constitutionnelle.
  •  : entente constitutionnelle à Charlottetown. Bourassa accepte, entre autres, le Sénat égal à condition que le Québec garde toujours 25 % des sièges à la Chambre des Communes.
  •  : une quarantaine de membres de l'aile jeunesse du Parti libéral du Québec refusent l'entente de Charlottetown et quittent la salle où se tient le congrès spécial. Parmi eux, se trouvent Mario Dumont.
  •  : référendum sur l'Accord de Charlottetown. À la question Acceptez-vous que la Constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l'entente conclue le ?, le Canada répond à 54,8 % pour le Non. Le Québec rejette également l'entente à 56,6 %.
  •  : le gouvernement dépose le projet de loi 86, permettant le bilinguisme dans l'affichage commercial et ouvrant la porte à un renforcement de l'enseignement de l'anglais dans les écoles françaises.
  • 1993 : nouveau conflit dans la fonction publique. Daniel Johnson propose un gel des salaires pendant 2 ans, que refuse le Front commun.
  •  : Bourassa annonce sa prochaine démission.
  •  : Jean Chrétien, chef du Parti libéral fédéral, remporte l'élection générale et devient premier ministre du Canada. Au Québec, c'est le Bloc québécois de Lucien Bouchard qui a raflé la majorité des sièges.
  •  : dépôt de la loi 142 dérèglementant la construction résidentielle. Mécontents, les syndicats de la construction déclenchent la grève. Une loi spéciale est adoptée pour les faire rentrer au travail.
  •  : Daniel Johnson (fils) devient officiellement chef du Parti libéral du Québec.

Composition[modifier | modifier le code]

Premier mandat (1985–1989)[modifier | modifier le code]

Composition initiale ()[modifier | modifier le code]

Fonctions[1],[2] Titulaire
Premier ministre Robert Bourassa
Vice-première ministre Lise Bacon
Ministre des Finances Gérard D. Levesque
Président du Conseil du Trésor Paul Gobeil
Ministre des Affaires culturelles Lise Bacon
Ministre des Affaires municipales André Bourbeau
Ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Michel Pagé
Ministre du Commerce extérieur et du Développement technologique Pierre MacDonald
Ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration Louise Robic
Ministre des Communications Richard French
Ministre de l'Éducation Claude Ryan
Ministre de l'Énergie et des Ressources John Ciaccia
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science Claude Ryan
Ministre de l'Environnement Clifford Lincoln
Ministre de l'Industrie et du Commerce Daniel Johnson (fils)
Ministre de la Justice Herbert Marx
Ministre des Loisirs de la Chasse et de la Pêche Yvon Picotte
Ministre de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu Pierre Paradis
Ministre du Revenu Michel Gratton
Ministre des Relations internationales Gil Rémillard
Ministre de la Santé et des Services sociaux Thérèse Lavoie-Roux
Ministre du Tourisme Yvon Picotte
Ministre des Transports Marc-Yvan Côté
Ministre du Travail Pierre Paradis
Ministre responsable du développement régional Marc-Yvan Côté
Ministre responsable de l'Habitation André Bourbeau
Ministre responsable de la politique familiale Thérèse Lavoie-Roux
Ministre responsable de la Protection du Consommateur et de la Dérèglementation Herbert Marx
Solliciteur général Gérard Latulippe
Ministres délégués
Ministre délégué à l'Administration Paul Gobeil
Ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes Gil Rémillard
Ministre déléguée à la Condition féminine Monique Gagnon-Tremblay
Ministre délégué aux Forêts Albert Côté
Ministre délégué aux Mines Raymond Savoie
Ministre délégué aux Pêcheries Robert Dutil
Ministre délégué aux Petites et Moyennes entreprises André Vallerand
Ministre délégué à la Privatisation Pierre Fortier
Ministre délégué à la Réforme électorale Michel Gratton
Ministre délégué aux Services et Approvisionnements Gilles Rocheleau
Fonctions parlementaires
Leader parlementaire Michel Gratton
Whip en chef du gouvernement Yvon Vallières[3]

Remaniement en [modifier | modifier le code]

  • Herbert Marx: solliciteur général, ministre de la Justice, ministre délégué à la Protection du Consommateur et à la Dérèglementation.
  • Yves Séguin: ministre du Revenu.
  • Michel Gratton: ministre délégué à la Réforme électorale.

Remaniement en [modifier | modifier le code]

  • Daniel Johnson (fils): président du Conseil du trésor.
  • Gil Rémillard: ministre de la Justice, ministre des Affaires intergouvernementales.
  • Paul Gobeil: ministre des Relations internationales.
  • Pierre Paradis: ministre des affaires municipales.
  • Richard French: ministre des Communications, ministre délégué au Développement technologique.
  • Yves Séguin: ministre du Travail, ministre du Revenu.
  • André Bourbeau: ministre de la Main d'Œuvre et de la Sécurité du revenu.
  • Pierre MacDonald: ministre de l'Industrie et du Commerce, ministre du Commerce extérieur.
  • Pierre Fortier: ministre des Institutions financières, Compagnies et Coopératives.
  • Guy Rivard: ministre délégué aux Affaires culturelles responsable de la Charte de la Langue française.

Remaniement en [modifier | modifier le code]

Remaniement en [modifier | modifier le code]

  • Claude Ryan: ministre de l'Éducation, ministre de l'Enseignement supérieur et des Sciences, ministre responsable de la Charte de la Langue française.
  • Monique Gagnon-Tremblay: ministre déléguée à la Condition féminine, ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration.

Second mandat (1989–1994)[modifier | modifier le code]

Composition initiale ()[modifier | modifier le code]

Fonctions[4],[5] Titulaire
Premier ministre Robert Bourassa
Vice-premier ministre Lise Bacon
Ministre des Finances Gérard D. Levesque
Président du Conseil du Trésor Daniel Johnson (fils)
Vice-présidente du Conseil du Trésor Monique Gagnon-Tremblay
Ministre des Affaires culturelles Lucienne Robillard
Ministre des Affaires internationales John Ciaccia
Ministre des Affaires municipales Yvon Picotte
Ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Michel Pagé
Ministre des Approvisionnements et Services Robert Dutil
Ministre du Développement régional Lise Bacon
Ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration Monique Gagnon-Tremblay
Ministre des Communications Liza Frulla
Ministre de l'Éducation Claude Ryan
Ministre de l'Énergie et des Ressources Lise Bacon
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science Claude Ryan
Ministre de l'Environnement Pierre Paradis
Ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie Gérald Tremblay
Ministre de la Justice Gil Rémillard
Ministre des Loisirs de la Chasse et de la Pêche Gaston Blackburn
Ministre de la Main-d'œuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle André Bourbeau
Ministre du Revenu Yves Séguin
Ministre de la Santé et des Services sociaux Marc-Yvan Côté
Ministre de la Sécurité publique Sam Elkas
Ministre du Tourisme André Vallerand
Ministre des Transports Sam Elkas
Ministre du Travail Yves Séguin
Ministre responsable de l'application des lois professionnelles Raymond Savoie
Ministre responsable de la famille Violette Trépanier
Ministre responsable de l'Habitation Yvon Picotte
Ministres délégués
Ministre délégué à l'Administration et à la Fonction publique Daniel Johnson (fils)
Ministre délégué aux Affaires autochtones John Ciaccia
Ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes Gil Rémillard
Ministre délégué à l'Agriculture, aux Pêcheries et à l'Alimentation Robert Middlemiss
Ministre délégué aux Communautés culturelles Normand Cherry
Ministre délégué à la Condition féminine Violette Trépanier
Ministre délégué à la Francophonie Guy Rivard
Ministre déléguée aux Finances Louise Robic
Ministre délégué aux Forêts Albert Côté
Ministre délégué aux Mines et au Développement régional Raymond Savoie
Ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Christos Sirros
Ministre délégué à la Réforme électorale Marc-Yvan Côté
Ministre délégué aux Transports Yvon Vallières
Fonctions parlementaires
Leader parlementaire Michel Pagé
Whip en chef du gouvernement NC

Remaniement du [modifier | modifier le code]

  • Michel Pagé : ministre de l'Éducation.
  • Lucienne Robillard : ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science.
  • Liza Frulla : ministre des Affaires culturelles.
  • Marc-Yvan Côté : ministre de la Santé et des Services sociaux, ministre délégué à la Condition des aînés, ministre délégué à la Réforme électorale.
  • Yvon Picotte : ministre de l'Agriculture, des Pêcheries, de l' Alimentations et du Développement régional.
  • Sam Elkas : ministre des Transports.
  • Claude Ryan : ministre des Affaires municipales, ministre de la Sécurité publique, ministre responsable de la Charte de la Langue française.
  • John Ciaccia : ministre des Affaires internationales.
  • Yvon Vallières : ministre délégué aux Pêches et à l'Agriculture.
  • Lawrence Cannon : ministre des Communications.
  • Robert Middlemiss : ministre délégué aux Transports.
  • Normand Cherry : ministre du Travail, ministre délégué aux Communautés culturelles.
  • Lise Bacon : ministre de l'Énergie et des Ressources,
  • Albert Côté : ministre délégué aux Mines.
  • Raymond Savoie : ministre du Revenu.
  • Christos Sirros : ministre délégué aux Affaires autochtones.

Remaniement en [modifier | modifier le code]

  • Lucienne Robillard: ministre de l'Éducation, ministre de l'Enseignement supérieur et des Sciences.

Remaniement en [modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yvon Laberge, « Bourassa change le rôle de l'État », La Presse,‎ , A1 (lire en ligne)
  2. Gazette officielle du Québec du , partie 2, volume 2.
  3. La Presse canadienne, « Yvon Vallières, whip; Pierre Lorrain, président », La Presse,‎ , A12 (lire en ligne)
  4. « Le nouveau cabinet », La Presse,‎ , A2 (lire en ligne)
  5. Gazette officielle du Québec du , partie 2, volume 2.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Gouvernement P.-M. Johnson Gouvernement Bourassa (2e) Gouvernement D. Johnson (fils)
32e législature 33e législature 34e législature
1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994