Moi, moche et méchant

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Moi, moche et méchant
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Logo français du film.

Titre québécois Détestable moi
Titre original Despicable Me
Réalisation Pierre Coffin
Chris Renaud
Scénario Ken Daurio
Cinco Paul
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Illumination Entertainment
Mac Guff
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Genre Animation
Durée 95 minutes
Sortie 2010

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Moi, moche et méchant, Détestable moi au Québec[1] (Despicable Me) est un film d'animation franco-américain réalisé par Chris Renaud et Pierre Coffin, produit par Universal Pictures International et réalisé par le studio français Mac Guff. Il est sorti en 2010 et a été suivi de plusieurs autres film formant la série Moi, moche et méchant.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le méprisable Gru est un super-méchant professionnel, odieux et fier de l'être. Il est aidé de son associé-inventeur, le vieux docteur Néfario, et de ses fidèles Minions[n 1].

Un jour, un confrère non identifié vole la Grande Pyramide de Gizeh, faisant passer tous les autres super-méchants pour de minables gagne-petits. Surtout Gru aux yeux de sa mère Marlena, mégère éternellement insatisfaite qui l'a complexé sa vie durant. Piqué au vif, il décide de commettre un coup d'éclat historique, en même temps qu'il réalisera son rêve d'enfance : c'est décidé, il volera jusqu'à la Lune pour la... voler. Il prévoit ensuite de la rendre au monde contre rançon. Mais la très spécialisée banque du Mal lui refuse le crédit nécessaire pour construire sa fusée tant qu'il ne dispose pas de l'élément essentiel assurant le succès (et surtout la rentabilité) de son plan : le Pistoréducteur qui peut tout miniaturiser. Le fait est qu'il existe une nouvelle génération de méchants, plus jeune et plus agressive, dont fait partie l'insolent gringalet binoclard Vector, qui est justement le voleur de la pyramide. Cette dernière est camouflée dans son jardin, peinte en ciel trompe-l'œil.

Gru part donc voler le Pistoréducteur d'un laboratoire militaire en Extrême-Orient. Hélas, il se fait aussitôt ravir son butin par Vector, qu'il n'avait pu se retenir d'humilier à la banque, et dont la base apparaît impénétrable. C'est donc Vector, de son vrai nom Victor, qui obtiendra le fameux crédit du directeur de la banque... qui est aussi son papa !

Gru échafaude un plan machiavélique pour récupérer le Pistoréducteur. Nul ne peut entrer chez Vector… excepté trois petites filles que la directrice de leur orphelinat force à vendre des cookies au porte-à-porte et, justement, Vector en est friand. Gru adopte donc les trois sœurs pour lui servir de cheval de Troie. Mais Margo, Édith et Agnès vont petit à petit apprivoiser leur nouveau patron, et bientôt Gru se retrouvera tiraillé entre ses ambitions professionnelles et la nouvelle affection irrésistible qui s'est insinuée dans sa vie.

Tout se complique encore quand, le rayon récupéré, le docteur Néfario fait renvoyer les petites à l'orphelinat « pour le bien de Gru ». Tandis que celui-ci part accomplir son destin, Vector enlève les filles à leur spectacle de danse. Sa mission réussie, Gru revient en hâte pour voir danser les filles, mais arrive trop tard. Il est contraint de remettre la Lune miniaturisée à Vector qui, naturellement, ne libère pas ses otages. L'athlétique Gru, devenu héroïque, se lance à la rescousse de ses petites chéries, aidé par Néfario, les Minions, et un phénomène imprévu : l'effet du rayon réducteur s'avère temporaire.

Vector, dans son véhicule volant hors de contrôle, se retrouve coincé sur la Lune qui a repris sa place normale. Gru, les petites filles, les Minions et grand-mère Marlena formeront enfin une vraie famille.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Source : doublage relevé sur le DVD zone 2 et sur le site d’AlterEgo[6].

Voix québécoises[modifier | modifier le code]

Source (sauf mention contraire) : Doublage.qc.ca

Musique[modifier | modifier le code]

Despicable Me:
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de divers artistes
Sortie [9]
Durée 35:07
Genre musique de film, R'n'B
Compositeur Pharrell Williams
Label Interscope
Critique

Bandes originales de Moi, moche et méchant

Le chanteur-producteur Pharrell Williams se charge de la bande originale du film. En parallèle aux chansons originales, il compose également le film score avec Heitor Pereira, avec Hans Zimmer à la production.

Toute la musique est composée par Pharrell Williams, sauf exceptions notées.

Despicable Me: Original Motion Picture Soundtrack
No Titre Auteur(s) Interprète Durée
1. Despicable Me Pharrell Williams 4:13
2. Fun, Fun, Fun Pharrell Williams 3:26
3. I'm On a Roll Destinee & Paris 3:11
4. Minion Mambo (feat. Pharrell & Lupe Fiasco) Pharrell Williams, W. M. Jaco The Minions 3:04
5. Boogie Fever (Extrait de l'album Showcase) Freddie Perren, Kenneth St. Lewis The Sylvers 3:28
6. My Life Pharrell Williams, Robin Thicke Robin Thicke 3:54
7. Prettiest Girls Pharrell Williams 3:19
8. Rocket's Theme Pharrell Williams 4:03
9. You Should Be Dancing (Extrait de l'album Children of the World) Barry Gibb, Robin Gibb, Maurice Gibb Bee Gees 4:18
10. The Unicorn Song Agnes (Elsie Fisher) 2:08
11. Soñar (My Life) (Titre bonus iTunes) Pharrell Williams, Robin Thicke David Bisbal 4:03

Autres albums[modifier | modifier le code]

Toute la musique est composée par Pharrell Williams, sauf exceptions notées.

Toute la musique est composée par Heitor Pereira et Pharrell Williams.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Bien que produit par deux sociétés américaines (Universal Pictures et Illumination Entertainment), le film a été entièrement réalisé par un studio français : ''Mac Guff line'' (Illumination Mac Guff).

Le studio français voulait initialement réaliser son propre long métrage intitulé "Bones Story" mais, lors d'une projection organisée afin de montrer quelques minutes du projet, ils rencontrèrent Chris Meledandri, un des pontes de l'animation hollywoodienne. Celui-ci n'était, semble-t-il, pas très intéressé par le projet de Pierre Coffin, préférant lui confier un projet développé aux États-Unis, écrit par le scénariste de Tarzan, Sergio Pablos[10].

Les Minions[modifier | modifier le code]

Ces personnages jaunes en forme de gélule sont les hommes à tout faire de Gru. Ceux-ci sont joviaux, enthousiastes, maladroits, mais surtout attachants. Ils sont très souvent en train de se battre entre eux. Lorsque la plus petite des jeunes filles demande à Gru qui sont ces personnages, celui-ci répond après un regard menaçant du docteur Néfario que ce sont ses cousins, ce qui laisse présupposer que ce sont des créations du professeur.

Dans un court métrage, il est dit qu'ils sont extraits d'un échantillon d'ADN modifié. Ils se font souvent des crasses et raffolent des bananes (dites « banana »), des pommes (dites « papple ») et des glaces (dites « gélato »). La production américaine a d'ailleurs été très attentive à leur langage, faisant analyser chaque mot prononcé dans différentes langues afin de ne pas heurter les esprits dans certains pays[10].

L'originalité de ces personnages a été pensée par Pierre Coffin, le coréalisateur du film[11]. Les personnages avaient d'abord été imaginés par Eric Guillon comme des mécaniciens franchouillards, fainéants avec la clope au bec[10].

Un film uniquement sur les Minions est sorti le 8 juillet 2015[12]. Il parle des Minions avant qu'ils ne se soumettent à Gru et permet de suivre les tribulations des Minions à travers les âges à la recherche d'un méchant à servir.

Gru[modifier | modifier le code]

Pierre Coffin a confié à son ami Eric Guillon le soin de dessiner Gru, le protagoniste de cette histoire. Il souhaitait que le personnage ressemble à Blofeld (l'ennemi juré de James Bond), qu'il se déplace comme Anthony Hopkins dans Le Silence des agneaux et qu'il ait le regard inquiétant de Louis Jouvet[10].

Réception[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Moi, moche et méchant fut bien reçu par la critique dans les pays anglophones : le site Rotten Tomatoes lui attribue 81 % d'avis favorables dans la catégorie All Critics, sur la base de 193 commentaires, dont 152 positifs, et une note moyenne de 6.810[13] et 88 % d'avis favorables dans la catégorie Top Critics, sur la base de 33 commentaires, dont 29 positifs, et une note moyenne de 7.210 [13] : « Empruntant largement (et intelligemment) à Pixar et au Looney Tunes, Moi, moche et méchant est avec surprise un régal réfléchi et familial avec quelques surprises de son cru »[n 2], tandis que le site Metacritic lui attribue un score de 72100, sur la base de 35 commentaires, à majorité favorable[14].

En France, le film est, dans l'ensemble, globalement bien accueilli par la critique, puisque le site Allociné lui attribue une note moyenne de presse de 3.35[15].

Box-office[modifier | modifier le code]

Moi, moche et méchant a remporté un important succès commercial dès sa sortie en salles, que ce soit aux États-Unis et dans le monde : pour son premier week-end d'exploitation au box-office américain, il parvient à se classer à la première place avec 56 397 125 $[16], réussissant à déloger Twilight, chapitre III : Hésitation de la première position qu'il occupait le week-end précédent. Il est devenu le troisième film d'animation à réaliser les meilleures recettes en 2010 derrière Toy Story 3 et Shrek : IV était une fin[17] . Durant sa première semaine à l'affiche, le long-métrage domine le box-office en gardant sa place de leader avec 56 397 125 $[18] et franchit le cap des 100 millions de dollars de recettes la semaine suivante avec 137 600 845 $ et une seconde place[18]. Tout en restant dans le top dix et après avoir dépassé son budget de production, le film réussit rapidement à atteindre les 200 millions de dollars de recettes en quatrième semaine[18], pour finir avec un total de 251 513 985 $ après vingt-huit semaines à l'affiche[2],[18], où il se positionne à la 63e place des meilleures recettes de l'histoire du box-office américain[19]. À l'étranger, il réussit à totaliser 291 600 000 $[20], dépassant ainsi les recettes américaines.

Au box-office mondial, le film engrange 543 113 985 $, total des recettes américaines et internationales[2], se positionnant à la 80e place des meilleures recettes de l'histoire du box-office dans le monde[21].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Alt=Image de la Terre Mondial[2] 543 113 985 $ 40
Drapeau des États-Unis États-Unis[2] 251 513 985 $ 28
Drapeau de la France France[22] 3 008 069 entrées 17

Autour du film[modifier | modifier le code]

Clin d'œil[modifier | modifier le code]

Tout au long du film, Margo porte un T-shirt qui représente le Lorax.

Publicités déguisées[modifier | modifier le code]

Ce film comporte un certain nombre de publicités déguisées, apparaissant sous la forme de logos, ou références.

  • MSNBC : le logo et le nom de la chaîne (filiale du groupe NBCUniversal, producteur du film) sont visibles lorsque l'on voit un présentateur donner des informations puis le logo apparaît seul au-dessus d'un écran géant dans le premier quart du film ;
  • Nintendo Wii : l'un des protagonistes (Vector) joue, une wiimote à la main ; on verra nettement la console devant la télévision un peu plus tard ;
  • Blu-ray : le nom et le logo sont travestis en « Gru Ray », à la toute fin du film ;
  • Auchan, le supermarché dans lequel les minions vont faire les courses (uniquement en version française) ;
  • Lehman Brothers, clin d'œil à l'ancienne banque d'investissement quand Gru entre dans la « Bank of Evil » (en français « banque du mal ») où il est écrit, en petit : « anciennement Lehman Brothers » ;
  • Sleepy Kittens, un livre pour enfants vendu avec trois petites marionnettes pour les doigts (trois chatons) ; il s'agirait cependant d'une défictionalisation, le livre apparaissant d'abord dans le film avant d'être réellement publié.
  • Tic Tac, marque de bonbons citée par Vector, lorsqu'il paye les enfants pour les biscuits ;
  • Cheetos, collation faite à base de maïs à saveur de fromage ;
  • Arbre magique (en), des sapins déodorants pour voiture ;
  • une des petites valises à roulettes est le modèle « coccinelle » de la gamme Samies de Samsonite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le mot signifie « séides » en anglais, ce qui n'est pas sans rappeler la condition des minions dans le film.
  2. « Borrowing heavily (and intelligently) from Pixar and Looney Tunes, Despicable Me is a surprisingly thoughtful, family-friendly treat with a few surprises of its own. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Détestable moi sur Cinoche. Consulté le 7 juillet 2010.
  2. a, b, c, d et e (en) Despicable Me sur Box Office Mojo. Consulté le .
  3. (en) Mike Fleming, « Chris Meledandri's Illumination Game Plan Includes Despicable Me Sequel, Minion Spinoffs, Dr. Seuss, The Addams Family », sur Deadline,‎ (consulté le 20 juillet 2010).
  4. (en) Moi, moche et méchant sur l’Internet Movie Database.
  5. (en) Moi, moche et méchant sur l’Internet Movie Database.
  6. « Fiche de doublage V. F. du film » sur Alterego75.fr.
  7. « Gad Elmaleh sera la voix française de Moi, moche et méchant » sur AlloCiné.fr, consulté le 27 janvier 2010.
  8. Marc Labrèche est la voix française de Détestable moi sur cineplex.com.
  9. a et b (en) Original Soundtrack - Despicable Me - AllMusic.com.
  10. a, b, c et d Olivier Bouchara et Jean-Baptiste Roques, « Qui veut gagner des Minions ? », Vanity Fair,‎ , p. 94 à 103
  11. Ludmilla Intravaia, « Moi, moche et méchant : pour tout savoir sur les Minions ! », LCI, 6 octobre 2010.
  12. « Les Minions », sur http://www.allocine.fr/consulté le = 27 août 2015
  13. a et b (en) « Despicable Me », sur Rotten Tomatoes.com. (consulté le 19 mars 2012).
  14. (en) « Despicable Me », sur Metacritic.com. (consulté le 19 mars 2012).
  15. allocine.fr
  16. boxofficemojo.com
  17. (en) Ray Subers, « Weekend Report: Despicable Me Dominates, Predators Solid But Unspectacular », Box Office Mojo,‎
  18. a, b, c et d boxofficemojo.com
  19. boxofficemojo.com
  20. boxofficemojo.com
  21. boxofficemojo.com
  22. (fr) « Box-office français de Moi, moche et méchant », sur Jp's Box-office.com (consulté le 19 mars 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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