TrackMania

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le jeu éponyme, voir TrackMania (jeu vidéo).
TrackMania
Logo TrackMania emblématique de la série.
Logo TrackMania emblématique de la série.

Développeur Nadeo
Éditeur Focus Home Interactive (2003-2009)
Ubisoft (2009-)
Genre Jeu de course
Lancement 2003 : TrackMania
Jeu phare

Plates-formes

TrackMania est une série de jeux vidéo de course, développée par Nadeo et éditée par Focus Home Interactive jusqu'en 2009, puis par Ubisoft.

En , Nadeo développe le premier jeu de la série, TrackMania, en mariant son éditeur de jeu avec les courses de voiture très axées arcade dans lesquelles les voitures peuvent se chevaucher sans collision. L'équipe s'appuie sur la communauté grandissante de joueur en ligne et adapte le jeu à leurs attente par le biais de phases de bêta-tests. Elle aussi d'une politique de gratuité et publication fréquente. Le jeu connait une extension appelée Power Up! améliorant le jeu. L'équipe continue à améliorer régulièrement le moteur de jeu et le concept, et conçoit TrackMania Sunrise, publié en avril 2005 qui améliore significativement les visuels et apporte des nouveautés. Un remaster du premier opus utilisant ce moteur graphique est publié en sous le titre TrackMania Original. Fin janvier 2006, Nadeo développe TrackMania Nations, un jeu proposant un seul univers, publié gratuitement et est intégré à ESWC en tant que discipline le pendant plusieurs années. Par la suite, L'entreprise conçoit TrackMania United qui sort en , une sorte de compilation de tous les environnements créés depuis le début de la franchise, puis deux extensions intitulées TrackMania Forever en . Par la suite, Nadeo externalise le portage de la franchise sur plates-formes Nintendo chez Firebrand Games, qui développe TrackMania DS en 2008, puis en 2010TrackMania Wii sur Wii et TrackMania Turbo sur DS.

À partir de 2011, Nadeo développe une série de jeux sur PC intitulée TrackMania², proposant chacun un environnement particulier. TrackMania²: Canyon parait en 2011, TrackMania²: Stadium en 2013, TrackMania²: Valley en 2013, TrackMania²: Lagoon en 2017. En 2016, Nadeo opte pour la première fois pour une publication multi-plate-formes avec un nouveau jeu intitulé TrackMania Turbo, et réussit à transposer tous les fondamentaux de la série, entre autres sur PlayStation 4 et Xbox One.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

TrackMania est une série de jeux de course affichés dans une vue à la troisième personne au gameplay simpliste très orienté arcade, et atypique[1]. Le jeu centré sur la conduite, très éloigné des simulations complexes et réalistes[2], ne propose que quatre boutons : l'accélérateur, le frein et la direction droite et gauche. Il n'intègre pas de changement de vitesse manuel, pas de frein à main, pas de gestion des dégâts, pas de collision contre les concurrents (les voitures se traversent comme des fantômes), pas de surchauffe du moteur, ni de paramétrage de la mécanique[1],[3]. Lors de chaque tentative, un véhicule fictif « fantôme » de couleur gris clair, pouvant être traversé sans choc, matérialise le trajet de la meilleure course du joueur[2],[4]. Le joueur peut influer sur les trajectoires durant les sauts[5]. La conduite propose cependant quelques subtilités, comme ralentir juste avant une descente pour profiter de l'effet d'accélération[1],[6].

Le joueur participe à des courses qui se déroulent sur des circuits ou des pistes sur lesquels il doit rallier l'arrivée en passant parfois par des checkpoints. Les courses sont chronométrées et les meilleurs temps sont récompensés d'une médaille de bronze, d'argent, d'or ou de la médaille Nadeo. Les temps de référence sont prédéfinis[7]. Chaque médaille de bronze débloque la piste suivante[2]. Chaque distinction permet au joueur de gagner des coppers, une monnaie virtuelle, qu'il peut utiliser pour acheter des blocs dans l'éditeur de niveau[7],[6],[1]. Le chronomètre est affiché en permanence. Lors du passage à chaque checkpoint, le chrono affiche le temps de la partie en cours, plus précisément le retard ou l'avance par rapport au meilleur temps[8]. Un bouton supplémentaire permet de relancer la partie depuis le dernier checkpoint[6]. Le concept de TrackMania impose une grande part de méthode essai-erreur, afin de découvrir et maitriser les particularités de chaque piste[9].

À partir de Sunrise, le joueur accumule à chaque performance de l'argent virtuel, des coppers, qui donnent droit à l'achat de nouveaux blocs, des circuits et d'autres choses dans l'« explorateur ».

Environnements[modifier | modifier le code]

Décor typique de l'Arizona, de couleur rouge. Voiture de couleur orange, vue depuis l'arrière.
(Panorama de Monument Valley à gauche, et Ford Escort RS 2000 à droite).
L'univers appelé désert propose une voiture américaine de type muscle car ressemblant à une Ford Escort, très rapide mais difficile à manœuvrer.
Route bitumée dans une fôret. Voiture de rallye blanche.
(Route forestière à gauche, et Renault 5 Turbo à droite).
L'environnement campagne offre une petite voiture nerveuse ressemblant à une Renault 5 Turbo.
Route de campagne recouverte par la neige. pick-up de couleur blanche.
(Route enneigée à gauche, et pick-up Toyota à droite).
L'univers appelé Snow offre des routes enneigées et des pistes en bois placées en hauteur, avec un pick-up très lent mais maniable.
(Autoroute 401 en Ontario à gauche, et Ferrari Enzo à droite).
Island place le joueur sur des autoroutes très larges et très rapides situées sur la côte, au volant d'une voiture sportive surpuissante.
Ville américaine composée d'immeubles et de routes (Miami). 4x4 de couleur blanche.
(Miami à gauche, et 4x4 Range Rover Evoque à droite).
L'environnement Bay offre des visuels très urbain, aux commandes d'un 4x4.
Pont et maisons en pierres. Voiture de couleur grise.
(Route et pont sur la Côte d'Azur à gauche, et Mercedes SLR à droite).
L'univers appelé Coast, ressemblant à des paysages de la Côte d'Azur, propose la conduite d'un roadster.
Piste goudronée de Formule 1 au niveau d'une chicane, avec une tribune en arrière plan Voiture noire de type monoplace de Formule 1
(Circuit international de Sepang en Malaisie à gauche, et monoplace de Formule 1 à droite).
L'environnement appelé Stadium est une sorte de très grand stade de compétition, qui propose une voiture s'apparentant à une monoplace de Formule 1.

Les différents opus de la série offrent plusieurs univers appelés « environnements », dont chacun propose une ambiance et un milieu distinct, mais surtout un véhicule au comportement unique et spécifique à chacun d'entre-eux, qui ne peut être modifié. La plupart des environnement à partir de Sunrise, permettent aux courses de se dérouler à différents moments de la journée aube, journée, crépuscule et nuit, et ainsi d'afficher différentes luminosité et ambiances[5],[10].

Les environnements « Desert », « Rally » et « Snow » sont issus du premier opus de la série, TrackMania. « Desert » est le premier environnement jamais créé par Nadeo. Il représente l'âme de la franchise, dépaysant, coloré et ensoleillé. Il place le joueur au volant d'une voiture américaine très nerveuse dotée de bon freins, mais d'une tenue de route limitée, avec une suspension très souple qui la place régulièrement sur deux roues dans les virages. Elle permet également la prise de virages à pleine vitesse, les sauts énormes et excelle dans les changements de rythmes. Les visuels offrent des étendues sablonneuses plates, agrémentées de grands canyons et de monticules rocheux. Les routes goudronnées alternent les phases rapides constituées de lignes droites et les passages délicats et les courbes exagérées, comme les quelques trous qui encombrent régulièrement la voie[11],[12],[13],[P 1]. Le milieu « Rally » se déroule dans des décors verdoyants, bucoliques et mélancoliques. Les pistes, alternant grandes courbes et petites épingles, sont constituées entièrement ou partiellement de routes goudronnées ou en terre, agrémentées d'édifices médiévaux, comme des châteaux ou des remparts sur lesquelles une partie de certaines pistes serpentent. Les pistes, qui comportent de nombreux dénivelés, enjambent parfois des rivières, mais restent très peu aériennes. Elles comportent des passages resserrés, et sont également bordées d'arbres ou de prairies. Le seul véhicule proposé s'apparente à une Renault 5 turbo 2, rapide et nerveuse et propose une conduite simple, axée sur la maitrise du dérapage, requérant adaptation au revêtement qui peut être goudronné, en terre, ou d'herbe[11],[12],[13],[P 1]. L'environnement « Snow » se déroule dans un univers enneigé, à l'inspiration asiatique. Les routes alternent les portions de route adhérentes et celles tout ou partiellement verglacées. Les pistes abondent de tremplins, de virages prononcés et des surfaces glissantes provoquant de subits écarts de direction. Le joueur dirige un pick-up nerveux mais très peu rapide, doté d'une bonne tenue de route. Équipé de pneus très larges, ce véhicule très maniable offre une conduite très arcade et peut par exemple prendre des virages à grande vitesse[11],[12],[13],[P 1].

Les environnements « Island », « Bay » et « Coast » sont issus du second opus de la série, TrackMania Sunrise. « Island » est un univers exotique, l'environnement emblématique de Sunrise, et le milieu le plus rapide. L'ambiance est ensoleillée, alors que les pistes agrémentées de palmiers bordent la mer. Les pistes, ressemblant à de larges autoroutes dotées de nombreux tremplins, sont les plus torturées et loufoques de la série (jusque-là, en 2007), grâce aux loopings, aux rampes de sauts ou aux quarter-pipes. Le joueur pilote une voiture de sport ressemblant à une Ferrari et doit négocier à grande vitesse de grandes courbes en maitrisant de longs dérapages. En termes de conduite, c'est l'environnement le plus accessible, laissant une part à l'improvisation et offrant une grande marge d'erreur[11],[P 1]. L'environnement « Bay » est totalement urbain et se déroule dans une sorte de station balnéaire ensoleillée. Les visuels très détaillés, proposent une ambiance citadine, mais les pistes exclusivement goudronnées mènent grâce des dénivelés omniprésents souvent sur les quais, mais aussi sur les toits des immeubles. Les pistes comportent parfois des obstacles. Le joueur est placé aux commandes d'un 4x4 très nerveux permettant d'atteindre sa vitesse maximale très rapidement, et à la direction très réactive. La conduite est rapide, flexible et très énergique avec un aspect de cascade marqué, renforcé une suspension extrêmement dynamique. Les changements de rythmes et de directions sont monnaie courante[11],[P 1]. « Coast » se déroule dans un univers méditerranéen ensoleillé à l'ambiance reposante. Les visuels s'apparentent à des petits villages su sud de la France ou de l'Italie, où les abords des pistes sont parsemés de maisonnettes typiques. Les pistes, bordées par la mer, sont composées de routes droites et sinueuses et de parties balisées de circuits, d'escarpements, et de tremplins. Le joueur conduit un roadster dérapant facilement et à la gestion du freinage très importante. Ce véhicule impose une conduite alliant maitrise du dosage frein-accélération et des trajectoires extérieures-intérieures-extérieures. Elle impose de gérer les difficultés à petite vitesse, malgré le besoin notamment de vitesse dans certains virages. Cette conduite précise et technique se veut être plus orientée simulation (mais toujours éloignée des simulations pointues du genre)[11],[P 1].

L'univers « Stadium » est l'environnement le plus récemment créé par Nadeo, lors de la sortie de United. Issu du jeu TrackMania Nations, il met en scène une sorte de monoplace de Formule 1, qui nécessite une conduite rapide et technique, avec une prise en main facile. La gestion de la vitesse est une clef sur ces pistes étroites. Les pistes proposent de nombreux tremplins, ce qui rend la maitrise des trajectoires durant les sauts comme un élément important du gameplay. Les pistes sont confinées dans un grand stade omnisports et le temps est toujours au beau fixe, avec un ciel bleu et dégagé. L'ensemble s'apparente à un stade de compétition de moto-cross, ou de supermotard. Les revêtements au sol sont en partie ou totalement en béton, en terre ou en gazon coupé à ras, ce dernier favorisant la course off-road[11],[12],[14],[13],[P 1].

La série de jeux TrackMania² voit l'introduction de trois nouveaux environnements : « Canyon », « Valley » et Lagoon. Le premier propose des circuits serpentant dans des canyons, permettant le hors-piste sur des tronçons poussiéreux[5]. La voiture, rapide, qui ressemble à une Ford Mustang, tient bien la route sur les parties goudronnées mais dérape sur les parties sablonneuses hors-pistes[5],[15],[16]. Valley arbore une vallée verdoyante, presque champêtre. La voiture est une petite compacte sortie d'un rallye[17],[18].

Modes de jeu[modifier | modifier le code]

La série de jeux TrackMania offre de nombreux modes de jeux dont certains sont emblématiques de la franchise, comme le mode plate-forme ou le mode puzzle. Certains opus propose un mode « officiels », qui permet de réaliser les temps à un moment précis.

La totalité des jeux de la série offre des modes de course contre-la-montre, mais aussi le mode Plate-forme qui oblige le joueur à finir le circuit en sautant de plates-formes en plates-formes, dans un minimum de tentatives, ou le mode Puzzle qui offre au joueur des pistes incomplètes qu'il doit finir selon son idée avec les blocs de construction proposés, avant de pouvoir tenter de réaliser le meilleur temps. Le mode Stunt permet au joueur de réaliser des figures acrobatiques identiques à celle du skateboard, dans un temps limité, alors que le score est décidé en fonction de tricks réalisés.

Le jeu permet aux joueurs de s'affronter en multijoueur, en réseau local, en hotseat ou sur Internet, dans de nombreux modes de jeux, basés sur les temps de course (contre-l-montre) ou sur le nombre de tours ou la distance parcourus.

Liste des jeux[modifier | modifier le code]

Récapitulatif des sorties
Titre Année
TrackMania (TM) 2003
TrackMania: Power Up! (TMPU) 2004
TrackMania Sunrise (TMS) 2005
TrackMania Original (TMO) 2005
TrackMania Sunrise Extreme (TMSE) 2005
TrackMania Nations (TMN) 2006
TrackMania United (TMU) 2006
TrackMania United Forever (TMUF) 2008
TrackMania Nations Forever (TMNF) 2008
TrackMania DS (TMDS) 2008
TrackMania Turbo (TMT) 2010
TrackMania Wii (TMW) 2010
TrackMania²: Canyon (TM2C) 2011
TrackMania²: Valley (TM2V) 2013
TrackMania²: Stadium (TM2S) 2013
TrackMania Turbo (TMT) 2016
TrackMania²: Lagoon (TM2L) 2017
Légende
Jeu vidéo
Extension + sortie standalone intégrée au jeu
Remaster

Historique[modifier | modifier le code]

Nadeo publie le premier jeu de la série intitulé TrackMania en , un jeu de conduite atypique aux graphismes limités très axé sur un gameplay très arcade et qui propose aussi un éditeur de niveau intégré à certains modes de jeu. Nadeo s'appuie sur les conseils de la communauté de joueurs qui se forme rapidement pour répondre à sa demande et améliorer le concept[2],[1],[19]. Le jeu connait une extension appelée TrackMania: Power Up! qui sort en , rajoutant en particulier un nouveau mode de jeu[20],[21]. Le jeu est également réédité sous la forme d'un remaster publié en sous le titre TrackMania Original, utilisant le moteur graphique de la suite TrackMania Sunrise et les nouveautés de celle-ci[22],[23],[24]. L'entreprise continue pendant sept années à s'appuyer sur sa politique de mises à jour fréquentes, à l'aide d'un petite équipe d'une douzaine de personnes[25],[26]. Dès 2005, Nadeo développe une suite du nom de TrackMania Sunrise uniquement sur PC qui possède un moteur graphique amélioré, trois nouveaux environnements et de nouveaux modes de jeu[27]. Elle développe aussi en fin d'année TrackMania Sunrise Extreme, son extension[28]. En 2006, Nadeo crée TrackMania Nations, un jeu dans un univers sport dédié à la compétition en ligne, développé spécialement pour l'eSports World Convention[29]. Fin 2006, Nadeo publie un nouveau jeu intitulé TrackMania United, dont l'intérêt essentiel est de regrouper tous les environnements créés jusque-là dans les précédents jeux[30],[31]. En 2008, Nadeo publie TrackMania United Forever et TrackMania Nations Forever, deux extensions destinées à United et Nations, qui permettent principalement de jouer à ces deux jeux ensemble en multijoueur[32],[33],[34].

Par la suite, Nadeo externalise le portage de la franchise TrackMania sur plates-formes Nintendo chez Firebrand Games. En 2008, sort TrackMania DS sur Nintendo DS[35], et en 2010, TrackMania Wii sur Wii[36] et TrackMania Turbo sur DS[37].

À partir de 2011, Nadeo développe une série de jeux sur PC intitulée TrackMania², proposant chacun un environnement particulier. TrackMania²: Canyon parait en 2011[5], TrackMania²: Stadium en 2013[38], TrackMania²: Valley en 2013[18], TrackMania²: Lagoon en 2017[39]. Les environnements sont inédits, sauf Stadium qui reprend l'univers du sport de celui de TrackMania Nations, mais l'intérêt essentiel est la possibilité de pouvoir créer des modes de jeu personnalisés[5],[38],[18],[39].

TrackMania reste très longtemps sur la plate-forme PC et met beaucoup de temps pour trouver sa voie et arriver sur console. Cependant en 2016, Nadeo opte pour la première fois pour une publication multi-plate-formes avec un nouveau jeu intitulé TrackMania Turbo, et réussit à transposer tous les fondamentaux de la série, entre autres sur PlayStation 4 et Xbox One[40]. Celui-ci présente des nouveautés telles que la génération procédurale de pistes, la conduite d'un véhicule à deux et une compatibilité avec Oculus Rift[41],[42].

Descriptif par jeu[modifier | modifier le code]

TrackMania, TrackMania: Power Up! et TrackMania Original[modifier | modifier le code]

TrackMania (TM) est un jeu de course développé par Nadeo et édité par Focus Home Interactive en France le sur PC, au Royaume-Uni le , puis en 2004 dans le reste du monde. Le jeu offre une approche atypique par rapport aux créations du même genre au moment de sa sortie, de par son gameplay simple orienté arcade, son éditeur de niveau et la facilité de partager les créations, et l'intérêt de son mode multijoueur.

TrackMania est assez moyennement accueilli par la presse spécialisée malgré de bonnes notes parfois, déconcertée par son gameplay simpliste axé arcade allant à contre-courant des productions du moment, lui reprochant l'absence de collisions avec les concurrents, le minimalisme de la simulation, la petitesse des pistes sur lesquelles un seul tour est possible. Nombreux sont les critiques qui relèvent un jeu d'entrée de gamme, cependant très addictif. À l'unanimité, ils trouvent le jeu « fun », mais ont du mal à voir le potentiel de cet hybride entre course très courte et jeu de construction de circuits, alors que quelques-uns d'entre-eux entrevoient la qualité du concept et un possible intérêt, notamment en multijoueur.

Le jeu connait une extension appelée TrackMania: Power Up! qui sort en , rajoutant en particulier un nouveau mode de jeu. Le jeu est également réédité sous la forme d'un remaster publié en sous le titre TrackMania Original, utilisant le moteur graphique de la suite TrackMania Sunrise et les nouveautés de celle-ci. TrackMania donne naissance à une communauté de joueurs en ligne importante et une série très prolifique comptant de nombreuses suites.

TrackMania Sunrise et TrackMania Sunrise Extreme[modifier | modifier le code]

TrackMania Sunrise (TMS, ou simplement Sunrise) est un jeu de course développé par Nadeo et édité par Focus Home Interactive en France et au Royaume-Uni le , aux États-Unis le , puis dans le reste du monde. C'est la suite de TrackMania, dont il reprend le concept en l'améliorant. Le jeu offre une approche atypique par rapport aux créations du même genre au moment de sa sortie, de par son gameplay simple orienté arcade, son éditeur de niveau, la facilité de partager les créations et l'intérêt de son mode multijoueur.

Sunrise est très bien accueilli par la presse spécialisée lors de sa sortie. Les critiques décrivent la reprise du concept original, toujours aussi atypique et addictif, mais très largement amélioré. Ce bond en avant s'observe autant du point de vue graphique, portant les visuels de la première mouture souvent qualifiée d'« amateurs » ou « bas de gamme » pratiquement à la hauteur de la concurrence dans le genre, qu'au niveau du gameplay, magnifié par une physique des véhicules plus maitrisée et équilibrée ainsi que des choix novateurs privilégiant des pistes plus démesurées et plus aériennes. Quelques bémols sont régulièrement relevés comme la complexité d'utilisation de l'éditeur de niveau ou le sempiternel reproche de l'absence de collision. Malgré un accueil unanime, Sunrise ne se vend que très peu.

Le jeu connait une extension appelée TrackMania Sunrise Extreme qui sort en , rajoutant en particulier deux nouveaux modes de jeu. Sunrise fait partie d'une série très prolifique comptant de nombreuses suites.

TrackMania Nations et TrackMania Nations Forever[modifier | modifier le code]

TrackMania Nations (TMN, sous-titré Electronic Sports World Cup, souvent simplifié ESWC) est un jeu de course développé par Nadeo et édité gratuitement par Focus Home Interactive le . C'est la suite de Sunrise, dont il reprend le concept, mais avec la particularité d'être spécialement développé pour être joué lors de la compétition internationale ESWC. Nadeo intègre cependant des publicités dans le jeu afin de compenser l'absence de rentrées financières. Le jeu offre une approche atypique par rapport aux créations du même genre au moment de sa sortie, de par son gameplay simple orienté arcade, son éditeur de niveau, la facilité de partager les créations et l'intérêt de son mode multijoueur. Ce jeu, proposé gratuitement dans le but de permettre à tous les joueurs de s'entraîner en vue de la compétition mondiale, ne propose qu'un seul environnement appelé Stadium, représentant un grand stade. Une seule voiture avec un seul type de conduite est donc proposé : une sorte de monoplace de Formule 1 ressemblant à une Ariel Atom qui demande vitesse et technique.

Nations est très bien accueilli par la presse spécialisée, malgré une médiatisation limitée. Le jeu totalise très rapidement plusieurs millions de téléchargements. Mi-, Nadeo publie TrackMania Nations Forever et TrackMania United Forever, deux extensions destinées à Nations et TrackMania United, qui permettent principalement de jouer à ces deux jeux ensemble en multijoueur. Cette extension standalone reçoit également de bonnes critiques de la part des observateurs. Nations et TrackMania Nations Forever sont joués lors de divers LAN mais aussi lors de nombreuses compétitions. L'ESWC inclut les deux versions du jeu de 2006 à 2012. Ce jeu permet donc à Nadeo de rentrer dans le cercle fermé de l'eSport à haut niveau. Nations fait partie d'une série très prolifique comptant de nombreuses suites.

TrackMania United et TrackMania United Forever[modifier | modifier le code]

TrackMania United (TMU ou simplement United) est un jeu de course développé par Nadeo et édité sur PC par Focus Home Interactive en France le , en Europe à partir de mi-, puis dans le reste du monde à partir du . C'est la suite de TrackMania Nations, qui reprend le concept des précédents jeux de la série. Le jeu offre une approche atypique par rapport aux créations du même genre au moment de sa sortie, de par son gameplay simple orienté arcade, son éditeur de niveau et la facilité de partager les créations, et l'intérêt de son mode multijoueur.

Au-delà de l'amélioration graphique générale, la particularité de United est regrouper les environnements qui figurent dans les précédents jeux de la série TrackMania, Sunrise, et Nations. La volonté de Nadeo est de regrouper tous les joueurs en ligne ou en solo disséminés sur différents opus, sur un même jeu. Les nouveautés ne résident pas au niveau du gameplay, mais principalement de trois fonctionnalités qui ont pour but de renforcer la contribution et l'interconnexion de la communauté, ManiaZone, la gestion des coppers, et ManiaLink. Un nouveau mode officiel impose également de réaliser les courses à un moment précis.

United reçoit globalement un bon accueil lors de sa sortie de la part de la presse spécialisée, même si la majorité des observateurs juge le jeu comme une sorte de compilation des précédents univers aux nouveautés trop peu présentes. Mi-, Focus publie TrackMania United Forever et TrackMania Nations Forever, deux extensions destinées à United et à Nations, qui permettent principalement de jouer à ces deux jeux ensemble en multijoueur. Cette extension standalone reçoit également globalement de bonnes critiques de la part des observateurs. United fait partie d'une série très prolifique comptant de nombreuses suites.

TrackMania DS[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TrackMania DS.

TrackMania DS, une version du jeu pour la console portable Nintendo DS, est développée par le studio britannique Firebrand Games. Cette version est sortie le . Elle ne contient que trois environnements : Stadium, Desert et Rally[35],[43].

TrackMania Turbo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TrackMania Turbo.

TrackMania Turbo est le deuxième volet de la série sorti sur DS. Il est sorti le , et contient les environnements : Stadium, Island, Snow et Coast. Il contient le mode multijoueur « CWF Nintendo »[37],[44].

TrackMania Wii[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TrackMania Wii.

TrackMania Wii est publié le . Cette version Wii offre une grosse nouveauté par rapport aux versions PC et DS : le jeu multijoueurs en local jusqu'à quatre joueurs sur écran divisé (le jeu en réseau existe toujours). Il intègre six environnements : Stadium, Island, Desert, Snow, Rally et Coast[36],[45].

TrackMania² - Canyon, Stadium, Valley, Lagoon[modifier | modifier le code]

TrackMania² est une série de jeux vidéo de course de la série TrackMania, développée par Nadeo et éditée par Ubisoft. Les jeux reprennent les bases des précédents opus, à savoir un gameplay centré sur la création de circuits et la course contre-la-montre, tout en y ajoutant des nouveautés. Il est désormais possible de créer des modes de jeu comme dans ShootMania. En ligne, il peut y avoir jusqu'à 250 joueurs sur un même serveur. Les jeux sont accessibles à partir de Maniaplanet, une interface réunissant les jeux TrackMania² et ShootMania [5],[38],[18],[39].

Le premier volet TrackMania²: Canyon est sorti le [5], puis le second, TrackMania²: Stadium le [38]. TrackMania²: Valley est le troisième jeu publié le [18], et le dernier opus, TrackMania²: Lagoon le [39].

Les environnements sont inédits, sauf Stadium qui reprend l'univers du sport de celui de TrackMania Nations, mais l'intérêt essentiel est la possibilité de pouvoir créer des modes de jeu personnalisés[5],[38],[18],[39]. Canyon apporte des nouveautés comme un nouveau moteur graphique, la présence de dégâts visuels sur les véhicules, ou encore un éditeur de niveaux amélioré[5].

TrackMania Turbo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TrackMania Turbo.

TrackMania Turbo est publié le sur PC (Windows), PlayStation 4 et Xbox One[40]. Celui-ci présente des nouveautés telles que la génération procédurale de pistes, la conduite d'un véhicule à deux et une compatibilité avec Oculus Rift[41],[42].

Accueil[modifier | modifier le code]

Notations
Jeux GameRankings Metacritic
TrackMania 74 %[46] 74/100[47]
TrackMania Sunrise 80 %[48] 82/100[49]
TrackMania United 80 %[50] 80/100[51]
TrackMania United Forever 81 %[52] ?/100[53]
TrackMania Nations Forever 88 %[54] ?/100[55]
TrackMania DS 76 %[56] 75/100[57]
TrackMania Wii 76 %[58] 74/100[59]
TrackMania Turbo 80 %[60] 77/100[61]
TrackMania²: Canyon 80 %[62] 81/100[63]
TrackMania²: Stadium 75 %[64] 77/100[65]
TrackMania²: Valley 75 %[66] 79/100[67]
TrackMania²: Lagoon 75 %[68] 77/100[69]
TrackMania Turbo 78 %[70] 78/100[71]

L'ensemble des titres sont globalement plutôt favorablement accueillis depuis le début de la franchise malgré quelques critiques récurrentes. Le succès est certain en Europe mais la franchise peine à trouver son public à l'internationnal, notamment aux États-Unis où il reste toutefois un jeu underground. Quelques bémols sont régulièrement relevés comme le sempiternel reproche de l'absence de collision.

Au départ, le premier jeu est assez moyennement accueilli par la presse spécialisée malgré de bonnes notes parfois, déconcertée par son gameplay simpliste axé arcade allant à contre-courant des productions du moment, lui reprochant l'absence de collisions avec les concurrents, le minimalisme de la simulation, la petitesse des pistes sur lesquelles un seul tour est possible. Nombreux sont les critiques qui relèvent un jeu d'entrée de gamme, cependant très addictif. À l'unanimité, ils trouvent le jeu « fun », mais ont du mal à voir le potentiel de cet hybride entre course très courte et jeu de construction de circuits, alors que quelques-uns d'entre-eux entrevoient la qualité du concept et un possible intérêt, notamment en multijoueur.

Sunrise est très bien accueilli par la presse spécialisée lors de sa sortie. Les critiques décrivent la reprise du concept original, toujours aussi atypique et addictif, mais très largement amélioré. Ce bond en avant s'observe autant du point de vue graphique, portant les visuels de la première mouture souvent qualifiée d'« amateurs » ou « bas de gamme » pratiquement à la hauteur de la concurrence dans le genre, qu'au niveau du gameplay, magnifié par une physique des véhicules plus maitrisée et équilibrée ainsi que des choix novateurs privilégiant des pistes plus démesurées et plus aériennes. Nations est très bien accueilli par la presse spécialisée, malgré une médiatisation limitée. Le jeu totalise très rapidement plusieurs millions de téléchargements, grâce à sa publication gratuite. United reçoit globalement un bon accueil lors de sa sortie de la part de la presse spécialisée, même si la majorité des observateurs juge le jeu comme une sorte de compilation des précédents univers aux nouveautés trop peu présentes.

Communauté de joueurs et eSport[modifier | modifier le code]

Communauté productive et organisée[modifier | modifier le code]

Dès le lancement du jeu, une communauté de joueurs, florissante et dévouée, grandissant progressivement, partage des circuits qu'elle a créés, ainsi que ses skins pour les voitures[72]. Selon Castelnérac, la communauté commence même à arriver avant la sortie du premier jeu[73]. Les joueurs utilisent les sites officiels[72],[74] mais très vite, deux sites web amateurs sortent du lot, TM Exchange pour les circuits et les records et TrackMania Carpark pour l'aspect skins et modèles 3D pour les voitures. Au sujet du premier, Castelnérac déclare : « C'était le premier gros site, créé très rapidement, […] qui a pris en charge rapidement l'échange des pistes, de la meilleur façon qu'il soit »[73]. Grâce au mode multijoueur, aux milliers de circuits créés par les joueurs, la série TrackMania connait un développement permanent de sa communauté en ligne[75],[26]. De nombreuses compétitions amateurs sont créées et conduit par la suite Nadeo à axer son développement sur le multijoueur. La série devient alors progressivement un incontournable de la scène eSport[26]. Selon le magazine Edge, si TrackMania n'est pas le premier jeu à s'appuyer sur la créativité de la communauté, il figure parmi les meilleurs à le faire[76]. TrackMania est l'un des premiers jeux, parmi des titres comme Little Big Planet ou Minecraft, à livrer littéralement une partie du level design aux joueurs, et ainsi favoriser le press forward (fait, pour un joueur, d'imposer sa façon de jouer par le biais d'un level design particulier ou atypique)[77],[78].

Compétition[modifier | modifier le code]

En compétition, la spécificité de TrackMania est de demander une capacité d'adaptation et une réactivité permanente des joueurs, dans le mesure où si, le concept du jeu de course arcade sans collision reste globalement identique, les cartes et les courses diffèrent à chaque compétition. À l'opposé, un jeu comme Counter-Strike ne propose que les mêmes maps depuis des années[79].

Grande salle plongée dans le noir, avec un écran géant affichant un jeu vidéo, où l'on ne distingue pas bien l'image.
Finale de l'ESWC à Paris-Bercy en juin et , sur TrackMania Nations.

À l'instar des précédents jeux de la série, TrackMania Nations est joué dans divers LAN et mais aussi lors de nombreuses compétitions. Par exemple, une LAN se déroule à Mont-de-Marsan mi-[80],[79]. Le Trophée Fnac se déroule dans tous les magasins de la marque en partenariat avec l'ESWC, mi-. Les gagnants sont qualifiés pour cette compétition se déroulant fin [81],[82]. La compétition en ligne Sping Cup se déroulant du au intègre également des parties sur Nations[83]. La compétition Argenteuil Digitale qui se déroule fin est qualificative pour l'ESWC de 2007[84]. Fin , une LAN Game in Chelles qui accueille Nations Forever se déroule à Chelles[85]. Fin , Nations Forever est joué en compétition lors de la finale de la Coupe de France des jeux vidéo[86]. Nations Forever fait aussi partie des jeux en compétition lors du 5e Championnat de France universitaire de jeux vidéo qui se déroule en 2013[87]. Une LAN se tient mi- à Saint-Étienne-du-Rouvray, dans laquelle Nations Forever figure parmi la liste des jeux[88].

Nations et Nations Forever sont aussi joués dans divers tournois comme les World Cyber Games ou l'ESL[75],[89],[90].

En , juste avant la sortie de l'extension TrackMania United Forever, le magazine Joystick constate les difficultés du jeu à s'imposer dans le monde du sport électronique[79]. TrackMania est tout de même joué à l'ESWC jusqu'en 2012 sur Nations et Nations Forever, qui voient arriver cette année-là TrackMania²: Canyon, qui est aussi en compétition. Il reprend le flambeau TrackMania à l'ESWC les quelques années suivantes avec TrackMania²: Stadium[75]. Ces deux jeux y sont joués jusqu'en 2015. Malgré la volonté de Nadeo de regrouper tous ses joueurs avec United, depuis sa sortie, un problème de fragmentation de la communauté de joueurs en ligne perdure depuis-là, principalement provoqué par de nouvelles versions d'un jeu scindé en environnement distincts vendus chacun à un prix trop élevé, et un manque de communication de la part de Nadeo[75].

TrackMania² est également régulièrement joué lors des ZrT TrackMania Cup organisées par ZeratoR[91].

Références[modifier | modifier le code]

Ressources primaires[modifier | modifier le code]

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Ressources secondaires[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]