Formation des vétérinaires en France

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En France, la formation des vétérinaires est assurée par quatre grandes écoles spécialisées, les écoles vétérinaires, situées à Lyon, Maisons-Alfort, Nantes et Toulouse. Les études, d’une durée minimale de sept à huit ans après le baccalauréat (selon le parcours suivi), s'achèvent par la soutenance d'une thèse d’exercice donnant droit au diplôme d'État de docteur vétérinaire.

Le cursus commence par deux ou trois années d'études scientifiques à la fin desquelles les étudiants passent un des concours nationaux permettant l'entrée dans une école vétérinaire, où les études se poursuivent ensuite sur cinq ans.

La France a été le premier pays où l'enseignement de la médecine vétérinaire s'est institutionnalisé, à travers la création des premières écoles vétérinaires, au XVIIIe siècle.

Claude Bourgelat, précurseur de l'enseignement vétérinaire en France.
Médaille à l'effigie de Claude Bourgelat par Alexis-Joseph Depaulis.

Formation de docteur vétérinaire[modifier | modifier le code]

Études préliminaires et préparation au concours[modifier | modifier le code]

L'entrée en école vétérinaire se fait via un concours national commun aux 4 écoles, accessible après deux ou trois ans d'études scientifiques (selon la voie du concours choisie). Le nombre exact de places est fixé tous les ans par la DGER du ministère de l'Agriculture, il est de 548 places depuis 2013. Le concours est organisé par le Service des concours agronomiques et vétérinaires[1].

Le nombre de présentations au concours est limité à deux par personne, toutes voies d'entrée confondues.

Il y a 6 concours d'entrée nommés A BCPST, A TB, B, C, D et E. À l'issue de ces concours les admis formulent leurs vœux d'intégration dans les quatre écoles par ordre de préférence, les places sont ensuite pourvues par ordre de mérite.

Classe préparatoire aux grandes écoles BCPST[modifier | modifier le code]

Cette classe préparatoire aux grandes écoles, filière BCPST (pour Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la Terre), ouverte aux étudiants ayant un baccalauréat S, permet de se présenter au concours A BCPST. Elle est accessible après une sélection sur dossier prenant en compte les bulletins trimestriels des classes de première et de terminale.

Ces deux années de formation ne sont pas spécifiques à la formation des vétérinaires. En effet elles permettent également de présenter d'autres concours d'entrée, dans des écoles d'ingénieurs en agronomie, agroalimentaire, horticulture, géologie, environnement, microbiologie, chimie et physique, ainsi que dans les écoles normales supérieures (filière biologie ou géologie). Tous les étudiants reçoivent donc une formation poussée dans des domaines variés, n'ayant pas nécessairement de rapport direct avec la médecine vétérinaire, comme la biologie végétale, la physique-chimie, la géologie, ou les mathématiques.

Tous les ans, environ la moitié des étudiants admis au concours A BCPST ont dû le présenter deux fois et donc suivre trois années d'études en classe préparatoire[2].

Ce concours est celui qui propose le plus de places, il en propose 436 en 2014, soit 109 pour chaque école. Le taux de réussite est d'environ 23 %[Note 1].

DUT, BTS et BTSA[modifier | modifier le code]

Le concours C est ouvert aux titulaires de certains DUT (Diplôme universitaire de technologie), de certains BTS (Brevet de technicien supérieur) ou d'un BTSA (Brevet de technicien supérieur agricole).

Il y a 56 places offertes en 2014[3], soit 14 pour chaque école.

Licence de Sciences de la Vie[modifier | modifier le code]

Le concours B est ouvert aux étudiants inscrits en 3e année (L3) de licence (générale ou professionnelle) dans la filière Sciences de la Vie. L'année de L3 doit alors être validée pour permettre l'intégration dans une école. Ce concours est également ouvert aux personnes déjà titulaire de ce diplôme.

Certaines universités proposent une formation complémentaire aux étudiants de première et deuxième année de licence pour préparer ce concours, cette formation consiste très souvent en des cours supplémentaires permettant d'étudier les parties du programme du concours qui ne sont pas étudiées en licence ainsi que des stages intensifs de préparation aux épreuves écrites et orales. Ces formations complémentaires offrent un nombre de place restreint.

Environ les trois-quarts des places de ce concours sont décrochées chaque année par des étudiants issus de trois universités : Paris VI, Paris XI et Toulouse III[Note 2]. Ces universités sont celles qui présentent le plus d'étudiants au concours.

Il y a 44 places offertes en 2014[4], soit 11 pour chaque école.

Classe préparatoire aux grandes écoles TB[modifier | modifier le code]

Le concours A TB est ouvert aux étudiants ayant un baccalauréat STL ou STAV et inscrits dans une classe préparatoire aux grandes écoles en filière TB (pour Technologie et Biologie).

Ce concours offre 8 places en 2014[5], soit 2 pour chaque école.

Réorientation[modifier | modifier le code]

Le concours D est ouvert aux personnes ayant validés un niveau bac+5 dans un domaine biologique ou médical, comme les titulaires d'un master ou d'un doctorat en biologie, d'un diplôme d’État de docteur en médecine, en pharmacie, ou en chirurgie dentaire, d'un diplôme d'ingénieur agronome ou encore d'un diplôme d'état de sage-femme. Il y a 4 places offertes chaque année pour cette voie[6], soit 1 pour chaque école.

Le concours E est ouvert aux personnes étudiant en première année à l'ENS Lyon ou à l'ENS Cachan et ayant été admises dans une école vétérinaire sur liste principale de la voie A du concours, l'année précédente[7]. Il consiste en un entretien avec le jury. Il y a 6 places offertes pour cette voie, 3 pour l'ENVA et 3 pour VetAgro Sup.

Études en école vétérinaire[modifier | modifier le code]

En France, il existe quatre établissements formant les vétérinaires :

Tous ces établissements sont publics et dépendent du ministère de l'Agriculture.

Le seul classement existant de ces écoles est donné indirectement par le rang des derniers appelés à l'issue du concours d'entrée[Note 3]. Ce classement ne traduit que la cote des écoles auprès des étudiants réussissant ce concours, celle-ci étant changeante. Les écoles de Lyon et d'Alfort ont ainsi été, entre 2005 et 2014, les deux écoles qui ont joui d'un plus grand prestige auprès de ces étudiants[Note 4]. Cela peut s'expliquer par l'ancienneté de ces écoles qui ont été fondées au XVIIIe siècle, par opposition aux écoles de Toulouse et de Nantes, plus récentes et donc ayant moins imprégné l'imaginaire collectif. Cependant, dès 2013 le rang du dernier intégré à l'école d'Alfort régresse[Note 5], et en 2015, les deux écoles qui ont été les plus prisées sont Lyon et Nantes[8].

La durée des études au sein de ces écoles vétérinaires est de 5 ans. Les frais d'inscription sont les mêmes dans chaque école et sont fixés tous les ans par arrêté interministériel du ministère de l'Agriculture (DGER) et du secrétariat d'État au Budget (direction du Budget). Pour l'année universitaire 2014/2015 ils étaient de 2 204 pour les étudiants non-boursiers[9] et gratuits pour les étudiants boursiers.

Tronc commun[modifier | modifier le code]

Planche anatomique, ostéologie du chien.

La formation de base dure 4 ans, divisés en 8 semestres. Les 3 premières années sont plutôt théoriques, la quatrième année est davantage clinique. Ce tronc commun est sanctionné par le diplôme d’étude fondamentale vétérinaire (DEFV), conférant le grade de master.

Lors des 3 premières années, les futurs vétérinaires étudient de très nombreuses matières. Parmi celles-ci on trouve des disciplines décrivant l'état et le fonctionnement normal de l'organisme, comme l'anatomie, l'histologie, la physiologie et l'immunologie ; des disciplines décrivant les agents pathogènes, comme la bactériologie, la virologie, la parasitologie et la mycologie ; des disciplines traitant du fonctionnement pathologique de l'organisme, comme l'anatomie pathologique et la physiopathologie ; des disciplines permettant la compréhension des mécanismes et des caractéristiques des maladies, comme l'infectiologie et la pathologie ; des disciplines pratiques, comme la propédeutique et la chirurgie ; des disciplines axées sur l'aide au diagnostic et le traitement, comme l'imagerie médicale, la biologie clinique et la pharmacologie ; ainsi que des disciplines consacrées à des appareils particuliers comme l'ophtalmologie, la dermatologie, la rhumatologie et la thériogénologie (gynécologie et obstétrique).

Des matières secondaires sont aussi étudiées, mais cela peut varier d'une école à l'autre. Parmi ces matières on retrouve : la bromatologie, la génétique, les statistiques, la chimie analytique (spectrométrie de masse, IR, RMN), les biotechnologies de la santé, l'ethnologie (domestication, races animales), l'écologie scientifique, la législation vétérinaire, la gestion, le logement des animaux d'élevage, la qualité et la sécurité des denrées alimentaires, les productions porcines, avicoles, cunicoles et piscicoles, ainsi que l'anglais, voire parfois d'autres langues vivantes.

Lors de la 4e année, les étudiants effectuent des rotations cliniques dans les différents services du CHU vétérinaire de leur école.

Approfondissement[modifier | modifier le code]

La cinquième année est une année d'approfondissement qui permet aux étudiants de mieux connaître un domaine en particulier. Cette année d'approfondissement ne doit pas être confondue avec une spécialisation, qui intervient après les 7 années d'études menant au diplôme d’État de docteur vétérinaire. Il existe des approfondissement dans des filières cliniques et dans des filières non-cliniques.

Filière clinique[modifier | modifier le code]

Les filières clinique existant dans les quatre écoles sont : animaux de compagnie, animaux de production, et équidés. Les écoles de Lyon et d'Alfort proposent en plus des filières mixtes permettant d'approfondir deux des filières précitées à la fois.

Durant cette dernière année les étudiants doivent préparer leur thèse, suivre des cours, effectuer des rotations cliniques et un stage de longue durée.

Pour ces filières l’année se termine par la soutenance d'une thèse d'exercice. Cette thèse est soutenue devant un jury composé d'un président, professeur dans une faculté de médecine, et de deux assesseurs, enseignants-chercheurs dans une école vétérinaire (dont le directeur de thèse)[10]. La seule obligation pour le sujet de thèse est d'être approuvé par le directeur de l'UFR de médecine dans laquelle la thèse est présentée. Les sujets de thèse sont majoritairement médicaux, mais certaines thèses d'exercice traitent de sujets sociologiques[11], culturels[12],[13], en rapport avec le monde vétérinaire, l'élevage, la faune sauvage, la cause animale, etc.

À l'issue de cette cinquième année clinique et la soutenance de la thèse d'exercice, les étudiants se voient décerner le diplôme d’État de docteur en médecine vétérinaire.

Filière non-clinique[modifier | modifier le code]

L'approfondissement peut aussi de faire dans une filière non-clinique : santé publique vétérinaire, recherche, ou industrie. Cependant ces formations peuvent également être choisies après une cinquième année en filière clinique (et une expérience professionnelle de vétérinaire pour la filière santé publique).

La filière santé publique vétérinaire s'obtient sur concours et implique d'étudier ensuite deux ans à VetAgro Sup Lyon pour devenir inspecteur de la santé publique vétérinaire.

Les filières recherche et industrie, impliquent que les étudiants effectuent leur cinquième année à l'université afin de valider une deuxième année de master. Ce master est fréquemment suivi d'un doctorat universitaire en sciences. L’approfondissement industrie concerne principalement les étudiants souhaitant travailler dans des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires ou dans des entreprises produisant de la nourriture pour animaux (pet food (en)).

Démographie et sociologie[modifier | modifier le code]

Origines sociales[modifier | modifier le code]

Féminisation[modifier | modifier le code]

Spécialisation[modifier | modifier le code]

Par la suite, il est possible d'effectuer une spécialisation[14] en suivant l'une ou plusieurs de ces formations :

Article détaillé : vétérinaire spécialiste.

Internat[modifier | modifier le code]

L'internat dure un an et peut se faire dans l'un des trois domaines suivants : animaux de compagnie, équidés, animaux de production. Il s'agit d'une formation clinique de haut niveau qui permet l'obtention du diplôme national d’interne des écoles vétérinaires françaises. Ce diplôme ne confère pas le titre de vétérinaire spécialiste.

Cette formation est accessible après réussite au concours de l'internat des ENV, dont le nombre de places est fixé régulièrement par la DGER du ministère de l'Agriculture. En 2015 il est de 113, dont 70 en animaux de compagnie, 28 en équidés et 15 en animaux de production, réparties de manière homogène entre les quatre ENV.

Contrairement à l'internat en médecine humaine, il n'est pas rémunéré. Les internes en médecine vétérinaire ont le statut d'étudiant.

Il est également possible d'effectuer un "internat" officieux dans un centre hospitalier vétérinaire privé, l'interne est alors salarié, la formation suivie est variable selon la structure et ne permet pas d'obtenir de diplôme. Cette période de formation-travail n'est pas reconnue par l'Ordre des vétérinaires qui qualifie l'appellation d'"internat privé" de "mensongère"[15]. En revanche certaines d'entre elles sont reconnues par les instances européennes (EBVS)[16].

Résidanat[modifier | modifier le code]

Pendant ses 3 années de résidanat, le vétérinaire prépare un diplôme conférant le titre de vétérinaire spécialiste. Ce diplôme peut être français : le DESV (diplôme d'études spécialisées vétérinaires) ou européen : le DEVS (diplôme européen de vétérinaire spécialiste)[17].

Il existe à ce jour 23 spécialités vétérinaires reconnues par la loi française[18] associées au titre de vétérinaire spécialiste :

  • anatomie pathologique vétérinaire ;
  • chirurgie des animaux de compagnie ;
  • chirurgie équine ;
  • dermatologie vétérinaire ;
  • élevage et pathologie des équidés ;
  • gestion de la santé des bovins ;
  • gestion de la santé et de la qualité en productions avicoles ;
  • gestion de la santé et de la qualité en production laitière ;
  • gestion de la santé et de la qualité en production porcine ;
  • imagerie médicale vétérinaire ;
  • médecine du comportement des animaux domestiques ;
  • médecine interne des animaux de compagnie ;
  • médecine interne des animaux de compagnie, option cardiologie ;
  • médecine interne des équidés
  • neurologie vétérinaire ;
  • nutrition clinique vétérinaire ;
  • ophtalmologie vétérinaire ;
  • pathologie clinique vétérinaire ;
  • santé et productions animales en régions chaudes ;
  • santé publique vétérinaire - sciences des aliments ;
  • santé publique vétérinaire - médecine des populations ;
  • sciences et médecine des animaux de laboratoire ;
  • stomatologie et dentisterie vétérinaires.

Le résidanat en médecine vétérinaire est rémunéré, comme toute formation de 3e cycle. Le salaire varie en fonction de la structure d'accueil et de l'année de formation.

Diplôme d'études spécialisées vétérinaires[modifier | modifier le code]

Le DESV est un diplôme délivré par le ministère de l'Agriculture, se réalisant en 3 ans. Il ne nécessite pas d'avoir fait une année d'internat au préalable. Il est sanctionné par un examen à la fin du résidanat. Il peut aussi être délivré par validation des acquis de l’expérience. Cette voie nationale est de moins en moins suivie au profit de la voie européenne (DEVS).

L'ENVA permet d'obtenir les DESV en anatomie pathologique, chirurgie des animaux de compagnie, élevage et pathologie des équidés, cardiologie, médecine interne des animaux de compagnie, ophtalmologie, et sciences de l'animal de laboratoire[19].

Oniris permet d'obtenir les DESV en anatomie pathologique, dermatologie, élevage et pathologie des équidés, et médecine interne des animaux de compagnie[20].

VetAgro Sup permet d'obtenir les DESV en chirurgie des animaux de compagnie, élevage et pathologie des équidés, médecine interne des animaux de compagnie, et sciences de l'animal de laboratoire[21].

L'ENVT ne propose pas de DESV[22].

Le DESV, délivré "à vie", ne répond pas aux critères européens de l'EBVS[réf. nécessaire][23] ce qui nuit à sa reconnaissance internationale. Ce manque d'attractivité explique pourquoi cette formation est peu plébiscitée par les étudiants et est maintenant pratiquement abandonnée par les écoles vétérinaires[réf. nécessaire] au profit d'une formation permettant d'obtenir le diplôme européen de vétérinaire spécialiste.

Diplôme européen de vétérinaire spécialiste[modifier | modifier le code]

Le DEVS se réalise en 4 ans, car il nécessite d'avoir fait une année d'internat (public ou privé) avant le résidanat. Le nombre de place offertes chaque année dépend des vétérinaires spécialistes disponibles pour encadrer les résidents. Un spécialiste ne peut encadrer qu'un seul résident à la fois.

Celui-ci peut alors être effectué au sein d’un établissement d'enseignement vétérinaire français ou européen mais aussi dans des structures privées ayant reçu l’agrément du Comité européen de spécialisation vétérinaire (ou EBVS, de l'anglais European Board of Veterinary Specialisation)[24].

Le résident exerce la discipline de spécialité conjointement avec son superviseur responsable, lui-même vétérinaire spécialiste, il présente régulièrement des cas cliniques traités devant l’équipe d’encadrement et, lorsque le résidanat est effectué dans une structure d'enseignement, il aide à l’enseignement pratique et clinique des étudiants en formation initiale et des internes. Il doit par ailleurs lire et synthétiser des articles scientifiques (participation au Journal Club) et participer à deux publications minimum dans des revues internationales à comité de lecture (généralistes ou vétérinaires).

Après réussite à l'examen, le vétérinaire devient membre d'un collège européen de l'EBVS correspondant à sa spécialité. Le diplôme remis, valable dans toute l'Union européenne, est reconnu par la loi française depuis 2009[25] pour la plupart des spécialisations. Cependant, certains collèges européens ne correspondent pas à des spécialités reconnues en France, c'est le cas en reproduction animale[26], en gestion de la santé des petits ruminants[27], en anesthésie et analgésie[28], en pharmacologie et toxicologie[29], en parasitologie[30] et en médecine zoologique[31].

Les spécialistes vétérinaires européens doivent faire recertifier leur diplôme tous les 5 ans[23].

Formation de vétérinaire chercheur[modifier | modifier le code]

Le docteur vétérinaire peut poursuivre ses études par une thèse de doctorat (différente de la thèse d'exercice) afin d'obtenir un doctorat après 3 ans d'études. Il peut ensuite intégrer, par exemple, un organisme de recherche français comme l'ANSES, l'INRA, le CIRAD, le CNRS ou l'INSERM, un organisme de recherche étranger ou bien une unité de recherche à l'Université ou au sein d'une école vétérinaire.

Formation d'inspecteur de la santé publique vétérinaire[modifier | modifier le code]

Les ISPV sont des fonctionnaires appartenant au Corps technique d'encadrement supérieur de l’État (catégorie A+). Ils interviennent dans toutes les administrations concernées par la conception, l'élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques relatives à la santé publique vétérinaire, à l'échelle nationale et internationale[32]. Ils exercent majoritairement dans les services déconcentrés de l’État (DDPP, DDCSPP, DDT, DRAAF, DREAL), mais aussi au sein des ministères, des préfectures, des tribunaux, des laboratoires d'analyse et de recherche publics, et des organismes internationaux (commission européenne, OIE, FAO, OMS). 97 % d'entre eux ont suivi des études en médecine vétérinaire (complètes ou incomplètes), les 3 % restants sont ingénieurs agronomes.

Leur formation se fait à l’école nationale des services vétérinaires, au sein de VetAgro Sup Lyon, ils sont recrutés sur concours en quatrième année de cursus vétérinaire (mais les étudiants passent toutefois leur thèse ce qui leur confère le titre de docteur vétérinaire), en fin d’études d’ingénieur agronome (concours élève) ou après une expérience professionnelle vétérinaire. Elle dure deux ans pour les étudiants recrutés par le concours élève et un an pour ceux ayant déjà une expérience professionnelle. Les étudiants perçoivent à ce titre une rémunération d'environ 1660€ brut mensuel[33].

Au cours de cette formation ils acquièrent une compétence technique et scientifique de l’inspection vétérinaire (audits sanitaires, contrôles, sécurité sanitaire des aliments ...), une maîtrise des mécanismes de l’action publique (droit public, finances publiques, économie, gestion des ressources humaines et financières), ainsi qu'une compétence de management.

Formation continue du docteur vétérinaire[modifier | modifier le code]

Le docteur vétérinaire doit continuer à se former une fois entré dans la vie professionnelle. Il peut le faire grâce aux formations continues dispensées par les structures de formation professionnelle agréées par le CFCV (Comité de la Formation Continue Vétérinaire)[34], en assistant à des conférences et à des colloques, ainsi qu'en s'abonnant à des périodiques de formation continue en médecine vétérinaire.

Certaines formations sont diplômantes, c'est le cas des CEAV (certificat d'études approfondies vétérinaires), des CES (certificat d’études supérieures), des DE (diplôme d'école) et des DIE (diplôme inter-écoles). Ces formations concernent des domaines divers comme les productions avicoles et cunicoles, la production porcine, l'ostéopathie vétérinaire, la pathologie apicole en apiculture, ou encore la réhabilitation de la faune sauvage, par exemple[35].

Historique[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Arrêt du conseil d'état qui permet à l'école vétérinaire de Lyon de prendre le titre d'Ecole royale vétérinaire

Claude Bourgelat est considéré comme le fondateur de la médecine vétérinaire scientifique en France et dans le monde[36]. Par sa volonté de fournir une instruction aux maréchaux, qui étaient jusqu'à cette époque les seuls à traiter les maladies des animaux domestiques, il fut à l'origine de la formation des vétérinaires en France.

Il impulsa la création de l’école vétérinaire de Lyon grâce à un arrêt du Conseil d’État du roi Louis XV du 4 août 1761[37], école qui fut inaugurée le 10 janvier 1762[38]. Ce fut le premier établissement d’enseignement de médecine vétérinaire au monde[Note 6]. Le recrutement se faisait alors par des campagnes publicitaires organisées par les intendants. Les étudiants venaient de différents pays d'Europe et étaient environ 30. Louis XV lui donna en juin 1764 le titre d’école royale vétérinaire via un nouveau décret, en raison des services rendus à l’agriculture pendant l'épisode de peste bovine[39].

Bourgelat fut également à l'origine de la création de l’école royale vétérinaire d'Alfort en 1765, il en devint d'ailleurs le premier directeur. Initialement installée dans des locaux provisoires au nord de Paris, elle est déplacée dans le château d'Alfort en 1766, où elle demeure encore[40],[39].

Une troisième école vétérinaire vit le jour à Limoges en 1766, sous l'impulsion de l'intendant Turgot, mais ferma en 1768[41],[42].

À la suite d'une demande du département de l'Isère, l'abbé Grégoire propose à la Convention nationale le 4 octobre 1793 d'instituer dans chaque département « une maison d'économie rurale, qui sera consacrée aux expériences propres à accélérer les progrès de l'agriculture »[43]. Ces projets n'aboutissent pas. En revanche, les écoles vétérinaires sont maintenues et réformées par le décret du 18 avril 1795 (29 germinal an III).

La loi du 18 avril 1795 institua deux écoles d'économie rurale vétérinaire, celle de Lyon et celle de Versailles.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

École vétérinaire d'Alfort

En 1801, pendant la Première République, le concours fut introduit à l'école de Lyon.

Sous Napoléon Ier, à la suite de la réforme des études résultant du décret impérial du 15 janvier 1813 sur l'enseignement et l'exercice de l'Art vétérinaire, les artistes-vétérinaires prennent de nouveaux titres. En effet, ce décret institua cinq écoles (Alfort, Lyon, Turin, Aix-la-Chapelle et Zutphen), dont trois en dehors des frontières actuelles qui forment en trois ans au diplôme de maréchal-vétérinaire. La poursuite par deux ans d'étude à l’école d’Alfort permet ensuite d'obtenir le titre de médecin-vétérinaire[44]. Les écoles vétérinaires furent alors divisées en deux classes, l'école d'Alfort étant la seule de première classe. Le titre d’artiste-vétérinaire fut alors réservé aux maréchaux-ferrants et aux maîtres de poste ayant obtenu un agrément départemental par le préfet[45].

En 1825, l'ordonnance du 6 juillet du roi Charles X met fin à ce système et crée l’école nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT). Il y a alors 3 écoles vétérinaires (Lyon, Alfort et Toulouse), celles de Turin, Aix-la-Chapelle et Zutphen n'étant plus en territoire français depuis le traité de Paris de 1815 qui redéfinit les frontières. À partir de l'ordonnance du 1er septembre, la situation est unifiée avec un diplôme, celui de vétérinaire, associée à quatre ans d'étude[46].

En 1881 un décret élève de 6 à 15 le nombre d'enseignants par école[47].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, une 4e école voit le jour : l’école nationale vétérinaire de Nantes (ENVN)[48].

En 1994, sous la présidence de François Mitterrand, une cinquième année d'école, de 3e cycle, est ajoutée au cursus[49] conduisant à un total de six années d’études.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2001, l'internat est créé dans les ENV[50], et ne concerne initialement que les écoles de Lyon et d'Alfort[51].

En 2003, les CPGE BCPST (prépas agro) fusionnent avec les classes préparatoires aux écoles nationales vétérinaires, ce qui permet une plus grande variété de débouchés à l'issue de cette préparation. La durée de préparation au concours vétérinaire est donc mécaniquement portée à deux ans[52] à partir des concours de 2005.

En 2005, pour contrer l'allongement de la durée des études en CPGE établie en 2003, la durée des études en ENV est ramenée à quatre ans[53], rétablissant une durée totale de six ans d'études.

En 2007, la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (DGER) allonge de nouveau le cursus de formation au sein des ENV à cinq ans[54] pour satisfaire la Commission européenne et l’Association européenne des établissements d’enseignement vétérinaire demandant une durée des études de cinq ans[55]. En effet, les deux années de classe préparatoire sont reconnues au niveau français mais sont mal reconnues au niveau européen, malgré les 120 crédits ECTS associés.

En 2008, est émise l'idée d'augmenter le nombre d’élèves à l'entrée des écoles vétérinaires, via le rapport Attali. Ce rapport stipule que « Le nombre de vétérinaires en France est très nettement inférieur à la moyenne européenne, alors que notre cheptel est le deuxième dans l’Union européenne [...] Il manque 2 000 à 4 000 vétérinaires en France. »[56] Il s'agirait pour ses rédacteurs de passer de la logique du concours, à une logique d’un examen qui sanctionnerait des connaissances et une pratique et donc de définir un niveau d’étude de qualité et non pas un nombre limité d’étudiants[57].

Un projet a évoqué la perspective qu'à partir de septembre 2010, 50 étudiants sélectionnés sur dossier pourraient suivre 4 années de formations post-bac à l'Institut polytechnique LaSalle Beauvais, une école privée, avant de suivre les 3 dernières années dans une école vétérinaire[58]. Ce projet, très critiqué par la profession[59], n'a pas vu le jour, malgré le feu vert du ministre de l'Agriculture Michel Barnier[60].

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2010, deux fusions d'écoles ont lieu au 1er janvier :

La création d'un 5e pôle de formation vétérinaire à Metz a été envisagé et étudié par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, sur le site désaffecté de la base aérienne de Frescaty[63]. Les scénarios envisagés étaient de créer une cinquième ENV, de créer un pôle de mutualisation pour les 4 ENV, d'associer ce site de Metz à l'ENV d'Alfort, ou bien de ne pas créer ce 5e pôle et de renforcer les écoles existantes. C'est cette dernière option qui a finalement été choisie.

En 2013, le numerus clausus du concours augmente de 80 places (60 pour le concours A BCPST, 20 pour le concours C), passant à 548 places[64]. Ce numerus clausus était en baisse depuis plusieurs années, or les vétérinaires arrivant sur le marché du travail en France étaient à plus de 40 % formés à l’étranger depuis 2008[Note 7]. La DGER justifie cette mesure par la volonté d'endiguer la migration d'étudiants français vers d'autres pays européens, comme l'Espagne ou la Belgique, et de former davantage d'étudiants en France. L'augmentation des places au concours C a pour but affiché de former davantage d'étudiants proche du milieu rural et donc supposés plus enclins à exercer en médecine des animaux de production, ce qui permettrait de compenser le manque de vétérinaires dans cette filière. Cette mesure a notamment été décriée par les ENV[65] qui n'ont vu aucune augmentation de leur moyens financiers et humains pour former ces 17 % d'étudiants supplémentaires, et par certains vétérinaires[66] qui y voient une augmentation de la concurrence et donc une baisse de leur revenus.

En 2015, le concours A est réformé afin de prendre en compte la réforme des programmes du lycée survenue depuis 2010. Les programmes des matières de BCPST ont été remaniés et les épreuves ont aussi été modifiées. Le concours E est créé. L'organisation de l'internat et le statut des internes sera précisé. Le 1er ministre Manuel Valls refuse la proposition de la métropole d'Amiens de créer une école vétérinaire dans cette ville, portée par l’institut LaSalle Beauvais et soutenue par la région[67].

En 2016, le concours B sera lui aussi réformé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En prenant en compte le nombre de candidats inscrits au concours (environ 1900 chaque année), par rapport au nombre de places. Cependant ce taux de réussite ne tient pas compte du fait qu'une sélection préalable s'effectue pour l'entrée en prépa, ainsi qu'entre la première et la deuxième année, ce qui diminue considérablement le nombre de candidats potentiels.
  2. Selon les statistiques du SCAV, les étudiants provenaient de ces universités à 63,5 % en 2013, 75 % en 2012, 71,1 % en 2011 et 76,1 % en 2010.
  3. Il n'existe pas de classement des écoles vétérinaires françaises basé sur des critères d'excellence académique, de performance de leurs unités de recherche, du salaire de sortie de leurs étudiants ou de leur ouverture à l'international, comme il en existe pour les écoles d'ingénieurs et les écoles de commerce.
  4. Selon les statistiques du SCEI, rangs des derniers appelés pour les concours de 2005 à 2014.
  5. Selon les statistiques du SCEI, ce rang rapporté au rang du dernier appelé toutes écoles confondues (qui lui augmente, étant donné que le numérus clausus augmente) régresse de 12,5 % entre 2012 et 2013, de 10 % entre 2013 et 2014, et de 8 % entre 2014 et 2015.
  6. C'est la première en Europe. En Amérique les plus anciennes sont, au Canada, le Veterinary College de l'Ontario fondé en 1862, au Mexique, la faculté de médecine vétérinaire de l'université autonome de l'état de Mexico fondée en 1870, et aux États-Unis, le College of Veterinary Medicine de l'université d'état de l'Iowa fondé en 1879.
  7. Selon les statistiques démographiques de l'Ordre ils étaient 46% en 2008, 39% en 2009, 44% en 2010, 55% en 2011 et 42% en 2012 (dont respectivement 77%, 75%, 71%, 76% et 64% formés en Belgique). L'année 2011 est à nuancer car elle correspond à l'année où moins d'étudiants ont été diplômés des ENV françaises en raison de l'allongement des études d'un an.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site du SCAV, Le service des Concours.
  2. Site du SCEI, Statistiques BCPST 2013.
  3. Site du SCAV de Bordeaux, Concours commun ENV, voie C.
  4. Site du SCAV, Les Concours B.
  5. Site du SCAV, Les Concours A TB.
  6. Site du SCAV, Le Concours D ENV.
  7. « Notice et programme du concours E », sur Site du SCAV.
  8. « Statistiques 2015 - BCPST - Statistiques générales », sur scei-concours.fr (consulté le 9 octobre 2015).
  9. « Arrêté du 9 juillet 2014 fixant le taux des droits de scolarité dans les établissements d'enseignement supérieur agricole publics pour l'année universitaire 2014-2015 », sur Légifrance.gouv.fr, .
  10. Code Rural, article D241-4 : « Le jury est composé de trois membres : un professeur de l'unité de formation et de recherche de médecine, président, et de deux assesseurs désignés par le directeur de l'unité de formation et de recherche de médecine, sur la proposition du directeur de l'école concernée, parmi les professeurs ou professeurs émérites et maîtres de conférence des écoles nationales vétérinaires ».
  11. Par exemple : Jean-Charles Poux, Les vétérinaires en politique, ENVA, 2004, 262p. ; Charlotte Foliard, Étude d'un dispositif de réinsertion de détenus en fin de peine par le travail dans un parc zoologique, Oniris, 2013, 168p. et Valentine Paulet, La féminisation de la profession vétérinaire en France : analyse de son impact à partir d'une enquête auprès des praticiens libéraux, ENVT, 2011, 185p.
  12. Par exemple : Clerc-Pithon Camille, Présence, rôle et signification des animaux dans une œuvre d’Arthur Conan Doyle : les aventures de Sherlock Holmes, ENVL, 2006, 79p. et Didier Christophe, Comparaison du chien de bande dessinée et du chien perçu par son propriétaire, ENVA, 2005, 117p.
  13. Par exemple : Anthony Leclaire, Les mécanismes de l'évolution des espèces illustrés par les créatures de l'univers de Star Wars, Oniris, 2014, 133p.
  14. « Décret no 92-1346 du 7 décembre 1992 relatif à la spécialisation vétérinaire et modifiant la section III du chapitre IV du titre Ier du livre VIII (nouveau) du code rural (partie Réglementaire) », sur Legifrance.gouv.fr
  15. Ordre national des vétérinaires, « Guide des démarches à effectuer pour exercer », sur veterinaire.fr, , p. 3
  16. « Specialist Education - EBVS - European Board of Veterinary Specialists », sur ebvs.eu (consulté le 30 janvier 2016)
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  18. « Arrêté du 31 juillet 2014 fixant la liste des spécialités vétérinaires », sur Légifrance.gouv.fr
  19. « ENVA », sur educagri.fr
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  31. (en) « European College of Zoological Medicine », sur EBVS.org
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  33. http://www.ensv.fr/sites/default/files/images/etudiants/Plaquette%20ISPV-taille%20réduite.pdf
  34. GAYA - La nouvelle agence, « La formation continue vétérinaire - L'Ordre national des vétérinaires », sur www.veterinaire.fr (consulté le 23 janvier 2016)
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  36. Article History of the veterinary profession sur le site du Royal College of Veterinary Surgeons (UK)
  37. Philippe BONBLED, Jean-François CHARY, « PREMIÈRE ÉCOLE VÉTÉRINAIRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 janvier 2014.
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  39. a et b Historia.fr - Aux origines des sciences vétérinaires par Françoise Labalette
  40. L'Humanité, Écoles vétérinaires - L'arme anti-épizootie
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  42. Cécile Cels-Pinelli, Histoire de l’École de médecine et de pharmacie de Limoges, Presses Universitaires de Limoges, (lire en ligne), p.36-37
  43. Henri Grégoire, Rapport et projet de décret, sur les moyens d'améliorer l'agriculture en France par l'établissement d'une maison d'économie rurale dans chaque département : présentés à la séance du 13 du 1er mois de l'an IIème de la république française, au nom des comités d'aliénation et d'instruction publique, p.24
  44. Revue historique des armées, Dossier « Le cheval dans la Grande Armée » par Jean-François Brun
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  50. « Arrêté du 27 mars 2001 relatif aux formations conduisant aux diplômes nationaux d'internat des écoles vétérinaires », sur Legifrance.gouv.fr
  51. « Arrêté du 27 mars 2001 relatif à l'internat en clinique animale des écoles nationales vétérinaires », sur Legifrance.gouv.fr
  52. « Arrêté du 13 juin 2003 fixant les modalités des concours d'accès dans les écoles vétérinaires », sur Legifrance.gouv.fr
  53. « Arrêté du 12 avril 2005 relatif aux études vétérinaires », sur Legifrance.gouv.fr
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  55. Charles Guené, Rapport au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture et de la Pêche "Vers une profession vétérinaire du XXIème siècle", (lire en ligne)
  56. Jacques Attali, Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française, La Documentation française, (lire en ligne), p.163-164
  57. Carole Ballin, « Débat autour du rapport Attali, interview de Jacques Delpla économiste ayant participé à la rédaction de ce rapport », Vetlife, no 13,‎ , p. 18 (lire en ligne)
  58. « LaSalle Beauvais, présentation du projet »,
  59. « Projet de formation vétérinaire à l'Institut LaSalle Beauvais, Position de la FSVF »,
  60. Feu vert pour le projet de formation vétérinaire de LaSalle Beauvais
  61. « Décret n° 2009-1642 du 24 décembre 2009 », sur Legifrance.gouv.fr
  62. « Décret n° 2009-1641 du 24 décembre 2009 », sur Legifrance.gouv.fr
  63. Patrick Le Bail et Alain Le Jan, « Rapport sur l'opportunité et la faisabilité de créer un nouveau pôle de formation et de recherche vétérinaires à Metz pour former davantage de vétérinaires pour le monde rural », sur fsvf.fr,
  64. « Arrêté du 6 décembre 2012 », sur Legifrance.gouv.fr
  65. Marine Neveux, « Saturation des effectifs : une étincelle met le feu aux poudres », La Semaine Vétérinaire, no 1529,‎ , p. 14-15 (lire en ligne) :

    « Les enseignants-chercheurs des quatre établissements ont réagi rapidement et fait part de leurs inquiétudes à la Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) sur la non-capacité des écoles à accueillir cette hausse de 17 % des effectifs d’étudiants. »

  66. Marine Neveux, « Saturation des effectifs : une étincelle met le feu aux poudres », La Semaine Vétérinaire, no 1529,‎ , p. 14-15 (lire en ligne) :

    « Extrait du courrier envoyé par la FSVF à la DGER : "Une augmentation de places aux concours 2013 [...] ne pourrait qu'aggraver le déséquilibre actuel : trop de vétérinaires praticiens pour les animaux de compagnie par rapport au marché" »

  67. « Un «non» brutal et énigmatique à l’école vétérinaire à Amiens », sur courrier-picard.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]