Stara Zagora

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Stara Zagora
Стара Загора
Blason de Stara Zagora
Héraldique
Drapeau de Stara Zagora
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Oblast Stara Zagora (oblast)
Maire
Mandat
Jivko Todorov (GERB)
2011 -
Code postal 6000
Démographie
Population 138 272 hab. (01.02.2011)
Géographie
Coordonnées 42° 26′ 00″ N 25° 39′ 00″ E / 42.433333, 25.6542° 26′ 00″ Nord 25° 39′ 00″ Est / 42.433333, 25.65
Altitude 196 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bulgarie

Voir sur la carte administrative de Bulgarie
City locator 14.svg
Stara Zagora
Liens
Site web http://www.starazagora.bg/

Stara Zagora (en bulgare: Стара Загора) (à ne pas confondre avec Stara Gora) est une ville du centre-sud de la Bulgarie. Elle compte une université, un hopital universitaire, un observatoire astronomique [1] diverses industries et plusieurs instituts scientifiques et culturels. C'est le chef-lieu de l'oblast de Stara Zagora La ville est située aux pieds du versant sud de la chaine des Balkans et au nord d'une vaste zone agricoles et d'élevage.

Histoire[2][modifier | modifier le code]

Les premiers peuplements sur le site de Stara Zagora remontent au VIIe ou VIe millénaire av. J.-C. Trois tombeaux mis au jour par les archéologues dans l'enceinte de la municipalité actuelle remontent à l'époque du néolithique ; le site archéologique situé à proximité de l'hôpital de district a révélé l'un des inventaires les plus riches de cette époque qui ait été retrouvé en Europe.

À l'époque des Thraces également, le site de Stara Zagora était un centre important. Il s'appelait alors Beroe (IVe siècle av. J.-C.). Au début du IIe siècle ap. J.-C., la ville d' Augusta Trajana est fondée sous le règne de l'empereur romain Trajan, probablement vers l'an 107. C'était une ville fortifiée, la deuxième en importance de la province de Thrace après Philippopolis. Durant les règnes des empereurs romains Marc Aurèle et Galien, la ville d'Augusta Trajana bat monnaie dont les pièces sont en utilisation sur une grande partie de la péninsule balkanique. Il reste des vestiges de cette ville romaine, comme certains bouts de la fortification, les portes occidentale et méridionale, le forum, ou encore les thermes et une nécropole.

Au fil des siècles, la ville changera encore plusieurs fois de noms : Vereya (VIe et VIIe siècles), Irinopolis (VIIIe au XIIe siècle), Borouï (XIIe au XIVe siècle), Eskri Zagra (après la conquête turque en 1364), Jeleznik (dans les années 1850) et enfin Stara Zagora (depuis 1871).

Démographie[modifier | modifier le code]

Après une période de croissance soutenue, la population de Stara Zagora[3] n'a cessé de décroître depuis les bouleversements politiques et économiques intervenus en 1989-1990.

Évolution démographique
1887 1910 1934 1946 1956 1965 1975 1985 1992
16 039 22 003 29 825 38 325 55 094 88 857 122 454 151 163 150 451
2001 2005 2008 2011 - - - - -
143 420 141 597 140 710 138 272 - - - - -

[4] [5]

Environnement urbain et qualité de la vie[modifier | modifier le code]

Les paysages situés au nord de la ville sont plus naturels et propres, alors qu'une agriculture de plus en plus intensive s'est développée au sud (en partie responsable d'une forte pollution des eaux de nappes et de surface, et de l'eau potable par les nitrate[6], de même qu'une immense mine de charbon à ciel ouvert. Dans la ville, l'air et les sols ont été pollués par la combustion du charbon[7] puis l'utilisation de l'essence plombée.

la ville est traversée par la rivière Sazliyka (145.5 km), qui est anthropisée et dégradée dans cette portion, mais moins polluée que la rivière Topolnitsa (154.8 km) qui serait le cours d'eau le plus pollué de Bulgarie selon irikov (2008)[8].

En raison du caractère universitaire de la ville, Stara Zagora et ses environs ont bénéficié de diverses études d'intérêt environnemental et sanitaire (santé environnementale). Des études poussées ont notamment concernées la modélisation de la circulation des polluants urbain en cas d'épisodes extrêmes de pollution[9], la qualité de l'eau[10], et la qualité de l'air portant par exemple sur les teneurs en NO2 de la colonne d'air atmosphérique, ou encore sur teneur de l'air en plomb (de 0,06 à 0,6 ug de plomb/m3 d'air dans les années 1980) et l'impact de ce problèmes en termes de plombémie chez les habitants de la ville[11]. Le saturnisme était encore significativement présent au début des années 1980 en raison principalement du plomb tétraéthyle utilisé comme additif de l'essence ; les gens vivant près des carrefours est des axes de circulation ayant les plombémies (en moyenne) les plus élevées (Une expérimentation faite avec des souris élevées en cages près ou loin d'axes de circulation a confirmé la pollution routière comme source principale)[11]. La plombémie moyenne estimée chez les enfants exposés à la pollution élevée de plomb de l'air (10,28 pg/dl) dépassait la norme pour l'enfance du Centre des CDC aux États-Unis (10 ug/dl, norme aujourd'hui considérée comme laxiste même par l'OMS)[11]. Des doses de [plomb]] préoccupantes et parmi les plus élevées du pays ont aussi été relevées (1999) dans le bois de peupliers urbains[12]

Des anthropologues s'intéressent aussi aux changements survenus dans l'ère postcommuniste, par exemple en matière de "consommation des paysages dans la région de Stara Zagor[13].

Des études originales ont été faite dans cette région, avec par exemple

Environnement agropaysager et agroécologique[modifier | modifier le code]

Le paysage du sud de la ville est très cultivé et, toujours en raison de la présence des universités a fait l'objet de nombreuses études concernant l'élevage[16], les sciences vétérinaires[17],[18],[19] et agroenvironnementales[20] et agricoles, puis sur la soutenabilité de l'irrigation (Irrigation expérimentale, etc.[21]).

Vie scientifique[modifier | modifier le code]

La ville connait une riche vie scientifique en raison de son caractère universitaire. On y a par exemple étudié la climatothérapie appliquée à la dermatologie[22]. L'université expérimente le e-learning et promeut parfois l'Open data[23]

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • La ville a donné son nom à une race domestiques de dindes (la « Blanche de Stara Zagora »)[24]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yuri Gagarin Public Astronomical Observator
  2. site de la ville de SZ
  3. source : site de la ville de SZ
  4. Institut national de la statistique, Bulgarie
  5. pop-stat.mashke.org
  6. Tabacova, S., Balabaeva, L., & Little, R. E. (1997). Maternal exposure to exogenous nitrogen compounds and complications of pregnancy. Archives of Environmental Health: An International Journal, 52(5), 341-347. (http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00039899709602209 résumé])
  7. Lenchev, A., Ninov, J., & Grancharov, I. (2008). Atmospheric air pollution by the gas emissions of coal-fired thermal power plants II . Ambient air pollution of the Stara Zagora Region from the “Maritsa East” Power Complex. Journal of the University of Chemical Technology and Metallurgy, 43(3), 327-334.
  8. Zhelev, Z., Arnaudov, A. D., Popgeorgiev, G. S., & Dimitrov, H. A. (2012). Assessment of ecological status of two rivers with different types of anthropogenic pollution in Southern Bulgaria based on the level of fluctuating asymmetry in the populations of marsh frog Rana ridibunda (Amphibia: Ranidae). Acta Zoologica Bulgarica, 225-231.
  9. Prodanova, M., Perez, J. L., Syrakov, D., San Jose, R., Ganev, K., Miloshev, N., & Roglev, S. (2008). Application of mathematical models to simulate an extreme air pollution episode in the Bulgarian city of Stara Zagora. Applied Mathematical Modelling, 32(8), 1607-1619.
  10. Georgieva, N., Yaneva, Z., & Dospatliev, L. (2010). Analyses of natural water quality in Stara Zagora region according to the parameters sulfates and chlorides. Trakia Journal of Sciences, 8(2), 517-524.
  11. a, b et c Gidikova, P. (1998). Air lead pollution and lead exposure of experimental animals and children in Stara Zagora town (Bulgaria). International Journal of Environmental Health Research, 8(4), 303-313 (http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/09603129873417 résumé]).
  12. Djingova, R., Wagner, G., & Kuleff, I. (1999). Screening of heavy metal pollution in Bulgaria using Populus nigra ‘Italica’. Science of the total environment, 234(1), 175-184 (résumé).
  13. Garstka, G. J. (2009). Social Pluralism in the Postsocialist City: Diverging Consumer Groups in the Consumption Landscape of Stara Zagora, Bulgaria. Anthropology of East Europe Review, 27(1), 37-50
  14. Zerefos, C. S., Balis, D. S., Zanis, P., Meleti, C., Bais, A. F., Tourpali, K., ... & Gogosheva, Z. (2001). Changes in surface UV solar irradiance and ozone over the Balkans during the eclipse of August 11, 1999. Advances in Space Research, 27(12), 1955-1963.
  15. Zhelyazkova, I. (2012). Honeybees–bioindicators for environmental quality. Bulgarian Journal of Agricultural Science, 18(3), 435-442.
  16. ex : Nestor, K. E., McCartney, M. G., & Bachev, N. (1969). Relative contributions of genetics and environment to turkey improvement. Poultry science, 48(6), 1944-1949 (résumé).
  17. Stoev, S. D., Paskalev, M., MacDonald, S., & Mantle, P. G. (2002). Experimental one year ochratoxin A toxicosis in pigs. Experimental and Toxicologic Pathology, 53(6), 481-487 (résumé).
  18. Alexieva, D., Chobanova, S., & Ilchev, A. (2007). Study on the level of heavy metal contamination in feed materials and compound feed for pigs and poultry in Bulgaria. Trakia J. Sci, 5(2), 61-66.
  19. Georgiev, D. M., Kostadinova, A., & Georgiev, B. B. (2003). Land snails in the transmission of protostrongylids on pastures in Southern Bulgaria: variability of infection levels related to environmental factors. Acta Parasitologica, 48(3), 208-217 (résumé).
  20. Prelezov, P., Koinarski, V., & Georgieva, D. (2008). Seroprevalence of Toxoplasma gondii infection among sheep and goats in the Stara Zagora region. Bulgarian J. Vet. Med, 11, 113-119.
  21. Popova, Z., Mailhol, J. C., Ruelle, P., Varlev, I., & Gospodinov, I (2005) Maintaining environmental and productivity sustainability of a non‐homogeneous furrow set in different agro‐landscapes. Irrigation and drainage, 54(3), 321-337
  22. Hristakieva, E. (2005). http://tru.uni-sz.bg/tsj/vol3No4_1_files/Hristakieva%20E.pdf Climatotherapy in dermatology : Why, how and when]. Trakia J Sci, 3(4), 27-31.
  23. Yordanova, L., Boychev, G., Tsvetanova, Y., Hrisuleva, V., & Kiryakova, G. (2003). Development of a Web–based Course on Informatics via Open-source Software Package MOODLE. Proceedings of the International Conference on Computer Systems and Technologies (e-Learning) CompSysTech’2003.
  24. Sotirov, L., Lalev, M., Oblakova, M., Porfirova, Z., Tanchev, S., & Nikolov, G. (1998). Lyzozymes and complement activity in different turkey breeds. Revue de Medecine Veterinaire (France). (http://agris.fao.org/agris-search/search.do?recordID=FR1998003014 résumé]]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]