La Charce

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La Charce
La Charce
L'Oule à La Charce.
Blason de La Charce
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Rémuzat (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Laurent Haro
2014-2020
Code postal 26470
Code commune 26075
Démographie
Gentilé Charçois, Charçoises
Population
municipale
35 hab. (2016 en augmentation de 16,67 % par rapport à 2011)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 17″ nord, 5° 27′ 05″ est
Altitude Min. 584 m
Max. 1 327 m
Superficie 9,43 km2
Localisation

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La Charce

La Charce est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Establet Rose des vents
Rottier N Sainte-Marie
Hautes-Alpes
O    La Charce    E
S
Cornillac Pommerol

La Charce est un village du Diois, situé à 6 km de la Motte-Chalancon, près de la limite des Hautes-Alpes. Il surplombe la vallée de l'Oule, affluent de l'Eygues. Non loin de La Charce se trouvent les gorges de Pommerol, l'une des merveilles du Dauphiné, les falaises de Rémuzat et de Saint-May où les vautours ont été réintroduits récemment.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1183 : mention de l'église Notre-Dame : Sancta Maria de Carcere (Mas. de l'Isle Barbe, 118).
  • 1220 : La Charcer (cartulaire de Die, 62).
  • 1242 : mention de l'église Notre-Dame : Sancta Maria de Carceris (cartulaire de l'Isle Barbe).
  • 1251 : Castrum Sanctae Mariae de Carcere / Carcerem (Mas. de l'Isle-Barbe, 173).
  • 1625 : Charssia (archives de la Drôme, E 4647).
  • 1641 : La Charsse (pouillé de Gap).
  • 1891 : La Charce, commune du canton de Rémuzat.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom « Charce » viendrait de carce signifiant « prison ». Certains en déduisent qu'il y eut des geôles en ce lieu[réf. nécessaire].

Certains pensent que le nom "Charce" viendrait de l'oronyme pré-indo-européen *cars désignant des reliefs calcaires et notamment leurs formes particulières d'érosion (cf. karst). On retrouve cette racine dans les villages de Charcier (Jura) et Charcenne (Haute-Saône) ainsi que dans le Charsac, petit ruisseau drômois[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • La terre est du patrimoine des abbés de l'Isle-Barbe.
  • Inféodée aux Mévouillon.
  • Inféodée par les Mévouillon aux Isoard.
    • Les Reigners (héritiers des Isoard)
  • 1305 : les Mévouillon vendent leurs droits de suzeraineté aux comtes de Provence.
  • 1324 : la terre passe des Reyniers aux comtes de Provence .
  • 1348 : les comtes de Provence vendent le tout aux (d') Agoult.
  • Les Montauban (par mariage) / (au XVe siècle[2])
  • Vers la fin du XVIe siècle : les La Tour-Gouvernet, derniers seigneurs.

1542 : il y a 15 habitants dans cette terre[1].

Avant 1790, la Charce était une communauté du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix, viguerie et recette de Sisteron, formant une paroisse du diocèse de Gap, dont l'église était dédiée à Notre-Dame, et dont les dîmes appartenaient au prieur de Saint-May[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

La commune de la Charce fait partie du canton de Rémuzat depuis 1790[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Charce

de sinople à un bourg de plusieurs maisons d'argent, ajourées de sable[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 En cours Laurent Haro[4] DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 35 habitants[Note 1], en augmentation de 16,67 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
238209232242251239232217240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
204189180190188181162129127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12311312710395971047980
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
524647383648433035
2016 - - - - - - - -
35--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande, ovins, caprins[2].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Site du vieux village sur une butte rocheuse[2].
  • Détroit sauvage d'Establet[2].
  • Vallée de l'Oule[2].
  • Randonnées[2].
  • Pêche et chasse[2].
  • Fête : premier dimanche de septembre[2].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Restes du château (classé IMH) du XVIe siècle : façade avec deux tours[2].
    • Le château du XVIe siècle se dresse sur un petit promontoire à la confluence de l'Oule avec l'Establet. Il a été le lieu de villégiature de Philis de La Charce, une héroïne du Dauphiné, qui en 1692 aurait arrêté la progression des troupes du duc de Savoie[réf. nécessaire].
    • Il a conservé fort belle allure en retrouvant notamment sa toiture depuis son acquisition par la mairie de La Charce[réf. nécessaire].
  • Tour situant la frontière entre Drôme et Hautes-Alpes[2].
  • Église composite[2].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Serre de l'Âne situé entre la Charce et La Motte-Chalancon est un site géologique important :

  • Des strates de calcaire et de marne sont clairement visibles et forment un paysage remarquable.
  • Le site devrait bientôt[Quand ?] se voir attribuer le titre de "clou d'or", référence internationale de référence marquant la limite de la couche géologique du hauterivien (Jean-Luc NOTHIAS, Le Figaro du 19/8/2018 page 10).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 70
  2. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Charce
  3. Armorial des communes de la Drôme
  4. La Charce sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]