François de La Rochefoucauld

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François de La Rochefoucauld
Description de cette image, également commentée ci-après
François VI de La Rochefoucauld.
Naissance
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 66 ans)
Paris, Drapeau du royaume de France Royaume de France
Activité principale
Ascendants
Conjoint
Andrée de Vivonne
Descendants
Famille
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Compléments

Recueil des portraits et éloges

François VI, duc de La Rochefoucauld, prince de Marcillac[1], né le à Paris et mort le dans la même ville, est un écrivain, moraliste, mémorialiste et militaire français du 17e siècle. Il fait partie du mouvement littéraire du classicisme et est surtout connu pour ses Maximes. Bien qu'il n'ait publié officiellement que ses Mémoires et ses Maximes, sa production littéraire est dense.

Biographie[modifier | modifier le code]

Appartenant à l'une des plus illustres familles de la noblesse française, le jeune La Rochefoucauld, alors prince de Marcillac, succède à l'âge de 16 ans (le ) à son oncle Benjamin de La Rochefoucauld, comte d'Estissac, en tant que mestre de camp du régiment d'Estissac. Son père François est gouverneur du Poitou. En 1628, La Rochefoucauld épouse sa cousine Andrée de Vivonne, riche héritière de la baronnie de la Châtaigneraie qui lui donnera huit enfants[2].

Très jeune, il se mêle activement à toutes les intrigues de l'époque et prend part aux complots de Gaston de France et de la duchesse de Chevreuse contre le cardinal de Richelieu. Sa vie se voit dès lors ponctuée de disgrâces ; arrêté puis emprisonné à La Bastille pendant huit jours[3], il opte pour l'exil et se retire sur ses terres. À la mort de Richelieu (1642), il revient à la cour. Le cardinal Mazarin succède à Richelieu, mais l'animosité ne s'étiole pas.

Il fut fait maréchal de camp le 19 mai 1646[4]. Pendant la Fronde, il prend le parti de la révolte nobiliaire encouragé par sa maîtresse la duchesse de Longueville, la propre sœur du Grand Condé. Leur fils né pendant le siège de la capitale sera nommé Charles-Paris. Après la mort de son père en 1650, il prend le titre de duc de La Rochefoucauld. Blessé à plusieurs reprises au combat, il évitera de peu la cécité.

Assagi, c'est alors que, dans son château de Verteuil[5] en Angoumois, il rédige ses « Mémoires » qu'il consacre à la régence d'Anne d'Autriche et qui sont publiés sans son autorisation à Cologne en 1662. Le scandale le pousse à désavouer son œuvre. Il publia lui-même sa propre édition en 1665[6]. Jouissant de la faveur de Louis XIV, il se consacre à la réflexion.

Il fréquente dès lors les salons des « honnêtes gens » et se lie d'amitié avec la marquise de Sévigné, la marquise de Sablé et plus particulièrement avec la comtesse de La Fayette. Ses réflexions successives l'amèneront à publier un ouvrage inédit en 1665 : les Réflexions ou sentences et maximes morales (communément nommé « Maximes »), ponctué d'aphorismes philosophiques.

La Rochefoucauld s'éteindra après avoir reçu l'extrême-onction des mains mêmes de Bossuet[7].

Participation aux salons[modifier | modifier le code]

La Rochefoucauld fit partie du salon de Madeleine de Sablé, membre de la coterie de Rambouillet. Il s'était consacré dans la solitude à l’écriture de ses mémoires alors que la fréquentation des salons lui servit pour la composition de ses fameuses Maximes. En 1662, la publication de ses mémoires par les Elzeviers causa du trouble dans le petit monde des salons. Beaucoup de ses amis furent profondément blessés et il se hâta d’en nier l’authenticité. Trois ans plus tard, il publia sans son nom les Maximes, qui l’établirent d’un coup parmi les plus grands hommes de lettres. À peu près à la même époque commença son amitié avec Marie-Madeleine de La Fayette (1655), qui dura jusqu’à la fin de sa vie. Les aperçus que nous avons de lui proviennent surtout des lettres de Marie de Sévigné et, bien qu’elles montrent son agonie souffrant de la goutte, sont généralement plaisantes. Il avait un cercle d’amis dévoués dans les salons et à la cour (Simon Arnauld de Pomponne…) ; il était reconnu comme un moraliste et un écrivain de la plus haute valeur et il aurait pu entrer à l’Académie française sur demande.

Son fils, François, prince de Marcillac, auquel il avait donné un peu avant sa mort ses titres et honneurs, bénéficia d’une position supérieure à la cour.

Comme la plupart de ses contemporains, il voyait la politique comme un jeu d’échecs. Les Maximes forment une dénonciation inlassable de toutes les apparences de vertu.

Jean de La Fontaine lui a dédié sa fable no XI, située dans le premier recueil des Fables de La Fontaine : L'Homme et son image.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

François VI de La Rochefoucauld
Illustration.
Portrait du Duc François VI de La Rochefoucauld, gravure XVIII
Titre
Duc de La Rochefoucauld et Prince de Marcillac

(30 ans, 1 mois et 9 jours)
Prédécesseur François V de La Rochefoucauld
Successeur François VII de La Rochefoucauld
Biographie
Titre complet Duc de La Rochefoucauld, Prince de Marcillac, Pair de France, Chevalier des ordres du Roy, Gouverneur du Poitou...
Date de naissance
Lieu de naissance Paris, Royaume de France Royaume de France
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Paris Royaume de France Royaume de France
Conjoint Andrée de Vivonne
Enfants François VII de La Rochefoucauld
Famille Maison de La Rochefoucauld

François de La Rochefoucauld

À 16 ans, en mai, il prend la place de maître de camp à son oncle Benjamin de la Rochefoucauld. Ses exploits militaires l'amènent à intégrer la Cour de la reine Anne d'Autriche dont il devient le chevalier servant. Il part faire la guerre lors de la guerre de Trente Ans.

La Fronde[modifier | modifier le code]

Face à la volonté de Richelieu d'instaurer un régime absolutiste, le duc de La Rochefoucauld ne cache pas son hostilité ouverte envers le cardinal, qui le fait embastiller puis exiler dans ses terres de Verteuil. C'est dans une grande désillusion qu'il apprend qu'il ne sera pas récompensé par le nouveau cardinal Mazarin, malgré ses nombreux services rendus à la reine. Ce dernier espérait en effet obtenir plus rapidement le titre de duc afin de recevoir les Honneurs du Louvre et le "privilège du tabouret" pour sa femme.

Se sentant humilié, il rejoint la Fronde aux côtés de Louis II de Bourbon-Condé. Il avouera plus tard s'y être engagé plus par recherche de gloire, que par réel intérêt. Il assiège la ville de Cognac avec ses alliés depuis leur base de Bordeaux mais se heurtent aux troupes royales. Pour son implication dans sa révolte, le cardinal Mazarin fait raser son château de Verteuil considérant François VI comme un traître.

Le duc de La Rochefoucauld est gravement blessé au cours d'un combat au Faubourg Saint-Antoine en voulant ravitailler la capitale, il reçoit un coup de mousquet en plein visage. Il finit par s'exiler en Flandre, puis revenir finir sa vie en Charente malgré sa fragile santé.

Un amant reconnu[modifier | modifier le code]

Il fut marié à l’âge de 15 ans à Andrée de Vivonne. Il s'agit de sa cousine. Huit enfants naîtront de cette alliance. En 1637, il se lie avec Mademoiselle de Chevreuse, Marie de Rohan. Il s'est rapproché d'Anne d’Autriche dont il devient le confident. En 1645, il tombe amoureux de la sœur du prince de Condé, la duchesse de Longueville. Elle était connue pour être proche des frondeurs.

Il aura un fils de cette union, Charles-Paris (1649-1672), reconnu généreusement par le duc Henri II d'Orléans-Longueville

Il était aussi proche de Mademoiselle de Scudéry, de Madame de Sablé et de Mademoiselle de Montpensier.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marcillac également écrit Marsillac.
  2. Jean-Marie Constant, C'était La Fronde, Flammarion 2016 p. 29.
  3. Pascal Mougin, Karen Haddad-Wotling, Dictionnaire mondial des littératures, Larousse, 2002.
  4. Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, vol. 8, 1827, p. 53.
  5. Le château de Verteuil par le marquis d'Amodio [PDF] « L'œuvre fut entièrement écrite à Verteuil. »
  6. Encyclopédie de l'Agora [1]
  7. Louis-François de Bausset, Histoire de J.-B. Bossuet, évêque de Meaux, composée sur les manuscrits originaux, 1814, p. 32

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Minois, La Rochefoucauld, Tallandier, 2007, 527 p.
  • Alain Mazère, La Rochefoucauld : le duc rebelle, Le Croît Vif, 2007, 375 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]