Famille de La Tour du Pin

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La Tour du Pin
Armes de la famille.
Armes de la famille : La Tour du Pin

Blasonnement De gueules à la tour d'argent, avec son avant-mur de même

La famille de La Tour du Pin est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Dauphiné. Une controverse s'est élevée depuis le milieu du XIXe siècle sur la question de savoir si elle était bien issue de l'ancienne maison féodale de La Tour-du-Pin dont la branche aînée donna les derniers Dauphins de Viennois, car sa filiation suivie ne peut être prouvée avant le XIIe siècle[1]. La famille de La Tour du Pin se divisa en plusieurs branches.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La famille de La Tour-du Pin aurait une communauté d'origine avec la maison de La Tour d'Auvergne dont elle se serait détachée au Xe siècle, mais cette hypothèse n'est pas prouvée et a été contestée par de nombreux généalogistes car la filiation prouvée de la famille de La Tour-du-Pin ne peut remonter avant le XIIe siècle[1].

Elle donna (entre autres) les branches :

  • de Gouvernet
  • de La Charce
  • de Montauban
  • de Verclause

Une controverse s'est élevée depuis le milieu du XIXe siècle sur la question de savoir si la Maison de La Tour-du-Pin actuelle était bien issue de l'ancienne maison féodale de La Tour-du-Pin dont la branche aînée donna les derniers Dauphins de Viennois[1].

  • Berlion de La Tour, vivait en 1107, il fait avec ses fils Girard et Walon, don de certains biens au prieuré bénédictin d'Innimont en Bugey[2].
  • Girard, fils de Berlion, seigneur de la Tour est mentionné en 1129 dans un acte du cartulaire de la chartreuse de Portes comme bienfaiteur de ce monastère[3][réf. incomplète].
  • Albert, son fils, trouvé en 1161 et 1184 fait une donation au chapitre St-Paul de Lyon pour le salut de l'âme de ses parents[4]. Il est le père d'Albert qui suit et de Berlion, auteur présumé de la branche de Vinay.
  • Albert, chevalier-croisé en 1190, laissa de Marie d'Auvergne plusieurs fils.

Branche des barons de La Tour du Pin et dauphins de Viennois, éteinte en 1355[modifier | modifier le code]

Au cours des XIe et XIIe siècles la maison de la Tour se tailla une importante baronnie sur la rive gauche du Rhône qui s'étendait approximativement des rives du Guiers jusqu'à Bourgoin (actuellement Bourgoin-Jallieu) et Crémieu ; et comptait, à l'époque d'Albert III, près de 80 bourgs et châteaux. Cet ensemble, connu sous le nom de "Terre de la Tour", était pour l'essentiel tenu en franc-alleu par les sires de la Tour qui ne reconnaissaient donc que l'autorité (assez théorique) des souverains du Saint-Empire Romain. L'historien Nicolas Chorier cite d'ailleurs les sires de la Tour parmi les principaux barons du Dauphiné et souligne leur rang et leur puissance[5]. C'est cette famille qui donna quatre dauphins de Viennois de 1282 à 1349, date de la vente du dauphiné de Viennois à la couronne de France.

Filiation 

Branche de La Tour du Pin Gouvernet[modifier | modifier le code]

Cette branche serait issue de la branche de Clelles, elle-même issue de la branche de Vinay[10].

La branche aînée de Gouvernet s'est éteinte en 1775 et la seconde branche dite de Paulin devenue l'aînée, a repris le nom de Gouvernet[10] et s'est éteinte au XIXe siècle avec Humbert-Adelin de La Tour du Pin-Gouvernet, marié en 1883 à Louise-Gabrielle de Clermont-Tonnerre dont il n'eut que des filles.

Illustrations

Armes : D’azur à une tour crénelée de 5 pièces d’argent, maçonnée et portillée de sable au chef cousu de gueules, chargé de 3 heaumes d’or, posés de profil

Devises : Turris Fortitudo mea, Courage et loyauté

Branche de La Tour du Pin Chambly[modifier | modifier le code]

Illustrations

Possessions[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustives des possessions tenues en nom propre ou en fief de la famille de La Tour du Pin :

Alliances[modifier | modifier le code]

(Toutes branches confondues) : d’Auvergne, de Coligny, de Viennois, de Hongrie, des Baux, de Villars, Allemand, de Silve de Gouvernet, du Bosquet, de Montauban de La Charce, de Bourrelon, d'Albon, de Vignoles, Billet, Guynot de Mauconseil, Dillon, de La Bourdonnaye-Blossac, de Clermont-Tonnerre, de Ginestoux des Plantiers, de Mazel, de Choiseul, de Goyon-Matignon, Pajot de Juvisy, Tourteau d'Orvilliers, Stephen, de La Croix, Corneille, de Chambly, de Bérulle, Douet de La Boullaye, de Maussion, Michon de Vougy, de Sesmaisons, du Bosc de Radepont, d'Harcourt, Passy, Pépin de Bellisle, de Sauvin de Chailar, de Trouchet, de Montferrand, de Beaujeu, Guérin de Tencin, de Mercy, du Houx de Viomesnil, d’Héricy de La Motte-Houdancourt, d’Hilaire de Toulon de Saint-Jalles de Jovyac, Millin de Grandmaison, de Sade, Rilliet, de Bricqueville, Boscani de Romaine, de Châteaubriand, O'Connor, de Croÿ, de Guigné, Gaillard, de Crouzet, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, volume 6, page 333.
  2. U. Chevalier, Regeste dauphinois publié en 7 volumes par la librairie H.Martin à Vienne de 1913 à 1926 - volume I / doc.no 2951.
  3. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et Bugey - livre II, rééd. Horvath, Roanne, 1976, p.xxx
  4. U. Chevalier, Regeste dauphinois publié en 7 volumes par la librairie H.Martin à Vienne de 1913 à 1926 - volume I / doc.no 3459.
  5. N. Chorier, Histoire générale de Dauphiné (2 volumes), chez Philippe Charvys à Grenoble (1661) et Jean Thioly à Lyon (1672)
  6. Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey : les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné, 1282-1355, vol. 14, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales », , 433 p. (ISBN 978-2-72970-762-0, lire en ligne), p. 22.
  7. Informations généalogiques relatives à Marie de La Tour du Pin, Foundation for Medieval Genealogy.
  8. Christian Regat, François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie - Chablais, Faucigny, Genevois, Cabédita, 1994 (ISBN 9782882951175), p. 38.
  9. Paul Fournier, « Le dauphin Humbert II », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,‎ , p. 581-599 (lire en ligne)
  10. a et b Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France, 1820, page 381..
  11. Vissec et son étrange rivière, Par Adrienne Durand-Tullou, Publié par Espace Sud éditions, 1995, p. 59.

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Martin, Histoire et Généalogie de la Maison de La Tour du Pin, Lyon, 1985, 237 p.
  • Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 617
  • Francois Roche, Armorial du Trièves : symbolisme et vieilles familles, Grenoble, Académie Delphinale, 1962, 24 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]