Château de Fontaine-Française

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Château de Fontaine.
Château de Fontaine-Française
Image illustrative de l'article Château de Fontaine-Française
Château de Fontaine-Française
Période ou style Classique
Type Manoir
Architecte Souhard
Début construction 1754
Fin construction 1758
Propriétaire initial François Bollioud de Saint-Jullien
Propriétaire actuel Xavie de Caumont La Force
Protection Logo monument historique Classé MH (1945)
 Inscrit MH (1993)
Site web http://www.chateau-fontainefrancaise.fr
Coordonnées 47° 31′ 37″ nord, 5° 22′ 07″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Commune Château de Fontaine-Française

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Château de Fontaine-Française

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Fontaine-Française

Le château de Fontaine-Française est un château situé au centre de Fontaine-Française (Côte-d'Or), en Bourgogne-Franche-Comté.

Le château avec ses jardins composés de 372 tilleuls taillés en portique et de topiaires d'if et de buis fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le et inscrit le pour le jardin et l'orangerie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Guillaume de Vergy († ~1241) prend possession de la seigneurie, peut-être après son mariage avec Clémence de Fouvent en 1207. C'est pet-être lui qui fait construire le château, structure militaire typique du XIIIe siècle avec un donjon intégré dans les murailles extérieures[2]. En 1361 Jacques de Pesmes est condamné à payer une compensation à Henriette de Vergy (sa belle-sœur), Guillaume frère d'Henriette et leur mère Jeanne de Montbéliard veuve de Guillaume de Vergy (mort l'année précédente), pour le pillage du château de Fontaine[3].

Le château dans les années 1910, alors longé par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or (CDCO) qui reliait Dijon à Champlitte.

Au milieu du XVIIIe siècle, le château de Fontaine-Française est un château fort en mauvais état. Sa propriétaire, Anne Madeleine de La Tour du Pin va épouser François Bollioud de Saint-Jullien, receveur général du clergé. Grâce à son immense fortune, celui-ci fait démolir l'ancienne forteresse et confie à Souhard, un architecte parisien, la construction d'un nouveau château. Les travaux durent quatre ans, de 1754 à 1758. De 1760 à 1767, l'architecte bisontin Nicolas Nicole construit les communs.

À la fin du XVIIIe siècle, Madame de Saint-Jullien tient au château un salon littéraire brillant fréquenté par Voltaire et Madame de Staël.

Monsieur et Madame de Saint-Jullien, morts sans descendance, léguèrent le château de Fontaine-Française à leur petit-neveu, René III de La Tour du Pin de la Charce qui épousa en 1803 la princesse Honorine de Monaco (1784-1879). Leur fille, Charlotte (1805-1865), hérita à son tour du domaine et épousa en 1826 Charles de Moreton, comte de Chabrillan (1796-1863). Depuis, le château est demeuré entre les mains de ses descendants (maison de Caumont La Force).

L'évacuation du Musée des beaux-arts de Dijon de 1943 à 1944[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée des beaux-arts de Dijon.

Architecture[modifier | modifier le code]

Détail de la façade du château.

D'architecture classique, le château de Fontaine-Française, qui a conservé quelques murs de l'ancienne forteresse, présente des formes nettes et symétriques. Il est composé d'un corps de logis central flanqué de deux ailes en retour sur la cour. Les fenêtres, hautes de 4,50 mètres, sont ornées côté cour de mascarons représentant des figures allégoriques. Il comprend un étage de soubassement, un étage sur le rez-de-chaussée, et un étage de comble.

Un dôme surmonte la partie centrale, délimitée par deux avant-corps. Il est terminé par une terrasse faîtière, et renferme deux horloges. Le fronton côté cour était autrefois orné des armoiries de la famille Saint-Jullien. Martelées à la Révolution, elles ont été remplacées à la fin du XIXe siècle par celles de la famille Chabrillan, propriétaires d'alors. Il s'agit d'une tour gardée par une patte d'ours, le tout encadré par deux lions couronnés.

Le château et les communs dits Petit-Château ainsi que le parc ont été classés monuments historiques 12 novembre 1945. Puis le 6 octobre 1993 le jardin et son bassin central, son mur de clôture et ses grilles d'entrée, l'orangerie et la glacière couverte en laves ont été inscrits monuments historiques[1].

La protection comprend le château lui-même, les communs dits "Petit-Château", l'orangerie, le parc et le jardin, y compris les grilles d'entrée, le mur de clôture et la glacière couverte en laves, ainsi que le bassin central (références cadastrales : section AA nos 38 à 40, 94).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le château de Fontaine-Française », notice no PA00112465, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Histoire du château de Fontaine-Française, sur chateau-fontainefrancaise.fr].
  3. (en) Charles Cawley, « Guillaume de Vergy († 1360) », dans « Burgundy duchy – Beaune & Chalon », ch. 1 : « Beaune », section D : « Seigneurs de Vergy », sur Medlands (consulté le 15 novembre 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Duc de La Force, « Fontaine-Française », article de la revue Plaisir de France, dates non connues, p. 45–49.
  • "Le Château de Fontaine-Française au XVIIIe siècle" Glabocki Virginie, mémoire de maîtrise d'histoire de l'art, présenté sous la direction de M. Daniel Rabreau, 1995-1996. Université Paris I Panthéon-Sorbonne, UFR d'histoire de l'art et d'archéologie.
  • Richard-Édouard Gascon, Histoire de Fontaine-Française, Le Meur/Michaut, 2002 réimpression de 1892 (ISBN 2867010144)
  • Françoise Vignier, Bourgogne. Nivernais. Côte d'Or. Nièvre. Saône-et-Loire, Yonne., Berger-Levrault, coll. « Dictionnaire des châteaux de France sous la direction d'Yvan Christ », (ISBN 270130363X), p. 156,157
  • Édith de la Héronnière (textes) et Dominique Repérant (photographie), La Bourgogne des Châteaux et des Manoirs, Chêne, coll. « Bibliothèque du Patrimoine », , p. 116 à 119

Sur les autres projets Wikimedia :