Jean Casimir du Palatinat

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Jean Casimir du Palatinat
Johann Casimir (Pfalz).jpg
Informations générales
Naissance
Décès
Nationalité
Père
Mère
Marie de Brandenburg-Kulmbach (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Frère
Sœurs
Kunigunde Jakobäa of Simmern (d)
Anne-Élisabeth du Palatinat (d)
Dorothée-Suzanne de Simmern (en)
Élisabeth du Palatinat (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Élisabeth de Saxe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Dorothée de Simmern (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Casimir du Palatinat (en allemand : Johann Kasimir), né le à Simmern et mort le , est le troisième fils de l’Électeur palatin du Rhin Frédéric III du Palatinat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils benjamin, il règne uniquement sur Neustadt-an-der-Haardt. En 1575, il mène une armée de 16 000 mercenaires aux princes protestants français et aux autres Malcontents[1], dont François d’Alençon, lors de la cinquième guerre de religion, contre la promesse d’une pension et des Trois-Évêchés en viager. Battu dès son entrée en France par le duc de Guise à Dormans, il parvient néanmoins à faire sa jonction avec les insurgés dans le Charolais en mars 1576, en prenant et pillant au passage Fontaine-Française, Cîteaux, Nuits-Saint-Georges[2].

Le roi de France négocie immédiatement, et il obtient à l’édit de Beaulieu pension, commandement de troupes, le duché d’Étampes, le paiement de ses troupes, une rançon de six millions de livres, mais doit renoncer aux Évêchés. Au retour, il lâche ses troupes, qui pillent à nouveau la Bourgogne. Il emporte en otage le surintendant des finances Pomponne de Bellièvre[3]. Mais rien ne lui est payé, et il renonce à son titre de duc d'Étampes en 1577.

En 1576, il fonde l'université réformée de Neustadt avec les professeurs chassés de l’université de Heidelberg par son frère, le prince-électeur luthérien Louis VI du Palatinat.

Louis VI meurt en 1583, et il occupe la régence de son neveu Frédéric IV, juste né, jusqu’à sa mort. En 1589, Jean-Casimir fait arrêter sa femme, qu'il accuse de l'avoir trompé[4] et même d'avoir comploté pour l'assassiner.

Paschal de L'Estocart, musicien français, lui dédie un recueil[5].

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1568 une luthérienne Élisabeth de Saxe, fille de l'électeur Auguste de Saxe. Ils eurent trois filles : Marie (1576–1577), Élisabeth (1578–1580), et Dorothée (1581–1631), qui devait épouser par la suite Jean-Georges Ier d'Anhalt-Dessau. En 1589, Jean-Casimir fait arrêter sa femme, qu'il accuse de l'avoir trompé[4] et même d'avoir comploté pour l'assassiner. Elle meurt dans sa prison le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 312
  2. Miquel, op. cit. p. 313
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 316
  4. a et b D'après August von Kluckhohn, Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), vol. 6, Leipzig, Duncker & Humblot,‎ , « Elisabeth (Pfalzgräfin bei Rhein) », p. 7 et suiv.
  5. Vincent Besson Les Sacræ Cantiones de Paschal de l’Estocart 1582, étude et transcription. Mémoire de maîtrise Centre d'Études Supérieures de la Renaissance, Université de Tours. Disponible en ligne [1], consulté le 28 février 2007

Source[modifier | modifier le code]

  • Corpus étampois. Jean Casimir, comte palatin, duc d’Étampes [2]